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WIP of an Art Trade Iâm working on for a friend. This is a Wildling, not a pony btw. But I wanted to show him off because hot damn his sketch turned out good. xD
When I discovered the #Tarandus constellation, the Reindeer, was around Christmastime last year 2019; I had to bring to life my own version of #Rudolph the #RedNosedReindeer. In the sequel to #PorterMarcusMathias, #PorterWilliamChase, I introduced a bunch of new characters that I love including Elijah âEJâ Jones, Porter of the Malus constellation, the Mast; Nari Anser, Porter of the Vulpecula constellation, the Fox; Jonathan Asterion, Porter of the Canis Venatici Constellation, the Hunting Dogs, also known as the CVO (The Canis Venatici Organization - the FBI of the Solar System) and, of course, Rudolph Skye. While Rudolph looks nothing like the character in this drawing (donât know which character is this or who created it) but he somehow inspired me to create my own version of this famous reindeer. Next photos are the exempt of one of my favorites part, when we see Rudolph in action for the first time. Iâm one day ahead of #MarcusMathiasMondayMadness but I really had to share this with you guys, hope you enjoyed it. #HappySunday! đ« #StayStellar đ« Porter: Marcus Mathias (Book 1) and Porter: William Chase (Book 2) are both available in digital and paperback on nmbobok.com (Those of you who know me personally, let me know if you donât have my book(s) and I can get you a signed copy/copies at no extra charge) #MarcusMathiasSaga #Author #SelfPublished #Amazon #Kindle #IndependentAuthor #Writer #GayWriter #GaySuperHero #Fantasy #Book #NewBook #GayFantasy #GayAuthor #LBGTQFantasy #Astrology #Geek #Astronomy #Epic #Saga #SuperHero https://www.instagram.com/p/CIebpeBhYt1/?igshid=118ahb09i2xc
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La survie du caribou au Québec (partie 3)
MalgrĂ© son nom de caribou des bois, ce cervidĂ© se retrouve autant en forĂȘt borĂ©ale quâen montagne ou encore dans la toundra. Les populations distinctes Ă©voluant dans des habitats diffĂ©rents et ayant des caractĂ©ristiques et des comportements particuliers sont qualifiĂ©es dâĂ©cotypes. On dĂ©nombre quatre Ă©cotypes en AmĂ©rique du Nord soit migrateur, forestier, montagnard et de Peary.
Au Canada, 11 des 16 populations de caribous Ă©valuĂ©es par le COSEPAC1 ont un statut particulier allant de «prĂ©occupant» à «disparu». Ă lâheure actuelle, les 4 populations sans statuts ne font pas lâobjet dâĂ©valuation de la part de cet organisme. Au QuĂ©bec, les populations de lâĂ©cotype forestier sont dĂ©signĂ©es «vulnĂ©rables» depuis 2005 tandis que la population de caribou de la GaspĂ©sie (Ă©cotype montagnard) est dĂ©signĂ©e «menacĂ©e» depuis 2009.
