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Quelle différence entre Covid19 et coronavirus ? Comment /pourquoi se laver les mains ? Comment fonctionne un masque ? Quelles sont les méca
Le diable est dans les détails : Il suffit d'échouer sur un seul point - matiÚre, réalisation, forme, position, pinçage du nez, manipulation, entretient... - pour que le virus dispose d'un passage.
Ci dessous, un site panoramique sur le covid, un article de Pour la science sur les mécanismes du filtrage, un dernier sur les matériaux à utiliser (en milieu de texte) :
https://genie-bio.ac-versailles.fr/spip.php?article387
https://www.pourlascience.fr/sr/idees-physique/comment-fonctionnent-les-masques-de-protection-respiratoire-19054.php
En pleine pandĂ©mie de Covid-19, lâintĂ©rĂȘt pour les masques respiratoires a bondi, alors mĂȘme quâils sont en usage depuis longtemps. Mais com
https://deavita.fr/bien-etre/masque-protection-diy-meilleur-tissu/
D'aprĂšs les scientifiques, le tissu utilisĂ© pour la crĂ©ation d'un masque de protection est la clĂ© de lâefficacitĂ© de celui-ci. Mais quel mat
Je ne vous invite pas à retirer vos masques, mais leur protection contre les nébulisations est insuffisante : conception à revoir!
Si en prime on pouvait avoir des masques qui laissent le visage visible...
https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-covid-19-dynamique-fluides-peut-nous-aider-nous-proteger-80375/
En matiĂšre de propagation du coronavirus, les caractĂ©ristiques du SARS-CoV-2 sont importantes. Mais la branche de la physique qui sâintĂ©ress
Dans Charente Libre
â- sars-cov-2 - 30 avril 2020 - contamination
Se dit d'une infection contractée à l'hÎpital et non directement liée à l'affection pour laquelle le malade est hospitalisé.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/nosocomial/55027
âââââââââââ
Alors que les autoritĂ©s dĂ©voilent jeudi soir une premiĂšre liste des dĂ©partements « rouges » (pas prĂȘts pour le dĂ©confinement), Mediapart explore les pistes scientifiques susceptibles dâexpliquer pourquoi certaines rĂ©gions semblent mĂ©nagĂ©es par le coronavirus.
(âŠ)
« Ce qui est Ă©tonnant, câest non seulement cette concentration de lâĂ©pidĂ©mie mais aussi le fait que cela ne bouge pas dans le temps », remarque Olivier Bouba-Olga, professeur en amĂ©nagement de lâespace et urbanisme Ă lâUniversitĂ© de Poitiers, qui cartographie lâĂ©volution de lâĂ©pidĂ©mie depuis ses dĂ©buts. Ce mode de propagation particulier avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© remarquĂ© en 2002-2003, lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©pidĂ©mie de coronavirus qui impliquait le Sras (nommĂ© SARS-Cov-1 par les scientifiques). Ce virus, proche du coronavirus actuel (baptisĂ© SARS-Cov-2), sâĂ©tait Ă©galement propagĂ© en tache dâhuile, se concentrant sur certaines villes en Chine, Ă Singapour, Ă TaĂŻwan, Ă Hong Kong ou encore Ă Toronto.Â
RĂ©trospectivement, les Ă©tudes mettent en Ă©vidence deux moteurs principaux dans cette dynamique Ă©tonnante : le rĂŽle fondateur des « super-spreading events », que lâon pourrait traduire par Ă©vĂšnements super-contaminants, dâune part, et la transmission nosocomiale aux personnels soignants, dâautre part.Â
Les Ă©vĂšnements super-contaminants jouent Ă nouveau un rĂŽle-clĂ© dans lâactuelle Ă©pidĂ©mie. On pense bien sĂ»r au rassemblement Ă©vangĂ©lique de Mulhouse, oĂč plus dâun millier de fidĂšles ont Ă©tĂ© infectĂ©s, dont une infirmiĂšre qui aurait ensuite elle-mĂȘme contaminĂ© 250 collĂšgues soignants des hĂŽpitaux universitaires de Strasbourg. En Italie, le match de foot FC Valence contre Atalanta, surnommĂ© le « match zĂ©ro » par la presse, est considĂ©rĂ© comme lâĂ©lĂ©ment dĂ©clencheur de lâĂ©pidĂ©mie nationale : quelque 40 000 supporters y Ă©taient rĂ©unis. Outre-Rhin, le « Wuhan allemand » serait cette fois un carnaval Ă Gangelt, prĂšs de la frontiĂšre hollandaise. Dans ces rassemblements trĂšs denses, oĂč les personnes chantent, crient et sâaniment les unes Ă cĂŽtĂ© des autres, la contamination via les sĂ©crĂ©tions respiratoires est au maximum. Câest Ă partir de ces « accidents historiques » que sâauto-amplifie ensuite lâĂ©pidĂ©mie.
