les turpitudes des louves a 3 ans aujourd'hui !
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les turpitudes des louves a 3 ans aujourd'hui !

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le connard du café
Je suis dans un café, je travaille sur un dossier de merde que je dois rendre dans deux jours. Pour le finir, j'ai besoin d'au moins un mois pour le boucler. Bref, c'est la grosse merde, je stress et ça ne m'empêche pas de glander dans ce café de merde. Là , y a un mec qui arrive, beau gosse, super a l'aise, il commande un café en faisant un clin d'oeil rempli d'assurance à la serveuse et il se place juste devant moi. Très jeune, mon âge à peu près - soit 26 piges pas plus. Il est au tel. Premières phrases: "Bah, écoute, là je pars en Russie le 9, ensuite je dois filer à Shangai et Guazou, ensuite, je me pose 5 jours à Dubaï. Tu te rends compte, je suis trop content,  on a fait 900 000 euros de chiffre d'affaire. On est a 4000% du chiffre d'affaire de l'an dernier.  Un truc de malade et à Moscou là , on fais 2 jours de boulots, 3 jours de fêtes. tu vois le genre de fête? "
Là , le mec il commence à parler en espagnol de ouf - style carrément il est cubain le mec. Bref, bien sûr, le mec est polyglotte. Il ajoute :  "tu le vires lui,  non ce mec,vires-le de l'équipe, il sers a rien, mais t'inquiète ce soir, on fête ça bien,  on fête ça ce soir. Au Champagne".
Moi, Ă ce moment, je me dis : Putain, y 'en a vraiment pour qui tout roule. Ce qui me fout plus les boules qu'autre chose. Je dĂ©cide de me re-plonger dans mon dossier qui pue la mort, et lĂ ? le mec rĂ©pond Ă son tel : "Oui, mon amour, ça va? Dis-moi ma chĂ©rie, j'ai envie de t'acheter une voiture, tu veux quoi?Et tu fais quoi la ? On va au concessionnaire ? On va chez Mercedes et chez BM. J'ai vu la nouvelle bmw, la petite  caisse elle est magnifique pour toi. Pas chère en plus. 39 000 je crois (tu trouves ça cher sĂ©rieux? qu'il dit Ă sa meuf). Il finit par "bon, choisi ta voiture, et dis moi et ah, j'allais oubliĂ©,  ce soir, on va sur Monaco avec les copains? On veut fĂŞter un truc; Mais t'inquiète chĂ©rie, ce week-end on va se reposer , je suis grave claquĂ© aussi, on va en Italie 2-3 jours, histoire de se reposer.". Il raccroche tout content. Tu m'Ă©tonnes.Â
Son tel sonne encore une fois: "Oui, au fait, oui, oui, ce soir Monaco, et tu peux nous trouver de la bonne weed? bonne, hein? Ouai? Ok, cool, Ă ce soir alors, ciao".
Ă€ ce moment, j'ose mĂŞme pas penser Ă ma vie chaotique et au fait que j'ai pas de mec depuis au moins un siècle. Je me replonge sauvagement sur mon dossier tout en repensant Ă la chance de cette grosse pute qui va avoir une dĂ©capotable de dingue. La belle vie.Â
Là , le mec compose un numéro. C'est son frère, son associé (bien sûr) et il lui dit "Mais, toi bats toi un peu dans la vie. On a rien sans rien. Passe au cran du dessus. Bosse un peu dur et tu verras, ça passera. Sinon, frérot, prépares toi pour les avances, on pars au... Caraïbes! Ca fais plaisir après toutes ces années de galère... Maman serait vraiment contente. Ne gâchons pas la chance."
Il raccroche, l'air un peu songeur.
Moi, je me demande juste si c'est pas une blague.
Parce que moi, j'ai pas un sous en poche avec un café tout pourri (le moins cher du marché) je suis juste en train de chercher des infos de merde, pour un dossier de merde, sur des entreprises qui innovent et tout, alors que moi j'innove  pas du tout.
Une seule pensée : Merde
La nonne, la pute et la reine de la branlette espagnol
 Chapitre 2: La rencontre avec la con-con du coin
Ainsi, j’acceptais l’invitation de cette camarade, vague connaissance d'un temps oĂą il Ă©tait bon de jouer Ă barbie-gorsse-soumise-fait-le-mĂ©nage-a-ken-le-macho. Nous nous sommes donc vu dans un cafĂ© près du Louvre ( eh oui, on allait pas se voir Ă Barbès)/ et jusqu'ici tout allait bien. Le silence et la propretĂ© de l'endroit faisait son effet et je me demandais comment j'avais pu rester dans autant de bar qui puait autant le sang et le sperme. Mais, j'adorais et j'adore ça, je ne vais pas commencer maintenant Ă me mentir. Oui, le bohĂ©mien Ă ses phases, et lui aussi, de temps en temps, il aime bien se vautrer dans la merde du luxe, du savon et du shampoing aux Ă©clats d'Argan.Â
Nous discutions joliment de nos annĂ©es d'absences qui s'Ă©taient rĂ©sumĂ© Ă de l'errance pour moi et Ă de l'ascension sociale et amoureuse de son cotĂ©. Nous Ă©changions donc les plus grandes banalitĂ©s pendant les premières minutes. Je regardais furtivement ma montre comme pour mieux cacher mon agacement soudain et me rendais compte que cela faisait seulement 15 minutes que nous Ă©tions assises!Â
15 putains de courtes minutes et pour moi, c'était l'infini intersidéral que je venais de vivre recluse dans un monastère en Espagne dans les périodes noires de Franco. Franchement, mon malheur indécent et la fin du monde résonnait au fond de mon âme de petite connasse impatiente: Je hurlais intérieurement et j'avais juste envie de me barrer, boire une tequila d'un coup et lui dire merde, à ma camarade de mauvaise fortune et de bonne vie sans vice.
Silence autour de mon désarroi et la meuf, cette grosse conne, ne cessait de jacasser sur des frivolités plus chiantes que la mort. Je prenais mon mal en patience et j'abdiquais comme une enfant sage. Je reprenais de la force et de l'engouement bien que j'avais déjà la gerbe et que, j'avais toujours autant envie de me pendre dans les toilettes si propre du café. Je devenais mi maso, mi polie et donc à moitié adulte. Ma crise interne était tout de même visible : de toute évidence, l'ennui me rongeait le corps : j'avais mis en miettes tous les bouts de papiers traînant sur la table comme la pire névrosée au monde. Rien de pire que de causer avec quelqu'un qui n'a rien d'autre à foutre que de déchiqueter tout ce qu'il y'a sur la table. Seule explication : le mec s'emmerde à un point, t'imagine même pas.
Ma camarade bien apprêté comme une petite nonne, très propre sur elle, avec aucun accessoire de mode dégueulasse - là , je parle ne serait-ce que d'un collier un peu trop voyant, d'une paire de lunette trop Ray banisé, d'une bague fuchsia - rien, rien, --- une apparence aussi transparente que sa culotte en soie que je devinais dans ma tête de psychopathe/ Elle m'exhibait l’image de la perfection, et en contraste, je lui offrais l'image du mauvais goût vestimentaire; Je ressemblais à ces drogués d’un soir qui ne s'habille que pour se couvrir. Aucun style, aucun panache, parsec oui, gros con, c'est le normcore des pauvres et des dandys et n'oublis jamais que les habits de ne sont des déguisements que pour les saliveurs de Vogue and Chanel.