1 Comité sur la situation des espÚces en péril au Canada
Dans les annĂ©es 1800, lâaire de rĂ©partition du caribou des bois dans lâest de lâAmĂ©rique du Nord sâĂ©tendait au sud jusquâaux Ătats-Unis. On en retrouvait notamment au Maine, au Michigan, au New Hampshire, au Vermont et au Wisconcin. Entre 1840 et 1925, toutes les populations de ces Ătats sont disparues. Au Canda, les populations de lâĂle-du-Prince-Ădouard, de lâĂźle-du-Cap-Breton, de la Nouvelle-Ăcosse et du Nouveau-Brunswick ont subies le mĂȘme sort sensiblement au cours de la mĂȘme pĂ©riode. La limite sud de rĂ©partition du caribou des bois nâa cessĂ© de migrer vers le nord depuis. Au QuĂ©bec, on retrouve le caribou des bois (Ă©cotype forestier) essentiellement entre le 49° et le 55° de latitude Nord alors quâil se retrouvait jusque dans le sud de la province dans les annĂ©es 1800. En 2003, le nombre dâindividus a Ă©tĂ© estimĂ© Ă tout au plus 3000 rĂ©partis sur un territoire de prĂšs de 241 400 km2. Dix ans plus tard, les nombreux inventaires ont permis de réévaluer le nombre de caribous des bois pour un territoire de 644 000 km2 Ă 5 980 - 8 570 individus. Seulement trois hardes connues de lâĂ©cotype forestier existent encore sous le 49e parallĂšle, soit celles de Val-dâOr (Abitibi), de La Sarre (Abitibi) et de Charlevoix (Charlevoix). De ces trois hardes, celle de Charlevoix est due Ă la rĂ©introduction de lâespĂšce dans les annĂ©es 1960. Elle comptait entre 100 et 125 individus au dĂ©but des annĂ©es 2000. Dans les annĂ©es 1990, les hardes de Val dâOr et de La Sarre comptaient respectivement environ 40 et 400 individus. Depuis, la population de Val dâOr a pĂ©riclitĂ© pour atteindre 15 individus. La harde de La Sarre est encore la mieux portante des trois avec Ă lâheure actuelle entre 500 et 600 individus.
Une population de caribous (Ă©cotype montagnard) survie Ă lâintĂ©rieur des limites du parc national de la GaspĂ©sie et de la rĂ©serve faunique des Chics-Chocs (GaspĂ©sie). Ce sont les seuls individus indigĂšnes de lâespĂšce au sud du fleuve Saint-Laurent. Cependant, ses jours sont comptĂ©s. En 1957, cette population avait Ă©tĂ© estimĂ©e Ă 500-1000 individus. Elle Ă©tait rĂ©duite Ă 200-250 individus au dĂ©but des annĂ©es 1990. Dix ans plus tard, le nombre dâindividu avait encore chutĂ© et la population Ă©tait estimĂ©e Ă 140 bĂȘtes. Les chances de survie de cette population sont pratiquement nulles sans lâintervention de lâhomme afin de diminuer les populations de carnivores du secteur et de moduler les effets nĂ©gatifs des interventions en milieu forestier ayant lieu autour du parc national de la GaspĂ©sie. Ă cela, il faut ajouter les consĂ©quences de possibles problĂšmes de consanguinitĂ© dĂ» Ă la petite taille du cheptel et de la fragmentation de celui-ci dans trois secteurs distincts du parc cet de la rĂ©serve faunique adjacente.
Deux troupeaux de caribous de lâĂ©cotype migrateur utilisent le territoire quĂ©bĂ©cois Ă certaines pĂ©riodes de lâannĂ©e, soit les troupeaux de la riviĂšre aux Feuilles (Nord-du-QuĂ©bec) et celui de la riviĂšre George (Labrador). Les populations de caribous migrateurs sont reconnues pour connaĂźtre des fluctuations dans le temps. Les inventaires successifs entre 1975 et 2001 ont permis de constater lâaccroissement du troupeau de la riviĂšre aux Feuilles, passant de 56 000 Ă 628 000 individus. Par la suite, le dĂ©clin sâest amorcĂ©. En 2016, la taille estimĂ©e du troupeau Ă©tait de 199 000 individus. Cette situation a obligĂ© les autoritĂ©s Ă suspendre la chasse hivernale au caribou dans certaines zones. ParallĂšlement, le troupeau de la riviĂšre George a perdu prĂšs de 99 % de ses effectifs en une dizaine dâannĂ©es. Il ne resterait que 8 900 individus selon le dernier inventaire effectuĂ© en 2016 .
