iivresse tendresse qui caresse sans cesse tes fesses et le reste par le reste je veux dire tout mais surtout la lune tout en plume et enclume se consume et tes… tes… été dévorant juillet tout entier tout altier qu’il fut tout royal qu’il crut tant qu’il put
oui dévorant dévorant juillet tout entier écartant déchirant sublimant écartelant, oui, carrément à saigner juillet envoûtant
spasmodiques sur ton immense canapé de velours noir la puanteur suave du soir pulpe noire que croire impossible étoile détalée et dévale comme la mariée quitte le bal ses ballerines à la main vers demain puis après pourquoi encore une fois jeter encore mon cœur en pâture dans l’absurde exalté du suicidé insatisfait qui prie de revenir à la vie pour se tuer avec plus de classe panache ! panache ma garce avec ta grâce pulpe rose éblouissements
c’est indécent, tu le sais bien et incessant obsédant qui descend pan pan pan ! tremblements entre les miaulements dans la liqueur ivre de la nuit ventilateur loopings et glace au chocolat la porte bat, à cause du vent tu cries tu jouis cocaïne albumine aucun rapport
ça pue la rapine je te serre fort, du dedans et du dehors, je suce ton âme comme si c’était tes seins je malaxe et désaxe ton cœur sans défense la porte bat, c’est bien la seule à se débattre on dévore le crime pyramides abyssales éclatements le long du fleuve lampadaires jaunes ou orange, qui sait entre l’heure de nulle part et celle qu’on craint
ivresse ivresse en mon âme que de boire chaque goutte de l’univers et ton miel comme ambroisie à la fin je te dévore pour mieux habiter ton corps l’éternel est à nos pieds j’ai depuis longtemps arrêté le temps j’en suis bien sûr, plus sûr que pur doucement tes lèvres sur ma nuque
je transgresse, et tu presses dans la douceur la plus angélique poétique aquatique et tu glisses, tu glisses c’est un cirque stroboscopique, je ne vois que ta chair blanche et fraîche tout entière possédée par un diable aux délices qui brûle les pourtours de l’amour forcément il faut aimer le sang et l’extase pour entrer dans Babylone quand ses remparts sont en feu symbole symbiose je ris je ne vois qu’une chose c’est que… quoi qu’il arrive, demain il fera jour personne n’aura son dernier jour, seuls ceux qui restent
alors serre-moi fort et dévore dévore-moi avale la vertu et ses pétales incendions l’Eden et allons nous sacrifier en pleine mer faire le tour de la terre à ne plus savoir qu’en faire en équilibre sur l’horizon les yeux étourdis de Lumière










