Pensées mûres: Hermit Purple
il y’a une réflexion qui m’est revenue. J’ai toujours cherché à ressentir les choses les plus fortes, à vouloir vivre des sensations fortes ou étranges, différentes ? Je pense que depuis mon enfance j’ai toujours cherché ça. Comme si j’essayais de rendre un mort, vivant ?
Moi l’alcool c’est pas forcément mon truc, non ça n’a jamais été mon truc mais désormais j’y trouve un confort. Sans être alcoolique évidemment, mais quand j’en bois en particulier la bière, le vin rouge, les alcools de riz. La sensation me plaît, j’ai l’impression d’être rempli de quelque chose de chaleureux, comme si je voulais m’allonger sur une grosse couette qui ferait office de “nuage”.
Je sais qu’aussi l’alccol me permet de me donner assez de courage pour dire ce que je n’ose pas dire, même si quelque fois je me retiens. En fait je passe ma vie à me retenir, à réfléchir, à prendre du recul, trop de recul. C’est insupportable. J’aimerais avoir plus de courage, avoir plus confiance en moi. C’est terrible de se voir plonger d’une falaise sans jamais savoir quand tomber.
Je veux vivre des sensations nouvelles, tout le temps, je veux vivre.
Ces derniers jours, je me sens vide, frustré et perdu.e .
C’est étrange, c’est comme si je ne savais plus ce que je voulais au final. Après je sais que je serait toujours en quête de soi, je l’ai compris désormais. Je dois donc tout vivre pour être réellement et finalement comblé.e ?
Je sais que je m’épuise mais c’est plus fort que moi… je ne sais pas pourquoi je veux autant me détruire : et tsais c’est toujours pareil, toujours pour essayer de vivre quelque chose. J’ai l’impression de jouer tout le temps la comédie, de porter (encore) un masque. Mais même quand j’essaye de le faire tomber, j’ai l’impression d’être rien. J’ai l’impression de ne pas être dans mon corps, de ne pas être présent dans ce monde, d’être complètement désancré. Chakra racine déséquilbré ? Un bilan énergétique s'impose.
Mais pourquoi je suis constamment déçu, insatisfait, j’en veux toujours plus, je veux toujours autre, je m’attarde sur des détails, sur des sensations, sur des fantasmes.
Pourquoi je m’accroche à ça ?
Qu’est-ce qui m’empêche de vivre l’instant présent ?
Pourquoi le romantisme m’obsède, la sexualité, la sensualité ? Pourquoi ma tristesse, ma colère, mes émotions négatives se traduisent avec le corps ou la douleur ?
Pourquoi quand j’écris mes histoires la sexualité à une place importante alors que ça m’importe peu en réalité pour ma propre vie. Je préfère la vivre dans ma tête que de la vivre irl.
Ces temps-ci, je me sens seul et déconnecté des autres. Ma confiance en a pris plein à la gueule et ça me déconcerte. Je me sens si nul comparé à certain alors que je m'étais promis de ne plus jamais me comparer aux autres. Je m'étais promis de ne pas laisser mes traumas prendre le dessus, j'étais bien parti et je m'en sortais bien. Mais il suffit qu'un détail me déstabilise et c'est ma tour qui s'effondre.
J’ai l’impression de n’arriver à rien. Je suis nostalgique d'une version de moi antérieure qui me plaisait plus : je créais sans arrêt, j'écrivais sans arrêt, je m'exprimais tellement - qui plus est, sans me prendre la tête. C’était mes plus beaux travaux.
Le fait de me voir dans une période où je stagne, où je me trouve médiocre - qui dure bien trop longtemps me déprime. Non c’est bien plus qu’une déprime, je sais que c’est mon ami Dépression qui m’a recontacté. Il n’y a qu’elle et Anxiété sa cousine qui m’empêchent de trouver le sommeil.
Au travail, je ne suis plus du tout concentré - d’autres préoccupations m’obssèdent et ça me fatigue sincèrement. Beaucoup de choses me fatiguent. J'ai juste qu'une envie être en vacances.
Chaque jours, je travaille dur pour être une meilleure version de moi-même et je sais que dans le processus c’est normal de tomber sur des obstacles comme ça où tu as l’impression de ne pas avancer.
Je suis humain avant tout, c’est aussi normal de se sentir découragé.