Li guardo e ti dico: -Vivere l'amore come disperazione. Sorridi e io, a mia volta, ti sorrido. -Fuggire ovunque come i criminali.
Emily L.; Marguerite Duras

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Emily L.; Marguerite Duras

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I don't know if love's a feeling. Sometimes I think it's a matter of seeing. Seeing you.
Marguerite Duras, Emily L. (trans. Barbara Bray) Â
You alone became the outer surface of my life, the side I never see, and you will be that, the unknown part of me, until I die.
Marguerite Duras, Emily L. (trans. Barbara Bray) Â
One always ought to keep oneself...a private place, where one can be alone and love. To love one knows not what, nor whom, nor how, nor for how long... To set aside a place inside oneself...to wait for a love, perhaps for a love without a person attached to it yet, but for that and only that. For love.
Marguerite Duras, Emily L. (trans. Barbara Bray) Â
Loving as a form of despair.
Marguerite Duras, Emily L. (trans. Barbara Bray) Â

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They were so alone in the world, they'd forgotten what solitude was.
Marguerite Duras, Emily L. (trans. Barbara Bray)
LâĂ©ternitĂ© est atteinte sur le bateau. Ils nâont que lâamour Ă vivre. Alors, le Captain est faussĂ©, il a un infini en lui qui est faussĂ©, on ne peut plus le corriger. Le poĂšme a Ă©tĂ© trop beau, le Captain en est sorti Ă moitiĂ© mort, de lâavoir brĂ»lĂ©. Il a trop possĂ©dĂ© Emily, le Captain. Et câest trop tard pour quâil comprenne ce quâelle est en dehors de lui. Je pense que tout ça, Emily le sait. Sans y penser, elle le sait. Ce que je ne sais pas, câest jusquâoĂč elle ignore quâil a dĂ©truit le poĂšme, le vingtiĂšme poĂšme. JusquâĂ quel point elle veut lâignorer. MĂȘme sâil lâa dĂ©chirĂ©, mĂȘme sâil lâa brĂ»lĂ©, pour elle ça ne doit pas avoir le mĂȘme sens que pour nous qui le lisons. A lâintĂ©rieur de cet amour qui est immense, les choses prennent un autre sens : dâavoir brĂ»lĂ© ce poĂšme donne aussi la mesure de lâamour du Captain pour cette petite fille, Emily, sa femme. Emily perd tout avec ce poĂšme, sa vie entiĂšre, comme avec la petite fille morte. Et en mĂȘme temps, elle ne perd rien, tout est retenu de mourir en elle, et elle danse, Emily L. Elle danse pour ce jeune amant de lâĂźle de Wight sur les plates-formes des cargos de ligne vers Sumatra, BornĂ©o... Mais câest un gouffre, Emily. Je crois quâelle est avant tout un Ă©crivain. Elle aime, elle Ă©crit, dans une mĂȘme dĂ©marche.
Le dernier des mĂ©tiers (recueil dâinterviews donnĂ©s par Marguerite Duras)
 La scĂšne du petit salon dâhiver est comme une cĂ©rĂ©monie dâinnocence oĂč un mariage secret se scelle entre eux. Le rituel est celui dâune possession symbolique opĂ©rĂ©e par elle, la femme qui Ă©crit. Elle pose le plat de sa bouche sur les yeux du jeune gardien et reste ainsi longtemps. DĂšs lors, ils ont lâun de lâautre, Ă partir de cette abstinence cruciale, une connaissance, âpour toujoursâ.
Le dernier des mĂ©tiers (recueil dâinterviews donnĂ©s par Marguerite Duras)