Bonjour tout le monde !
Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? Ătes-vous en forme ? J'espĂšre que la fin d'annĂ©e se passe bien de vos cĂŽtĂ©s et que les fĂȘtes auront Ă©tĂ© agrĂ©ables. Pour les curieux, ce sera un manga aujourd'hui, un petit One Shot qui, je l'espĂšre, vous intriguera ne serait-ce qu'un peu aprĂšs mon avis.
Les chiisakos sont des ĂȘtres minuscules qui vivent dans la nature. Pour avoir une chance de les voir, il faut ĂȘtre un enfant ou n'avoir jamais connu l'amour. Pour les personnes concernĂ©es, ces rencontres s'avĂšrent trĂšs riches en Ă©motions et peuvent apporter le bonheur. Une petite fille va se rapprocher de sa mĂšre, un responsable Ă©ditorial prend conscience de ses sentiments pour une auteure, deux Ă©poux osent se parler franchement, un garçon dĂ©scolarisĂ© affronte l'extĂ©rieur... A travers le temps, il y a toujours des rencontres improbables qui changent les personnes. NĂ©anmoins, il n'est pas Ă©vident de cĂŽtoyer des chiisakos sans passer pour un rĂȘveur ou un fou...
Cinq histoires courtes parsĂšment ce manga de Yuki Kodama, un manga nous entraĂźnant tout simplement dans notre monde, celui que nous connaissons, mais avec un petit Ă©lĂ©ment en plus : les chiisako. Avant de dĂ©buter la chronique comme il se doit, je tiens Ă ajouter que « Chiisako Garden » est lâun de mes premiers titres des Ă©ditions Vega et quâil est arrivĂ© en mĂȘme temps que le tome 1 de « Deep Sea Aquarium Magmel », deux mangas qui mâont fait dĂ©couvrir cet Ă©diteur.
Les Chiisako sont de petites crĂ©atures humanoĂŻdes vivant dans les jardins ou tout simplement en pleine nature. Visibles la majeure partie du temps par les enfants, ils le sont tant que lâĂȘtre humain ne ressent pas un sentiment que nous connaissons pour la majeure partie : « Lâamour ». Une Ă©motion si forte quâelle fait que notre vision se modifie petit Ă petit, que notre cĆur se lie dâune certaine façon Ă quelquâun. Cela peut se passer Ă tout Ăąge, mĂȘme si câest bien plus frĂ©quent que nous ne les apercevions plus durant lâadolescence, mais il arrive tout de mĂȘme que des adultes aient gardĂ© un cĆur « pur ». Façon de parler bien sĂ»r, mais vous aurez compris que dĂšs lâarrivĂ©e de ce sentiment nos amis les chiisako disparaissent progressivement de notre vision et ouĂŻe, ils sont toujours prĂ©sents, mais invisibles faisant que la destruction de leur habitat peut aisĂ©ment se faire sans que nous ne le rĂ©alisions⊠A moins dâĂ©couter un enfant, une personne pouvant encore les apercevoir, malheureusement beaucoup finiraient par oublier la prĂ©sence des petits ĂȘtres, pourraient finir par « rire » ou demander dâarrĂȘter de faire des « caprices » suite Ă lâune ou lâautre remarque.
JusquâĂ rĂ©aliser, se souvenir de petits moments du passé⊠Ce que jâai eu durant la lecture suite Ă mes diffĂ©rents visionnages des « Minipouces ». Oui, petite je croyais quâil y avait de petits ĂȘtres quelque part dans la maison⊠Vous vous en doutez sĂ»rement, oui, jâai vu « Arthur et les Minimoy » ainsi quâ « Arrietty, le petit monde des chapardeurs » et je lis « Minuscule ». Donc oui⊠Le monde du « minuscule » mâa naturellement intriguĂ©e trĂšs tĂŽt et je lâai apprĂ©ciĂ© comme vous le voyez.
Les diffĂ©rentes histoires prĂ©sentes dans ce manga sont rĂ©ellement douces, montre une Ă©volution des personnages, des rĂ©alisations, des choix Ă effectuer ou tout simplement le fait de se souvenir comme mentionnĂ© plus haut. Garder une part de lâenfant que lâon a Ă©tĂ©, de celui qui voyait des « choses » que les adultes semblent avoir oubliĂ©, auxquelles ces derniers ne veulent plus croire. Chacune des petites histoires apporte un Ă©lĂ©ment en plus, touche Ă sa maniĂšre et je ne me suis pas ennuyĂ©e une seule seconde. Dâailleurs, les personnages sont variĂ©s autant en Ăąge quâau niveau des mĂ©tiers, des soucis, des rĂȘves et il nâest pas difficile de les suivre, de trouver certaines scĂšnes mignonnes, de se dire que dâautres font rĂ©flĂ©chir.
Au niveau du dessin, il vous sera connu si vous avez dĂ©jĂ lu son Ćuvre phare « Kids on the Slope », sinon ce sera de la dĂ©couverte ! Je trouve quâil va Ă merveille au titre, lui rajoute un petit quelque chose qui lui est propre, mais je sais Ă©galement quâil ne plaira probablement pas Ă tout le monde car les goĂ»ts sont dans la nature, variĂ©s et que ce qui me plait, ne plaira peut-ĂȘtre pas Ă quelquâun dâautre. Câest logique car totalement subjectif. Jâai bien aimĂ© contempler certaines planches, me laisser envahir par lâatmosphĂšre sây trouvant, profiter juste durant quelques instants de ce que jâavais sous les yeux grĂące Ă la douceur et Ă la fluiditĂ© des traits avant de tourner Ă la page suivante et câest, Ă mon sens, le plus important !
Du coup, vous lâaurez probablement compris, mais « Chiisako Garden » a Ă©tĂ© une douce et belle dĂ©couverte dans laquelle jâai apprĂ©ciĂ© me plonger, profiter. Une lecture dans laquelle je me replongerai probablement lors dâun petit coup de mou ou juste lâenvie de retrouver des ĂȘtres auxquels je me suis tout de mĂȘme attachĂ©e en une seule lecture. Ce One-Shot a Ă©tĂ© un vĂ©ritable bonbon du dĂ©but Ă la fin et le fait dâavoir plusieurs histoires ne force pas spĂ©cialement, Ă la relecture, Ă toutes les relire, il est simple de se replonger dans lâune dâelle juste parce quâelle nous fait envie.