Je concluais donc après 1 heure de conversations inutile, que je n’arriverais jamais Ă m’accrocher Ă une discussion oĂą il n'y aurait pas le mot bite, cul, la mort subite et autre ristournes du langage de Molière en slip. La pudeur et le langage courtois sont mes ennemis assumĂ©s. Ce n'est pas une nouveautĂ©. Je me faisais royalement chier, ça, c'est clair; Mais alors que faire ? Que dire? Comment mourir sans que personne ne me vois? Je n'Ă©tais pas mĂŞme arrivĂ©e Ă la première Ă©tape que je rĂŞvais dejĂ de commander une bière au comptoir, d’appeler un bohĂ©mien et de rire aux Ă©clats Ă l’écoute de ses exploits de pacotille. Un classique.Â
Alors, je me résignais, comme une merde. Impossible, le combat devait durer. Je devais affronter le pire des défauts. Je reprenais une autre verveine. Et j’entamais une discussion encore plus chiante. Je pensais défaillir, j’avais ou la nausée ou l’envie de mourir  en direct, mais je me retenais, le « je » que je devais atteindre en valait la chandelle, je decidais donc de me consumer ici.
Deux heures s'Ă©coulèrent fnalement sans que je me suicide discrètement mais j’avais l’impression que le sentiment de l'eternitĂ©- cette grande garce - m’avait frappĂ© dans le dos. Ou dans  le cul.Â
Pour se dégourdir les jambes, la bourgeoise en trans me proposa une ballade de grands ducs pour respirer la bonne odeur de la Seine et de tous les cadavres  qu'elle a avalé depuis la révolution de 1789 ( eh oui, j'ai encore des reste de culture d'intello).
Ainsi, très lentement, la pute cotoya le bandit.
Nous marchions avec innocence et tranquillitĂ© et mon naturel revenait au galop, je commençais  dĂ©blitĂ©rer comme une cinglĂ©e sur l’inconstance de l’art. Ah oui ? Je me la donnais, ne t'en dĂ©plaise, fils de pute, va. Je pronais le futurosme comme et devant les classiques anciens, je decrĂ©tais que Duchamps et XHrjolĂ© tat de sgĂ©nies et que Michelangelo pouvais recouvrir ces corps gras et dĂ©nudĂ©s. Il n’avait encore rien compris.Â
Devant tant de zèle, ma petite nonne sourit et je comprenais lĂ que sa malice n’était pas inexistante, elle ne demandait qu’a se rĂ©vĂ©ler,devant la face d'un monde dĂ©suet.Â
La pute, la nonne et Marcel Duchamps.Â
Ainsi, je lui expliquais que devant l’ironie du monde, la meilleur façon de survivre c’était d’être non pas de rĂ©volter et de finir comme Albert Camus dĂ©sabusĂ© et malade Ă en crever, mais bien d’en rire. Que le rire Ă©tait l’endroit  mĂŞme oĂą devait suffoquer l’âme dans un fou-rire de dingue. Oui, le seul ennemi de la mort, c'est le rire. Ah?  ahah,  hilare , je te ressusciterai du fond de ton cul de jatte, enculĂ© va. Â
La nonne tout d’aord perplexe, m’expliqua avec un odux acharnement qu’il n’y avait pas là de profondeur et qu’un urinoir n'était rien d'autre qu'un urinoir et qu’elle prenait Duchamlps pour rien de moins que ce qu’il était : un imposteur de haut niveau.
Je souriais aussi, Ă dĂ©faut de pleurer devant sa naivitĂ© et je reprenais mes arguments de plus belle, j’expliquais alors que la prococation utltime d’exposer un urinoir consistait tout bonnement Ă nous rĂ©vĂ©ler le message suivant : que le beau est prĂ©sent partout, que l’on peut considĂ©rer le monde comme un oeuvre d’art gĂ©ant et totale et qu’il ne suffit pas de s’engouffrer dans un endroit immaculĂ© de blanc, dans une pièce avec un carrĂ© blanc pour jouir de l’esthĂ©tique. Hum, je viens de me saouler moi-mĂŞme.Â
Ainsi, elle ne dit plus rien la grue. C'Ă©tait le voyage au bout de mon slip, mais bon , elle c'Ă©tait rien de spĂ©cial. On va boire un verre comme on va chier un cake. Rien de spĂ©. Jamais rien de spĂ©. Et c'est ça, le problème spĂ©cialement.Â
Je lui propais de finir la conversation dans un cafĂ©.Â
Bien sĂ»r, on commanda une bonne bouteille de pinard. Du merlot pour se dĂ©lester.Â
L’ivresse montait et  mes yeux pĂ©tillaient enfin, et  les siens aussi, pas d'Ă©toiles, juste des masses inertes,  et nous continuons aussi bĂŞtement que ça Ă s'enivrer doucement. Boire pour boire, c'est encore une devise de grand con et une bravoure de grand brave. On aime les tautologies et c'est pas Socrate qui l'a dit.  En sortant, nous sommes allĂ©s carrĂ©ment dans un bar, un vrai , et de verre en verre,l'acohol aidant, je lui volais comme Ă mon habitude un baiser.Â
PathĂ©tique situatiuon, la nonne resta silencieuse, je portais un masque de sympathie, je ne savais plus oĂą me cacher.Â
Je comprenais doucement que mes tentatives de devenir nonne soit résolument tourné en un échec de grand duc, et regardant l’heure passé, on décidais alors de se quitter et de rentrer chacune dans nos terreaux respectifs.
Je rentrais chez moi, plus fatigué qu'un soldat sous Waterloo,  et je comprenais bien que d'une pute qui s’ignore, j’étais devenu la putification même des nonnes.
  J’avais envie de mourrir sur place et je fermais les yeux sur ma misère et le programmais dès le lendemain d’employer les matières fortes, oui, demain, sérieux, alors là ,  sérieux, mec,  j’irai m’inscrire dans une chorale catholique, et j'apprendrais la couture et la flute à bec.
Tu me crois pas?
Le texte Ă encore moins de sens que la discussion qu'on a eut.
Parfaite perte de temps qui pousse à la méditation : vivre c'est comme cette discussion : des mirages, du bruit, des sons, et tout ça,  pour quoi? pourquoi?
Pour rien??
Chut...
lesbianise-moi
  Allez un article introspectif n'a jamais fait de mal au lecteur.  Non,  ce ne sera pourtant pas l'éloge de la sodomie en boite ni la quintessence de mes aigreurs. Ce sera la psalmodie de ma lesbianité mis à mal par mes névroses de duchesse à la dérive.
Je me pose et repose milles fois les mêmes questions sur une lesbiannité non assumée. Peut-être c'est tout le contraire, je vacille et je ne sais pas me cerner un peu comme ces mecs dont on ne sait jamais s'ils souffrent d'un complexe de supériorité ou d'infériorité.
Genre le tandem infernal, c'est le double visage de Pierrot qui se marre, Pierrot qui chiale.  L'un détruit et construit l'autre sans vouloir jouer de paradoxe plus vieux que le monde.
Il ne suffit pas d'aimer les femmes et d'en ĂŞtre une,  pour ĂŞtre une lesbienne. C'est tout un travail et un abandon en soi. Hum, dĂ©veloppe veux-tu?Â
Ces attitudes chopées des pornos hétéros ont des incidences sur les branleuses de haut niveau. Baiser sa copine avec un gode, c'est encore et toujours se prendre pour un mec, son mec. C'est ce qu'on arrête pas de me répéter à tue-tête. Et, merde. Tu la baise avec une bite en plastique et t'es mieux gaulée que Rocco Siffredi mais n'oublie pas, petite salope, tu n'es pas un mec et encore moins un pédé.
Tu es femme et tu dois faire l'amour en tant que femme. Tout est là et souvent, on se mélange les godes avec emphase et maladresse.