Les autoritĂ©s gouvernementales travaillent Ă la prĂ©servation de ces populations de caribous. Ils doivent cependant jongler avec les enjeux propres aux diffĂ©rents acteurs prĂ©sents sur les territoires utilisĂ©s par les caribous (ex : autochtones, chasseurs, industriels). La cohabitation de ces derniers avec lâhumain nâest pas aisĂ©e, mais il est impĂ©ratif que tous puissent y trouver leur compte et que la survie du caribou soit au cĆur des stratĂ©gies Ă©laborĂ©es de bonne foi par tous les acteurs concernĂ©s. De ce fait, il sera intĂ©ressant de voir si les plans de rĂ©tablissements mis sur pieds par le gouvernement du QuĂ©bec porteront leurs fruits Ă terme (ex : 2023 pour lâĂ©cotype forestier). Il serait dommage dâassister en temps rĂ©el Ă lâextinction dâun animal emblĂ©matique de notre contrĂ©e nordique.
Références
Champagne, Ă.P. 2017. Le caribou des bois plus menacĂ© que jamais Ă Val-d'Or. Article de journal publiĂ© sur le site Internet La Presse.ca. [En ligne] : http://www.lapresse.ca/environnement/especes-menacees/201702/28/01-5073994-le-caribou-des-bois-plus-menace-que-jamais-a-val-dor.php
COURTOIS, R., DUSSAULT, C., GINGRAS, A., LAMONTAGNE, G. 2003. Rapport sur la situation du caribou forestier au QuĂ©bec. SociĂ©tĂ© de la faune et des parcs du QuĂ©bec. Direction de la recherche sur la faune, Direction de lâamĂ©nagement de la faune de JonquiĂšre et Direction de lâamĂ©nagement de la faune de Sept-Ăles. 45 p.
ĂQUIPE DE RĂTABLISSEMENT DU CARIBOU FORESTIER DU QUĂBEC (2013). Plan derĂ©tablissement du caribou forestier (Rangifer tarandus caribou) au QuĂ©bec â 2013-2023, produit pour le compte du ministĂšre du DĂ©veloppement durable, de lâEnvironnement, de la Faune et des Parcs du QuĂ©bec, Faune QuĂ©bec, 110 p.
MFFP. 2016. Caribous de la riviĂšre George â RĂ©sultats de lâinventaire aĂ©rien du troupeau. CommuniquĂ© de presse. [En ligne] : http://mffp.gouv.qc.ca/caribous-de-la-riviere-george-resultats-de-linventaire-aerien-du-troupeau/
MFFP. 2016. Fermeture de la chasse sportive au caribou migrateur. Communiqué de presse. [En ligne] : http://mffp.gouv.qc.ca/fermeture-de-la-chasse-sportive-au-caribou-migrateur/
Radio-Canada. 2016. Déclin du troupeau de caribous de la riviÚre George: pas de répit en vue. Article de journal publié sur le site Internet Radio-Canda.ca. [En ligne]http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/801556/caribous-riviere-george-declin-poursuite
TAILLON, JoĂ«lle, Vincent BRODEUR et StĂ©phane RIVARD. 2016. Ătat de la situation biologique du caribou migrateur, troupeau de la riviĂšre aux Feuilles, ministĂšre des ForĂȘts, de la Faune et des Parcs, QuĂ©bec, 69 p.

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La survie du caribou au Québec (partie 2)
Menaces anthropiques
 Exploitation des ressources naturelles
Les activitĂ©s liĂ©es Ă lâexploitation des ressources naturelles peuvent nuire au caribou. La destruction dâhabitats et la prĂ©sence dâinfrastructures humaines peuvent provoquer lâabandon de sites essentiels Ă la survie du caribou (ex : aire de mise bas ou aire dâhivernage). Des sites plus pauvres en nourriture et offrant moins de couvert de protection contre les prĂ©dateurs peuvent augmenter le risque de mortalitĂ© chez les faons et, par le fait mĂȘme, diminuer le recrutement annuel des populations de caribous.