Ce phĂ©nomĂšne dâauto-amplification aurait une explication biologique : de plus en plus de publications indiquent que, comme bon nombre dâautres pathogĂšnes respiratoires, plus on est exposĂ© Ă une forte dose infectieuse, plus on dĂ©velopperait des symptĂŽmes graves et plus on serait ensuite soi-mĂȘme contaminant pendant une plus longue pĂ©riode. « Cette donnĂ©e virologique classique expliquerait Ă©galement pourquoi le taux de lĂ©talitĂ© peut passer du simple au double selon que lâon se situe en dehors ou Ă lâintĂ©rieur dâun cluster et pourquoi lâĂąge moyen des cas en rĂ©animation diminue au fur et Ă mesure de la constitution dâun cluster », spĂ©cule le docteur Yvon Le Flohic.
En effet, chez les personnes ĂągĂ©es ou fragiles, peu importe la dose, le virus parvient toujours Ă trouver sa route jusquâaux cellules pour sây rĂ©pliquer. Mais chez les personnes plus jeunes, le systĂšme immunitaire parviendrait dâautant plus facilement Ă neutraliser les virus quâils sont en faible nombre. En outre, il nâest pas exclu quâune exposition rĂ©pĂ©tĂ©e au virus puisse, chez certains individus, entraĂźner un mĂ©canisme immunitaire pernicieux connu sous le nom de facilitation de lâinfection par les anticorps. Dans ce cas, les anticorps nâempĂȘchent pas lâinfection, au contraire : ils facilitent lâentrĂ©e du virus dans les cellules, amplifiant ainsi son effet morbide. Ce phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© observĂ© in vitro avec le virus du Sras. Il est Ă©galement bien connu dans le cas dâune seconde infection par le virus de la dengue. Mais pour ce qui est du SARS-Cov-2, il ne sâagit pour lâheure que dâune hypothĂšse.Â
Cette notion de dose infectieuse pourrait Ă©galement expliquer pourquoi la plupart des contaminations se produisent lors dâinteractions sociales prolongĂ©es en milieu clos. AprĂšs avoir analysĂ© quelque 7 324 cas positifs au SARS-Cov-2, situĂ©s en dehors du foyer initial de la province de Hubei, des chercheurs chinois ont ainsi dĂ©couvert que toutes les contaminations ont eu lieu en intĂ©rieur, essentiellement dans les appartements. Toutes, Ă lâexception dâune seule : une contamination suite Ă une discussion Ă lâair libre avec une personne qui revenait de Wuhan.Â
« La transmission du SARS-Cov-2 est un phĂ©nomĂšne intĂ©rieur », concluent les auteurs, soulignant au passage que nos vies modernes se dĂ©roulent prĂ©cisĂ©ment Ă lâintĂ©rieur⊠Ce qui, au passage, pourrait reprĂ©senter un effet pervers du confinement pour tous ceux qui habitent dans des logements exigus. « Et une ironie douloureuse pour ceux qui sont invitĂ©s Ă rester chez eux alors quâils sont davantage en extĂ©rieur, comme dans certaines villes africaines », note Michael Neuman du Centre de rĂ©flexion sur lâaction et les savoirs humanitaires (CRASH) de MĂ©decins sans frontiĂšres.Â
Une autre Ă©tude menĂ©e Ă New York pointe Ă©galement le rĂŽle du mĂ©tro, espace confinĂ© sâil en est, comme effet dissĂ©minateur de lâĂ©pidĂ©mie Ă lâĂ©chelle dâune ville. Dans tous ces lieux clos, le processus serait le mĂȘme : des gouttelettes chargĂ©es en particules virales en provenance de malades sâaccumuleraient sur diverses surfaces (vĂȘtements, murs, poignĂ©es, smartphonesâŠ). Des particules que dâautres rĂ©cupĂšrent inĂ©vitablement et portent, via les mains, jusquâaux muqueuses du visage (bouche, nez, yeux), la porte dâentrĂ©e du virus.Â
Mais ce nâest pas tout : plusieurs publications indiquent que des microgouttelettes pourraient rester en suspension dans lâair, entraĂźnant une contagion par voie aĂ©rienne durant plusieurs heures. Ces microgouttelettes pourraient sâaccumuler dans les espaces clos, par exemple dans les toilettes des hĂŽpitaux, et mĂȘme sâinfiltrer dans les systĂšmes dâaĂ©ration. « Nous devons tenir compte du fait que toutes les expositions au coronavirus peuvent ne pas ĂȘtre identiques », plaident Joshua Rabinowitz, directeur dâun laboratoire de chimie et de gĂ©nomique Ă lâUniversitĂ© de Princeton, et Caroline Bartman, en postdoctorat. Pour ces deux chercheurs, il faudrait « davantage se concentrer sur la prĂ©vention des infections Ă forte dose ».