Alors, j'ouvre encore la question : Faudrait-il que je baise ma meuf à coup de cunilingus et de caresse clito-clito pour qu'enfin je sois considérer enfin comme une vraie lesbienne?
Le doute de la lesbos en quĂŞte de vĂ©ritĂ© n'a pas fini d'exploser dans la face des nĂ©nettes en transe.Â
Stop, on répondra la prochaine fois.
Pour l'instant, je m'en bat les couilles...
La pute, la nonne et Marcel Duchamps
  Chapitre 1 / La rencontre avec la Pute
   Avant-hier,  je me suis réveillé avec la lourde impression que ma vie sentimentale absolument foireuse devait prendre fin rapidement avant d'en crever pendant mon sommeil. Je me décidais dès l'aube, d’arrêter de jeter par terre mon cœur d’amourachée chronique à toutes les filles en jupes courtes, de cesser de fumer comme Gainsbourg et d’arrêter d’être une championne dans l'art de la procrastination.
  Mes rĂ©solutions formulĂ©es, j'Ă©tais ivre encore de la veille mais je me sentais fraiche comme un gardon, prĂŞte Ă bouger toutes les montagnes.Â
   Après avoir avalé un café noir dans le troquet du coin et répétais intérieurement mes nouvelles résolutions, je commençais ma journée avec la motivation des baronnes du XVIIIe siècle.
  J'avais donc programmé très fièrement le planning de ma journée ( et de la semaine) : aller courir un peu, boire du jus de soja, lire un gros et bon Dostoievski, manger 5 fruits et légumes et finir mon épuisante journée avec un film de Truffaut et une tisane à la camomille.
Ah...et qu'est ce qui se passa ?
Bien évidement, je n'ai pas réaliser un quart de ce que j'avais programmé. Pire encore, ma journée se déroula pour mon plus grand désespoir comme un film de David Lynch.
J'ai rejoins ma petite pute de copain, gros PD méchant et cynique, avec qui, c'est incroyable comme je me marre er j'ai fini par boire encore comme un trou,  j'ai  dansé la java dans un bar de merde, je me suis viré de bar, dépensé plus que ce que j'avais gagné pendant un mois en l'espace de 4 heures seulement. J'ai bien mélangé au moins 5 alcools différents et je me suis viré de 4 boites en tout et même d'un taxi.La totale.
Et, encore, ça, c'est juste ce que je me rappelais de la soirĂ©e. Evidement, j'avais au moins 3 ou 4 black out de grosse pute.Â
Bref, Ă©ternel retour de la vie foireuse.Â
On ne se débarrasse pas comme ça de ses vices; je venais d'en prendre conscience.
  Le lendemain, je retrouvais la mémoire et je constatais l'étendue du fiasco. Je toussais déjà comme un vieux bougre (j'avais encore plus fumer que d'habitude, et, et, c'est pas comme si je fumais 3 clopes pas jour).
  Je venais de me rĂ©veiller avec la pire des connasses qui avait certainement montrĂ© ses fesses Ă mon âme imbibĂ©e de vodka....En un mot, et très clairement, mes rĂ©solutions s'Ă©taient volatisĂ©es aussi rapidement qu’elles avaient Ă©tĂ© formulĂ©es.Â
Je m’indignais de mon propre échec; Cette tentative ratée me cloua le bec encore une fois et je décidais donc de me tenir à une seule résolution, la celle que je pouvais tenir : la résolution de ne plus avoir de résolution.
( Ah! soupir de la baronne en rutte).
Ce n'est pas un abandon, c'est le récit d'une victoire de grosse salope qui ne veut pas voir la réalité.
   Mais le sur-lendemain, par je ne sais quel miracle crée par des Dieux étrangement bienveillants, je me réveillais l’âme en peine, les jambes engourdis, des crampes au cerveau mais avec la farouche envie de tout changer. ( encore!). J'ai l'âme d'un général de la Gestapo, je n'abandonne pas aussi rapidement mes objectifs de conquête.
En effet, mes résolutions étaient revenus de plus belle et prenaient vie dans mon corps tandis que ma volonté s'était gonflé à bloc.
Je m’attelais à la tache, me suis réveillé, avalé un thé gingembre de quinoa-truc-de-pédale-bio-végatlisant au lieu de mes habituelles expresso bien serrés qui n’ont d’autre effet que de foutre mon petit cœur fragile dans un état de tachycardie sévère.
   Tous les matins, je me tape un remake de cofee and cigarette - mais comment Diable survivre avec des goût aussi souillées ? Pourquoi, j’aimais autant la viande rouge et les frites grasses du Burger King?      Pourquoi je pouvais fondre pour  une grosse choucroute bien dégueulasse et rester pire qu'une anorexique farouche devant un steak de soja cru? Pourquoi Bon sang, ne m'avait-on pas donné une mentalité de vegétarienne assumée?  Ah!! soupirais-je , n'y pensons pas,  je tentais de passer outre mes gouts de salope urbaine punk food et vodka en guise de lait.
   Je me levais donc, plus tĂ©mĂ©raire qu’un soldat anglais, et je commençais Ă faire le tri autour de moi, de ma vie de chiotte, de mes rĂ©ussites ratĂ©es et du triomphe de mes échecs.Â
(Je me suis quand même branlé en me réveillant devant un gros porno bien trash - faut pas déconner quand même).
Ainsi,  la première étape pour me convertir à une vie sacro-sainte-nitouche consistait à changer de fréquentation. Je décidais de quitter les bohémiens, ou du moins, de me passer d’eux le temps de retrouver une vide digne de ce nom. Eh, oui, j'arrêterai pour un moment de me taper des cours avec mes copains de fortune.
Fini les conneries, demain, j'arrĂŞte la coke et les joints.Â
Suite au chapitre 2. Â

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LE BEAU VISAGE
Elle s'est plainte toute la nuit sur ses choix de vies
Toute la nuit, elle l'a passé à se complaindre sur ses décisions de merde
À me rabattre  encore  et encore des ses multiples remords et regrets
Rien ne s'arrête quand on les yeux vifs et explosé de larmes
Le tout l'a ronge encore,
mais la pauvre n'a toujours pas compris que ce n'est plus sa vie qui ne ressemble plus Ă rien mais son visage
Nabilla la tueuse d'homme
   - Girls just wanna have founds -
Ou comment la presse People se fait de l'argent sur la connerie des bimbos au sang chaud - on le sait tous, c'est beau la surenchère ---
Réplique d'un média insolent -
Pour surprendre mon lectorat généralement très pince-sans-dire, ce public très intello de la vieille école du micro d'argent, je vais ici, le subjuguer par cette nouvelle info stridente : La grande et sulfureuse Nabilla aurait des tendances de Jack l'éventreur dans ses veines.
 Oh, oui, elle a poignardé son mec et tout de suite, on l'a taxe de serial killer? oui, c'est le procédé habituel de la presse à scandale. De serial lover à serial killer, il n'y a qu'une gâchette et j'accuse ma plume d'imiter la presse people et de me presser à écrire des choses intéressantes.
  Oui, cette bimbo beurrĂ©e, n'Ă©tait pas bourrĂ©e en voulant flinguer son mec dans son petit hotel de bonneuil-sur-marne, et lĂ , en appelant police secours, elle sort le cuter, et hop, elle tranche d'un coup alarmant, la chemise de son bien-aimĂ©. Pas de tache de sang, mais c'est quand mĂŞme du lourd, la police rapplique non mais allo?  allo? Allo maman, bobo.Â
C'est la bimbo qui se casse la gueule, c'est les médias qui s'empile de billet vert. Ah, c'est fou comme la beauté des corps fait circuler les billets verts sous les tables du paf...