Exploitation forestiĂšre
Lâhabitat prĂ©fĂ©rentiel du caribou forestier est la forĂȘt borĂ©ale mature caractĂ©risĂ©e par une densitĂ© Ă©levĂ©e de tiges dâĂ©pinettes noires (Picea mariana) et/ou de sapins baumiers (Abies balsamea) et riche en lichen arboricole et terrestre (nourriture du caribou). Malheureusement pour cet animal, lâindustrie forestiĂšre affectionne Ă©galement les peuplements rĂ©sineux matures. Ainsi, Ă la suite dâopĂ©rations de rĂ©coltes de bois, le caribou se voit dans lâobligation de changer lâutilisation quâil fait du territoire et de ses habitats de mĂȘme que ses habitudes alimentaires. Le caribou Ă©viterait les parterres de coupes rĂ©centes dĂ» Ă lâabsence de couvert de protection et de nourriture (lichen) fournis par les tiges dâĂ©pinettes et de sapins. Il peut sâĂ©loigner des parterres de coupe sur des distances allant jusquâĂ 15 km. Le caribou continue tout de mĂȘme Ă frĂ©quenter les territoires perturbĂ©s. Cependant, il ne frĂ©quente que les massifs forestiers prĂ©fĂ©rentiels, ce qui rĂ©duit la superficie de son domaine vital. Lâhiver, en combinaison avec la diminution du domaine vital, lâaccumulation de neige force le caribou Ă rĂ©duire ses dĂ©placements, ce qui le rend plus vulnĂ©rable Ă la prĂ©dation. Ces deux facteurs contrecarrent la stratĂ©gie anti-prĂ©datrice du caribou consistant Ă augmenter lâespacement des individus en forĂȘt afin de diminuer le pouvoir de dĂ©tection des prĂ©dateurs. Des individus isolĂ©s sur un grand territoire sont plus difficiles Ă dĂ©tecter quâun ou plusieurs groupes dâindividus. Les effets des coupes forestiĂšres sont diffĂ©rents selon les sexes. Les mĂąles semblent plus tolĂ©rants aux perturbations que les femelles, spĂ©cialement celles avec des faons. En Ă©tĂ©, dans les milieux perturbĂ©s, les femelles trouveraient davantage refuge dans les massifs de conifĂšres matures encore disponibles pour des raisons de sĂ©curitĂ©. En temps normal, ces derniĂšres ont tendance Ă utiliser tous les types de peuplements matures disponibles, tout en privilĂ©giant  les peuplements de conifĂšres. Il pourrait sâĂ©couler jusquâĂ 40 ans avant que le caribou frĂ©quente Ă nouveau les parcelles de forĂȘts coupĂ©es. De plus, la rĂ©gĂ©nĂ©ration des parterres de coupes offre un environnement davantage propice Ă lâorignal (Alces alces). Lâaccroissement des populations dâorignaux peut favoriser lâaugmentation des densitĂ©s de son principal prĂ©dateur, le loup gris. Cette situation peut entrainer un risque de prĂ©dation accrue sur le caribou forestier.
Développement hydroélectrique
La mise en eau de grands rĂ©servoirs et de toutes les infrastructures nĂ©cessaires afin dâalimenter les centrales hydroĂ©lectriques provoquent la perte dâhabitat pour les caribous. Ces derniers doivent donc compenser en essayant de trouver de nouveaux territoires propices Ă leur survie tout au long de lâannĂ©e. De plus, pour les populations migratrices, les grandes Ă©tendues dâeau que sont les rĂ©servoirs peuvent augmenter le risque de noyade.
