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La France est malade !
La honte dans ce pays n'a plus aucune limite ! La cause en est l'Islam.
Temps de lecture = 2 minutes L’atmosphère antisémite de ce pays devient irrespirable. Par Marianne Cheremetieff  La France est malade ! La cause est l’Islam ! ll n’y aura pas de France sans les JUIFS ! Mais y-a-t-il un avenir pour les Juifs de France? L’attentat terroriste à La Grande Motte semble encore dire non avec une synagogue en feu. L’atmosphère antisémite de ce pays devient…
Irrespirable
#20181206 #ecosiasearch #irrespirable #ink #contemporaryart #encre #dessindujour #aquarelle #watercolor https://www.instagram.com/p/BrDw57wnMz5/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=qde3yl364e3i

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Jour pair
« Irrespirable », ils disent que l’air de Paris est devenu irrespirable, pollution aux particules fines, les yeux me piquent, et pourtant, nous les respirons, les particules, sans trop savoir ce que nous respirons, sans trop savoir ce que nous disons, c’est pour cela que nous apprenons à vivre dans une bulle, changeons les filtres de temps et en temps, et puis, chacun, à sa façon, souille l’air, produit déchets, déjections, fumées, je ne conduis pas, c’est déjà ça, mais je me suis remis à fumer, fume à la maison, donc, si je n’ouvre pas la fenêtre de temps en temps, l’air que je respire est aussi vicié que celui du monde extérieur, et dans le métro, pas mieux, tous ces corps agglutinés sécrètent des tas de trucs qui empoisonnent, il n’y a pas un endroit où l’air est frais, et même si cela entame le capital santé, eh bien, quelques années de plus ou de moins, au point où nous en sommes, pas envie de jouer les prolongations, nous mourrons guéris, quand on commence à faire la liste de tous les trucs qu’on peut choper, ici ou là , mieux vaut fermer les yeux, parce que, quand je vois la tête de ceux qui fréquentent les boutiques bio, bio, c’est non, chacun est libre de jouer avec sa date de péremption, de s’esquinter la santé, alors, oui, pour des tas de raisons que j’ignore, et d’autres que je reconnais, l’air devient irrespirable autour de moi, où est la porte de sortie, où est la maison de mon ami, un grand bol d’air et tout recommence, aujourd’hui, pair, demain, impair, ce matin, en scrutant les plaques d’immatriculation, j’en ai vu plein qui trichent, et j’imagine les gueulantes quand ils se font arrêter par les flics, pendant ce temps-là , c’est toujours l’état d’urgence, certains se déclarent « candidat », prônent le « rassemblement », semblent y croire, tendus vers l’avenir, pair ou impair, on ne sait plus pour qui, pour quoi ils roulent, quel est leur carburant, un air vicié à l’intérieur de leur caboche, ils usent de mots qui ne sentent pas bon, les mots d’abord liquides, deviennent grumeaux, ça ne les empêche pas de se bousculer au portillon, au moment de sa défaite, celui qu’on ne nomme plus déclare qu’il va dorénavant s’adonner à ses passions privées, on s’en fout, pas envie de connaître la suite, pas envie de savoir de quoi demain, et pourtant, on va les laisser faire, décider de ce qui est bon, de ce qui est nuisible, de toute façon, la santé est un état précaire, nous le savons et n’avons plus d’endroit pour nous délester, d’un clic, nos passions privées deviennent publiques, nos histoires, des déchets numériques, Internet, le grand dépotoir de nos vies privées, pas une porte cochère derrière laquelle forniquer, des digicodes partout, des codes à apprendre par cœur, des mots de passe alambiqués pour se sentir chez soi, alors que l’on sait bien que l’ennemi vient de l’intérieur, tandis que les qui s’en tapent, l’un macronne, l’autre fillonne, pair ou impair, ne rien attendre, tout espérer, un coup de dés, jamais.