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Australie : la justice double lâindemnisation dâune femme transgenre victime de discrimination
Un verdict historique confirmĂ© en appel La cour fĂ©dĂ©rale australienne a rendu une dĂ©cision retentissante en doublant lâindemnisation accordĂ©e Ă Roxanne Tickle, une femme transgenre exclue de lâapplication rĂ©servĂ©e aux femmes Giggle for Girls. La fondatrice de lâapplication, Sall Grover, avait fait appel du jugement initial, mais les juges ont non seulement rejetĂ© son recours, mais aussiâŠ
Interdiction des femmes transgenres dans les tournois de fléchettes féminins : la DRA se range derriÚre la définition biologique
La Darts Regulation Authority (DRA), organe de rĂ©gulation de la Professional Darts Corporation (PDC), a annoncĂ© lâinterdiction immĂ©diate des femmes transgenres dans ses compĂ©titions fĂ©minines. Dans un communiquĂ© publiĂ© ce 9 avril 2026, la DRA prĂ©cise que seules les personnes de sexe biologique fĂ©minin pourront dĂ©sormais participer aux tournois rĂ©servĂ©s aux femmes. Cette dĂ©cision fait suite Ă uneâŠ
Un tome intrigant sur lâĂ©change de corps et lâidentitĂ©, entre romance bloquĂ©e et relations toxiques, qui fascine autant quâil frustre.

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Actualité trans du 1er trimestre (janvier, février, mars) 2026
- Lâassociation Fransgenre a contactĂ© en 2025 trĂšs exactement 1 670 endocrinologues (sur les 2 095 en exercice en France). Et seulement 15 % dâentre elleux acceptent de prendre en charge les personnes trans. Ouais, ça ne fait pas beaucoup⊠Si on prend le problĂšme dans lâautre sens, ça fait quand mĂȘme 85 % qui nâen prennent pas du coupâŠ
Souvent la justification qui revient câest quâiels ne seraient pas formé·es. Sauf que lâasso propose des formations pour ces mĂȘmes pro de santĂ©. Sans avoir Ă se dĂ©placer, puisque ça se passe en ligne. Et ce, Ă prix libre. Voire mĂȘme gratuit pour tout ce qui touche au THS. Autant dire que ces endocâ ne cherchent pas trop Ă faire Ă©voluer leur pratique et connaissancesâŠ
Pas étonnant que les gens passent en DIY ou avec un suivi par généraliste !
- Une nouvelle proposition de loi a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e Ă lâAssemblĂ©e Nationale par le dĂ©putĂ© Emmanuel GrĂ©goire. Comme les 2 prĂ©cĂ©dentes PPL, toujours en cours au passage puisque non mises Ă l'ordre du jour pour le moment, elle demande la facilitation et la gratuitĂ© des demandes de changement de sexe Ă lâĂ©tat-civil.
LâidĂ©e Ă©tant quâune personne puisse modifier la mention relative Ă son sexe et ses prĂ©noms Ă lâĂ©tat-civil par une simple dĂ©claration Ă lâofficier dâĂ©tat civil, et sans quâaucun tĂ©moignage ou production de document (quâil soit mĂ©dical ou non) ne soit nĂ©cessaire.
Elle vise Ă©galement Ă Â lutter contre les violences faites aux enfants intersexes en introduisant Ă lâarticle 4, une peine de 5 ans dâemprisonnement et de 75 000 euros dâamende pour le fait de prescrire un traitement ou de pratiquer un acte mĂ©dical visant Ă conformer les caractĂ©ristiques sexuelles dites atypiques dâun ou une mineure sans son consentement.
- En parlant de proposition de loi, une nouvelle PPL a pointĂ© le bout de son nez. Elle vise, je cite son titre : à « renforcer la sĂ©curitĂ©, la rĂ©tention administrative et la prĂ©vention des risques dâattentat ». Formuler comme ça, avec la France, on se doute bien quâil va y avoir un truc raciste qui va en sortir.
Dedans il y a un article qui ajoute une condition, qui grosso modo, reviendrait Ă interdire aux personnes trans en demande d'asile de changer de prĂ©nom si c'est interdit dans leur pays d'origine. Il y a encore malheureusement beaucoup de pays dans lesquels câest impossible, donc si ça devait passer comme loi, ça impacterait quand mĂȘme du monde. (Et mĂȘme si ça ne concernait que 3 personnes en France, ça resterait dĂ©gueulasse comme mesureâŠ)
Les textes de cette PPL demandent en plus de fournir un extrait de casier judiciaire pour tous les changements de prénoms, que la demande vienne de personnes étrangÚres ou françaises.
- Une nouvelle circulaire concernant les demandes de changement dâĂ©tat-civil est parue courant janvier. SignĂ©e de la main de GĂ©rald Darmanin, assez Ă©trangement. Puisque, techniquement, bien quâelle nâapporte pas de changements, cette circulaire vient rappeler aux officiers de l'Ă©tat-civil quâiels doivent appliquer la circulaire du 18 novembre 2016.
Câest Ă dire que l'apparence physique, l'absence de piĂšces mĂ©dicales, ainsi que le fait de ne pas avoir fait d'opĂ©ration ne peuvent pas motiver un refus dans une demande de changement d'Ă©tat-civil. Et quâil est interdit de rĂ©clamer ou de rendre un jugement en se basant sur des documents qui concernent une ou plusieurs procĂ©dures mĂ©dicales.
Ăa ne changera pas la face du monde, mais ça permettra quand mĂȘme de venir appuyer vos demandes ou de dĂ©bloquer un dossier qui serait bloquĂ© pour les raisons citĂ©s juste avant.
