Silence radio
âUn Ă©diteur me propose d'illustrer un album plutĂŽt consĂ©quent d'une quarantaine de pages. Bien que ce soit assez mal rĂ©munĂ©rĂ©, j'accepte car encore Ă©tudiante et charmĂ©e par le texte, je suis assez excitĂ©e par le projet. L'Ă©diteur me demande de lui fournir la premiĂšre moitiĂ© des illustrations deux mois plus tard, ce contre quoi je nĂ©gocie d'obtenir la premiĂšre moitiĂ© des Ă -valoirs en guise de garantie. Ă la date voulue je lui envoie donc mon travail, sans me douter qu'aprĂšs ça il s'Ă©coulera plus d'un an de silence radio. MalgrĂ© mes nombreuses relances et mes inquiĂ©tudes (je ne sais mĂȘme pas si la maison d'Ă©dition existe toujours), je n'ai aucune nouvelle. Finalement le projet aboutit au bout de deux ans, j'ai dĂ» recommencer les illustrations de zĂ©ro car je n'arrivais pas Ă retrouver une cohĂ©rence avec les premiĂšres. J'ai ainsi Ă©tĂ© accusĂ©e d'ĂȘtre la cause du retard, argument imparable pour couper court Ă toute forme de nĂ©gociation et je n'ai Ă©videmment jamais eu d'explications quant Ă cette longue pĂ©riode de silence.â













