N'avoir rien de spécial à faire, un samedi après-midi, hormis se reposer.
Se reposer d'une maladie qui traîne, d'un virus qui ordonne une pause physique, psychique, ordonne l'arrêt total des activités.
Un virus pas bien méchant en soi mais qui est là , avec lequel il faut composer.
En profiter pour faire, dans le désordre, tout ce qui est en attente d'être fait : laver, ranger, supprimer ses comptes poubelle sur internet, classer, ne pas s'attarder sur d'anciennes photos, non ça : plutôt éviter.
On attache une importance émotionnelle à chaque objet, d'une intensité et d'une dimension (positive / négative) variable. C'est une charge émotionnelle que l'on y met.
J'ai un travers : la nostalgie. Je le compense par le débranchement du cerveau et la volonté d'avancer.
Parfois, quand je retombe sur un objet trop *chargé* négativement, la sensation est désagréable.
Quand je suis fort : poubelle.
Quand je vais moins bien : le doute : que faire avec cet objet ? le garder ? le laisser Ă sa place ? le ranger ? l'oublier ? comment l'oublier ? pourquoi l'oublier ? devrais-je tout oublier ?
Et pourquoi cet autre objet, peu chargé, le devient-il au seul fonctionnement de ma cabosse qui anticipe un avenir sombre ?
Pourquoi la facturette d'un cadeau que je compte offrir à un proche devient-il d'ores et déjà un souvenir d'un cadeau que j'aurai offert à quelqu'un que j'aurai aimé et par la suite perdu ?