- Toujours en lien avec le changement dâĂ©tat-civil : La procĂ©dure de CEC et de CSEC (lorsquâon passe par un tribunal donc) devient payante. Depuis le 1er mars, ça coĂ»te 50âŹ. Alors, ce nâest pas une mesure spĂ©cifique aux personnes trans hein. Je tiens Ă le prĂ©ciser parce que jâai vu beaucoup de gens dirent ça ou le sous-entendre. Câest une contribution qui vaut pour toute personne (cis ou trans) qui souhaite saisir un tribunal judiciaire. Ce nâest pas propre aux CEC. Mais le fait est que oui, maintenant on se retrouve bel et bien Ă devoir payer pour cette procĂ©dure, alors que ce nâĂ©tait plus le cas depuis la loi de modernisation justice datant de 2016. (En tout cas câĂ©tait gratuit â hors impression des dossiers hein â si on faisait ses dĂ©marches seul·e, sans passer par un ou une avocate.) LĂ , on renforce un accĂšs Ă 2 vitesses Ă la justice, en pĂ©nalisant encore et toujours les plus prĂ©caires.
- La CPAM de lâIsĂšre ainsi que la Caisse Nationale de lâAssurance Maladie ont Ă©tĂ© condamnĂ©es pour discrimination par le tribunal judiciaire de Grenoble pour avoir refusĂ© Ă plusieurs reprises dâindemniser une femme trans dans le cadre dâune mammoplastie. Elles devront lui verser 2 000 ⏠de dommages et intĂ©rĂȘts et prendre en charge ses soins à venir.
- DerniĂšre info rapide : Bonne nouvelle ! La Prep injectable est arrivĂ©e sur le marchĂ© français. Jusquâici, seule la Prep sous forme de comprimĂ©s prise par voie orale Ă©tait accessible. Elle est commercialisĂ© sous le nom dâApretude et est gratuite pour toutes les personnes qui sont affiliĂ©es Ă la SĂ©curitĂ© sociale. Que ce soit pour le produit ou lâinjection.
- Direction le Royaume-Uni et une enquĂȘte menĂ©e par lâorganisation britannique TransLucent. FondĂ©e sur des demandes dâaccĂšs Ă lâinformation adressĂ©es Ă 382 organismes publics en Angleterre (hĂŽpitaux du NHS, refuges pour victimes de violences domestiques, autoritĂ©s locales gĂ©rant les toilettes et vestiaires publics des piscines et centres de loisirs), lâenquĂȘte rĂ©vĂšle quâentre 2022 et 2024 seules 4 plaintes formelles concernant la prĂ©sence de femmes trans dans des espaces rĂ©servĂ©s aux femmes ont Ă©tĂ© recensĂ©es. (On est bien loin des paniques mĂ©diatiques alarmistes qui veulent nous faire croire que ça pose problĂšme aux femmes cis.)
Aucune plainte nâa Ă©tĂ© signalĂ©e dans les hĂŽpitaux sur la pĂ©riode examinĂ©e, et seulement 2 cas ont Ă©tĂ© relevĂ©s dans des installations publiques en 2024, dont un portant sur une politique plutĂŽt que sur un incident avĂ©rĂ©. Concernant les refuges, les donnĂ©es indique que lâaccueil de femmes trans ne pose pas de problĂšmes documentĂ©s de sĂ©curitĂ©. Câest toujours bon de le rappeler.
- En parlant dâespaces non-mixtes, la Haute Cour a refusĂ© Ă l'association transphobe Sex Matters d'interdire l'accĂšs aux Ă©tangs de Hampstead aux femmes trans qui souhaitent y nager.
- Le British Journal of Sports Medicine a publiĂ© un examen systĂ©matique (en gros câest une sorte de synthĂšse scientifique des donnĂ©es probantes et existantes sur un sujet).
Il a analysĂ© des Ă©tudes comparant la composition corporelle et la condition physique de personnes trans et cis. (Ăa allait de la masse graisseuse, masse maigre, force du haut du corps, force du bas du corps, aux taux maximal de consommation d'oxygĂšne par l'organisme pendant l'exercice.)
Les chercheur·euses ont constatĂ© que les femmes trans prĂ©sentaient en moyenne une masse maigre plus Ă©levĂ©e que les femmes cis, mais quâaucune diffĂ©rence claire ou statistiquement significative nâapparaissait dans les mesures fonctionnelles de performance (donc liĂ©e Ă la force, lâendurance, etc.). Les rĂ©sultats montrent des chevauchements importants entre les diffĂ©rents groupes et soulignent que la masse musculaire seule ne prĂ©dit pas dâune performance sportive rĂ©elle. (Ăa, on le savait dĂ©jĂ .)
Les auteurices insistent sur les limites des donnĂ©es existantes (qui sont souvent issues dâĂ©tudes petites et hĂ©tĂ©rogĂšnes) et appellent Ă davantage de recherches centrĂ©es sur la performance, afin dâĂ©clairer les politiques sportives sur des bases scientifiques plutĂŽt que sur des hypothĂšses anatomiques. Ce qui va de pair avec les demandes des personnes et athlĂštes trans puisque ça Ă©viterai de se retrouver exclu·e de compĂ©titions sportives alors quâil nây a pas lieu.
- Lâessai clinique du NHS sur lâutilisation de bloqueurs de pubertĂ© chez les ado trans a Ă©tĂ© suspendu indĂ©finiment aprĂšs que lâagence britannique du mĂ©dicament a exigĂ© des garanties de sĂ©curitĂ© supplĂ©mentaires.
Pour rappel, lâĂ©tude devait mobiliser des jeunes de moins de 16 ans afin dâĂ©valuer les effets Ă long terme de ces traitements, notamment sur la densitĂ© osseuse, la fertilitĂ© et le dĂ©veloppement neurologique pour ensuite autoriser ou interdire lâaccĂšs Ă ces bloqueurs.
Les rĂ©gulateurs ont demandĂ© une rĂ©vision du protocole, y compris lâĂąge minimum des participant·es, repoussant ainsi le lancement de lâessai sans calendrier clair.
