Un poisson-globe décorateur
Ces formations géométriques ont été observées pour la première fois en 1995 sur le sol marin japonais. Pendant plus d'une décennie, elles sont restés inexpliqués jusqu'à ce que l'on en découvre l'origine :
une nouvelle espèce de poisson globe (tétraodontidés) dont les mâles accomplissent ce travail de longue haleine dans le but d'attirer les femelles. Une fois que les rivaux ont terminé leur oeuvre, les femelles choisissent le site qui leur semble le mieux convenir pour y déposer leurs oeufs. Le mâle vient alors les fertiliser et reste sur place pendant une semaine, probablement pour les surveiller, la femelle s'éclipsant après la ponte.
Un phénomène similaire avait déjà été observé chez certains cichlidés mais les constructions ne sont pas aussi élaborées. Ici le mâle trace des sillons et décore le nid avec des sédiments et des fragments de coquillage comme pour le rendre distinctif, pratique qui rappelle celle de l'oiseau jardinier.
Ces sillons circulaires en léger entonnoir ont une utilité : ils ralentissent le courant marin au centre du nid et permettent aussi de récolter les sédiments qui intéressent les femelles.
(source : livescience.com)