BALI CE NâEST PAS LE PARADIS
Bali nâest pas paradisiaque, il y a de la laideur, de la pollution, des dĂ©chets, beaucoupâŠ
Un trafic chaotique parfois câest complĂštement bloquĂ©, Ă lâarrĂȘt !
Un jour un taxi mâa laissĂ© en haut de la ville prĂ©fĂ©rant arrĂȘter la course parce que Ubud et sa grand route sâĂ©tait devenu infranchissable pour un moment.
Ce nâest dâailleurs pas dans ces moments lĂ oĂč vous entendez klaxonner, non, ils attendent ou se faufilent mais ça ne rĂąle pas. Le klaxon ça prĂ©vient mais ça ne rage pas !
Et bien sûr il y a le Bike ! Partout !
De toutes parts ils surgissent, tout type de personnes, en Ăąges en classes⊠Câest le moyen de dĂ©placement premier. Toutes la famille en ont au moins un et souvent plusieurs
Et avec lâapplication Grab, ( Ă©quivalent Uber) câest tellement pratique.
Le transport collectif nâexiste pratiquement que pour les Ă©coles. Jâai Ă©tĂ© plusieurs fois Ă©bahie par ce quâils ou elles transportaient, malheureusement les images manquent. Vous verrez sur une des motos ils sont quatre, toute la famille, câest comme ça.
Jâai vu des bĂ©bĂ©s de 6 mois sur les motos et pas que chez les balinais. Peu des enfants que jâai vu portent des casques !
Ce qui mâĂ©tonne ici ne semble surprendre personne !
Puisquâon est dans les diffĂ©rences.
Car il y en a dâautres. Beaucoup dâautres.
On est en Asie du Sud-Est, jâai essayĂ© durant ces trois semaines de ne pas regarder Bali comme si jâĂ©tais en Europe. Et comprendre le mieux possible Bali et les balinais.
Aussi des coutumes, des reprĂ©sentations, des maniĂšres de vivre, un niveau dâĂ©ducation, un niveau de vie matĂ©rielle, un esprit de communautĂ© tout ça est diffĂ©rent et spĂ©cifique, dâautres diffĂ©rences encore : deux saisons quand on en a quatre, un mois de 35 jours, une annĂ©e de 420 jours, une nature qui est la jungle, une pratique quotidienne de la religion hindouiste quand on en est ici Ă aller Ă lâĂ©glise pour les mariagesâŠ
Si nous regardons Bali avec nos yeux dâeuropĂ©ens peut-ĂȘtre que nous serez déçus voire choquĂ©s par les ordures, les plastiques, la mer qui les jours de vent rend aux plages ce dont les hommes se sont mĂ©chamment dĂ©barrassĂ©s.
Bien sĂ»r ça lâest choquant en tout cas triste mais pour lâinstant lâĂźle nâest pas au niveau de dĂ©veloppement qui permet de gĂ©rer convenablement cette augmentation de dĂ©chets dĂ» en partie au succĂšs touristique de cette destination.
Faut-il jeter la pierre aux balinais ? non, je ne crois pas. Ils ont besoin dâun peu de temps et dâargent.
Ce sont des gens intelligents et en lien fort et intime avec la nature, pour laquelle ils se sentent et liés et redevables. Ne jugeons pas.
Jâai lâexemple du Portugal qui Ă©tait Ă un Ă©tat moyenĂągeux sur ce plan lĂ il y a une cinquantaine dâannĂ©es aujourdâhui sur certains points de protection du patrimoine le pays fait mieux que beaucoup dâautres.
MĂȘme type de rĂ©flexion par les taxes, les prix dâentrĂ©es des cascades, des plages, des temples, des routes parfois⊠oui on a lâimpression ( qui est une rĂ©alitĂ©) de payer tout et tout le temps Ă Bali.
Oui mais câest une maniĂšre collective locale de sâoccuper du patrimoine et de faire en sorte par exemple quâil y ait des rambardes de sĂ©curitĂ© pour descendre Ă la cascade car lâĂ©tat lui ne sâen occupe pas.
Donc oui jâai payĂ© pour monter sur une route un peu dĂ©foncĂ©e, voir le point de vue de Lahangan sweat avec lĂ -haut le cĆur qui va bien et mĂȘme lâavant du Titanic pour la belle photo Instagram. Mais ce que le guide mâa expliquĂ©, câest que le banjar, câest le nom de la communautĂ© locale sâoccupant de ce lieu, a vu les graviers achetĂ©s un plus tĂŽt pour refaire la voie, disparaĂźtre dans le ravin suite Ă la pluie diluvienne des jours prĂ©cĂ©dentsâŠ
ConnaĂźtre un peu lâenvers du dĂ©cor avant de porter un jugement de bonne conscience Ă lâeuropĂ©enne serait un bon point pour tous !
Oui Bali reste une destination de rĂȘve pour qui sait voir avec ce regard
Les yeux de celles et ceux qui aiment ce quâils voient mĂȘme quand ça nâest pas beau ! Sans confondre amour et naĂŻvetĂ©.
Oui Bali reste une destination de rĂȘve pour qui sait voir avec ce regard.
Les yeux de celles et ceux qui aiment ce quâils voient mĂȘme quand ça nâest pas beau ! Sans confondre amour et naĂŻvetĂ©.
Alors Bali nâest pas le paradis mais parfois jâai eu le sentiment dây ĂȘtre !