- Un rapport du Good Law Project affirme que le gouvernement du Royaume-Uni aurait minimisĂ© ou dissimulĂ© une forte hausse des suicides chez les jeunes trans. En sâappuyant sur des donnĂ©es obtenues via une demande dâaccĂšs Ă lâinformation auprĂšs du NHS, 46 enfants trans seraient mort·es par suicide entre 2019 et 2025, avec un pic notable de 22 dĂ©cĂšs en 2021/2022, soit environ 5 fois plus que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, aprĂšs les restrictions dâaccĂšs aux soins dâaffirmation de genre.
Ces chiffres contrastent fortement avec le rapport officiel Appleby, qui nâavait comptĂ© quâun nombre limitĂ© de cas en se concentrant uniquement sur les patient·es suivi·es par la clinique Tavistock, excluant ainsi de nombreux jeunes bloqué·es sur des listes dâattente.
Lâorganisation accuse le ministĂšre de la SantĂ© dâavoir diffusĂ© des informations biaisĂ©es et dâavoir cherchĂ© Ă freiner la publication des « vraies » donnĂ©es.
- Selon le rapport Trans Lives 2025 de TransActual, fondĂ© sur une enquĂȘte menĂ©e auprĂšs de plus de 4 000 personnes trans au Royaume-Uni, 99 % des rĂ©pondant·es affirment que leur santĂ© mentale a Ă©tĂ© affectĂ©e nĂ©gativement par la transphobie dans les mĂ©dias britanniques. 84 % disent avoir subi des actes transphobes au cours de lâannĂ©e Ă©coulĂ©e, notamment en ligne, dans la famille ou dans les transports publics. LâĂ©tude souligne Ă©galement dâimportantes difficultĂ©s en matiĂšre de reconnaissance lĂ©gale du genre. Seule 1 personne sur 10 possĂšde un Gender Recognition Certificate et Ă peine 13 % ont pu modifier leur identitĂ© sans problĂšme.
Des discriminations frĂ©quentes dans le systĂšme de santĂ©, en particulier pour les personnes trans intersexes, ont Ă©galement Ă©tĂ© mentionnĂ©es. Par exemple, 64 % ont dĂ©clarĂ© avoir Ă©vitĂ© de consulter leur mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, mĂȘme lorsqu'elles Ă©taient malades. Et 44 % des personnes trans handicapĂ©es interrogĂ©es ont dĂ©clarĂ© Ă©viter les urgences, mĂȘme lorsqu'elles avaient besoin de soins mĂ©dicaux urgents.
- La Cour constitutionnelle autrichienne a rendu mi-dĂ©cembre une dĂ©cision indiquant quâune personne non-binaire a le droit de faire supprimer sa mention de genre sur son Ă©tat-civil. La Cour a jugĂ© discriminatoire la pratique des autoritĂ©s qui rĂ©servait jusque-lĂ cette possibilitĂ© aux seules personnes intersexes.
Pour rendre cette dĂ©cision, la Cour sâest appuyĂ©e sur la jurisprudence de la Cour europĂ©enne des droits de lâHomme relative au droit Ă la vie privĂ©e des personnes trans. Notamment que toute personne doit pouvoir accĂ©der Ă une inscription de genre exacte ou neutre, indĂ©pendamment de ses caractĂ©ristiques sexuelles.
Elle rappelle toutefois que seules les identitĂ©s de genre dites « sĂ©rieuses » peuvent ĂȘtre reconnues juridiquement et que des avis dâexpert·es peuvent ĂȘtre sollicitĂ©s.
- Le parlement portugais a voté pour défaire la loi de 2018 sur l'auto-détermination du genre.
Cette nouvelle loi rĂ©instaurerait une identitĂ© lĂ©gale et juridique Ă©tayĂ©e par une expertise clinique â câest-Ă -dire quâun changement de prĂ©nom et de mention du sexe serait soumis obligatoirement Ă approbation mĂ©dicale avant de pouvoir ĂȘtre validĂ© â, en plus dâĂ©mettre une interdiction totale quant aux bloqueurs de pubertĂ© et aux traitements hormonaux pour les personnes trans de moins de 18 ans.
En gros : plus aucune possibilitĂ© de transitionner mĂ©dicalement et administrativement pour les mineur·es. Ce serait complĂštement verrouillĂ© (sous couvert je cite de « protection des enfants »), mĂȘme lorsquâil y a accord parental. Et gatekeeping mĂ©dical et psy pour les adultes. Les textes supprimeraient en plus les protections accordĂ©es aux personnes dont le genre n'est pas mentionnĂ© sur leurs documents d'identitĂ©, notamment les jeunes, les personnes migrantes et les personnes non-binaires, et aboliraient les mesures d'inclusion et de non-discrimination dans les Ă©coles. Ils retireraient Ă©galement la protection des enfants intersexes contre les interventions non-consenties et mĂ©dicalement non-nĂ©cessaires, interdites depuis 2018.
Dans lâimmĂ©diat, lâancienne loi de 2018 reste toujours valable. Ce vote du parlement, au moment oĂč jâenregistre, doit encore passer par des phases dâauditions de commissions spĂ©cialisĂ©es avant un vote final. Si cette loi devait passer, on estime sa mise en place entre courant mi-2026 et fin 2026.
- Le Kirghizstan a soumis un projet de loi modifiant plusieurs textes du Code de la famille, de la loi sur lâĂ©tat-civil et de la loi sur la santĂ© publique du pays. Les amendements de cette PPL imposeraient une dĂ©finition strictement binaire du sexe fondĂ©e uniquement sur les caractĂ©ristiques biologiques enregistrĂ©es Ă la naissance. Il y aurait Ă©galement une interdiction de tout changement de mention de genre Ă lâĂ©tat-civil, une limitation des interventions mĂ©dicales aux seules je cite « anomalies congĂ©nitales » (coucou la pathologisation des personnes intersexes), une prohibition du soutien parental aux mineur·es ne se conformant pas Ă leur « sexe biologique » et une restriction du mariage et dâune filiation Ă une conception exclusivement hĂ©tĂ©rosexuelle.
