A PROPOS â La chronique de VMZINC
Outillage Ă main : ils sont devenus incontournables
 «Le Diable est dans les détails » affirmait Nietzsche.
Je ne sais pas si câest vrai. Mais ce dont je suis absolument certain, câest que la qualitĂ© dâune toiture ou dâune façade en zinc rĂ©side dans la maniĂšre selon laquelle le couvreur traite les finitions et les raccords. Sâils sont bien rĂ©alisĂ©s, ils seront invisibles. Et on nâen parlera pas avant longtemps puisquâils seront Ă©tanches pour deux gĂ©nĂ©rations au moins !
FascinĂ© par le travail du zinc, jâai toujours portĂ© attention au regard de nos techniciens sur lâoutillage Ă main et sur le matĂ©riel de chantier. Les petites profileuses manuelles dĂ©veloppĂ©es au cours de la derniĂšre dĂ©cennie par des fabricants spĂ©cialisĂ©s en Allemagne et en Autriche (marques WĂŒko et Draco notamment) et prĂ©sentĂ©es dans les salons professionnels comme Bau, Dach und Holz ou Swissbau ont, lâair de rien, repoussĂ© les limites de lâusage du VMZINC.
Alors que nous assistons Ă un retour de lâarchitecture organique - avec comme figure de proue lâAmĂ©ricain Franck O.Gehry (musĂ©e Guggenheim de Bilbao en 1997 ou Fondation Louis Vuitton Ă Paris en 2014) - ces outillages Ă main sâimposent pour rĂ©pondre aux besoins de ces formes lisses, complexes voir hypercomplexes. Nous parlons ici de toitures et de façades dont la peau extĂ©rieure en zinc est faite de surfaces rĂ©glĂ©es et surtout non rĂ©glĂ©es, qui sâinterpĂ©nĂštrent en crĂ©ant des raccords et des joints dâautant plus spectaculaires quâils doivent ĂȘtre rendus parfaitement Ă©tanches.
TrĂšs robustes et trĂšs spĂ©cialisĂ©s, ces outils compacts Ă©quipĂ©s de 2 Ă 4 galets permettent Ă lâinstallateur de rĂ©aliser sur chantier (sans avoir Ă y dĂ©placer les lourdes et encombrantes plieuses et profileuses dâatelier), toutes sortes de relevĂ©s, de profils ou de soyages sur des bacs Ă bord non parallĂšles, sur des bacs dits « en feuilles de laurier» ou sur des raccords de noues Ă double courbure. Ils permettent de travailler souplement le zinc en « amenant la matiĂšre » par des passes successives, quel que soit son aspect de surface (prĂ©patinĂ©, prĂ©patinĂ© colorĂ© ou engravĂ©) et Ă©vitent ainsi de nombreuses soudures.
En outre, si on compare le rĂ©sultat du façonnage rĂ©alisĂ© avec des petites pinces Ă main, qui ont tendance Ă marquer le zinc, avec celui des profileuses Ă main, on note la belle rĂ©gularitĂ© des pliages, et en particulier le respect des tolĂ©rances des rayons de pliage dans les angles Ă 90 ou 180°.  Â
LâefficacitĂ© de ces profileuses Ă main montre quâelles ont Ă©tĂ© inspirĂ©es par des compagnons ferblantiers qui savaient de quoi ils parlaient !
Sans dire quâil sâagit lĂ dâune rĂ©volution, force est de constater que nos techniciens en sont quasiment tous Ă©quipĂ©s et quâils en font la promotion directement lors de leurs interventions techniques sur les chantiers en dĂ©marrage.
En tant quâindustriel, nous intervenons dâabord en amont, lors de la conception avec lâarchitecte puis lors de lâĂ©tude dĂ©taillĂ©e des ouvrages avec lâentreprise et enfin sur le chantier pour optimiser les solutions avec deux objectifs majeurs : la pĂ©rennitĂ© de lâenveloppe et son coĂ»t de rĂ©alisation. Â
Nos techniciens actifs dans le monde entier (nous parlerons prochainement de leur prochain séminaire en avril 2016) tissent ainsi un lien indispensable avec les couvreurs en leur proposant des réponses pouvant passer par ces outillages particuliers.
Lors dâun trĂšs prochain post, je vous montrerai quelques rĂ©alisations pour vous permettre de comprendre encore mieux mon propos.
Si vous ĂȘtes compagnon-couvreur ou couvreur âzingueur et que vous utilisez ces outils, faites nous part de votre avis. Et envoyez-nous des photos de vos dĂ©tails. Nous nous ferons un plaisir de les publier sur les rĂ©seaux sociaux et dans nos magazines.