Infrastructures de transport
Les routes, olĂ©oducs et lignes de transport dâĂ©nergie reprĂ©sentent des menaces pour le caribou car elles fragmentent sont habitat. MalgrĂ© des mesures de mitigation observĂ©es dans certains secteurs dâactivitĂ©s, les infrastructures de transport agissent comme des voies de pĂ©nĂ©tration du territoire permettant aux prĂ©dateurs de se dĂ©placer plus aisĂ©ment ou de coloniser de nouveaux secteurs. Par exemple, bien que les industriels forestiers pratiquent des coupes qui se veulent reprĂ©sentatives de la dynamique des feux de forĂȘt dans lâhabitat du caribou, ils laissent tout de mĂȘme des chemins utilisables pour les humains et prĂ©dateurs longtemps aprĂšs la cessation de leurs activitĂ©s commerciales. De plus, les infrastructures de transport peuvent occasionner des mortalitĂ©s suite Ă des collisions avec des vĂ©hicules. Les routes permettent aux chasseurs dâavoir accĂšs Ă des portions de territoire qui leur seraient autrement inaccessibles. Du mĂȘme coup, les risques de braconnage sâaccroissent dans ces territoires autrefois inaccessibles. Ce nâest pas un hasard si les populations de de caribous de plusieurs secteurs sont disparues ou en forte baisse suite au dĂ©veloppement dâinfrastructures de transport liĂ©es au dĂ©veloppement industriel.
Chasse et braconnage
La chasse peut avoir de graves consĂ©quences sur les populations de caribous. La pression de chasse accrue et les avancĂ©es technologiques en cette matiĂšre ont eu des effets nĂ©gatifs observables sur des populations de caribous par le passĂ©. Lâutilisation des armes Ă feu Ă la fin des annĂ©es 1800 et au dĂ©but des annĂ©es 1900 a significativement fait diminuer le taux de croissance du troupeau de la RiviĂšre-aux-Feuilles (Nunavik). De plus, la harde du lac Harp, dans le nord-est du QuĂ©bec a disparu suite Ă lâapparition de la motoneige vers la fin des annĂ©es 1970. Heureusement, de nos jours, la chasse est rĂ©glementĂ©e et de la recherche se fait afin de maintenir le fragile Ă©quilibre entre le taux de prĂ©lĂšvement par la chasse et lâĂ©tat des populations de caribous. Cependant, il est impossible dâempĂȘcher totalement les braconniers de sĂ©vir. Contrairement aux prĂ©dateurs naturels, lâhomme se concentre souvent sur les individus en bonne santĂ© (mĂąles trophĂ©es). Au sein dâune population dont les effectifs sont stables ou en croissance, le prĂ©lĂšvement dâun pourcentage dâindividus nâaura pas dâincidences nĂ©gatives. Cependant, si la chasse se fait sur des populations Ă statut prĂ©caire, la situation pourrait dĂ©gĂ©nĂ©rer rapidement. Le caribou est une espĂšce tolĂ©rant mal les effets dâune augmentation de la pression de chasse. Ce dernier nâa pas un taux de fĂ©conditĂ© aussi Ă©levĂ© que dâautres cervidĂ©s tels lâorignal ou le cerf de Virginie. Ces derniers peuvent donner naissances Ă des jumeaux lors de pĂ©riodes dâabondance de nourriture. La femelle caribou ne donne naissance quâĂ un faon par annĂ©e, et ce, en tout temps. La perte de femelles adultes affecte plus rapidement la dynamique des populations que pour dâautres cervidĂ©s.
 Récréotourisme
Les parcs nationaux et autres aires de conservation sont une arme Ă double tranchant lorsquâil est question de la survie du caribou. Dâun cĂŽtĂ©, les populations vivant dans les limites de ces aires de conservation ne subissent pas de mortalitĂ© provoquĂ©e par la chasse. Dâun autre cĂŽtĂ©, les dĂ©rangements humains entraĂźnent des changements comportementaux. Les caribous tendent Ă sâalimenter moins et ĂȘtre aux aguets plus souvent dans les milieux frĂ©quentĂ©s par les adeptes de plein air. De plus, le comportement dâĂ©vitement des milieux frĂ©quentĂ©s par lâhomme accroĂźt le potentiel de prĂ©dation (notamment des faons) en forçant les bĂȘtes Ă frĂ©quenter des milieux oĂč ils ne se trouveraient pas en temps normal. Les loisirs motorisĂ©s, comme la motoneige, peuvent Ă©galement reprĂ©senter une menace en dĂ©rageant les caribous dans leurs aires dâhivernage. En Ă©tablissant un rĂ©seau de pistes, ces motoneigistes facilitent le dĂ©placement des prĂ©dateurs tels que le loup qui auraient autrement beaucoup plus de difficultĂ© Ă se dĂ©placer afin de trouver de grosses proies dans la neige profonde.
