âLa Culture Physique Ă la âPalestre Nationaleâ,â La Presse. November 12, 1932. Page 37.
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La culture physique et lâunitĂ© morale. - Les hommes affairĂ©sse transforment en maĂźtres moraux. - Des leçons de vie qui imprĂšgnent toute la vie en gĂ©nĂ©ral. -Chez les membres de lâA.C.J.C.-Commission du National
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Sâil est vrai que la morale est un ensemble de vertus inculquĂ©es par la tradition, les mĆurs, les leçons et les exemples, il apparaĂźt que, pour faire prendre des habitudes vertueuses, la culture physique est devenue un prĂ©cieux adjuvant.
Les ancien disaient: Mens sans in corpore sano. Mais il fallut des siĂšcles, jusquâĂ lâĂ©panouissement actuel des siĂšcles, jusquâĂ la culture physique pour que lâon sâaperçoive rĂ©ellement combien le santĂ© physique et la santĂ© morale sont, non seulement, main combien elles sont fonctions lâune de lâautre.
La culture physique, bien utilisĂ©e et dirigĂ©e est par certain cotĂ©s un instrument dâunitĂ© morale. La pratique assidue dâun ensemble dâexercise corporels bien concertĂ©s facilite la prise de bonnes habitudes morales, dispose Ă la pratique continue dâun ensemble de vertus mentailes et sociales.
Le rythme des exercices corporel; pĂ©nĂštre lâĂąme de la beautĂ© du rythme licies exercices spirituels et des actes vertueux. Si lâon transporte du domaine des sports, voire de la simple gymnastique, dans la vie morale, la surveillance minutieuse de soi, lâaddition patiente dâefforts rĂ©pĂ©tĂ©s et limitĂ©s dont se compose le total des rĂ©sultats acquis et des succĂšs,âces leçons de vie imprĂ©gneront toute la conduite en gĂ©nĂ©ral.
Les bonnes habitudes physiques se prolongent en mĂ©rites moraux. Le sense de la continuitĂ©, mĂȘme physique, prĂ©ne Ă la coordination des dĂ©sire et prĂ©pare intelligence et la volontĂ© aux tĂąches les plus longues et les plus hautes. Le geste physique modĂšle lâĂąme.
Nâa-t-on pas dit que lâusage du pavon conduit Ă la dignitĂ©, au respect Ăšic soi-mĂȘme et en impose Ă autrui? .Lessoins que lâon donne au corps sont Ă la fols des Ă©gards que l'on se rend iu auxquels on sâaccoutume, et le seul Srooyen de savourer la joie dâĂȘtre une o rĂ©ature vivant par tous ses pores et le baignant dans le vaste univers.
Lâharmonie aisĂ©e dans les soins de propretĂ©, puis dans le maintien amĂšne la mĂȘme sobre harmonie dans les paroles et dans les actions. Des soins corporels bien rĂ©glĂ©s prĂ©disposent Ă une conscience dĂ»ment rĂ©glĂ©e.Â
Cette sobre harmonie dans les paroles et dans les actions, on la rencontrera chez les membres de la Palestre Nationale.
Cessons dâĂȘtre des affaiblis et des neurasthĂ©niques
ââSâil y a jamais eu une maladie moderne, câest bien la neurasthĂ©nie, car depuis quelques aimĂ©es, il y a eu un dĂ©veloppement alarmant des tendances neurasthĂ©niques aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Cette tendance peut ĂȘtre attribuĂ©e Ă lâexistence moderne. Nous vivons dans une atmosphĂšre absolument diffĂ©rente de celle de nos ancĂȘtres. Nous sommes soumis Ă des Influences auxquelles Us nâauraient jamais rongĂ© et quâils nâauraient pu concevoir. Nous portons atteinte Ă notre rĂ©serve de vitalitĂ©, nous engageons notre capital de force et dâĂ©nergie; il en rĂ©sulte que l'Ă©puisement nerveux survient et que les symptĂŽmes de la neurasthĂ©nie se manifestent. Le mot âneurasthĂ©nie" est un terme fort Ă©tendu. Il signifie faiblesse nerveuse et mauvaise nutrition de tous les organes; ses symptĂŽmes sont aussi variĂ©s clans leurs consĂ©quences que ses effets sont fĂącheux et dĂ©plorables.Â
Quelles sont les personnes qui en souffrent? Infailliblement celles, hommes, femmes, qui ont mĂ©connu les lois de la nature; celles qui ont fatigue leur cerveau et leurs nerfs aux dĂ©pens de leur corps; celles qui ont soumis leur organisme Ă un travail forcĂ© sans penser Ă prendre le soin de rĂ©cupĂ©rer lâĂ©nergie nerveuse qu'elles Ă©puisent.
