StarGazette GR1 : épisode 8
âVers lâinfini et eau-de-lĂ Ă Ă Ă Ă ...â aimait crier Stelâf en traversant le trou de ver... sans imaginer dĂ©bouler littĂ©ralement dans un trou.
AprĂšs cette folle Ă©popĂ©e sur Abydou, oĂč ils avaient mis toutes leurs tripes et montrĂ© ce quâils avaient dans le ventre, lâĂ©quipe GR1 demanda une mission un peu plus tranquille : ça leur ferait des vacances.
Le gĂ©nĂ©ral HammOmâ, espiĂšgle comme Ă son habitude, les mit au dĂ©fi de saisir eux-mĂȘmes lâadresse de leur choix sur la console de la porte et dâaller oĂč bon leur semblait. Il nâĂ©tait pas sans savoir que LaTaulerie, la sympathique et pimpante secrĂ©taire en charge de la saisie des coordonnĂ©es (et qui Ă ses heures perdues, traĂźnait dans les locaux de lâIUT pour gueuler sur les Ă©tudiants), ne se laisserait pourtant pas faire si facilement. Dans la base, on lâappelait le cerbĂšre, ou encore le Sphinx.
Profitant dâun moment dâabsence de la gardienne, GR1 parvint toutefois Ă saisir une adresse vers une planĂšte dont ils nâavaient entendu que du bien : une planĂšte de plaisirs et de fĂȘte vers laquelle ils pensaient prendre un peu de bon temps, et qui changerait un peu de lâOxxo ou du Down under.
Nanaou et Nienou, deux aliens sympathiques aux prĂ©noms rigolos, accueillent nos amis dans leur caverne en criant âYeepee-kaĂŻ !â
Ils arrivĂšrent dans un espĂšce de nid dâabeilles bleu souterrain, et furent accueillis par deux personnages forts bizarres ; ceux-ci vivaient seuls dans ces grottes depuis plusieurs siĂšcles, et quâils nâavaient que peu de visites ces derniers temps. Et câest avec enthousiasme qu'ils leur firent visiter alors les locaux, qui effectivement nâĂ©taient constituĂ©s que de plusieurs tunnels, parfois trĂšs sombres et qui ne sentaient pas trĂšs bon.
Tout brillant de quartz et par dizaines dâalvĂ©oles translucides, lâendroit baignait dans une lueur diaphane, le minĂ©ral dĂ©viant les rayons dans toutes les directions et favorisant la contre-exposition de lâocclusion ambiante. Le phĂ©nomĂšne Ă©tait saisissant, et plutĂŽt irrĂ©el. Fiorina Carter laissa Ă©chapper un âKĂ©sako ???â puis pointa timidement sa torche vers le bas, doigt sur lâinterrupteur et vit, tel des nuĂ©es dâondines dans un torrent de montagne dĂ©chaĂźnĂ©, les milliers de faisceaux scintillants rebondir au sein de la roche transparente. Lâensemble leur faisait lâeffet dâun petit coin de forĂȘt cristalline.
Leurs hĂŽtes de ces bois (de cristal) se faisaient appeler les Tokâtok, et effectivement, sans doute Ă cause du manque de soleil, ils ne semblaient pas avoir de la lumiĂšre Ă tous les Ă©tages. Heureusement ils avaient un secret : les fameux cristaux quâils possĂ©daient leur octroyaient une force fabuleuse.Â
En criant âPar le pouvoir du cristal ancestralâ, ils dĂ©tenaient la force toute puissante et pouvaient sâen servir pour Ă peu prĂšs tout : sâĂ©clairer, se chauffer, faire une cloison, agrandir la piĂšce, faire de la musique, regarder M6, faire le cafĂ© et mĂȘme servir de piles pour la GameBoyColor de Jack ĂâNil.
Nienou fit la dĂ©couverte des petits cristaux bleus dans un petit restaurant Mexican Food quâon avait intelligemment appelĂ© âLos Pollos Hermanosâ.
Mais les activitĂ©s sâavĂ©rĂšrent rapidement bien peu nombreuses, et en dehors de chercher Ă faire lâinventaire du maximum de marques dâeau minĂ©rale avec les autochtones (et qui nâexcĂ©daient pas le nombre de symboles nĂ©cessaires pour composer une adresse de la voie lactĂ©e), au bout de vingt minutes ils avaient fait le tour. Alors nos hĂ©ros sâexcusĂšrent auprĂšs des deux Ă©nergumĂšnes et sâen allĂšrent vers dâautres aventures sans doute plus palpitantes.