Michaël Brack, “Institut II”
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ALLES ANDERE IST DRIN Berliner Skulpturen und andere Ankündigungen von Erik Göngrich, Berlin 1991 / 2005
L’Hôtel Salomon de Rothschild
Serti dans une aire triangulaire formant un Ă®lot de calme entre les animĂ©es avenues Hoche et de Friedland, Ă deux pas de la bouillonnante place de l'Etoile, se trouve cet Ă©lĂ©gant hĂ´tel particulier, hĂ©ritage de la branche parisienne des Rothschild, cĂ©lèbre famille de financiers au nom devenu proverbial.Â
Dans les annĂ©es 1780, le Faubourg-du-Roule, alors situĂ© Ă l'extĂ©rieur de Paris (l'enceinte des Fermiers gĂ©nĂ©raux n'ayant pas encore Ă©tĂ© construite), offre une atmosphère campagnarde propice au repos. Et c'est bien ce que recherche alors le banquier Nicolas Beaujon, l'une des plus grandes fortunes du Royaume, souhaitant s'Ă©loigner du Faubourg-Saint-HonorĂ© oĂą il rĂ©side en son HĂ´tel d'Evreux (alors pas encore nommĂ© ElysĂ©e). En effet, ce faubourg s'urbanise de plus en plus, et les travaux continuels proches de son hĂ´tel fatiguent le financier, Ă©reintĂ© en outre par de chroniques crises de goutte. Il se porte donc acquĂ©reur de plusieurs terrains au bout de l'avenue du Faubourg-du-Roule (alors dans la continuitĂ© de la rue du Faubourg-Saint-HonorĂ©), d'une superficie de douze hectares, afin d'y faire bâtir une "chartreuse" (comme une maison de campagne Ă deux pas de sa rĂ©sidence principale). Entre 1781 et 83, Beaujon fait Ă©galement construire moult fabriques de jardins, un moulin, des communs, un pavillon des bains, ainsi qu'une chapelle, dite de Saint-Nicolas, avec une ouverture sur voirie pour les habitants du hameau proche. Celle-ci devient alors une succursale de l'Ă©glise Saint-Philippe-du-Roule. L'ensemble des bâtiments est Ă©difiĂ© par l'architecte Nicolas-Claude Girardin, ayant dĂ©jĂ opĂ©rĂ© avec son collaborateur Etienne Louis-BoullĂ©e sur les transformations en son HĂ´tel d'Evreux. Le mĂŞme Girardin Ă©difia aussi un hospice, d'après la volontĂ© philanthropique du finissant banquier, qui deviendra plus tard l'HĂ´pital Beaujon. Cet ensemble immobilier dĂ©mesurĂ©, construit en Ă peine deux annĂ©es, prendra le nom de "Folie Beaujon", le terme de "folie" dĂ©signant alors une riche rĂ©sidence secondaire hors-les-murs, bien souvent construite en un temps record, prĂ©sentant une extravagance de conception. Nicolas Beaujon n'en profite guère longtemps, celui-ci mourant en son Palais de l'ElysĂ©e en dĂ©cembre 1786. La "Folie" connut une succession de fortunĂ©s propriĂ©taires les dĂ©cennies suivantes -comme le banquier Ignace-Joseph Vanlerbeghe-, chacun apportant son lot de modifications structurelles et amĂ©nagements divers, comme ce parc d'attraction gĂ©rĂ© par l'aĂ®nĂ© des frères Ruggieri, prĂ©sentant notamment d'impressionnantes "montagnes françaises", Ă©levĂ©es dans les jardins du domaine en 1817, concurrentes pour un temps des premières "montagnes russes" parisiennes de la Villa des Ternes. Une grande partie des jardins fut finalement morcelĂ©e et lotie Ă partir de 1825, proche de la Place de l'Etoile voyant alors s'Ă©lever une nouvelle porte d'entrĂ©e monumentale de Paris: le futur Arc de Triomphe (cf. article). La Chartreuse et ses dĂ©pendances, quant Ă elles, furent finalement rachetĂ©es en 1873 par Adelheid von Rothschild, dite la baronne Adèle, veuve de Salomon de Rothschild. Elle rase ce qu'il demeure de la chartreuse, et y fait construire Ă sa place ce luxueux hĂ´tel particulier, dans un style nĂ©oclassique (dit sous la jeune IIIème RĂ©publique style nĂ©o-Louis XVI), qu'elle consacre du nom de son dĂ©funt mari, afin d'y abriter leur vaste collection