Références
Beaulieu, F. 1996. Rapport sur la situation du caribou (Rangifer tarandus caribou) du parc de conservation de la GaspĂ©sie. MinistĂšre de lâEnvironnement et de la Faune. QuĂ©bec. 49 p.
Chubbs, T.E. et Keith, L.B. 1993. Responses of woodland caribou (Rangifer tarandus caribou) to clear-cutting in east-central Newfoundland. Can.J.Zool.Vol. 71. 487-493
Courtois, R., Gingras, A., Fortin, D., Sebbane, A., Rochette, B. et Breton, L. 2008. Demographic and behavioural response of woodland caribou to forest harvesting. Can. J. For. Res. Vol. 38, 2837-2849
Festa-Bianchet, M., Ray, J.C., Boutin, S., CÎté, S.D. et Gunn, A. 2011. Conservation of caribou (Rangifer tarandus) in Canada : an uncertain future. Can. J. Zool. Vo. 89: 419-434
Prescott, J., Ferron, J. et Taillon, J. 2013. Sur la piste de nos cervidés. Collection Nature Sauvage. La Macaza (Québec). 262 p.
Smith, K.G., Ficht, E.J., Hobson, D., Sorensen, T.C. et Hervieux, D. 2000. Winter distribution of woodland caribou in relation to clear-cut logging in west-central Alberta. Can. J. Zool. Vol. 78. 1433-1440
La survie du caribou au Québec (partie 1)
Le caribou (Rangifer tarandus) est un mammifĂšre originaire dâEurasie. Ce dernier aurait profitĂ© des glaciations ayant eu lieu entre 2,6 millions et 12 000 ans avant aujourdâhui pour migrer de la SibĂ©rie vers le continent nord-amĂ©ricain par lâentremise dâun lien terrestre passant par le dĂ©troit de BĂ©ring. La glace a permis au caribou de coloniser le nouveau continent. Il nâest donc pas surprenant que ce mammifĂšre soit adaptĂ© aux environnements nordiques. Cette relique vivante dâune Ă©poque rĂ©volue, soit celle des mammouths laineux et des mastodontes dâAmĂ©rique, est peut-ĂȘtre en train de sâĂ©teindre Ă son tour. Pour le caribou, les causes ne seraient pas uniquement naturelles. Lâintention de ce billet est dâexposer plusieurs des causes de mortalitĂ© naturelle (partie 1) et menaces dâorigine anthropique (partie 2) pouvant affecter la survie du caribou. Ce billet se terminera avec la prĂ©sentation du statut des populations de caribous au Canada et au QuĂ©bec (partie 3).