Eh oui, plus personne ne répond...
  VoilĂ , juste pour dire ça, et voir avec le mot clĂ© Nabila, le google analytics va exploser mon record.Â
Parce qu'au fond, ce qu'elle a fait la veille, on s'en fout, hein?
l insurmontable cul de Beyonce
   L'autre soir, alors que je rejoignais ma chérie qui m'attendais en porte-jartelle dans un hôtel 5 étoiles à Cannes, j'apprenais alors une découverte déconcertante. ( je vous donne le vrai décor, loin de mes fantasmes de duchesse : ma chérie était bien habillée en jogging addidas années 80, m'attendant, certes, dans un hôtel formule 1 à Fregus gare).
   Bref, la beautĂ© est un concept inventĂ© par les fous crĂ©dule, elle n'existe que dans nos yeux de crĂ©tins affranchis.Â
  Bref, bref, la nouvelle que j'apprenais alors me noua l'estomac
la rupture necessaire de la fripouille
   Summer is coming et les Buttes Chaumont sont plein à craquer quand le soleil montre sa culotte rayonnante. On crâme, on crane, on flane et on mate les beautés qui se déshabille doucement. Le temps des amours est là  ! ( hum les belles phrases clichés de mon cul).
   C'est le moment pour flirter avec un thon qui nous aurait fait marrer une minute dans une soirée, le bon moment pour croquer les orteils de son fiancé, ou chercher un plan cul mi- amour, mi-amitié sur tinter ou fuckbook pour les plus malléable de la bite. Le printemps c'est encore le bon moment pour traquer la bonne queue pour l'enculade du siècle. Oui, d'accord, mais ça c'est bon pour les célibataires, on est d'accord, et le autres ? Que font les gens en couples si ce n'est écouter les histoires rebondissantes de leurs potes qui n'arrêtent pas de niquer à un peu partout dans la ville. Ça donne envie, hein ? Cette liberté du cul ouvert à toutes les propositions n'est hélas, pas permis pour les romantiques invétérés qui voient en l'amour figé le panacé de leurs vies merdiques monotones.
(oui, oui, je sais, il y a des gens en couple qui se marrent...mais passons cette hérésie, c'est une minorité incalculablement chiante). Oui, au fond, qui se préoccupe des imbéciles heureux en couple? Tout le monde s'en fout et les box office n'explose que lorsque le héros fou in love crève de froid dans un océan qui l'aspire. Cruauté des grands lacs, c'est bien connu.
Enfin, la chaleur du printemps poussent les filles à montrer leurs culs et leurs jambes dorés et les mecs à exhiber leurs bicepts devant des petites chaudasses ultra niaises et superficielles.
C'est la biologie qui l'a voulu, nous on fait que suivre nos hormones en chaleur et c'est tout et c'est très bien comme ça.
Oui, le printemps, c'est le royaume de la branlette espagnole, les verres de rosés dans des terasses bondés où les lunettes de soleils cachent les yeux cernés qui matent les culs à l'air. Bref, on le sait tous, la saison parfaite des amours, de la reproduction anale et de la fornication aléatoire avec les touristes de passage. Mais, d'accord, on devient tous plus ou moins libertins aux temps chauds, mais comment font les couples crées depuis l'hiver ?
Puisque la couette devant la fenêtre givrée ou l'on entend la pluie cogner son amertume n'est plus de mise, ou aller se planquer pour aller baiser tranquillement ?
La lassitude du couple chiant, c'est l'été qui va lui faire sentir sa morosité de connerie plan-plan, stable la mort, appelé à s'unir devant un curé bourré dans une chappelle semi-détruite.
Donc, avant de passer un été super chiant à envoyer des textos pourris à des meufs qui ne vous répondront pas parcequ'elles savent que vous êtes maqués, prenez la bonne décision et envoyer chier votre amour.
Attendez, voulez-vous vraiment passer l'été avec cette connasse qui vous reproche tout et ce gros con devant sa xbox/bière/quequette ? (oui, on adore les clichés, et on emmerde les particularités de grand duc).Non, sérieusement, il faut prendre votre existence entre vos mains de branleurs et agiter la vie à coup de martini rosso. C'est l'été bordel et pour le peu que vous n'ayez qu'une petite semaine de vacance, autant en profiter en solo, célibataire drageur impénitent, sinon c'est la monotonie de l'hiver que vous trimballerez avec vous malgré vos tongs et vitre bermuda.
Soyez courageux, avant la venue de l'été, reprenez soin de vous et prenez le taureau par les couilles : invitez votre amoureux au restau et exposez lui les raisons de la défaite. Ne soyez pas trop chiant, ni trop mou et surtout ne dites pas la vérité ! Ne dites surtout pas que vous vous ennuyez ! Et, évitez, évidement de dire que vous souhaitez la rupture afin de satisfaire votre sexe en feu. La vérité n'est pas toujours bonne à dire et vous avez déjà fait les frais dans toute votre vie de mythomane endurci. Non, gardez l'esprit frais et racontez n'importe quel bobard qui ne vous fera pas passer pour un salaud ou une belle salope en rut. Soyez fin, pour plaquer quelqu'un ( et surtout si ce dernier est amouraché de votre sale personne) il faut un certain tact.
Le seul moyen, ce serait de plaquer son mec pour une raison bidon et le rappeler à la fin des vacances en disant que cette période vous a permis de vous rendre compte que c'était lui/elle la moitié chiante de votre vie de merde. Oui, vous êtes un bon menteur mais au moins vous aurez passé un été en or, à forniquer allègrement avec le célibat comme espion secret et tendre, aimer vaguement et célébrer la vie comme il se doit.
Une fois l'été passé à donner votre numéro à toutes les tombalas, à dragouiller tout ce qui avait un cul, là , oui, une fois que l'été est fini, revenez vers votre ex, les seins ballants/ la queue entre les jambes. Prenez l'air innocent du mec qui n'a pas fait un date pendant l'été et qui s'est tapé tous les pavés de Tolstoi l'indécent.
On a pas trop d'idée en ce moment,  et l'inspiration est une bitch qui n'a pas dit son dernier mot, bref, on a pas trouvé mieux pour vous éviter de passer un été de merde.

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le Guerlain qui pue
   Hier soir, dans un bar obscur, une gentille personne a dĂ©clarĂ© que j'Ă©tais ni plus ni moins qu'une grosse connasse, Ă ranger parmi les pervers narcissique. Le seul hic, c'est que la pĂ©tasse qui m'a taxĂ© de cette violente hĂ©rĂ©sie Ă tout d'une grosse perverse narcissique elle aussi. Eh oui. C'est celui qui le dit qui y est.Â
La paille chez l'autre n'est pas toujours la poutre chez soi. Qu'on se le dise. Enfin, dans cette lutte infinie pour savoir dans quelle catĂ©gorie de caractère, dans quelle pathologie de l'âme, on entre, on dira merde et basta Ă l'hyper catĂ©gorisation des ĂŞtres. Oui, c'est ça ĂŞtre caractĂ©rielle et bien dans sa peau.Â
As t-on besoin de rentrer dans une case pour se reconnaître soi-même? Est-ce que le "je pense donc je suis de Descartes " n'a pas plus de valeur que le "je pète donc je pue" du clochard de ma ruelle?
Rien ne va plus. Le cogito s'est noyé dans les fanges amères de l'ignorance environnante.  Et Descartes n'est rien d'autre qu'une grosse arnaque de mec mal dans ses baskets. Il a passé toute sa vie à renier tout ce qu'il savait pour ne finalement ne rien sortir d'autre que "cogito ergo sum"??Nul. Hyper trop nul. Parce que je ne me connais pas moi-même et que de toute façon "Je est un autre", alors je m'en fous de tout et je me sauce moi-même des attributs que j'aime le mieux.