Une fois lâĂ©tincelle produite, lâĂ©pidĂ©mie se dĂ©ploierait donc essentiellement dâun lieu clos Ă un autre : appartements, mĂ©tro, prisons, maisons de retraite ou encore⊠hĂŽpitaux, le deuxiĂšme moteur de lâĂ©pidĂ©mie de SARS-Cov-1 identifiĂ© a posteriori par les Ă©pidĂ©miologistes, aprĂšs les super-spreading events. Selon lâOrganisation mondiale de la santĂ© (OMS), les soignants ont en effet reprĂ©sentĂ© 20 % de lâensemble des cas de Sras recensĂ©s durant lâĂ©pidĂ©mie de 2002-2003. Or, il se pourrait que lâon soit dans la mĂȘme situation avec le SARS-Cov-2.
(..)
Autre facteur mis en avant par certaines recherches : la pollution de lâair ou plus prĂ©cisĂ©ment le taux de particules en suspension. En France, en Italie ou en Espagne, les zones les plus touchĂ©es sont aussi celles dont le taux de particules fines dans lâair est le plus Ă©levĂ©. Simple consĂ©quence des zones urbanisĂ©es ou vĂ©ritable lien de causalitĂ© ? Plusieurs Ă©tudes pointent la capacitĂ© des virus à « sâaccrocher » aux particules polluantes et ainsi, survivre plus longtemps dans lâair et circuler au grĂ© des vents. Autre hypothĂšse : la pollution de lâair aggraverait les symptĂŽmes du Covid-19 en fragilisant en amont les muqueuses du nez, de la gorge et les alvĂ©oles des poumons. « Une augmentation dâĂ peine 1 ÎŒg/m3 des particules en suspension dites PM2,5  [2,5 microns de diamĂštre â ndlr] est associĂ©e Ă une augmentation de 15 % du taux de lĂ©talitĂ© du Covid-19 », affirment ainsi des chercheurs de lâĂ©cole Harvard T.H. Chan de la santĂ© publique, Ă Boston, dans une prĂ©publication en attente de validation.
(âŠ)
Lâensemble de ces hypothĂšses mĂ©rite donc encore dâĂȘtre validĂ©e. Mais une chose est sĂ»re : nous nâutilisons pas les bons modĂšles pour prĂ©dire lâĂ©volution de cette Ă©pidĂ©mie. « La majoritĂ© des modĂšles utilisĂ©s pour Covid-19 sont recyclĂ©s de la grippe, avec comme hypothĂšse centrale la panmixie, câest-Ă -dire la transmission de maniĂšre alĂ©atoire et homogĂšne du virus dans la population. Ces modĂšles fonctionnent Ă lâintĂ©rieur des clusters, mais ils risquent dâĂȘtre tout Ă fait inopĂ©rants pour le reste du territoire », prĂ©vient Antoine Flahault.
Mais attention, avertit lâĂ©pidĂ©miologiste : « Il nâest pas impossible que lâon bascule vers un mode Ă©pidĂ©mique de type grippal dans quelques mois si on laisse nos cas symptomatiques diffuser dans la nature. Ils procĂ©deraient alors Ă lâensemencement gĂ©nĂ©ral de la population et, lorsque le frein estival sera levĂ© (si frein il y a), une Ă©pidĂ©mie massive pourrait se dĂ©clencher, comme cela sâest produit pour la deuxiĂšme vague de la pandĂ©mie grippale de 1968-1970. » DâoĂč lâimportance de tester le plus de symptomatiques possibles, tracer leurs contacts et isoler quelques jours les porteurs de virus, souligne le chercheur. Faute de quoi, le virus des villes pourrait Ă©galement devenir un virus des champs.
https://www.mediapart.fr/journal/france/300420/regions-epargnees-pourquoi-le-virus-y-circule-peu? (abonnés)
https://blogs.mediapart.fr/abo/abonnement
ââ
https://perimethee.wordpress.com/2020/05/12/colere-sourde/
Interdisons les regroupements extérieurs, le virus se propage mieux à huis-clos!

