Interview: Fomies (Round 3)
Trinque avec Fomies aux Nox Orae, Ă travers mon Nikon.
Un an aprĂšs notre derniĂšre interview Ă Malley, jâai retrouvĂ© Fomies Ă Nox Orae. Le groupe Ă©tait chargĂ© dâouvrir le festival, en jouant en premier le vendredi, Ă 19 heures. Il est parfois difficile de faire bouger la foule si tĂŽt, mais pas pour les cinq Veveysans. Au bout de la deuxiĂšme chanson, mosh-pit et surf de foule battaient dĂ©jĂ leur plein !
Câest quelques heures aprĂšs leur set que je retrouve le groupe en backstage, entourĂ©s de leurs amis, pour leur demander de leurs nouvelles. Rejoignez-nous alors que nous parlons de leur dernier album Reversal, leur prochain disque, et le soutien de la ville de Vevey envers ses artistes. Ă la fin de lâinterview, je les mets face Ă un dilemme insurmontable. Un grand merci Ă Fomies et Nox Orae !
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Vous avez joué quelques nouvelles chansons ce soir ! Est-ce que vous préparez un nouveau disque ?
Fadil: Les quatre nouvelles chansons quâon a jouĂ©es aujourdâhui sont issues de notre prochain album, que nous allons bientĂŽt enregistrer. Elles viennent de jams que nous avons enregistrĂ©s avec une Tascam 4 pistes, un truc Ă cassettes, tard le soir dans notre local.
En parlant de jams, jâaime beaucoup la chanson Hobgoblin de votre dernier album, Reversal. Câest un peu comme un mix des diffĂ©rents stades par lesquels vous ĂȘtes passĂ©s musicalement. Comment votre maniĂšre de composer a-t-elle Ă©voluĂ© depuis vos dĂ©buts ?
Fadil: Il y a eu pas mal dâĂ©volution, mais câest marrant que tu parles de Hobgoblin. Quand nous avons fait ce disque, nous avons pensĂ© quâil nous manquait une chanson qui rappelle nos anciens albums. On partait sur une voie Ă laquelle les gens nâĂ©taient pas habituĂ©s. Nous avons enregistrĂ© Reversal dans une ancienne ferme, Le Gatillon en France, et le chien des voisins venait tout le temps traĂźner avec nous. Il sâappelait Rase-Mottes. La chanson parle de ce chien, qui creusait dans le jardin de la ferme.
Laurent: Nous avons voulu explorer dâautres choses, Ă©voluer musicalement. Patrick Ă©tait aussi avec nous pour la premiĂšre fois. Il nous manquait une chanson directe, un peu boogie, pour faire la teuf.
Patrick: Dâailleurs, le premier nom de cette chanson Ă©tait La Teuf !
Arnaud: On ne la joue pas souvent en concert ! Ă chaque fois quâon la joue, cela ne fonctionne pas avec le public. DĂ©solé ! (rires) AprĂšs, on adore la jouer en rĂ©pĂšte.
Fomies au Nox Orae, pris avec mon Nikon.
Je voulais aussi savoir, pour la chanson Mist Extractor⊠Est-ce quâon entend du thĂ©rĂ©mine ?
Patrick: Je voulais en jouer au dĂ©but ! Mais ensuite on mâa dit que ce serait compliquĂ© dâen amener une sur scĂšne, parce quâil y a beaucoup de mouvement et que câest un instrument extrĂȘmement sensible. Ă la place, jâai trouvĂ© un petit synthĂ© qui fait parfaitement le taf. Le pire, câest que mĂȘme aprĂšs en avoir jouĂ© de nombreuses fois sur scĂšne, jâai appris comment il fonctionnait vraiment il y a trois semaines ! Si on refait cette chanson maintenant, elle sera encore mieux que sa premiĂšre version.
Lâavant-derniĂšre chanson, Unveiled Scab, est trĂšs intĂ©ressante. Elle est trĂšs calme, et diffĂ©rente de tout ce que vous avez fait jusquâici.
Patrick: Câest ma faute, jâai merdĂ©. Une fois, jâai jouĂ© quelque chose de plus calme, et cela a beaucoup plus Ă Laurent. Son regard sâest illuminĂ©, et nous sommes partis sur une chanson plus âballadeâ. On sâamusait, sans penser la jouer en live parce quâelle dĂ©tonnait avec le reste du disque. Mais câĂ©tait cool de la mettre sur lâalbum, parce que câest quelque chose de nouveau. Par contre, je ne pense pas que nous allons continuer dans cette direction sur le prochain album.
Laurent: On savait quâon avait plusieurs possibilitĂ©s avec cette chanson, du coup on avait essayĂ© plein de choses. Par exemple, on avait enregistrĂ© deux batteries ! Câest plus un effort de studio, en tant quâartistes.
Fadil: Nous lâavons jouĂ©e en live deux ou trois fois, et cela nâas pas vraiment passĂ©. Du coup nous avons arrĂȘtĂ© de la jouer en live. (rires)
La scĂšne musicale de Vevey, dâoĂč vous venez, est trĂšs riche. Pourriez-vous mâen dire plus ? Comment ça se fait que tant de groupes naissent dans cette petite ville ?
Fadil: Il y a Ă©normĂ©ment de groupes, notamment grĂące Ă lâassociation AFM, au Rocking Chair Ă Vevey. Ce sont des locaux de musiques prĂȘtĂ©s par la ville. Beaucoup de groupes sont nĂ©s grĂące Ă ces locaux, comme Mount KĆya, Zahnfleisch, Service Fun, MidiSeize, 669 et plein dâautres !
Laurent: Câest ce genre de structure qui permet dâavoir des interactions entre les groupes, parce quâils sont rĂ©unis au mĂȘme endroit. Si tu mets plein dâartistes au mĂȘme endroit, il se passe forcĂ©ment des choses, cela stimule la crĂ©ativitĂ©. Les artistes se sentent aussi reconnus pour ce quâils font. La ville nous aide beaucoup, que ce soit financiĂšrement ou en termes de visibilitĂ©. Ils font un maximum.
Fadil: Merci le service culturel de Vevey !
Que choisissez-vous entre : pouvoir écouter toute la musique enregistrée que vous souhaitez, mais ne plus jamais aller à un concert de votre vie, ou pouvoir aller à tous les concerts que vous souhaitez, mais ne plus pouvoir écouter de musique enregistrée de votre vie.
Laurent: Câest difficile. Ăcouter de la musique, câest cool. Mais la partager en concert, câest encore mieux.
Arnaud: Mais si Ă chaque fois que tu veux Ă©couter de la musique tu dois aller Ă un concert, tâas lâair con quand mĂȘme ! Je veux Ă©couter ma musique tous les jours !
Fadil : Je dirais les concerts aussi !
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