On prend le rythme, câest beau les contre temps !
AprĂšs plusieurs tentatives de faux dĂ©parts rĂ©ussis, nous voilĂ arrivĂ©.e.s tout de mĂȘme Ă lâheure au collĂšge pour installer les crĂ©ations des 3e. Petit Ă petit le collĂšge se tapisse de cartels. Deux protocoles ont Ă©tĂ© imaginĂ© : Lucien a travaillĂ© sur le ready-made et Aurore sur lâintime comme sujet artistique. A la rĂ©crĂ© de 10h tou.te.s les collĂ©gien.ne.s dĂ©couvrent ces petits cartons de papier Canson plastifiĂ©s. Oui, vendredi aprĂšs-midi les assistantes dâĂ©ducation expĂ©rimentĂ©es ont appris Ă Lucien et Aurore comment plastifier avec une plastifieuse, quelle incroyable machine ! Et voilĂ , les premiers cartels sont en place et continueront Ă occuper lâespace de jour en jour.Â
Et il ne nous reste plus tant de jours que ça, vendredi va arriver vite, trĂšs vite ! Mais âle lundi, câest utopieâ alors aujourdâhui les 4e ont commencĂ© Ă Ă©crire leurs rĂȘves les plus fous dans toutes les langues. âDans quelle langue tu rĂȘves toi ?âÂ
Lucien a pris son premier cours dâitalien et a transmis aux Ă©lĂšves ses bons conseils pour utiliser un dictionnaire bilingue. Sogno di... Aurore, en cours dâanglais, a bien travaillĂ© lâapproche française de lâĂ©criture et dĂ©lĂ©guĂ© Ă Mme Rocquet la partie angliciste. I have a dream... Aurore prĂ©fĂšre lâallemand. Et Lucien lâespagnol, mais bon lâitalien ça ressemble un peu plus.
Pendant quâAurore continuait Ă travailler sur la surprise quâon ne peut toujours pas rĂ©vĂ©ler ici avec des 5e, Lucien a pris le relais avec les 6e pour le projet SCOTCH. Il a abordĂ© la question de la lĂ©gende, en gĂ©ographe dilettante. On simplifie, on va droit au trait, parce quâen scotch les lignes droites câest plus rapide. Câest Marie Bouts qui avait Ă HVDZ enseignĂ© les vertus du scotch, et sans Marie câest un peu plus difficile. Aurore et Lucien ont retrouvĂ© les 6e plus tard dans la journĂ©e et pour lâinstant on sait Ă peu prĂšs se placer dans la cours, chaque binĂŽme dans son espace, câest dĂ©jà ça.
Les rĂȘves polyglottes ont aussi Ă©tĂ© interrompus par la traditionnelle photo de classe, qui aujourdâhui (dans le contexte actuel, blabla) sâest transformĂ©e en photo individuelle. Lucien et Aurore sont restĂ©s pour voir le photographe enchainer les consignes, âles jambes par lĂ , la tĂȘte vers moi, baisse le menton, mais lĂšve les yeux, non baisse le menton, et allez un petit sourire quand mĂȘmeâ ; mais câĂ©tait surtout pour dĂ©couvrir les bas des visages des Ă©lĂšves, et iels sont belleaux, encore plus que leurs yeux.
En fin de journĂ©e, Lucien a eu le droit Ă sa premiĂšre heure de carte blanche autour des genres et des sexualitĂ©s avec une classe de 3e. Il faut prĂ©voir une trame certes, mais aussi savoir sâen dĂ©faire rapidement tant les questions dĂ©ferlent. Petite victoire : avec son masque et sans sa moustache, un bracelet rose Ă la main, Lucien a rĂ©ussi Ă semer le doute et une Ă©lĂšve a fini par demander : âMais Madame, câest un homme ou une femme la personne qui nous parle ?â.Â
DerniĂšre petite rĂ©union avec nos profs-complices pour se dire quâil reste une montagne de travail mais quâon va y arriver et nous voici de retour Ă Abscon, la nuit est tombĂ©e.
Au fait, la question du jour :Â âQuel est ton pire cauchemar ?â Alors bonne nuit Ă tou.te.s et Ă demain Denain !