Oui, on décide des qualités que l'on possède et des défauts que l'on a pas; C'est ça que ça veut dire être un connard arrogant?
Enfin, est-on réellement pervers narcissique à partir du moment où on s'assume soi-même et qu'on s'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie? Pourquoi blâmer les érotomanes qui se branlent sur eux-mêmes?
Ne devons-nous pas jouir ici de la contemplation excessivement agrĂ©able de la tendresse infinie que l'ĂŞtre humain se porte Ă lui-mĂŞme. L'auto-Ă©rotisme est un hymne Ă l'amour; C'est une putain de philantropie exotique. J'aime les hommes qui s'aiment et s'astiquent la bite car ce sont d'abord et surtout des hommes qui aiment l'humanitĂ©. Equivoque ou simple dĂ©bilitĂ© de mon esprit tordue et malheureux? Après tout, c'est magnifique le mec bourrĂ© d'un ego de malade mentale, qui se prendrait pour Hercule alors qu'il n'arriverait pas Ă soulever un pois de 50kg? C'est drĂ´le en fait, et c'est cela qu'il faut estimer Ă sa juste valeur.Â
Les mégalomaniaques, romantiques ou non ne sont pas tous des pervers. Vérité historique non validée par la populasse des gens modestes qui ont décrété par on ne sait quelle Moralité Universelle que la modestie c'était Bien et que la valorisation de soit, c'était mal. On s'imagine Nietzsche se tourner milles fois dans sa tombe. L'éternel incompréhension de cette putain de morale qui nous colle le cul. Depuis quand? Non mais depuis quand, c'est beau d'être faussement humble? A ce stade de connerie surhumaine, on a qu'à demander à Napoléon de se la jouer discret et d'être honteux sur ces victoires. Ouai, ouai, fallait pas être fucking super cavalier À Iéna ni Austerlitz peut-être?
Ce qu'ils veulent, les gens sympas, pas arrogants et pisseux dans l'âme, c'est que tout le monde se taisent; Il rêvent de la discrétion comme un elixir d'amour suprême et d'emmerde royale. S'assumer, se valoriser, se mater le cul toute la sainte journée, ne veut pas systématiquement dire chercher à rabaisser l'autre connard. Enfin, ça dépend, s'élever trop haut devant un mec qui rase le parquet, ça peut donner l'impression d'écraser une fourmi à terre. Elle l'aura voulu après tout. Pourquoi racler le fond de la cuvette quand on peut s'élancer dans le ciel tel un hibou dégueulasse projeté hors de son nid? Je me demande encore….
Les pieds dans l'eau, les yeux dans l'abîme, il se téma dans le miroir et ne se sent plus pisser le fou de sa queue, se prend pour le roi des ephèbes et son fantasme ultime, ce serait de pouvoir s'auto-sucer la bite. Hérésie? Terrible vulgarité d'un Narcisse jeté malgré lui sur les rails des métros parisiens? Suicide? Non? Anomalie de la survie.
Non, c'est le délire contemporain, c'est le nec plus ultra du mec plus contemporain tu meurres. Qu'est ce que ça voudrait dire d'être un individualiste dans une société bâtie sur le je sans ces excentricités narcissiques? Rien, un monde pauvre, aussi pauvre que celui d'Harry Potter. Et, on se ferait chier royal. Remplie de choses mystiques et inconvenantes, comme des elfe putrides et des jeunes sorcières plein la caverne. Mais, au fond, tout ça n'est que mensonge et illusion de l'esprit d'un voyou. Des mirages, je vous dis.
Bref, puisque le texte est ici aussi destructuré que la sublime tour Ginger et Fred de Prague, je vais finir sur les mots très alambiqués de ma camarade, la narcissique refoulée.
Au fond peut-être, je suis comme le Guerlain, je sens bon mais je me vante bien trop pour  ne pas être crédible; Je suis délicate et sincèrement fourbe. Je flambe, je brille de milles feux et je joue de l'effet de miroir pour impressionner mes semblables/Je les dupes.
Je sais me vendre comme une cinglée et je me pare de mes plus beaux habits pour pouvoir m'exhiber et me dandiner dans les étagères de luxe. Bah oui, j'ai le flair et un nez digne de Pinocchio. Ma pote, c'est Dior et ma pute, c'est Chanel. Et, ensemble, on a joué à "qui pétera plus haut que son cul". Alors Hermès est apparu et il chanté des chants religieux pour que l'on vomissent nos nature de grandes dames mures. Tout le monde a perdu en croyant avoir gagné.
En fait, mon nom est brodé avec de l'or et je crois être précieuse. C'est mon étiquette qui le dit et c'est le code barre qui te le fait comprendre. Parce que je le crois, tout le monde le croit et tout le monde est assez con pour m'acheter milles fois la valeur que je vaut réellement.
Tant pis, ils sont tombĂ©s dans le panneau et c'est mon incroyable haute fucking estime de moi-mĂŞme qui les piĂ©tine avec allĂ©geance et pudibonderie.Â
Alors qu'une marque de parfum de bas étage, pourrait diffuser le même parfum que moi, mais sa modestie de paysan le condamnerait à porter des  habits de plouc et être constamment relayé dans les magasins cheap et délétère. Il serait vendu des pacotilles de kopecks uniquement parce qu'il n'aurait pas su se vendre. Le con.
Et dans cette minable comparaison des gouts de chiottes de mon amie la rose des sables, j'en viens Ă dire avec le gout des confessions intimes et foireuses que oui,je suis un narcissique finit Ă l'urine.
 Je suis Guerlain. Je vis Guerlain, je mange Guerlain, je pisse Guerlain.
Mais, au fond, du fond de ma bouteille vidée, je suis un Guerlain des rues, c'est-à -dire, une imposture.
Une belle et très parfumée imposture de grand duc.
La tantouZe du rap francais
  Wech ma gueule- je crie plus fort que j'éjacule sur ta sale gueule<; Bouge de là , fils de pute, c'est moi qui domine ta lutte.
  Hastag, c'est pas Alpha, c'est pas Blondy, c'est Afa Bondy, je bondis sur ta face à coup de hache. Ta gueule.
Je boxe avec des bas-mots, c'est finit l'Ă©poque d'Arsenic et nique sa race la rĂ©volution - Je suis un baron de la langue et du pe-ra cĂ©fran.Â
   J'enfonce la grammaire dans les chiottes du langage Codé, Codex Verlan, je met tout à l'envers - moi-même je comprend pas ce que je rat-conte?
  Je suis pas dupe sur le niveau du Rap français, il suit la logique du rap ricain Bling Bling, Baricade de Bijoux, que des colliers de pĂ©dale en 24 Carat, Carabine mon corps et je t'assassine;  barbouille toi la gueule Ă coup de Zi-va, yeah, b-b va t'acheter des Pampers quant tu chiera sur toi en voyant mes dents en or claquer pour de l'oseille.Â
puai bébé, dans ma cabriolet, je vais t'apprendre à te trémousser
Ouai, ouai, ouf,  les meufs toutes des te-pus, juste bonne-Ă -baiser.Â
ouai, tu m'écoutes petite salope, je t'insulte toi, ta mère, ta soeur et ton pote le gros pédé.
Sans que tu le sache, je t'ai déjà souillée. Téma ta culotte, elle est toute trempée.
Mes valeurs, mes idiomes, tu les gobes en masse quand tu danses sur mon beat et que ma grosse teub te fait bander.
