Aujourdâhui, je suis arrivĂ© aux ruines du chĂąteau dâOka, Ă Taketa, dans la prĂ©fecture dâĆita, en fin de journĂ©e, Ă peine trente minutes avant la fermeture. Le temps Ă©tait comptĂ©, mais la lumiĂšre, elle, semblait dĂ©cidĂ©e Ă me faire un cadeau. Jâai parcouru lâensemble des ruines, des remparts aux terrasses, portĂ© par un calme presque irrĂ©el.
Ă mesure que le soleil dĂ©clinait, les pierres se sont teintĂ©es dâor. Puis est venu ce coucher de soleil, presque miraculeux. Un de ceux quâon nâattend pas, mais qui sâimposent. La lumiĂšre rasante a embrasĂ© les momiji, les rendant encore plus rayonnants, comme si lâautomne avait retenu son souffle pour ce dernier Ă©clat.
Face Ă la vallĂ©e, jâai laissĂ© le jour sâĂ©teindre lentement. Ă cet instant, le chĂąteau nâĂ©tait plus une ruine, mais un tĂ©moin silencieux dâun moment rare, suspendu entre ciel, montagne et mĂ©moire.