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https://www.letelegramme.fr/france/il-faudra-customiser-nos-masques-pour-retrouver-notre-singularite-12-05-2020-12550895.php
Le port du masque entraĂźne un nouveau rapport Ă lâautre, mais en mĂȘme temps, il le protĂšge. Pour le philosophe Ollivier Pourriol, les intera
Une distinction utile entre les masques tissus qui filtre les postillons et éloignent les mains du visage, mais sont peu efficaces face aux nébulisations.
Et ensuite, un patron.
https://coutureetpaillettes.com/mes-coutures/masques-tissus-prevention-coronavirus/
https://moman-imparfaite.com/2020/04/le-masque-fait-maison-sans-couture-sagittale-attack-ton-mask/
Tutoriel du Attack ton Mask, un masque fait maison, fruit de la collaboration entre Ax and Co et Mask Attack- une armée de couturieres solid
https://www.sudouest.fr/2020/04/05/coronavirus-qui-saura-concevoir-des-masques-transparents-pour-une-orthophoniste-girondine-7389109-2774.php
Carole Bouté-Chastang est orthophoniste dans le secteur de Blanquefort. Théoriquement, elle a le droit de travailler, si elle est équipée de
Des variantes de masques respectant la loi interdisant de dissimuler son identité en public (comme quoi ce n'est pas difficile), dont on aurait put s'inquiéter avant de confier à l'AFNOR des masques destinés, non à la rue, mais aux équipes de soignants.
Exclusions des sourds, qui ne peuvent plus lire sur vos lÚvres, problÚme de sécurité, le visage devenant un habit interchangeable, problÚme de communication émotionnelle...

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A propos de StopCovid : un pdf listant des scénarios de détournement est disponible ici :
https://risques-tracage.fr
Des spécialistes en sécurité informatique analysent les risques des applications de traçage à l'aide de scénarios concrets.
Sur le blog, je dĂ©crit une possibilitĂ© moins intrusive et peut-ĂȘtre plus efficace traçant les lieux - oĂč me virus peut persister - plutĂŽt que les personnes.
Hier, Emmanuel Macron a invitĂ© le Parlement Ă dĂ©battre de l'Ă©ventuelle application StopCovid dĂ©veloppĂ©e par son gouvernement. Nous venons d'envoyer aux parlementaires le rĂ©sumĂ© de nos arguments (PDF, 1 page), tel que repris ci-dessous. Lâapplication StopCovid serait inutile, dangereuse pour nos libertĂ©s et pourrait mĂȘme aggraver la situation sanitaire. Lâadministration et le Parlement doivent cesser dâinvestir toute ressource humaine ou Ă©conomique dans ce projet vain et dangereux. Lâurgence est partout ailleurs.
[14 avril 2020 - conclusion]
(âŠ)
Une efficacité hasardeuse
Utilisation trop faible
de premiĂšres approximations Ă©valuent que plus de 60%1, voire plutĂŽt 80% ou 100% de la population devrait utiliser lâapplication pour que celle-ci soit efficace, Ă condition encore quâelle produise des donnĂ©es fiables ;
seulement 77% de la population française a un smartphone et cette proportion baisse Ă 44% pour les personnes de plus de 70 ans, alors quâelles sont parmi les plus vulnĂ©rables ;
beaucoup de personnes ne savent pas forcĂ©ment activer le Bluetooth et certaines refusent de le maintenir activĂ© en permanence pour des raisons pratiques (batterie) ou pour se protĂ©ger dâusages malveillants2 ;
16% de la population de Singapour a utilisĂ© lâapplication Ă©quivalente â ce qui nâa pas empĂȘchĂ© de devoir finalement recourir au confinement.
Résultats trop vagues
il faut redouter que la population nâait pas accĂšs Ă des tests de façon assez rĂ©guliĂšre pour se signaler de façon suffisamment fiable (et se reposer uniquement sur lâauto-diagnostic risquerait de faire exploser le nombre de faux-positifs) ;
il ne semble nây avoir aucun consensus quant Ă la durĂ©e et la distance de proximitĂ© justifiant dâalerter une personne entrĂ©e en « contact » avec une autre personne contaminĂ©e ;
Ă certains endroits trĂšs densĂ©ment peuplĂ©s (certains quartiers, grandes surfaces, grandes entreprises) on assisterait Ă une explosion des faux positifs, ce qui rendrait lâapplication inutile ;
le champ de dĂ©tection du Bluetooth semble beaucoup trop varier dâun appareil Ă un autre et sa prĂ©cision nâest pas forcĂ©ment suffisante pour offrir des rĂ©sultats fiables3.
