💬 Je reprends ma lecture (17%).
En lisant quelques lignes, je me remis à penser à E-Minor, un hacker que j’avais rencontré récemment. E-Minor m’expliqua que le jeu était, selon lui, « trop déconnecté de la réalité ». Il avait besoin de choses concrètes, pas d’artefacts numériques, pas d’un monde imaginaire. Le « travail » ou la perspective du travail lui permettait de surmonter l’ennui auquel le vouait un temps hors du temps, un temps ontologiquement autre. Il avait besoin d’un temps pulsé, d’un temps quantitatif. Pas de durée, pas de diégèse, pas de personnages. Or, cette manière de se dédoubler à travers des vecteurs audiovisuels et cinétiques, n’était-ce pas une volonté d’y entrer?
J’ai alors rapidement cerné que la solitude guettait E-Minor, ce qui s’avéra juste. Il souhaitait rencontrer des gens, afin de ne pas rester seul. Pourquoi?
Le principe même qui guette la personne qui croit possible de s’auto-instituer est « la maladie ». La maladie, en effet, va de pair avec le rêve cartésien de l’auto-constitution. Elle est son double. Devrais-je cependant parler comme Whitehead d’« ingression », d’actualisation du virtuel?
Je le pense, oui. Il s’agit d’une ouverture, d’une ligne de fuite.
Ainsi, l’attention au réel que je pratique avec le Collectif me permet d’explorer le virtuel et d’actualiser le potentiel dans le réel. D’où mon intérêt pour le système des objets.
À suivre…
🕢 18h40-19h40















