Viola Lobert, post-doc Ă Oslo en biologie cellulaire
Retrouvez la semaine de Viola ici
Je mâappelle Viola Lobert et suis chercheuse Ă lâInstitut de Recherche sur le Cancer Ă Oslo, NorvĂšge. Je suis biologiste cellulaire dans le laboratoire de Tor Erik Rusten.
Jâai toujours voulu Ă©tudier la biologie, savoir comment les choses fonctionnent. Avec un pĂšre ingĂ©nieur câest peut-ĂȘtre pas si surprenant. AprĂšs le baccalaurĂ©at Ă Toulouse, jâai fait mes Ă©tudes en Australie pendant 4 ans (pendant lesquelles jâai fait un Ă©change en Allemagne) avant de dĂ©mĂ©nager en NorvĂšge. Dâabord tĂ©chnicienne jusquâĂ ce que mes diplĂŽmes australiens soient acceptĂ©s, jâai fait mon doctorat dans le labo de Harald Stenmark (star du transport intracellulaire). Jâai obtenu du financement pour mon post-doc et suis repartie en Australie pendant une annĂ©e pour apprendre comment utiliser les poisons-zĂšbre pour Ă©tudier le dĂ©veloppement. De retour en NorvĂšge, jâutilise maintenant des petits organes, appelĂ©s âorganoidesâ pour comprendre le dĂ©veloppement du cancer du cĂŽlon. Je suis maman de deux enfants (3 et 6 ans), fais du squash et du yoga et adore les langues Ă©trangĂšres. Recherche La plupart des cas de cancer sont des carcinomes qui proviennent de cellules Ă©pithĂ©liales. Pendant la progression du cancer, lâorganisation des cellules est perdue et les cellules perdent leurs contacts avec leurs voisins, devenant plus motiles et invasives. Ce changement de cellule Ă caractere Ă©pithĂ©lial en une cellule Ă catactĂšre mĂ©senchymal est associĂ©e avec un mauvais prognose. Il est donc essentiel dâĂ©tudier les mĂ©canismes molĂ©culaires qui orchestrent cette intĂ©gritĂ©. Nous Ă©tudions en particulier le cancer du colon. Les cellules souches intestinales cultivĂ©es dans du matrigel, composant de la matrice extracellulaire imitant l'environnement extracellulaire, peuvent se diffĂ©rencier en organoĂŻdes Ă©pithĂ©liaux contenant tous les types de cellules du cĂŽlon. Celles-ci sont devenues des modĂšles attrayants pour lâĂ©tude du cancer colorectal car elles ressemblent beaucoup Ă la biologie des organes de patients in vivo, quâelles sont accessibles aux Ă©tudes fonctionnelles et que la rĂ©ponse aux traitements pharmacologiques imite la rĂ©ponse in vivo du patient. Mon projet vise Ă Ă©lucider le rĂŽle des gĂšnes âfreinsâ qui empĂȘchent les tumeurs de se dĂ©velopper. Je cultive les organoĂŻdes et les analyse en utilisant la microscopie confocale, des mĂ©thodes de biochimie et de biologie cellulaire et molĂ©culaire (CRISPR-Cas9 entre autres) pour essayer de trouver un moyen dâempĂȘcher les tumeurs du colon de se propager. Le but ultime est dâidentifier des petites molecules qui peuvent soigner des patients qui ont le cancer colorectal.