Contre-efficacité sanitaire
en crĂ©ant un faux sentiment de sĂ©curitĂ© sanitaire, lâapplication pourrait inciter Ă rĂ©duire les gestes barriĂšres, tout en Ă©chouant Ă lancer des alertes suffisamment fiables ;
son développement requiert une énergie et un coût qui ne sont pas investis dans des solutions plus efficaces, comme la production de masques, le dépistage de la population ou la promotion des gestes barriÚres⊠;
le dĂ©ploiement de systĂšmes de surveillance augmenterait le sentiment de dĂ©fiance dĂ©jĂ important dâune partie de la population Ă lâĂ©gard de lâĂtat. Ne sachant pas sâils peuvent faire confiance au systĂšme mis en place, les potentiels malades pourraient se trouver incitĂ©s Ă cacher leurs symptĂŽmes aux services de santĂ© par peur de consĂ©quences nĂ©gatives.
Des libertés inutilement sacrifiées
Discriminations
que ce soit en la rendant obligatoire, ou par une pression sociale trop importante, les personnes nâutilisant pas lâapplication risqueraient de ne plus pouvoir travailler ou accĂ©der Ă certains lieux publics librement (voir dĂ©jĂ un exemple en Italie), rendant leur consentement non-libre et donc nul ;
une hypothĂšse de discrimination particuliĂšrement grave serait de faciliter lâaccĂšs aux tests sĂ©rologiques pour les personnes utilisant lâapplication.
Surveillance
dans le cas oĂč lâapplication serait adoptĂ©e par une partie de la population, il faut redouter que le gouvernement puisse lâimposer plus facilement au reste de la population, contre sa volontĂ© ; nous constatons que toutes mesures sĂ©curitaires et liberticides prises dans les temps « dâurgence » nâont jamais Ă©tĂ© remises en cause â câest lâeffet cliquet qui participe Ă la dĂ©fiance justifiĂ©e contre ces solutions de contrĂŽle ;
lâobjectif de lâapplication (alerter des personnes ciblĂ©es) est par essence incompatible avec la notion juridique dâanonymat â il sâagit au mieux dâun pseudonymat, qui ne protĂšge pas contre tout type de surveillance individuelle ;
la publication du code de lâapplication sous une licence libre, ainsi que lâutilisation de mĂ©thodes de compilation reproductibles, seraient des exigences indispensables contre ces abus, mais elles-mĂȘmes insuffisantes.
Acclimatation sécuritaire
personne nâest capable de dire Ă lâavance pendant combien de temps lâapplication serait dĂ©ployĂ©e ;
une fois lâapplication dĂ©ployĂ©e, il sera plus facile pour le gouvernement de lui ajouter des fonctions coercitives (contrĂŽle individuel du confinement) ;
lâapplication incite Ă soumettre son corps Ă une surveillance constante, ce qui renforcera lâacceptabilitĂ© sociale dâautres technologies, comme la reconnaissance faciale ou la vidĂ©o surveillance automatisĂ©e, qui sont actuellement largement rejetĂ©es ;
solutionnisme technologique : lâapplication renforce la croyance aveugle dans la technologie et la surveillance comme principales rĂ©ponses aux crises sanitaires, Ă©cologiques ou Ă©conomiques, alors quâelles dĂ©tournent au contraire lâattention des solutions : recherche scientifique, financement du service publicâŠ
Lâutilisation dâune application dont les objectifs, les techniques et les conditions mĂȘmes dâusage portent des risques consĂ©quents pour notre sociĂ©tĂ© et nos libertĂ©s, pour des rĂ©sultats probablement mĂ©diocres (voire contre-productifs), ne saurait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme acceptable pour nous â tout comme pour beaucoup de Français·es. Le temps mĂ©diatique, politique et les budgets allouĂ©s Ă cette fin seraient mieux utilisĂ©s Ă informer et protĂ©ger la population (et les soignant·es) par des mĂ©thodes Ă lâefficacitĂ© prouvĂ©e, telles que la mise Ă disposition de masques, de matĂ©riel mĂ©dical et de tests.
ReferencesÂ
(âŠ)
https://www.laquadrature.net/2020/04/14/nos-arguments-pour-rejeter-stopcovid/
ââââââ-
https://don.laquadrature.net/
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