Leurs efforts intellectuels, leurs affaires, leurs devoirs sociaux, leurs soucis et leurs tourments de toutes sortes exigent une dépense anormale de force vitale.
Les luttes de concurrence les surmĂšnent jusqu'au moment oĂč, fatalement, le systĂšme nerveux dĂ©faille.Â
Elles ne font aucune attention et ne prennent aucune prĂ©caution afin de ne pas s'Ă©carter des rĂšgles de la nature qui maintiendrait leurs facultĂ©s nerveuses dans un Ă©tat normal; il est donc inĂ©vitable quâelles en arrivent Ă tomber malades.
Dans ce cas, quels sont les symptĂŽmes qui se produisent? La migraine, la nervositĂ©, la mĂ©lancolie, l'anĂ©mie cĂ©rĂ©brale, lâirritabilitĂ©, la dyspepsie, des crises de nerfs, du cĆur, de lâestomac, une faiblesse gĂ©nĂ©rale des fonctions organiques, lâinsomnie et souvent la folle.
Les neurasthĂ©niques portent sur eux l'empreinte, en quelque sorte, de la maladie. Ils ont toujours l'air fatiguĂ©, Ă©puisĂ©, les yeux sont bouffis, le visage est pĂąle et tirĂ©. Quelquefois il y a amaigrissement, dâautre fois obĂ©sitĂ©. Us se troublent de peu de chose. Des choses insignifiantes, les agitent et ils se laissent aller Ă lâanxiĂ©tĂ© et aux soucis. Dans un Ă©tat constant dâĂ©nervement, ils sont hĂ©sitants et craintifs dans leurs moindres actes; ils souffrent des nerfs.
Il nâest pas douteux que la plupart des maladies nerveuses ont pour origine la neurasthĂ©nie. Les dĂ©sordres cĂ©rĂ©braux, lâapathie, lâataxie locomotrice, la nĂ©vralgie, la paralysie, la faiblesse de la colonne vertĂ©brale sont dus souvent Ă son Influence dĂ©primante. Chez tout neurasthĂ©nique, les fonctions organiques sont entravĂ©es. Les organes de la nutrition sont les plus atteins. L'assimilation devient mauvaise, le sang nâapporte plus quâune nutrition insuffisante au corps. Le sujet prĂ©sente un aspect gĂ©nĂ©rai dĂ©plorable, une grande apparence de faiblesse. Souvent les neurasthĂ©niques sont privĂ©s dâune partie de leurs facultĂ©s visuelles, auditives, tactiles ou gustatives. Ces phĂ©nomĂšnes ne sont pas surprenants, puisque toutes les fonction, du corps sont sous la dĂ©pendance de lâĂ©nergie nerveuse; toute dĂ©pression du systĂšme nerveux doit donc prĂ©voquer une diminution gĂ©nĂ©rale de la vitalitĂ©.Â
Que faut-il au neurasthĂ©nique?Â
RĂ©cupĂ©rer son Ă©nergie vitale. Mais comment le malade doit-11 s'y prendre? Comment les forces nerveuses seront-elles recouvrĂ©es? Peut-on espĂ©rer une complĂšte guĂ©rison? La santĂ© physique peut-elle ĂȘtre rendue au malade? et si cela se peut, que faut-il faire?Â
Câest lĂ oĂč lâaide dâun professeur de culture physique devient d'une grande utilitĂ© pour le malade, homme ou femme.Â
Rien nâest plus triste que la vue dâun homme ou dâune femme, autrefois, bien portant, et quâaccable maintenant la neurasthĂ©nie. Quâils sachent donc que la culture physique leur fera retrouver le contrĂŽle de leurs nerfs, leur activitĂ© cĂ©rĂ©brale, et cela sans aucun mĂ©dicament. Câest la certitude dâobtenir des rĂ©sultats nettement satisfaisants et de fortifier sa constitution suffisamment pour quâune rechute, soit devenue impossible.Â
Vous donnerez de nouveau l'apparence enviable dâun homme en parfaite santĂ© physique et morale, ce qui exige un systĂšme nerveux sain et vigoureux.Â
Si donc vous souffrez de la neurasthĂ©nie, faites seulement un mois de culture physique: aprĂšs vous ne douterez pas un instant de la possibilitĂ© d'obtenir une complĂšte guĂ©rison et vous vous rendrez en toute hĂąte Ă la Palestre Nationale afin d'y suivre rĂ©guliĂšrement nos cours.Â
Le âNationalâ enseignera Ă lâhomme ses devoirs
