Gustav Klimt - Atelier des LumiĂšres
Nuit des musĂ©es obligent, avec Lisa nous nous Ă©tions trouvĂ© une exposition dans Paris. Jâavais dĂ©jĂ eu des Ă©chos sur le lieu oĂč nous allions. Avant Gustav Klimt, ils avaient fait un travail sur le peintre hollandais Van Gogh. Il ne sâagit pas dâune visite ordinaire oĂč lâon se prĂ©sente Ă lâheure que lâon souhaite et repart de mĂȘme. Câest comme une sĂ©ance de cinĂ©ma, un court mĂ©trage dâenviron une trentaine de minutes. Tout commence dans une salle quasiment plongĂ©e dans le noir. Des visiteurs sont dĂ©jĂ assis par terre contre les murs, dâautres debout sur la mezzanine ou en plein milieu de la piĂšce. Il y avait diffĂ©rents points de vues de lâĂ©vĂ©nement. On pouvait voir les peintures depuis une hauteur, dans une sorte de cylindre avec une vue Ă 360°, dans le reflet de lâeau, ou bien mĂȘme dans une petite piĂšce qui ne projetait quâau plafond. Avec les miroirs au sol et au mur, on ressentait comme une impression dâinfinie. Des musiques rythmaient le tout, jâai reconnu TannhaĂŒser de Wagner. Et je me laissais bercer aux sons et images qui mâentouraient.
Ce qui mâa intĂ©ressĂ©e dans cet Ă©vĂ©nement est la façon dont les oeuvres sont prĂ©sentĂ©es. On quitte lâidĂ©e des peintures positionnĂ©es sur un mur derriĂšre une vitrine. On est immerger dans lâunivers onirique. PlongĂ©e Ă lâintĂ©rieur. Elles semblaient vivantes par leurs mouvements. Et une sensation de petitesse nous enveloppe. Surtout quand les paysages dĂ©vorent les murs telle une maladie contagieuse. Tout devenait source de regards Ă©merveillĂ©es et dâanalyses. A lâintĂ©rieur du cylindre, quatre tonneaux Ă©taient positionnĂ©s avec lâinscription « Touchez-moi ». Au dĂ©but personne ne comprenait et nâosait les toucher. Quand soudain, Lisa est arrivĂ©e, prise au jeu et pleine de spontanĂ©itĂ©. A appuyĂ© sur tout les barils pour observer le rĂ©sultat. A chaque contact, les murs prĂ©sentaient de nouvelles peintures, architectures ou photographies en lien avec lâhistoire du peintre. En sortant de la salle, un couple Ă©tait en train de danser. MĂȘme si câĂ©tait de simples pas, câĂ©tait poĂ©tique et rendait lâexposition plus vivante. Et mon tic dâanalyser les gens me reprenais. Mais les visiteurs qui mâont le plus interpellĂ©e sont les enfants. Il nâhĂ©sitaient pas une seconde Ă sauter Ă pieds joints sur les projections au sol, Ă se rouler par terre. Ils Ă©taient spontanĂ©s et ne sont pas encore conscient de leur actions. Quâils Ă©taient en train de courir au travers les toiles dâun peintre autrichien symbole de lâArt Nouveau et de la SĂ©cession Viennoise.Â
Câest malheureusement le seul dĂ©faut que je peux donner Ă cette visite. Le manque dâinformation.  Avant dâentrer dans la salle de projection, Ă©tait installĂ© cinq panneaux sur la vie du peintre. Cinq pavĂ©s de texte que je nâai pas lu ne voulant pas me noyer dans les mots et ĂȘtre en retard Ă la sĂ©ance. Durant mon annĂ©e scolaire, jâavais dĂ©jĂ Ă©tudiĂ© certains tableaux du peintre et travaillĂ© sur les mouvement auquel il appartient.Â
Cependant, il sâagit dâune façon originale de prĂ©senter la vie de lâartiste par le biais de ses oeuvres. En leur donnant du dynamisme et sans faire une prĂ©sentation complĂšte du tableau. Juste un ou quelques Ă©lĂ©ments. Un juste Ă©quilibre qui donne lâenvie de dĂ©couvrir mieux dâautres artistes.
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