3 QUESTIONS Ă⊠Catherine Marnas,
© FreÌdeÌric Desmesure
metteuse en scĂšne et directrice de lâĂ©stba, Ă©cole supĂ©rieure de théùtre Bordeaux Aquitaine.
Quelle serait la spĂ©cificitĂ© de lâĂ©stba ?
LâĂ©stba a la particularitĂ© dâĂȘtre inscrite au coeur mĂȘme dâun théùtre, un CDN principalement dĂ©diĂ© Ă la crĂ©ation. Pour les Ă©lĂšves, cela signifie un contact permanent avec le théùtre en train de se faire. Pour le TnBA, câest lâassurance de la vitalitĂ© au quotidien dâune sorte de pĂ©piniĂšre de troupe â la notion de collectif est trĂšs importante pour moi. Ce contact permanent avec le concret de la crĂ©ation permet dâĂ©viter lâeffet « cocon » que jâai pu observer dans dâautres Ă©coles. Câest Ă©galement dans cette perspective que jâai souhaitĂ© une rencontre rĂ©guliĂšre avec le public, dans lâouverture des ateliers au cours de la scolaritĂ©. Lâouverture est dâailleurs ce qui pourrait le mieux dĂ©finir la spĂ©cificitĂ© de lâĂ©cole â qui passe aussi par lâouverture Ă dâautres horizons gĂ©ographiques, mais aussi Ă la rĂ©alitĂ© du monde dâaujourdâhui.
Quâest-ce qui fait un bon comĂ©dien aujourdâhui ?
Mon pĂšre de théùtre, Antoine Vitez, disait que « lâacteur est un poĂšte qui Ă©crit sur le sable ». On ne donnera jamais meilleure dĂ©finition de ce quâest lâart de lâacteur. Notre mission de formateurs consiste donc Ă aider les Ă©lĂšves Ă accoucher de leur univers et Ă dĂ©velopper leur singularitĂ©, leur vision sur le monde, Ă faire naĂźtre leur personnalitĂ© artistique. Il faut ĂȘtre Ă la fois trĂšs fort et trĂšs fou pour exercer cette profession. Et, credo personnel, je crois pour cela au labeur.













