Je ne sais pas vraiment dire pourquoi mais je me sens étrangement triste, un peu seule, aussi. Quand bien même j’étais en accord avec cette solitude il y a encore peu. Il y a toutes ces petites choses aussi qui m’ont fait prendre conscience du désaccord avec le monde qui m’entoure. Je me renferme trop. Je me livre pas assez. Je ne m’ouvre pas assez. Et plus je me regarde aujourd’hui, plus je vois celle que j’imaginais il y a quelques années. Celle que je projetais dans ma tête quand je tombais encore dans des pièges gros comme le monde, celle qu’on usait sans qu’elle le comprenne, celle qui tombait de haut à chaque trahison, chaque déception. Et c’est vrai que ces derniers, j’affiche une confiance qui est nouvelle et qui me fait du bien. La tête haute. Je me surprends à rêver de choses auxquelles je n’aurais jamais osé imaginer. Un culot décomplexé sous le ton de l’humour. Comme une révélation. Pygmalion et Galatée. Je suis devenue Tyler Durden pour la narratrice d’hier. Et à la fois, ça me rends d’autant plus inaccessible. J’éprouve une tristesse infinie à l’idée de m’être fourvoyée tout ce temps en m’enfermant dans ma tour. Je goutte la solitude que j’ai créé et elle est foutrement amère. J’ai envie qu’on me tienne entre ses bras.