Lâadoption de ce projet de loi se ferait potentiellement dĂšs avril 2026. Le TGEU appelle lâUnion europĂ©enne, lâONU et les organisations internationales Ă faire pression pour le retrait du texte, en soulignant quâil contreviendrait aux obligations internationales du pays en matiĂšre de droits humains, notamment en matiĂšre de non-discrimination, de vie privĂ©e, de santĂ© et dâintĂ©rĂȘt supĂ©rieur de lâenfant.
- Le gouvernement indien a prĂ©sentĂ© en mars un projet de loi visant Ă modifier la loi de 2019 sur les droits des personnes trans. Il vise Ă remanier la dĂ©finition lĂ©gale et juridique de la transidentitĂ© pour exclure explicitement les identitĂ©s fondĂ©es sur l'auto-dĂ©termination. Les catĂ©gories « hommes trans », « femmes trans » et « personnes non-binaires » sont exclu·es des textes, y compris sâil y a eu une transition mĂ©dicale !
La nouvelle dĂ©finition proposĂ©e se concentre sur des critĂšres biologiques, mĂ©dicaux ou socio-culturels spĂ©cifiques comme pour les personnes hijra ou intersexes par exemple, Ă condition toutefois que cela nâinclue pas les personnes ayant des orientations sexuelles dites « diffĂ©rentes ».
Il y aura nĂ©cessitĂ© dâobtenir lâaval (et donc par extension subir un examen et une Ă©valuation) des autoritĂ©s administratives et mĂ©dicales pour obtenir une reconnaissance officielle (un certificat hein disons-le) du statut de personne trans. Statut qui peut vous ĂȘtre refusĂ©. (Sachant quâici, personne trans = troisiĂšme genre hein. Les hijras ne sont pas reconnues comme femmes. On est vraiment sur une catĂ©gorisation de troisiĂšme genre, sans pour autant que cela sâapparente Ă de la non-binaritĂ©. Et il y a lâair dâavoir en plus une non-distinction entre personnes intersexes et catĂ©gories de troisiĂšme genre type hijras, kinnars et compagnie.)
Le gouvernement justifie cette rĂ©forme par la nĂ©cessitĂ© de mieux cibler et clarifier les bĂ©nĂ©ficiaires des protections lĂ©gales disponibles. Il est question, je traduis, de « protĂ©ger uniquement les personnes qui font face Ă une grave exclusion sociale pour des raisons biologiques, sans quâelles nây soient pour rien et sans quâelles aient dâautre choix ».
Certaines parties de la loi sont rĂ©digĂ©es de maniĂšre tellement vagues quâil y a un risque de les interprĂ©ter comme pouvant criminaliser le fait dâ« influencer » une personne Ă se prĂ©senter comme trans ou Ă bĂ©nĂ©ficier dâune intervention chirurgicale. Donc lĂ , câest un peu la porte ouverte pour venir taper sur des pro de santĂ© privé·es, des groupes de soutien trans, une famille soutenante, etc.
La seule (petite) note positive de cette loi, câest que le texte modifiĂ© introduit une nouvelle section sur les infractions pĂ©nales pour protĂ©ger les personnes trans (en tout cas, celles qui rentrent dans leur dĂ©finition plus que tronquĂ©eâŠ). Le fait de refuser l'accĂšs aux espaces publics aux personnes trans, le fait de contraindre les personnes trans Ă effectuer du travail forcĂ©, ou de les forcer Ă quitter leur domicile ou leur lieu de rĂ©sidence, sont des Ă©lĂ©ments citĂ©s par exemple.
Mâenfin bon, ce nâest pas une loi positive ! Cela fait rĂ©gresser le pays. Et malgrĂ© les diffĂ©rentes contestations (provenant, entre autre, de prĂšs de 1 300 mĂ©decins et dâune centaines dâavocat·es) et manifestations qui ont eu lieu dans le pays pour protester contre cette loi, le prĂ©sident indien Droupadi Murmu a finalement donnĂ© son assentiment quant Ă cette PPL, le jour du Trans Day of Visbility.
- Une Ă©tude menĂ©e au QuĂ©bec a suivi pendant 1 an des ado trans et non-binaires ainsi que leurs familles afin de mieux comprendre leur vĂ©cu en lien avec les soins dâaffirmation de genre.
Cette derniĂšre montre que la pubertĂ© est souvent une source majeure dâanxiĂ©tĂ© et de dysphorie, et que les bloqueurs ou les hormones agissent souvent comme des outils de rĂ©duction de cette souffrance, en apportant de lâapaisement, un sentiment de contrĂŽle et parfois une euphorie liĂ©e Ă de la reconnaissance sociale.
LâamĂ©lioration du bien-ĂȘtre sâĂ©tend souvent aux relations sociales et familiales, renforçant la confiance et lâinclusion de lâado, mĂȘme si des difficultĂ©s persistent, comme la peur du rejet ou certaines formes de dysphorie sociale (peur dâĂȘtre outé·e ou inconfort dans certains contextes par exemple).
Enfin, lâĂ©tude souligne la diversitĂ© des trajectoires, notamment avec des jeunes ne recourant pas aux soins mĂ©dicaux, mais Ă©voluant positivement dans des environnements soutenants. Elle conclut que les soins peuvent ĂȘtre dĂ©terminants pour beaucoup de jeunes, mais quâils ne constituent pour autant ni une obligation ni lâunique chemin vers un mieux-ĂȘtre. Cela dĂ©pendant aussi fortement du contexte social et de la pluralitĂ© des expĂ©riences.
