"Prends ce que tu peux, mais ne te laisse jamais prendre ; ne s'appartenir qu'à soi-même, être son propre maître, voici tout le secret de la vie."
Ivan Tourgueniev

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"Prends ce que tu peux, mais ne te laisse jamais prendre ; ne s'appartenir qu'à soi-même, être son propre maître, voici tout le secret de la vie."
Ivan Tourgueniev

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photo source Maxime Maximoff
C'est beau comme du: Maxime Maximoff
"Ma solitude, vois-tu, n'a rien de nietzschéen. Ce n'est pas celle du génie, du grand homme incompris. Celle que chante Ferré dans sa chanson du même nom. Ma solitude ne se prend pas pour César ou pour Napoléon. Elle ne frime pas dans les salons, ne se pavane pas, ne s'affiche pas.
Elle se joue en silence aux oreilles des chats, se mire, fraternelle, dans le regard des chiens. S'éternise aux terrasses, aux balcons de la vie, se chuchote en secret dans les ailes du vent, se pianote en mineur sur les tables du temps. Mouillée de nostalgie, enivrée de tendresse, elle a l'odeur du chagrin, la teinte des frimas, le goût amer des larmes."
Maxime Maximoff
Cinq propositions pour survivre à l’instant
1. Au présent, tes rêves sont une douleur. Ce ne sera que passés au crible des mélancolies qu’ils se révèleront une accumulation de secondes aurorales.
Trop tard.
2. Dans leurs multilinguismes précaires, les malades te disent des vies étrangères. A l’aune de leurs bégaiements - épiphanies créatrices, épiphanies meurtrières - tu mesures le temps écoulé depuis l’avènement de la conscience. (Et celui qu’il te reste à vivre.)
3. Les idées-molécules s’agitent comme aux premiers temps d’une réaction chimique. L’enjeu consiste-t-il à rester en équilibre, sur la ligne de crête, entre éclatement et atonie mentale ? Ou dois-tu accepter de tomber versant chaos ? Dois-tu accepter l’emballement du délire, pour que surgissent de nouvelles perspectives ?
4. Les vents creusent un double du monde dans les miroirs de faille, et sur ta peau : des impacts de tristesse.
Tu mesures combien survivre sera culpabilisant.
5. De ces secondes qui valent plus qu’une minute, tu te souviens mieux que des années sereines, étales et linéaires, mais ou régnait l’ennui,
l’ennui,"
Christophe Ségas
"Imagier borgne, muselé, tu traverses les villes écarlates, tu poursuis la lumière loin de la terre et loin des feuilles. Sans la discipline du regard contraint, tu n’entreverrais que des formes faibles, des lignes pâles, des renfoncements où les contrastes jouent à peine. Ne t’adviendraient que des stupeurs de myope. Pour rendre compte de l’acuité, tu vas droit dans le mur d’images. Dans l’air bleu glace, dépourvu de chronologie, les franges industrielles tissent un voile rouge. Des éclats exogènes attisent ta nervosité : tu captures l’acier, le verre et le bitume."
Christophe Ségas extrait de: "Imagier borgne"
C'est beau comme du Maxime Maximoff
Ma solitude, vois-tu, n'a rien de nietzschéen. Ce n'est pas celle du génie, du grand homme incompris. Celle que chante Ferré dans sa chanson du même nom. Ma solitude ne se prend pas pour César ou pour Napoléon. Elle ne frime pas dans les salons, ne se pavane pas, ne s'affiche pas.
Elle se joue en silence aux oreilles des chats, se mire, fraternelle, dans le regard des chiens. S'éternise aux terrasses, aux balcons de la vie, se chuchote en secret dans les ailes du vent, se pianote en mineur sur les tables du temps. Mouillée de nostalgie, enivrée de tendresse, elle a l'odeur du chagrin, la teinte des frimas, le goût amer des larmes.
Maxime Maximoff

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"Du songe nous aurons fait notre vie visible
dans le refus cependant du sommeil
passant au crible la durée
pour en extraire l'or sans rides du savoir.
La Ténèbre coulait en nous comblée d'oracles
creusant son lit au plus dense du sang
parmi ses boues laissant parfois quelque clarté
dont nous taisions le nom (la Beauté) par pudeur
.
et depuis dans les plis de la nuit où je veille
là-bas, très loin entre naître et finir
le souvenir de son passage luit
à ton doigt telle une alliance."
Marc Alyn "La beauté"
"Qu'est-ce qui ne va pas avec tous ces gens qui attendent en buvant du café ? je voudrais leur redonner une chance. ils en ont besoin. ils en ont plus que moi besoin. je m'assieds dans les bistrots et je les observe tandis qu'ils attendent. je suppose qu'il n'y a rien d'autre à faire. les mouches volètent de ci de là et nous sirotons notre café sans nous regarder les uns les autres. comme eux j'attends. entre le va-et-vient des mouches les gens passent" Charles Bukowski
MANGER LES RESTES
Finir
la lumière
d'hier
Thomas Vinau

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L'image n'a aucun rapport; si ce n'est, à son image. Avantage? Elle est le renvoi d'une ambiance , de son époque , d'un singulier quelqu'un Elle est quelconque, unique. Elle pourrait être d'ailleurs. Qu'importe! Elle passe comme la tapisserie d'une pièce à l'autre, dans son milieu cherchant un équilibre grégaire et indocile. Paradoxe?
c'est une grille de lecture:
"Lorsque dans l’herbe mûre aucun épi ne bouge, Qu’à l’ardeur des rayons crépite le froment, Que le coquelicot tombe languissamment Sous le faible fardeau de sa corolle rouge, Tous les oiseaux de l’air ont fait taire leurs chants ; Les ramiers paresseux, au plus noir des ramures, Somnolents, dans les bois, ont cessé leurs murmures, Loin du soleil muet incendiant les champs."
Jules Breton -extrait de: "Les Cigales"
Joli coup de filet -Merci Chef!
l'enquête série 1 -épisode 1 -roman photo-
Cet animal avait la goutte. De cela , j'en étais sur;
et comme moi-même j'y voyais goutte,
on était sans doute fait pour "s'entendre".
Il était impératif pour que l'enquête continue..
que je trouve un bateau.
Cinéma-Poésie
On en cause dans le bourg de Cabourg
Chez Telerama également:"Jamais vache, cette comédie romantico-burlesque brille grâce à son décor vieillot et à ses acteurs, en tête desquels Alexandre Steiger, des Chiens de Navarre."
et au Cinéma Tati également

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"La société numérique rassemble un peuple de drogués, hypnotisés par l'écran. A trop faire le parallèle avec les habitudes qu'avaient créés chez nous les journaux, la radio, la télévision, nous n'avons pas pris garde au glissement de l'habitude vers l'addiction. Trois éléments distincts définissent le problème: la tolérance, la compulsion et l'assuétude. La tolérance énonce la nécessité pour l'organisme, d'augmenter les doses de façon régulière, pour obtenir le même taux de satisfaction. La compulsion traduit l'impossibilité, pour un individu, de résister à son envie. Et l'assuétude, la servitude en pensée et en acte, à cette envie, qui finit par prendre toute la place dans l'existence. Le simple énoncé de ces critères conjugués à l'observation de nous-mêmes et de notre entourage force le diagnostic: Nous sommes sous emprise!"
Bruno Patino extrait de:"La civilisation du poisson rouge"
Tronc commun