Menaces naturelles
Parasitisme
Le caribou vit dans des environnements oĂč pullulent les insectes hĂ©matophages. Les mouches noires, maringouins et autres insectes piqueurs se succĂšdent entre le mois de juin et dâaoĂ»t afin de se nourrir du sang des caribous. Dâautres mouches, les Ćstres, sont des parasites du caribou. Certaines espĂšces pondent  leurs Ćufs sur la fourrure et les larves sâinfiltrent dans le corps de lâhĂŽte au travers de la peau. Ă terme, ces larves migrent vers le dos de lâanimal, percent la peau et tombent au sol afin de complĂ©ter leur cycle vital. Pour sa part, lâĆstre du nez  pond ses Ćufs prĂšs des cavitĂ©s nasales du caribou et les larves se dĂ©veloppent dans ces derniĂšres. Ces petits insectes occasionnent du dĂ©rangement dans la quĂȘte dâassouvissement des besoins vitaux des animaux affectĂ©s. Ainsi, les individus accroissent le temps passer Ă essayer de se dĂ©barrasser de ces irritantes bestioles plutĂŽt que se nourrir et se reposer afin de se constituer les forces nĂ©cessaires pour la migration automnale. Â
 En plus dâĂȘtre harcelĂ© par des parasites externes, le caribou est aussi lâhĂŽte de parasites internes. Au Canada, 21 espĂšces de vers gastro-intestinaux ont Ă©tĂ© recensĂ©s.  Cependant, dâautres types de parasites infestent ce cervidĂ©, dont Elaphostrongylus cervi ou Parelaphostrongylus andersoni, qui se logent dans les muscles. Ces derniers peuvent provoquer des dĂ©sordres neurologiques et on peut reconnaĂźtre les effets de ces parasites par une rĂ©ticence de lâanimal Ă se tenir debout, Ă une piĂštre condition physique, Ă un essoufflement, au manque de coordination des membres postĂ©rieurs ou encore, leur paralysie. En combinaison avec dâautres parasites ou lors de cas sĂ©vĂšre dâinfestation, les parasites peuvent mener Ă une diminution de la fĂ©conditĂ© chez les femelles, Ă un risque accru de maladie dĂ» Ă l'affaiblissement ou encore, Ă la mort de lâhĂŽte en le rendant incapable de se nourrir ou davantage vulnĂ©rable aux prĂ©dateurs.
Prédation
Le loup gris (Canis lupus) est le principal prĂ©dateur du caribou des bois adulte. Celui-ci cible davantage les individus malades, vieux et en mauvaise condition physique. Cependant, ce sont les faons de moins de 2 mois qui sont les plus Ă risque de prĂ©dation. En plus du loup, lâours noir (Ursus americanus) est un efficace prĂ©dateur de faons de caribous. Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e au QuĂ©bec laisse supposer que lâours noir peut surpasser le loup en tant que premier prĂ©dateur des faons dans des endroits oĂč les deux carnivores se cĂŽtoient. Un autre canidĂ©, le coyote (Canis latrans), peut supplanter lâours noir en tant que principal prĂ©dateur de faons. Ce dernier serait responsable dâenviron 75 % des cas de mortalitĂ© de faons par prĂ©dation dans le parc national de la GaspĂ©sie. Dans le nord-est de lâAlberta, le coyote et le lynx du Canada seraient responsables dâenviron 44 % des mortalitĂ©s de faons (lynx Ă©galement prĂ©sent sur le territoire quĂ©bĂ©cois). Dans une moindre mesure, lâaigle royal (Aquila chrysaetos) sâattaque Ă©galement aux faons naissants. Par contre, la mĂšre peut facilement repousser les assauts de ce prĂ©dateur aĂ©rien contrairement Ă ceux des prĂ©dateurs terrestres. En somme, une densitĂ© Ă©levĂ©e de ces prĂ©dateurs peut reprĂ©senter une sĂ©rieuse menace Ă lâĂ©quilibre des populations de caribous en affectant le taux de survie des faons, limitant ainsi le recrutement annuel et par le fait mĂȘme, le maintien ou lâaccroissement du nombre dâindividus au sein dâune population.
Feux de forĂȘts
La forĂȘt borĂ©ale est rĂ©gulĂ©e par les feux de forĂȘts. Ces feux font partie intĂ©grante de la vie des caribous. Cependant, la superficie annuelle moyenne touchĂ©e par les feux sâest accrue depuis 1960. Ce phĂ©nomĂšne, en addition avec les coupes forestiĂšres, contribue Ă la fragmentation de lâhabitat auquel le caribou est trĂšs sensible. Les caribous Ă©vitent les brĂ»lĂ©s jusquâau moment oĂč la nourriture est de nouveau suffisante pour eux, soit plus de 40 ans en considĂ©rant que le lichen (nourriture) ne recommence Ă pousser quâaprĂšs ce laps de temps suite au passage dâun feu.