- Info rapide : On a pu voir pour la premiĂšre fois de lâhistoire des jeux olympiques dâhiver un athlĂšte transmasculin concourir. CâĂ©tait dans la catĂ©gorie ski freestyle, avec lâathlĂšte suĂ©dois Elis Lundholm. La FĂ©dĂ©ration internationale de ski et de snowboard exigeant actuellement que les athlĂštes trans participent aux compĂ©titions correspondant Ă leur « sexe assignĂ© », il a du participer dans la ligue fĂ©minine. Des cas de mĂ©genrage de la part de commentateurs sportifs ont Ă©tĂ© recensĂ© Ă son encontre lors de sa run.
- Le CIO (le Comité International Olympique et Paralympique) a annoncé officiellement interdire aux athlÚtes transféminines de participer aux compétitions féminines lors des Jeux Olympiques de 2028 qui se dérouleront à Los Angeles.
VoilĂ , bon officieusement câest le cas depuis juillet 2025. Date Ă laquelle le comitĂ© a changĂ© ses rĂšgles en loucedĂ©. Sachant quâen plus en aoĂ»t 2025, les services dâimmigration amĂ©ricains avaient annoncĂ© une politique interdisant lâentrĂ©e aux Ătats-Unis aux sportives trans Ă©trangĂšres. Donc dans tous les cas, ça aurait bloquĂ© Ă cause de ça.
Fait nouveau cela dit avec cette annonce, câest quâil y aura la mise en place de tests chromosomiques visant Ă chercher le gĂšne SRY (qui est prĂ©sent sur le chromosome Y et qui donc, sur le papier, est sensĂ© dire si une personne est une femme ou non).
Sauf que de 1) câest un truc qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© mis en place pour le JO entre 1968 et 1996 avant dâĂȘtre retirĂ© en 1999. La raison Ă©tant que la communautĂ© scientifique contestait leur pertinence, les considĂ©rant comme trop chers, peu fiables et nĂ©fastes pour les sportives.
De 2) ça va revenir Ă taper sur les athlĂštes cis intersexes (qui ne sauront pas forcĂ©ment quâelles le sont dâailleurs). On a vu ce que ça donnĂ© avec Imane Khelif qui sâen est prise plein la gueuleâŠ
Et de 3) il nây a pas dâathlĂštes transfemâ qui a prĂ©vu de participer aux JO en 2028 au moment oĂč jâenregistre.
(Et pour vous donner un ordre dâidĂ©e de participation aux JO par des athlĂštes transfemâ out : il nây a que l'haltĂ©rophile Laurel Hubbard qui a concouru aux Jeux de Tokyo en 2021 et la coureuse italienne Valentina Petrillo qui a concouru aux Jeux Paralympiques de 2024 Ă Paris. Et toutes 2 nâont pas dĂ©crochĂ© de mĂ©daille. 2 athlĂštes transfemâ out depuis 1896, date des premiers Jeux Olympiques modernes. Ăa ne fait pas beaucoup ! Ce nâest pas comme sâil y avait une plĂ©thore de victoire et de mĂ©dailles pour elles en plus. Câest vraiment dĂ©penser de lâĂ©nergie et des ressources pour rien, si ce nâest humilier et dĂ©shumaniser une partie opprimĂ©e de la population.)
- Avec 340 voix pour, 141 contre et 68 abstentions, le Parlement europĂ©en a adoptĂ© une rĂ©solution non contraignante appelant Ă la « pleine reconnaissance des femmes trans comme femmes » dans les politiques dâĂ©galitĂ© de genre de lâUE. Ce texte fixe la position que lâUnion dĂ©fendra lors de la 70á” session de la Commission de la condition de la femme de lâONU et insiste sur lâimportance dâinclure les femmes trans dans les politiques de lutte contre les violences et dâaccĂšs aux services de protection.
Soutenue par une majoritĂ© transpartisane mais, sans surprise, contestĂ©e par les groupes conservateurs et dâextrĂȘme droite, la rĂ©solution constitue un signal politique fort, destinĂ© Ă orienter lâaction europĂ©enne et Ă renforcer la lĂ©gitimitĂ© des initiatives en faveur de lâinclusion des personnes trans dans les politiques publiques dâĂ©galitĂ©.
- La Cour de justice de l'Union EuropĂ©enne (qui est la plus haute juridiction europĂ©enne) a statuĂ© que les Ătats membres doivent dĂ©livrer des documents dâidentitĂ© conformes Ă lâidentitĂ© de genre dâune personne lorsquâelle a dĂ©jĂ Ă©tĂ© reconnue lĂ©galement dans un autre pays de lâUE, afin de garantir la libre circulation.
Cette dĂ©cision, issue dâune affaire impliquant la Bulgarie, nâharmonise pas les lois nationales (qui diffĂšrent grandement dâun pays Ă lâautre) mais impose tout de mĂȘme une reconnaissance transfrontaliĂšre pour Ă©viter des situations juridiques contradictoires.
On termine avec les Ătats-Unis. CĂŽtĂ© juridiction, procĂšs, lois, votes et compagnie, nous avons :
- Les rĂ©publicains de lâUtah qui ont adoptĂ© plusieurs projets de loi restreignant lâaccĂšs aux soins dâaffirmation de genre pour les mineur·es trans, notamment une interdiction de lâhormonothĂ©rapie avant 18 ans et des limitations sur la couverture par les assurances publiques. Et ce, malgrĂ© une Ă©tude commandĂ©e par lâĂtat lui-mĂȘme qui analysait plus de 230 Ă©tudes et qui concluait que ces soins amĂ©liorent la santĂ© mentale et rĂ©duisent le risque suicidaire chez les jeunes trans.
