Dix frelons suffisent à décimer une ruche : comment le frelon asiatique menace les abeilles… et notre alimentation
Il est aujourd’hui impératif de protéger les pollinisateurs, en particulier les abeilles, piliers essentiels de notre sécurité alimentaire et de l’équilibre des écosystèmes.
Le frelon asiatique (Vespa velutina), espèce invasive désormais bien implantée dans le sud de la France, s’est progressivement étendu à l’ensemble du territoire européen. On le retrouve notamment en Espagne, au Portugal, mais aussi dans de nombreux pays d’Europe de l’Ouest.
Un nid de frelons asiatiques peut compter en moyenne jusqu’à 6 000 individus. Mais le danger ne tient pas seulement à leur nombre. Selon les apiculteurs et les spécialistes, il suffit d’une dizaine de frelons pour anéantir une colonie de 30 000 à 40 000 abeilles.
Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas uniquement les attaques directes qui détruisent les ruches. Le mécanisme est plus insidieux.
Les frelons se positionnent à proximité immédiate de l’entrée de la ruche. Les abeilles, constamment menacées, entrent alors dans un état de stress permanent. Elles n’osent plus sortir pour butiner, cessent de nourrir la colonie et finissent par mourir d’épuisement ou de famine.
Ce phénomène, appelé pression de prédation, provoque l’effondrement progressif de la ruche, sans combat massif visible.
Les conséquences dépassent largement le monde apicole.
La disparition des abeilles met en péril :
la pollinisation des cultures,
la diversité alimentaire,
et, à terme, notre souveraineté alimentaire.
Protéger les abeilles, c’est protéger notre alimentation, nos territoires et les générations futures. La lutte contre le frelon asiatique n’est donc pas un combat marginal, mais un enjeu écologique, agricole et stratégique majeur.
<div>Qui suis-je ?
</div>
<div>Je suis Félicité VINCENT, journaliste et directrice d'antenne de RADIOTAMTAM AFRICA. Fondatrice des Ateliers