T'as vu comme ça brille dans ma bouche quand je l'ouvre pour dĂ©gueuler?Â
Toc Toc, Toc, c'est du toc,  tout est archi- faux, faut pas me prendre pour un mafieusot, toc brillant et toc dans tes dents, ça scintille plus loin que les Ă©toiles de l'univers. Nique sa mère. C'est gratuit.Â
T'entends pas mes grelots? Comme je sonne, Ding Ding Dông je suis pas maso.
Je suis une vachette qui broute des teucha et je me prends pour un mi ours, mi taureau.Â
Wesh gros lard- tu comprends pas la saveur des mes vannes saucées au harissa?
c'est la hesss,  je mange du peul au déjeuné, tu savais pas?
Je crache sur ta gueule et je me prend pour un grand Duc, Ă la grosse Dick, Â Dingue, dingue, je baise des pimbĂŞches refaite au Karcher, juste je les remaquille avec mon jus de daron.
Je te repeins un visage tout en blanc, moi le gros black du 9.3. 21. 68…69 69 69.Â
Je sais pas calculé, je sais juste compter le nombre de billets verts, de dollars, de dinars et de roubles,  $$$$$ que je fais sauter à la Banka, à chaque fois, qu'un petit pédé télécharge mes refrains.
whesh, ma gueule, je baise le six-thème pendant que tu pleure au HLM
 Ouai, gros, j'ai rien à dire,
écoute mes rythmiques
c'est juste diabolique :
"Paire de deux, couilles sur la ble-ta #All-Annotatein J'leur apprend l'français mes putes d'ici savent dire "Oh oui" Super star comme MC Solaar #Caroline Kri-Krilin swag contre Vilain swag #Shaolin"
 Et lui, l' imbécile heureux, nourrit à la purée radiophonique, bercé par des paroles de merde, a tatoué sur sa petite bite d'encuvé, des mots de vauriens,  viens me dire, avec toute ta smala que Booba, Klochard d'assaut, Bek de Lièvre et sa bande de dyslexique chronique vont inventer le nouveau livre français. Oui, dis le, et je te vois dé, dé, déjà beg,,,beg…bégayer….
la lutte des salauds
 La vie est faite de milles aventures et la surprise fait partie du goût exquis des plus grands connards de la Terre. Les grands connards et les imbéciles les plus exigeants envers eux-mêmes  sont ceux-là même qui rendent la vie infernale et sincère. Les véritables artistes , ce sont eux assis sur les genoux des Michel Angelo a repeindre la face d'un monde qui se détruit de jours en jours.
Tous ces loubards qui inventent des arrières mondes, qui s'insurgent de la banalité des vies quotidiennes et qui s'élèvent pour modifier le cours des choses, ce sont eux qui trinquent pendant que toi tu dégluties avec hargne. Ils donnent sans le savoir une touche de beauté et d'insolence à l'existence qui ravivent les papilles des plus grands anorexiques de la vie. Ils évitent de se faire chier sévère dans une vie toute faite, normalisée et protocolaire à en crever de désespoir et d'ennui.
  Oh putain, t'en a pas marre de voir tout ces chĂ´meurs abonnĂ©s Ă la rĂ©signation, l'oeil bas , la salive au coin de la bouche, le dos courbĂ© et passĂ© sa journĂ©e Ă renifler des annonces de merde de merde. C'est la faute Ă l'autre. Pas la mienne. Moi j'essaye et je n'y arrive pas. Mais, oui, on le sait et les petits ĂŞtres aiment Ă chanter en choeur "l'enfer, c'est les autres" et Sartre avait aussi une dose de misanthropie gĂ©nĂ©ralisĂ©e quelques soirs avant de se branler sur son pote Kant.Â
Ouai, ouai, on sait tout ça. Mais, connais-tu le jeux étrange des étrangers de l'étrange mécanique des salauds? Je te raconterais un jour, l'histoire d'un nain qui avait bâti un empire sur l'édifice de sa petitesse. Et, à force de lutte et de coup de poing, il était devenu un géant. Facile?
Pas besoin de moraliser le sens d'une histoire pour en rĂ©cupĂ©rer la maxime qui s'y cache.Â
   Ah, mon dieu, comme il se sent bien, le pĂ©nitent qui aime Ă se surprendre lui-mĂŞme. Ceux qui osent, qui frappent aux portes, qui ouvrent et dĂ©foncent les portes fermĂ©s, qui retapent a la porte après que celle-ci se soit refermĂ© sur eux. Bref, longue vie a ceux qui luttent dans la boue; C'est du Nieztsche en poudre, c'est de la dĂ©magogie a s'en Ă©clater la cervelle mais au moins, ça vaut son pesant d'or : vouloir vivre n'a jamais Ă©tĂ© aussi bien compris que par ceux qui toussotent. Nous y sommes et nous avons dĂ©jĂ un brin d'une fiole, d'un milimètre, de centimètre d'une ligne courte d'une philosophie de bas Ă©tage. Et? Nous sommes heureux et fiers comme des dandys rue Courcelles de se trimballer les poches vides et la tĂŞte pleine d'âneries sentimentales.Â
Oui, oui, C'est Bertolt Brecht qui le dit :“Si tu ne participes pas à la lutte tu participes à la défaite.”
Pourquoi? Merde. je te dirais tout ça plus tard, quand on boira des verres de cognac après avoir mangé du caviar en boite. On aime tant le luxe parce qu'on ne le  le mérite pas. Et, comme ça, on se prend pour des Dieux et notre Olympe à nous, c'est le troquet du coin.
le ballon dans la gueule de simone
   Vendredi dernier, une copine déclassée, crasseuse grosse butch, m'a proposé de l'accompagner voir un match de foot de l'équipe féminine du PSG. C'est assez classique chez les nénéttes de téci, banlieue rouge et verte me disait ma pote, de jouer à la play ou la x box box et de de mater des matchs  en s'enquillant des bières bien fraiches.  Encore un peu, on se gratterait les couilles, hum? J'ai voulu jouer mon rôle prédeterminé et comprendre d'où venait et de quelle sorte d'extase émanait du monde des fanas du foot.
Et, puis lunatique comme je suis, et super intolérante à la nouveauté, je tranais les pieds en répétant inlassablement que ça me saoulait d'y aller. Un pas, puis deux, puis trois effectué dans la torture de la culpabilité de merde, je me trouvais le cul posé dans un stadium. On l'a bien compris, j'aime pas vraiment le foot ou regarder les combats sportif en général, mais j'étais finalement foutrement curieuse de voir non pas le match en soi mais bien l'équipe de fouteuse . Oui, ça peut être marrant de voir toutes ces bonasses en habits de garçons se comparer avec Zizou en exhibant des cheveux longs de tantouze. Bref, une minute après mon arrivée, j'étais debout hirsute dans les tribunes, faisant flotter au dessus de ma tête effarouchée une écharpe tricolore.
Le comble pour une première fois? J'étais parmi les plus fiers supporters de la horde des « Galactic Paname », et j'entonnais déjà les chants de gloire de nos héroines en T-shirts bleus.
Bien sûr, je ne vas pas ici, compter les nombres de corners, de petits-ponts et les dribbles fugaces des joueuses les plus agiles. Je n'ai rien vu de tout ça. Et, en plus, sérieusement, je m'en bat les couilles.  Non, je vous épargne mon mon talent de commentatrice fébrile d'un match nerveux et léger. Laissons cela aux as du ballon rond. Moi, je, "moi, je", préfère les jeux de jambes avec les théories féministes.
Féministes ? Encore! Oui, oui c'est précisément de cela dont il est question dans les sports féminin sans que le public n'en sache rien. Yep, entre deux cages, se cache une Olympe de Gouges de conviction. Si, si, et je m'explique.