- Le procureur gĂ©nĂ©ral du Texas, Ken Paxton, a publiĂ© une nouvelle interprĂ©tation de la loi de lâĂtat selon laquelle les thĂ©rapeutes, psychologues, conseiller·es ou travailleur·euses sociaux qui reconnaissent ou soutiennent lâidentitĂ© de genre des mineur·es trans contribueraient Ă un traitement dĂ©sormais considĂ©rĂ© comme illĂ©gal. Ces professionnel·les pourraient mĂȘme ĂȘtre poursuivi·es pour maltraitance envers des enfants, perdre leur licence et ĂȘtre exclu·es des financements publics comme Medicaid. La nouvelle interprĂ©tation indique Ă©galement que ces professionnel·les sont tenu·es de signaler collĂšgues ou parents qui seraient soutenants.
- Le Bureau des vĂ©hicules motorisĂ©s de lâIndiana a discrĂštement interdit aux personnes trans de modifier la mention de genre sur leurs piĂšces dâidentitĂ©, en refusant dĂ©sormais les dĂ©cisions de justice et certificats mĂ©dicaux reconnaissant un changement de genre. LâentrĂ©e en vigueur de lâinterdiction sâest faite de maniĂšre quasi immĂ©diate.
Cette mesure, déjà proposée puis retirée à 2 reprises face à une forte opposition publique, a été adoptée sans annonce officielle.
- En parlant de permis de conduire : des personnes trans du Kansas ont reçu des lettres de la Division des véhicules leur ordonnant de rendre immédiatement leur permis de conduire si la mention du sexe ne correspond pas à leur sexe assigné à la naissance.
Les lettres se basent sur la loi SB 244 adoptĂ©e et entrĂ©e en vigueur dĂšs sa publication au registre officiel, en dĂ©pit du veto de la gouverneure Laura Kelly. En plus dâinvalider avec effet immĂ©diat les permis existants pour les concerné·es, elle expose les personnes qui continueraient Ă conduire avec ces permis Ă des poursuites pour dĂ©lit passible de 6 mois de prison et 1 000 dollars dâamende, avec suspension automatique du permis en cas de condamnation.
Et â parce que ce nâest pas fini ! â, considĂ©rant le fait ces permis ne sont plus valables, et bien cette loi SB 244 retire, de fait, le droit de vote aux personnes concernĂ©es puisque le Kansas a une politique stricte sur lâidentification des votant·es. LâĂ©tat exige que les Ă©lecteurices prĂ©sentent une piĂšce d'identitĂ© avec photo, dĂ©livrĂ©e par l'Ătat et en cours de validitĂ©, pour pouvoir voter. Et, admettons quâune personne obtienne de nouveaux papiers avec leur genre assignĂ© dâici aux prochaines Ă©lections, si transition mĂ©dicale il y a eu, les personnes en charge de recueillir le vote pourront malgrĂ© tout emmerder les personnes trans.
Le texte interdit Ă©galement lâusage des toilettes publiques correspondant Ă lâidentitĂ© de genre et instaure un mĂ©canisme permettant Ă des citoyens de poursuivre des personnes trans.
LâACLU a indiquĂ© intenter un procĂšs Ă ce sujet, tout comme au moins 2 hommes trans.
- LâIdaho a adoptĂ© le jour du Trans Day of Visibility un projet de loi trĂšs controversĂ© interdisant aux personnes trans dâutiliser des toilettes publiques et vestiaires ne correspondant pas Ă leur sexe assignĂ© Ă la naissance. En soi, malheureusement, ce nâest pas la premiĂšre fois que ça arrive. Par contre ce quâil change ici, câest quâil y a une criminalisation des personnes trans avec des sanctions pouvant aller jusquâĂ 1 an de prison pour une premiĂšre infraction et 5 ans en cas de rĂ©cidive. (Sachant quâau bout de 4 infractions de ce type, cela dĂ©clenche une loi propre Ă l'Idaho sur les « rĂ©cidivistes », qui peut entraĂźner une peine de prison Ă vie. Tout ça pour une histoire de pipiâŠ)
Le texte sâapplique aux lieux privĂ©s ouverts au public, ne prĂ©voit pas de possibilitĂ© dâĂ©viter des poursuites en quittant les lieux et pourrait mĂȘme tenir compte dâinfractions commises dans dâautres Ătats pour aggraver les peines.
La loi entrera en vigueur dĂšs le 1er juillet prochain, faisant basculer lâĂ©tat dans la catĂ©gorie « Do Not Travel » (« Ne pas visiter ») de la « Carte nationale d'Ă©valuation des risques juridiques anti-trans » de la journaliste indĂ©pendante Erin Reed.
- La Cour SuprĂȘme des Ătats-Unis a rĂ©tabli une dĂ©cision dâun tribunal infĂ©rieur autorisant des parents en Californie Ă exiger que les Ă©coles les informent si leur enfant est trans et Ă imposer lâusage du prĂ©nom et du genre assignĂ©s Ă la naissance. Ce qui pourrait entraĂźner des signalements forcĂ©s et invalider les protections de confidentialitĂ© prĂ©vues par la loi californienne SAFETY Act.
Sâappuyant sur le principe des « droits parentaux » en matiĂšre dâĂ©ducation et de santĂ© mentale, la majoritĂ© du SCOTUS (SCOTUS Ă©tant la Cours SuprĂȘme des Ătats-Unis) estime que les parents ne doivent pas ĂȘtre exclu·es des dĂ©cisions concernant leurs enfants, tandis que les juges dissidents dĂ©noncent une contradiction avec dâautres affaires rĂ©centes.
- Toujours provenant de la Cour SuprĂȘme : Cette derniĂšre a rejetĂ© (lĂ aussi le jour du Trans Day of Visibility), par un vote de 8 contre 1, la proposition du Colorado d'interdire les thĂ©rapies de conversion pour les mineur·es. La raison Ă©voquĂ©e Ă©tant que cela constituerait une violation probable du droit Ă la libertĂ© d'expression en vertu du Premier Amendement⊠Ăa se passe de commentaireâŠ
- La U.S. Equal Employment Opportunity Commission (lâEEOC) a votĂ©, par 2 voix contre 1, lâannulation partielle de sa dĂ©cision de 2015 dans une affaire qui reconnaissait comme discriminatoire le fait de refuser dâautoriser aux employé·es fĂ©dĂ©raux trans dâutiliser les toilettes correspondant Ă leur identitĂ© de genre au titre du Title VII. DĂ©sormais, lâEEOC estime que les agences fĂ©dĂ©rales peuvent maintenir des installations sĂ©parĂ©es selon le sexe biologique Ă la naissance sans violer automatiquement la loi. Cette dĂ©cision ne concerne formellement que le secteur public fĂ©dĂ©ral mais pourrait influencer lâinterprĂ©tation future des protections au niveau national.
