"La nature vulgaire se reconnaît à ce qu’elle ne perd jamais de vue son avantage, à ce que cette obsession du but, du bénéfice, est plus forte chez elle que l’instinct le plus violent ; ne pas se laisser entraîner par l’impulsion irraisonnée à des actions intempestives : voilà ce qui lui sert de sagesse et de dignité. La nature supérieure est plus déraisonnable ; car l’homme noble, généreux, l’être qui se sacrifie succombe à ses instincts ; dans ses meilleurs moments sa raison fait une pause."
Friedrich Nietzsche, Le gai savoir, trad. Alexandre Vialatte, 1882.