   N'oubliez pas, en effet, que pratiquer un sport était une hérésie pour les femmes autant que porter un pantalon. Ne l'oublions jamais et c'est en soi une victoire que de porter le maillot réservé autrefois exclusivement aux hommes. Ah ! La douce victoire de la femme sur la femme. En 1912, il n'y avait que 2% de femmes dans les athlètes des jeux olympiques et en 1992, elles étaient plus de 30%. Genre, oui, je sors des chiffres de grosse connasse bigleuse sur son putain de wikipédia à chercher des données de merde. N'en déplaise aux plus vauriens d'entres vous, j'aime encore frelater mon cerveau avec de la sociologie à deux balles…Deux ballons plus tard, vous comprendrez tout.
J'emmerde encore les durkheimiens quant ils jouent aux fléchettes avec des stats. J"aime les recensements des rues, celles que l'on observe avec nos yeux de hiboux dans une salle super éclairée la mort subite de néons hyper trop flash tu crève tes yeux dans un bain de lumière dégueulasse édénique de Bon Dieu l'Immaculé conception.
Retour au chiffre d'intello raté  et analyse en pagaille :  Nette évolution de la participation féminine dans un monde viril de quequettes en guerres les unes contres les autres. Gloire au vagina des steppes qui a voulu affronter l'impérial bite des JO d'hiver et du printemps des femmes. Mais ce n'est pas assez, les féministes à casquette veulent du fifty-fifty. Il a fallu attendre les années 1900 pour voir les darons du tennis et du golf ouvrirent enfin l'accès à celles qui ne portaient pas la barbe. Il fallait smatcher et courir loin pour marquer des points dans la course vers la parité. Et, c'est ce qu'il faut voir derrière chaque but marqué.
  Mais, le plus visible pour moi de tous les succès, fut de constater l'incroyable majorité des suppporter des « feminines » ( c'est comme ça qu'on appelle l'équipe fille) qui était des vrais bon mecs bien machos sous la casquette. Le type de mec un peu bourin, un peu coquin, un peu crétin,  le type brut de décofrage toujours prêt à sortir une vanne sur la petite blonde qui lui a taillé une pipe hier ou sur la femme qui passe devant la ruelle en face. Hé hé, ce n'est pas anodin bien entendu et le foot reste encore un sport de garçon. Ah bon? Je ne le savais pas, mais j'ai pas vu assez de mecs vêtus en tutu faire des pirouettes en l'air comme une princesse russe démodée la mort.
Pourtant! Comble du renversement de situation made in travelo-  contempler la masse des supporter hommes qui viennent par centaines pour scander la gloire des filles. C'est déjà la fête, non ? Le gros hic pas chic? Les lyrics de ces chants...euf, comment dire ? Craignos sur les bords ? Totalement féminisant? Bon, je vais pas être radicale ou pointilleuse, disons que cela va du plus coquin au plus élégiaque, mais c'est rythmé et ça transpire d'admiration pour les nénéttes en short.
Et dommage, mon cerveau d'amnésique chronique n'a rien pu retenir des flots de poésies qui s'élancent dans les stades. Hé, hé, cela dit, je me souviens du joli cul de la joueuse qui a raté son penalty.
Petit point sur le sujet : Les supporters ne regardent pas tant le match que le capo ( celui qui est sensé guider la foule des supporters dans leurs fureurs). Cela peut paraître étonnant de prime abord, car je n'ai pas regardé une minute le match, beaucoup trop concentré à mémoriser les hymnes et à agiter mes mains de fripouille. Mon seul objectif ? Chanter en choeur avec mes compatriotes et hurler suffisament fort pour que l'équipe entendent battrent nos cœurs de soldats.
    En fait, ce qu'on veut dire ici, c'est qu'il y a bien, un espoir de l'amélioration de la condition féminine dans et à travers le sport et qu'il faut le comprendre comme une clameur à l'égalité homme-femme.  Putain, ce que je peux être ringarde quand je m'y met? Hé, hé, je suis sobre comme un phoque et de là mes prétentions à l'analyse poussée et salace n'existe plus. je suis gentille au pays de la socio sportive de bas étage. Encore un peu, je serais le Rolland Barthes de la chaussures à pointe.
Ce n'est pas en montrant qu'elle sait faire un bon petit bœuf bourguignon que la femme montrera ses atouts. C'est pas moi qui le dit c'est Causette magazine qui soutient l'idée que….stop. C'est déjà trop reloud la moralisation excessive des femmes envers les femmes.
Et, si au fond, on s'en foutait royal?  Qu'est ce qu'on s'ne branle sĂ©rieusement de la nĂ©cessitĂ© que la nana se montre  aussi forte que l'homme dans son propre terrain de jeu. Ne serait-ce qu'hypothèse de fĂ©ministe hors-jeu? Avant qu'elle gagne la majoritĂ© des sièges politiques, madame doit-elle aussi montrer qu'elle sait dribbler avec sa tĂŞte, montrer qu'elle aussi, peut envoyer plus haut le ballon dans le ciel de ses vertus ? Et, la question est encore ouverte et le match ne vient que de commencer…Â
Ah, oups…t'as vu l'arbitre?Â
c'est un homo.
La liaison philosophique- Partie 1
Le soleil passe ses doigts légers par la mansarde. La jeune Amélie traine dans mon lit voisin, par terre. Je lui vois des commissures adorables et claires. La patience de son souffle face au matin déjà chaud est agréable. Je passe la main dans mes cheveux qui empestent la cigarette slovène, et masse le sommet de mon crâne avec délectation, quelques secondes, puis la peau de mon ventre dégagée des draps peu à peu, doucement offerte à la lumière. La première débout dans la fosse de nos déchets d’ivresse : une trentaine de cannettes de Pivo, des cendriers éclatés, une fin de joint un peu humide, des boîtes de sardines et miettes de pain, Pierre endormi en jean sur le canapé.
Romain sort en slip de la chambre voisine, les yeux endormis, remet ses lunettes, les poils hérissés, corps ferme et épaules recroquevillées par le sommeil. Mugissement matinal « oh merci pour le café. » Cigarette roulée, fenêtre ouverte, vent léger sur le haut des cuisses nues. Rires, clope moi aussi, « hier soir on a exagéré pour un mardi », « cool il reste du pain et de l’huile d’olive, t’en veux ? », « on a plus de doliprane ». Douche, pharmacie, café au soleil de 10h du matin, « les autres nous rejoignent ? », « ils arrivent », « sauf Marianne, elle a trop vomi », « je vais lui prendre son petit coca », « je dois partir à la bibliothèque », « ok, dis bonjour à Zizek ».
La musique électronique de la veille résonne dans ma tête. Je mets mes écouteurs. Elle est violente et enivrante, répétitive et sexuelle. Elle contraste avec le paysage rurbain de Ljubljana, bucolique, vielle Europe, Disneyland, fermiers et accordéon, Balkans, Autriche à côté, terroir, miel, liqueur de fleurs des montagnes, le pont aux dragons, une fée peut-être, un lutin ?
Je monte la petite rue pavée et tiède en direction de la grande bibliothèque. Harry Potter y a fait ses armes. Je suis un peu sorcière, moi aussi, quand je pénètre la bibliothèque à coups de sandales estivales et de shorts indécents. La porte immense et terrifiante que j’ai apprivoisée au fil des mois m’enserre dans sa pénombre. Les longs escaliers épuisent mes poumons en forme de cheminée, aux parois de fêtes quotidiennes et amicales. La salle est immense, somptueuse, 10 mètres de lumières sous les plafonds de bois, 10 fois prié pour que le sort de la carte de bibliothèque électronique me place par hasard à ses côtés.