- Lâadministration Trump a adoptĂ© une nouvelle rĂšgle obligeant les demandeurs et demandeuses de visa et du Diversity Visa Program (qui en gros est une sorte de loterie pour obtenir un visa â vraiment il y a quâaux USA quâon peut voir un truc pareilâŠ) Bref, ça les obligerait Ă dĂ©clarer leur sexe biologique Ă la naissance, mĂȘme sâil diffĂšre de leurs documents officiels, ce qui pourrait entraĂźner par la suite des accusations de fraude et la rĂ©vocation de leur visa.
Cette politique, mise en Ćuvre par le Department of State, pourrait exposer les personnes trans Ă des contrĂŽles, des dĂ©tentions, des expulsions, voire Ă des procĂ©dures de dĂ©naturalisation. Elle donnerait aussi davantage de marge de manĆuvre Ă lâICE (lâImmigration and Customs Enforcement) pour cibler et contrĂŽler les individu·es soupçonné·es dâĂȘtre trans â puisque automatiquement ça ressortirait avec cette nouvelle politique ! â , en les considĂ©rant potentiellement comme Ă©tant en situation irrĂ©guliĂšre.
- Un accord conclu en dĂ©but dâannĂ©e prĂ©voit que le Department of Justice abandonne une grande partie de ses demandes visant les quelques 3 000 dossiers mĂ©dicaux de mineur·es trans soigné·es au Childrenâs Hospital de Los Angeles. Lâaccord survient aprĂšs des poursuites intentĂ©es par des patient·es et leurs familles pour atteinte Ă la vie privĂ©e.
LâhĂŽpital devra transmettre certains documents, mais toutes les informations permettant dâidentifier les patient·es et leurs proches devront ĂȘtre supprimĂ©es, ce qui constitue un soulagement pour les familles inquiĂštes quant Ă la collecte de donnĂ©es sensibles. Toutefois, lâenquĂȘte fĂ©dĂ©rale nâest pas entiĂšrement close, puisque des Ă©lĂ©ments non mĂ©dicaux (comme des communications ou donnĂ©es administratives par exemple) pourraient encore ĂȘtre remis. De plus, lâavenir du programme spĂ©cialisĂ© pour jeunes trans de lâhĂŽpital reste incertain.
CÎté sports :
- La Cour suprĂȘme a tenu des plaidoiries orales dans les 2 affaires majeures « West Virginia v. B.P.J ». et « Little v. Hecox », portant sur des lois dâĂtats interdisant la participation aux sports scolaires aux personnes trans (en particulier aux filles et femmes trans). Les dĂ©bats ont portĂ© sur la lĂ©galitĂ© des Ă©quipes non-mixtes et si les filles trans peuvent ĂȘtre traitĂ©es comme les filles cis dans un cadre sportif scolaire.
Des organisations comme lâACLU et Lambda Legal Ă©taient prĂ©sentes et y ont contestĂ© les interdictions actuellement en place, estimant quâelles violent lâĂ©galitĂ© constitutionnelle et, dans certains cas, le Title IX contre les discriminations sexuelles.
La dĂ©cision de ces 2 affaires, qui disons-le, pourrait redĂ©finir les droits des personnes trans dans le sport, est attendue au printemps ou Ă lâĂ©tĂ© 2026 (probablement courant juin).
- La fédération USA Hockey a adopté une nouvelle politique qui interdit aux athlÚtes trans de participer aux ligues non-mixtes selon leur identité de genre, les obligeant donc à jouer uniquement selon leur sexe assigné à la naissance à partir du 1er avril 2026. La mesure exclut les femmes trans des compétitions féminines et interdit aussi aux hommes trans sous traitement hormonal de jouer dans des équipes et ligues féminines.
- USA Rugby a adoptĂ© Ă©galement une nouvelle politique interdisant aux femmes trans de concourir dans la division fĂ©minine. Elle a créé Ă la place une division dite « open » qui se veut ouverte Ă toustes les athlĂštes, quel que soit leur sexe assignĂ© Ă la naissance ou leur taux hormonaux. A noter que la fĂ©dĂ©ration autorise les athlĂštes enregistrĂ©s comme hommes (y compris hommes trans qui nâont aucune restriction dâaccĂšs) Ă jouer en division masculine.
La politique est entrée en vigueur le 20 février dernier.
Dans le reste de lâactu USA :
- MalgrĂ© une directive de la procureure gĂ©nĂ©rale de lâĂtat de New York, Letitia James, rappelant lâobligation des hĂŽpitaux de respecter les lois anti-discrimination locales, les hĂŽpitaux Mount Sinai Hospital et NYU Langone Health de New York ont annoncĂ© quâils mettaient fin Ă leurs programmes de santĂ© pour les jeunes trans de moins de 19 ans. Le second invoquant « lâenvironnement rĂ©glementaire actuel » et le dĂ©part de son directeur mĂ©dical.
Letitia James a ordonnĂ© de reprendre les soins sous peine de poursuites judiciaires, mais pour le moment rien nâa Ă©tĂ© entrepris dans ce sens. On se retrouve donc avec de nombreuses familles sans solution immĂ©diate pour poursuivre des traitements comme les bloqueurs de pubertĂ© ou lâhormonothĂ©rapie.
