Aujourdâhui, un classique des annĂ©es 1990, 1995 prĂ©cisĂ©ment, qui reprĂ©sente vĂ©ritablement lâessence du son club de ces annĂ©es.
MixĂ© par Tracy & Sharon, redevenu Tom Stephan plus tard (Superchumbo, etc.), câest Ă©galement la premiĂšre compilation estampillĂ©e Queen / Queen Paris, du regrettĂ© Queen â102, Champs ElysĂ©esâ Club.
Elle compte - Ă âquelquesâ titres prĂšs - tout ce qui se fait de plus connu en matiĂšre de club classics, Ă la fois kitsch et camp : titres garage et plus commerciaux, et un design kitschissime, hommage appuyĂ© aux drag-queens, dont le club Ă©tait l'Ă©picentre parisien - Mercedes, La Chose, PĂ©tunia, are you here? Au menu, RuPaul Ă©videmment, mais aussi Roxy, figures centrales des nuits new-yorkaises d'alors, Danny âT. Colbyâ Tenaglia vs Junior âV. Carringtonâ Vasquez (celle-lĂ , je l'ai piquĂ©e Ă CodA Magazine), dont la guerre Ă©tait alors Ă son apogĂ©e, titres emblĂ©matiques comme l'hymne camp et drag des drag-queens, âDidnât I Know (Divas To The Dancefloor⊠Please)â signĂ© E.G. Fullalove, des hymnes club et kitsch - Olga âIâm A Bitchâ et le trĂšs embarrassant (Ă âchanterâ) mais gĂ©nial 'Oohhh Babyâ de V.S. aka Vida Simpson, dans sa version remixĂ©e par Armand Van Helden - l'autre version est encore plus trash !, ainsi que le dĂ©sormais culte 'Club Rulesâ de Namby Pamby aussi entendu dans âPĂ©dale Douceâ l'annĂ©e suivante.
Des absents, de grands absents mĂȘme, mais bon, comme Ă chaque fois dans ce genre d'exercice. On ne les nommera pas donc : il suffit de faire quelques recherches pour les trouver.
Pour y ĂȘtre allĂ© une premiĂšre fois l'Ă©tĂ© 1995, et avoir passĂ© la terrible Sandrine, je peux vous assurer que ce son est l'exacte photographie du son clubbing d'alors, de celui que d'aucuns considĂšrent comme l'Ăąge d'or du clubbing et dont 1995 reprĂ©sente l'annĂ©e-phare.
En cette pĂ©riode de regain spectaculaire des drag-queens, et ce nâest pas le succĂšs de RuPaulâs Drag Race depuis plus de dix ans qui me contredira, il me semblait juste de rendre hommage et justice Ă ce haut-lieu des nuits parisiennes qui vit la culmination de cette Ă©quation, ce mix difficile entre clientĂšle, animation et musique.