Il ne s’appelait pas Zizek, bien sûr ; mais il est philosophe. De lourds ouvrages de philosophie grecque entourent son visage courbé et lubrique. J’avance, tonitruante, transpirant encore de subtiles effluves d’absinthe, vers la table de chêne vernis. « Bonjour », me dit-il en souriant.
Etonnée qu’il parle français, je lui tends un regard interrogateur, un sourire ironique.
« Viens, petite parisienne. Je t’emmène au soleil. », dit-il en empilant consciencieusement ses bouquins, avec un mouvement d’épaule presque nonchalant pourtant. Je suis surprise mais qu’importe ! Ode à la vie, pourquoi pas ?
-         « Pourquoi veux-tu me connaître, jeune fille ? voilà des semaines que tu me cherches.
-         Mais tu me cherches aussi, du regard, étrange philosophe.
-         Je cherche des yeux la beauté des femmes, elle est une source épanouissante au royaume de l’intellect, dans cette assommante bibliothèque.
-         Mais pourquoi ne m’avoir jamais parlé auparavant ?
-         Ce que cache mon langage, mon corps le dit. Mon corps est un enfant entêté, mon langage est un adulte très civilisé…
-         Sur quoi travailles-tu ? pourquoi parles-tu si bien français ? qui es-tu ?
-         J’ai fait un an d’échange en philosophie à normale sup. Ecole très décevante, j’ai préféré Berlin. La thèse me ronge ici, mais je l’aime, elle me rend fou. Mais elle m’excite presque. Je me nourris de cette excitation. Pourtant le plaisir prive l'homme de ses facultés presque autant que la souffrance.
-         Alors tu ne fais jamais l’amour ?
-         Si bien sûr. Je ne peux pas faire autrement, c’est l’anti-folie, l’aspiration vers le réel, le rempart contre la recherche éperdue et constante de la Vérité. Tu vois la fille noire au chapeau qui vient me parler souvent ? Je la prends régulièrement. Et la brune minuscule assise près de moi hier. Légère et pernicieuse ; du miel. Mais je sais que toi aussi, tu fantasques. Je t’ai vu parader au bras des bars de Ljubljana, avec de charmants hôtes. Je ne te dirais pas tout cela, sinon. Nous sommes des frères dans notre utilisation de marchepieds, le long du chemin de notre quête du Vrai. Car je crois que toi aussi tu la cherches, autant que ton prochain quart d’heure de romance éthérée».
Il ouvre la portière de la vielle Volkswagen d’un coup sec et élégant, et me fait signe de m’y assoir.
-         « Je suis étonnée, je ne sais pas quoi faire.
-         Il est tout à fait d'un philosophe ce sentiment : s'étonner.
-         Tu m’emmènes où ?
-         Je t’emmène au soleil, t’ai-je dis. Viens, que risques-tu ? Il est trop facile de me retrouver. Et puis, les hommes ne veulent pas ce qu’ils font, mais ce en vue de quoi ils font ce qu’ils font. Monte avec moi, tu auras ce que tu voudras.
-         Sais-tu ce que je veux ?
-         Et toi, le sais-tu ?
-         Le bonheur peut-être ?
-         Et moi la Vérité. Monte.
Il sourit d’un sourire immense et confiant. Après tout, je suis jeune. La vie est une série de frasques heureuses. Ma bohème n’appartient qu’à moi. Il s’assied au volant de la vielle voiture. Une cassette dans l’autoradio qui commence à ronronner. Quelques guitares, des voix slaves, quelques grésillements. Je regarde l’austère bibliothèque qui m’ombrage, j’écoute mon pouls qui s’accélère dangereusement, je sens la brise tiède qui appelle ma peau à susurrer des promesses et des chants d’été. Je monte dans la Volkswagen. Il démarre. Je souris. La vie est un court exil.

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Le caca du president
Elle avance, d'un pas affairé, la tête haute, dans les couloirs de l'open space. Un appel important, c'est le directeur, "oui Monsieur", non mais ce contrat est génial, l'Etat m'adore, mais qu'est-ce que tu fais encore, t'as pas fini ton compte-rendu ?
Détestable, hautaine, la cadre dynamique petite trentaine qui réussit est un monstre d’égocentrisme, tortionnaire des stagiaires et des juniors, "enfin un nouveau petit esclave!", "tu vas en chier, comme moi", "tes congés tu te les mets où je pense".
Elle avance, d'un pas affairé, la tête haute, dans les couloirs de l'open space, et la pause déjeuner n'est pas si loin.
Elle avance, d'un pas affairé, vers les toilettes, situés bien centralement dans les locaux lumineux du cabinet de conseil.
Elle ouvre la porte à la hâte, elle entre, elle entre.
Elle ressort 8 minutes plus tard, elle avance, d'un pas hésitant, la tête basse, dans les couloirs de l'open space.
Je souris.
comment trouver un job en or?
  Le meilleur moyen pour trouver un taf qui nous arrange- et gagner tellement qu'on pourrait s'offrir en trois mois des chiottes en or et se torcher le cul avec des billets de 100 dollars, c'est simple et rapide : tout miser sur la lettre de motivation.
Ca parait simple? Trop simple? Pourtant tout est lĂ .Â
La logique est simple : vouloir un job en or c'est dĂ©jĂ valoir de l' or. Le tout, c'est de le prouver.Â
Après avoir Ă©crit un milliard de lettres, toutes plus banales les unes que les autres, j'en ai eu ma claque de tant de lèche-cultisme et j'ai stoppĂ© directe. En fait, j'ai finalement dĂ©cidĂ© de suivre les conseils de ma bonne pote qui avait dĂ©nichĂ© un job de rĂŞve.Â
Dame pipi de la Tour Eiffel se fait des couilles en or. C'est une info en or que je vous donne.
Et, moi, maintenant, je rédige des lettres qui ne sont pas hypocrites mais gagnantes. Voilà un exemple pour vos prochaines recherches pour ne pas grossir le taux record des chômeurs célibataires. Oui, parce qu'on ne peut pas pécho un mec ou une meuf si on a pas de dineros dans sa poche. Le BA-ba du niqueur de bas étage le sait. Payer un verre pour le premier rencart et finir plus vite au plumard.
Vous ne connaitrez pas PĂ´le Emploi et vous direz mĂŞme merde aux contrĂ´leurs fiscaux.
Parce que c'est au paradis des enflures que vous gagnerez votre vie.
Exemple n°1 :
Madame, Monsieur,
Passionnée par la fête, la philosophie de comptoir, les rires francs, les cafés à refaire le monde, les voyages, l’anthropologie, le creusage de cerveau, l’alcool, surtout le très bon vin, c’est avec la plus grande motivation que je vous présente ma candidature pour une vie de dandy.
Résolument dotée de compétences sociales à même de répondre aux attentes de ce poste avec professionnalisme, j’apporterais à votre service mes qualités de rédactionnelles, appréciées par mes amis, mais pas par mes amants, en contribuant à la grandeur de ce monde de petites putes littéraires qui se branlent su leurs vies fantastisques, apportant espoir et rêves à tous ceux qui souffrent d'une vie bien anodine.
Bref, prenez-moi, vous verrez, vous ne regretterez pas mon audace et vibrerez de me voir si épanouie, d'un bonheur communicatif, à même de changer un peu votre monde.
En vous souhaitant d'avoir la clairvoyance de reconnaître mon génie, ou du moins, de l'aimer un peu, secrètement.
Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir l'expression de ma grâce la plus enchanteresse et de mon haleine délicatement alcoolisée.
La mi-pute mi marquise
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lettre signé Helvitecus Magma