- Dans la mĂȘme veine, le Vanderbilt Medical Center de Nashville dans lâĂ©tat du Tennessee ne pratiquera plus d'interventions de chirurgie d'affirmation de genre chez les adultes, en raison de « contraintes opĂ©rationnelles ». Les services non chirurgicaux, notamment ceux concernant l'hormonothĂ©rapie, resteront disponibles pour les patient·es de 19 ans et plus.
- Des spĂ©cialistes du gĂ©nocide alertent sur la situation des personnes trans dans le pays, estimant que certaines politiques et discours publics anti-trans (par exemple : restrictions sur les soins de transition, marche arriĂšre sur la reconnaissance lĂ©gale du genre, lâaccĂšs aux toilettes, etc.) pourraient correspondre aux premiĂšres phases dâun processus de gĂ©nocide. Il y a une contribution Ă une stigmatisation dite systĂ©mique qui dĂ©passe la simple discrimination et qui match avec un « stade prĂ©coce Ă moyen » de gĂ©nocide pour les personnes trans, non-binaires et intersexes aux Ătats-Unis.
Si lâusage du terme « gĂ©nocide » reste dĂ©battu chez certaines personnes, les experts et expertes sonnent lâalarme, et prĂ©sentent leur alerte comme un appel Ă la vigilance et Ă une mobilisation accrue pour protĂ©ger les diffĂ©rentes communautĂ©s trans sur ce territoire.
- Cas inĂ©dit aux Ătats-Unis : Un jury de lâĂ©tat de New York a accordĂ© 2 millions de dollars Ă une personne ayant dĂ©-transitionnĂ©. Le verdict est en lien avec une mastectomie dont Ă bĂ©nĂ©ficiĂ© la personne lorsquâelle avait Ă 16 ans, dans le cadre de sa transition.
Les juré·es ont estimĂ© que les praticiens (ici un psy et un chirurgien) nâavaient pas respectĂ© les standards de soins en matiĂšre dâĂ©valuation psychologique, de consentement Ă©clairĂ© et de coordination mĂ©dicale, ce qui constituait une faute mĂ©dicale.
Alors, techniquement le dĂ©bat de ce procĂšs portait sur le fait de savoir si les praticiens ont respectĂ© les normes de soins avant de pratiquer une intervention chirurgicale irrĂ©versible sur un patient de 16 ans. Il nây a pas eu de remise en cause sur la lĂ©gitimitĂ© des soins dâaffirmation de genre en gĂ©nĂ©ral. Mais vous vous doutez bien que prĂ©sentĂ© comme tel â et dans le contexte politique actuel â, le verdict pourrait accroĂźtre une certaine vigilance juridique autour des procĂ©dures, en particulier pour les mineur·es, en incitant les professionnel·les de santĂ© Ă renforcer une documentation, les Ă©valuations pluridisciplinaires et les pratiques de consentement, sur lâaccĂšs aux soins pour les personnes trans.
- Plusieurs Ă©tudes sont sorties ces derniers mois. Bon, je ne vais pas tout traiter parce quâon a des redites de sujet qui reviennent souvent et dont jâai dĂ©jĂ parlĂ© par le passĂ© (jâpense au taux de suicide par exemple) ou bien sur des sujets pas mĂ©ga pertinents (ou tout cas pas pour cette Ă©mission). Genre les hommes trans sont exposĂ©s Ă un risque accru d'acnĂ© aprĂšs le dĂ©but d'un traitement Ă base de testo. MĂȘme niveau de dĂ©couverte que lâeau ça mouille, jâai envie de dire hein !
Par contre, il y en a eu a une menĂ©e sur 178 ado et jeunes adultes trans ayant commencĂ© la testo qui est intĂ©ressante. Elle examine lâĂ©volution de la colĂšre, de lâirritabilitĂ© et de lâagressivitĂ© lorsquâon est hormonĂ©. Les rĂ©sultats n'ont rĂ©vĂ©lĂ© aucune augmentation significative sur ces 3 indicateurs au cours des 12 mois suivant le dĂ©but du THS masculinisant. La plupart des participants sont restĂ©s dans les fourchettes normatives, voire mĂȘme sont passĂ©s de niveaux Ă©levĂ©s de colĂšre Ă des valeurs normatives au fil du temps.
LâĂ©tude conclut que lâinitiation Ă la testostĂ©rone nâest pas associĂ©e Ă une hausse de lâagressivitĂ© contrairement Ă ce quâon peut entendre parfois dans certains discoursâŠ
Et pour terminer, une info légÚre et positive. Parce que ça fait du bien !
- La communautĂ© du jeu de cartes Magic: The Gathering sâest mobilisĂ©e pour soutenir les personnes trans en rĂ©coltant plus de 450 000 dollars en moins de 48 heures lors dâune collecte organisĂ©e par la chaĂźne YouTube Tolarian Community College. Le montant sera reversĂ© Ă Trans Lifeline, une ligne dâĂ©coute et dâentraide par des pairs pour les personnes trans en situation de dĂ©tresse.
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đ Les sources :
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đ» Description đ»Premier Ă©pisode 2026 de T-News, la sĂ©rie de pastilles news qui traitent des infos, des nouvelles et/ou des Ă©vĂ©nements liĂ©es a
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Inde : Un Projet de Loi Transgenre Ravive les Tensions Sociales et Juridiques
LâInde est secouĂ©e par une polĂ©mique majeure aprĂšs le vote parlementaire dâun projet de loi modifiant la reconnaissance lĂ©gale des personnes transgenres. Cette initiative, prĂ©sentĂ©e comme une rĂ©forme de protection, a immĂ©diatement dĂ©clenchĂ© des manifestations Ă travers le pays, cristallisant les inquiĂ©tudes de la communautĂ© LGBTQ et des dĂ©fenseurs des droits humains. Les Fondements de laâŠ
A study finds barriers to gender-affirming care for transgender and non-binary people in Quebec