Au gymnase de la Palestre Nationale, on enseignera Ă lâhomme qu'il a des Droits, mais qu'il a aussi des Devoirs. Et tous les devoirs qui lui incombent et quâil reste encore Ă lui faire comprendre, nul doute quâil ne faille placer en premier lieu le respect que l'on se doit Ă sol-mĂšme, tant Ă son corps quâĂ son intelligence.Â
Nous sommes loin de compte, car si l'on trouve des Canadiens-français qui songent Ă cultiver leur cerveau, combien songent Ă cultiver leur corps, câest-Ă -dire Ă placer leur intelligence dans les meilleures conditions de rendement? Voulez-vous prendre au hasard, dix passants dans la rue et leur demander de vous dire comment, ils se reprĂ©sentent un homme de quarante ans? Tous le conçoivent comme un citoyen dont la pĂ©riode dâactivitĂ© musculaire est terminĂ©e depuis longtemps, comme un homme qui commence Ă prendre vers la fin tfe sa vie, qui nâa plus loisir de faire une seule bĂȘtise, s'il veut rĂ©ussir et qui dĂ©choirait sâil avait conservĂ© la vigueur et la gaietĂ© de la jeunesse.Â
A quarante ans, on vous dire quâun peu de ventre vous donne l'air plus sĂ©rieux, quâun peu de graisse Ă©voque la prospĂ©ritĂ© dans les affaires, quâil ne faut pas ĂȘtre maigre, parce quâon a lâair de ne, pas manger Ă sa faim. A quarante ans, il sâagit dâĂȘtre sĂ©rieux; fini le rire, fini de remuer. Un homme de quarante ans qui courrait, se dĂ©considĂ©rerait. La Jeunesse est finie, la vieillesse nâest pas si lointaine que cela.Â
Nous ne saurions trop nous Ă©lever contre cette cireur colossale qui fait d'un quadragĂ©naire un homme fini pou- la vie active et qui nâest plus capable que de faire marcher son cerveau. Nous devons rĂ©pĂ©ter sans cesse qu'Ă quarante ans. un homme qui nâa point fait une noce indigne, nui ne s'est point anĂ©anti daim lo fainĂ©antise musculaire, que ce homme-lĂ est encore au plein de sa jeunesse et qu'il n'est point grand Ă©cart entre ce quâil faisait Ă vingt ans et ce qu'il fait Ă quarante.Â
Voulez-vous maintenant prendre un de ces hommes qui font de la culture physique et le comparer au gros homme de quarante ans qui est censĂ© reprĂ©senter le parfait bonheur. Vous verrez celui-lĂ joyeux, sain, encore tout prĂšs de la jeunesse, riant comme un enfant, actif, vigoureux, aimant la vie et ses luttes perpĂ©tuelles; vous verrez l'autre soucieux, morose, digĂ©rant difficilement, souvent quinteux, somnolent.Â
Choisissez et imitez celui que voua voudrez, mais avant de vous dĂ©cider regardez et. comparez. Câest pourquoi, au gymnase de la Palestre Nationale on vous enseignera par la culture physique Ă ĂȘtre vigoureux et sain, fort et joyeux aussi bien Ă quarante quâĂ vingt. La physiculture fructifie pour tous indĂ©pendamment de lâĂ ge. C'est pourquoi on se doit do devenir membre de la Palestre Nationale afin de la seconder dans sa belle oeuvre dâĂ©ducation physique de toute une race.Â
DONC DEVENEZ TOUS DES MEMBRES DU NATIONAL.
Photo caption:
No l.âGroupes dâĂ©lĂšves masculins suivant un cours de culture physique du soir, aous l» direction du major J.-E. Gagnon.
No 2.âDeux de lâequipe de ballon au pĂąnier du National, au point culminant, d'une joute au gymnase.Â
No 3.âUn groupe fĂ©minin au cours de culture physique au National.Â
No 4.âDeux des quatre Ă©quipĂ©s de la ball Ă la volĂ©e du National, su dĂ©but dâune partie contestĂ©e.Â
No 5.-â ElĂšves des cours de culture physique dans un de leurs cours Ă la Palestre du National.Â
No 6.âUne des Ă©quipes du polo aquatique.Â
No 7.âJoueurs de balle au cour du National.Â
No 8.âL'Ă©quipe de grosses quilles du National. Il est Ă remarquer que le poids total de l'Ă©quipe est de plus de 1,100 livres.