d'art. LĂ©on Ohnet, l'architecte ayant planifiĂ© l'Ă©lĂ©vation du bâtiment, mourut en 1874. C'est donc son Ă©lève Justin Ponsard qui poursuit les travaux, finalement achevĂ©s en 1878. A sa mort survenue en 1922, la baronne lègue alors son hĂ´tel et toutes ses collections Ă l'Etat, qui pourvoit le MusĂ©e du Louvre et le MusĂ©e de la Renaissance du Château d'Ecouen de ses pièces les plus remarquables. Certaines Ĺ“uvres y demeurent malgrĂ© tout, par volontĂ© testamentaire, en leur accrochage et exposition originels, formant un cabinet de curiositĂ©s unique en son genre, toujours visitable sous certaines conditions... La baronne exprime Ă©galement le vĹ“u que le rez-de-jardin de sa demeure devienne une "Maison d'art", accueillant expositions et ventes de charitĂ© au profit des artistes contemporains. Le 6 mai 1932, l'une de ces manifestations (en l'occurrence un salon littĂ©raire organisĂ© par l'Association des Ă©crivains combattants de la Grande Guerre) fut le théâtre d'un tragique Ă©vĂ©nement: l'assassinat du PrĂ©sident de la RĂ©publique Paul Doumer par le militant soviĂ©tique Paul Gorgulov. Les Ă©tages de la rĂ©sidence, quant Ă eux, accueillirent successivement la Bibliothèque d'art et d'archĂ©ologie lĂ©guĂ©e Ă l'État par le couturier et collectionneur Jacques Doucet (dans l'attente de son transfert dans le nouvel Institut d'art et d'archĂ©ologie de la rue Michelet (dans le VIème arrondissement)), puis le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, enfin, avant la crĂ©ation du Centre Georges Pompidou, l'administration et les expositions du Centre National d'art contemporain. Depuis 1976, l'HĂ´tel Salomon de Rothschild abrite le siège de la FNAGP (Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques). La volontĂ© de la baronne aura donc Ă©tĂ© respectĂ©e, jusqu'Ă un certain point... Depuis les annĂ©es 2000, les vastes espaces intĂ©rieurs de l'hĂ´tel sont mis Ă la disposition d'Ă©vĂ©nements professionnels ou privĂ©s, marchandisant ainsi cet Ă©crin artistique...Â
Le jardin, s'Ă©tendant sur 4000m2, devenu public en 2008, nous offre d'une part la plus belle vue sur l'hĂ´tel (cĂ´tĂ© jardin), d'autre part quelques vestiges archĂ©ologiques de l'ancienne "Folie Beaujon", sous le couvert de marronniers sĂ©culaires. On peut y apercevoir un entablement semi-circulaire soutenu par des colonnes ioniques, provenant du chĹ“ur de l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, ainsi que quelques colonnes doriques esseulĂ©es, provenant de sa nef. Cette chapelle, accolĂ©e Ă l'ancien pavillon des bains citĂ© plus haut, servit de mausolĂ©e Ă Nicolas Beaujon, puis de lieu de culte temporaire Ă HonorĂ© de Balzac, dont la dĂ©pouille y fut exposĂ©e peu après sa mort survenue en aoĂ»t 1850 (celui-ci ayant eu l'usufruit dudit pavillon des bains pour ses dernières annĂ©es). Sa veuve, Mme Hanska, vendit la chapelle en 1872 Ă son gendre, le comte Mnizsech, entomologue polonais fĂ©ru d'occultisme, qui y pratiqua des rites de magie noire, jusqu`Ă sa mort survenue en 1881, des suites d'un "ramollissement cĂ©rĂ©bral". La baronne de Rothschild racheta la chapelle en 1882, avant de la faire raser, horrifiĂ©e des stigmates de sorcellerie qu'elle y dĂ©couvrit... La rotonde Ă©levĂ©e Ă l'angle de la rue Balzac (sic) et de la rue du Faubourg-Saint-HonorĂ© marque son ancien emplacement. Â
Institut, a Swedish industrial project from the 90s.

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This is "Zagrebačka Plava potkova sa Sašom Šimpragom / Novi Zagreb" by goethe guerilla 2 on Vimeo, the home for high quality videos and the…
Ĺ etnja Plavom potkovom, 2011. godine u organizaciji Goethe Guerille/ Goethe-Institut Kroatien