Quand l’humain engendre sa propre prête
Rédacteur en chef de Cerveau & Psycho, Sébastien Bohler nous ouvre les portes de notre cerveau et nous aide à répondre à une question terrible : “Pourquoi l’Homme continue-t-il à détruire sa planète en toute conscience?”
Un cerveau programmé
Dans un premier temps, l’auteur revient sur un des grands problèmes de nos sociĂ©tĂ©s : la catastrophe Ă©cologique Ă venir principalement. Au 21ème siècle, nombreux sont ceux qui connaissent les consĂ©quences du rĂ©chauffement climatique, et pourtant, de nos jours, très peu d'actions sont mises en Ĺ“uvre pour ralentir l'effondrement.Â
L’une des principales explications serait la suivante: le cerveau humain, et plus prĂ©cisĂ©ment le striatum, est motivĂ© par cinq objectifs : se nourrir, se reproduire, acquĂ©rir du pouvoir, le tout en faisant le moins d’effort possible, et obtenir toujours plus d’informations. Lorsque l’un de ses objectifs est atteint, de la dopamine est sĂ©crĂ©tĂ©e par les neurones. Elle est ce que l’on appelle l’hormone du plaisir, de la rĂ©compense. Hautement addictif, chaque dĂ©charge de dopamine nous pousse Ă aller toujours plus loin dans la recherche de plaisir, et donc dans l’excès.Â
Toujours plusÂ
Mais nous pousser à l’excès n’est pas le seul défaut du striatum, il est aussi focalisé sur le présent. Son rôle se déroule sur un instant T, et ne permet donc pas à l’Homme de se projeter dans l’avenir. Hors le réchauffement climatique et autres effondrement de la société sont des situations pour lesquelles nous devons agir dans le présent pour l’avenir.
“ L’activation du striatum reflète un comportement susceptible d’augmenter la survie d’un individu ou sa capacitĂ© Ă transmettre ses gènes. Mais quel avantage vital pourrait apporter le fait d’avoir du plaisir Ă regarder un individu gagner contre un autre? En fait, cet avantage est essentiel. ”Â
C’est alors qu’intervient le cortex cérébral. Tourné vers l’avenir, cet organe est lié à notre capacité à planifier et coopérer avec les autres. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit les évolutions technologiques et le confort au quotidien. Malheureusement, ces dernières décennies, le cortex préfrontal a procuré au striatum tout ce dont il avait envie : le porno en illimité sur le web, la nourriture en grande quantité en supermarché, les réseaux sociaux,...
Ce que la recherche du plaisir cache
Cependant l’auteur ne s’arrĂŞte pas Ă une simple constatation. Il nous alerte sur les causes de cette “recherche de plaisir”. Pourquoi? Que cela cache-t-il ?Â
Ce serait une vision d’une existence brève et voué au néant, qui en serait à l'origine. Face à cela, l'Homme aurait développé différentes techniques pour fuir une vision de la réalité trop difficile.
“ La deuxième réaction du psychisme humain confronté à sa propre liberté et à sa finitude est le déni. L’important est ici de ne pas penser que l’on est seul face à son destin auquel il s’agit de donner un sens tout en le sachant condamné. La possibilité du déni est offerte à un échelon industriel par la société du divertissement. Le symbole de cette fuite est aujourd’hui l’écran. ”
Le journaliste nous alerte sur ce qu’il appelle “la fuite par l’écran” : cette mauvaise habitude qui nous pousse à nous tourner vers nos smartphones pour combler chaque instant de flottement de notre vie. Ou encore, notre recherche d’appartenance à des groupes identitaires, pouvant aller jusqu’au fanatisme. Sans oublier, l’orthorexie : une obsession pour la santé, le sport et le bien être poussé à l'extrême.
Sortir du cycle infernal
Mais tout n’est pas jouĂ©. L’auteur nous donne ses solutions vers les “voies de la sobriĂ©té”. La force de la conscience permettra de reprendre le contrĂ´le sur un striatum toujours plus stimulĂ© par nos vies modernes.Â













