Le magnifique ouvrage dâun magnifique ami, jugĂ© sans complaisance. Vraiment. Merci Jacques! âLa maladie qui mâavait tenu dans ses serres pendant quelques semaines Ă©tait guĂ©rie. Avec ces mots-lĂ , il mâavait dĂ©livrĂ©.â On parle ici de la maladie de lâobsession, ce parasite, ce virus qui vient nous obscurcir lâesprit dâillusions, de suppositions, de fausses croyances, dâanticipation, de regrets ou de remords. Lorsque tout est dit, il nây a plus de fantasme possible. Le monde est clair. Câest aussi ce que raconte ce livre, au-delĂ du rĂ©cit dâune annĂ©e passĂ©e Ă sillonner la France dans les annĂ©es 80, Ă 20 ans, avec la vie devant soi, Ă vivre au jour le jour. Ce qui me frappe surtout câest ce rapport au souvenir. Il sâagit dâune fiction. Lâauteur a donc une totale libertĂ© sur les dĂ©tails, sur les informations lĂąchĂ©es Ă son lecteur. Pourtant, il parle de doute sur la vĂ©racitĂ© des faits. Une chanson qui passe Ă la radio lors dâune bagarre dans un bar, lâacronyme exact dâune sociĂ©tĂ©, le nom dâune rue Ă©troite derriĂšre la Gare MontparnasseâŠ. Tout cela pourrait ĂȘtre affirmĂ©, mais le doute plane. Il sâagit dâun souvenir. Et ce procĂ©dĂ© met en lumiĂšre la subjectivitĂ© de notre mĂ©moire, sa façon de trier les informations, pour crĂ©er une rĂ©alitĂ© toute propre Ă elle-mĂȘme. Et lâon rejoint lâhĂŽtel. Cet endroit qui fait tout pour nous faire croire que nous sommes Ă la maison. Sans vraiment y ĂȘtre. Et le voyage. Qui nous fait sortir de chez nous, pour nous confronter au monde, et nous bĂątir des armes, qui nous serviront dans notre vie dâadulte. âLes voyages forment la jeunesseâ quâil disait⊠câest vrai. Dans une langue saccadĂ©e et Ă©purĂ©e Ă la camus, il nous embarque dans le rĂ©cit de la dĂ©couverte, celle de soi-mĂȘme. . . . #JacquesFieschi #souvenirsdemaviedhotel #roman #lire #editionsfayard #serialreader #jaimelire #livre #lisezdeslivres #litterature #amourdeslivres #revuedelecture #souvenirs #memoire #recit @editionsfayard https://www.instagram.com/p/CUzX2b2An8I/?utm_medium=tumblr