Changements climatiques
Le caribou a survĂ©cu Ă plusieurs Ăšres glaciaires et interglaciaires. Cependant, sera-t-il en mesure survivre aux prĂ©sents impacts des changements climatiques qui affectent son milieu de vie et qui devraient sâaccentuer au cours des prochaines annĂ©es? Sera-t-il capable de faire face aux niveaux dâenneigements fluctuants et aux Ă©pisodes plus frĂ©quents de pluie verglaçante envisagĂ©s avec lâaugmentation de la tempĂ©rature dans son aire de distribution? Sera-t-il capable de sâadapter Ă la montĂ©e vers le nord dâespĂšces comme lâorignal et le cerf et de leurs prĂ©dateurs et parasites? Sera-t-il capable de sâadapter Ă des forĂȘts mixtes plutĂŽt que strictement de conifĂšres avec la montĂ©e vers le nord dâessences feuillues? Saura-t-il adapter son rĂ©gime alimentaire aux nouvelles plantes disponibles dans son environnement? Quels seront les impacts sur les populations migratrices des fontes hĂątives ou des gels tardifs? Beaucoup de questions restent en suspens concernant la survie du caribou dans un contexte de changements climatiques accĂ©lĂ©rĂ©s. Les recherches en cours ou Ă venir vont permettre dâen savoir davantage sur cet animal et sur la façon de le conserver.
RĂ©fĂ©rencesÂ
Beaulieu, F. 1996. Rapport sur la situation du caribou (Rangifer tarandus caribou) du parc de conservation de la GaspĂ©sie. MinistĂšre de lâEnvironnement et de la Faune. QuĂ©bec. 49 p.
COMITĂ DE RĂTABLISSEMENT DU CARIBOU DE LA GASPĂSIE. 2004. Plan de rĂ©tablissement du caribou de la GaspĂ©sie (2002-2012) (Rangifer tarandus caribou)- Mise Ă jour. SociĂ©tĂ© de la faune et des parcs du QuĂ©bec, Direction du dĂ©veloppement de la faune, QuĂ©bec. 51 p.
Festa-Bianchet, M., Ray, J.C., Boutin, S., CÎté, S.D. et Gunn, A. 2011. Conservation of caribou (Rangifer tarandus) in Canada : an uncertain future. Can. J. Zool. Vo. 89: 419-434
Fruetel, M., et Lankester, W. M. 1988. Gastrointestinal helminths of woodland and barren ground caribou (Rangifer tarandus) in Canada, with keys to species. Can. J. Zoolo 67: 2253-2269
Lambert, C., Courtois, R., Breton, L., Lemieux, R., Brodeur, V., Ouellet, J-P., Fortin, D. et Poulin, M. 2006. Ătude de la prĂ©dation du caribou forestier dans un Ă©cosystĂšme exploité : RĂ©sultats prĂ©liminaires. LE NATURALISTE CANADIEN, VOL. 130 NO 1 : 44-50
Lankester, M.W. et Northcott, T.H. 1979. Elaphostrongylus cervi Cameron 1931 (Nematoda: Metastrongyloidea) in caribou (Rangifer tarandus) of Newfoundland. Can. J. Zool. 57: 1384-1392.
Miller, M.J.R., Dawson, R.D. et Schwantje, H. 2014. Manual of Common Diseases and Parasites of Wildlife in Northern British Columbia â Second Edition. 255 p.
Prescott, J., Ferron, J. et Taillon, J. 2013. Sur la piste de nos cervidés. Collection Nature Sauvage. La Macaza (Québec). 262 p.
Fiestecilla Jager #popla #vamosatarandus #tarandus #tarandusexiste #jagermaisterparty #jagermaisterspain #shoutsegovia #comediscos #elfollarnosevaacabar (en FABRIK)