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Imprimer les journaux : des risques pour la santé derrière les rotativesÂ
Dans les rotatives de Nice-Matin, les salariés font face à des risques pour leur santé : perte d’audition, troubles musculaires, troubles de récupération et risques chimiques Plaques d’impression rotatives de Nice-Matin 8/02/2023 (Crédit photo : Nina Osmond)  « Au niveau de l’audition, j’ai beaucoup perdu dans les aigus, avec le bruit de la machine » confie William, un rotativiste affairé à …
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Mon Nice-Matin (que je vais aider)
Mon Nice-Matin (que je vais aider)
Nice-Matin a du soucis, comme on dit dans le sud… avé l’accent. Mais point de plaisanterie ici. Un des fleurons de la PQR (presse quotidienne régionale), il subit en effet de plein fouet la crise de la presse écrite, combinée à une certaine mauvaise passe capitalistique. Ce, pour résumer, après le retrait de Bernard Tapie sur la succession niçoise Hersant et l’arrivée plus sioux que prévue de Jea…
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Au collège Ségurane de Nice, les élèves en short ou débardeur se voient désormais affublés de blouses en plastique afin de dissimuler une tenue jugée indécente.
Plutôt les élèvEs.
On ne voit que des filles avec ce truc trop laid ! Pourtant, quand il fait chaud, les garçons qui jouent au foot enlèvent leur tee-shirt et jouent torse nu.
"Nous, c'est pas pareil, on a juste les shorts de plage interdits", confirme un camarade de cette collégienne.
Nous y voilà . Cachez ce corps de presque femme, mais déjà tentateur. Nice-Matin titre d'ailleurs "La chasse aux 'lolitas'". Comprendre que les femmes court vêtues le sont dans le but de séduire. Là , ce sont les formes des jeunes filles qui dérangent, pas les torses nus de leurs camarades. A peau contre peau, les sexes ne sont pas égaux.
"Ça stigmatise forcément, et ça sous-entend que les filles ont des comportements de délurées", dit un parent d'élève. Les tétons d'un garçon ne choquent personne, quand le décolleté d'une gamine prépubère est indécent. Provocant, même. Un adjectif connoté malgré lui, et nous ; agressif pour l'un, aguicheuse pour l'autre.
Que fait-on comprendre à ces collégiennes ? Que laisse-t-on penser à ces collégiens ? Aux femmes qu'elles subissent leur corps, objectifié, sexualisé, passivé, qu'elles devraient le cacher. Aux hommes que leur chair est neutre et leur appartient, toute entière. Différencier pour mieux diviser, confronter, encore.
via Renaud

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Quand Paris-Nice finit Ă Lyon
Vol AF 6222, le 16/10/2013.. Panne d'un circuit hydraulique, puis d'un deuxième, et déroutement sur Lyon, sortie du train par gravité, et tractage de l'avion une fois au sol. Raconté comme ça, ce n'est pas vendeur. Pourtant, même s'il n'y a pas de détails, ce sont là les faits. Concis, et pas dramatisés. Simple, non ?
Mais c'est lĂ qu'arrive le journaliste.Â
A Nice Matin, il écrit:
"Ils ont réduit la puissance de l’appareil pour lui faire perdre de l’altitude"
Sans aller dans des explications de mécanique du vol, le premier clampin qui prend l'avion pourra noter que c'est ce qu'il se passe à chaque descente ! C'est normal ! Même quand on a une panne !
On notera aussi deux citations de tweets. Oui, twitter est devenu une source de témoignages techniques irréfutables pour le journaliste.
L'article continue:
Le pilote a même sorti le train d’atterrissage à l’aide... d’une manivelle
Ah oui. Les points de suspension souligne un étonnement. Notre journaliste connait-il la procédure de sortie du train par gravité sur A320 ? Et bien oui, ami journaliste, c'est bien une petite manivelle, située entre les pilotes, légèrement en arrière, qui permet de déverrouiller les trains, qui, du coup, tombent sous leur propre poids et se verrouillent en position sortie grâce à de puissant ressorts.
L'article conclue par:
(...) pour poser (...) [l'avion] (...) sous les applaudissements des 173 passagers soulagés
Oui. les pax étaient soulagés. Moi, pas encore. Donc, trouvons d'autres articles... Allez ! Nice Matin, encore !
Car maintenant, le journaliste, il veut du témoignage, il veut comprendre. Donc il va voir Air France. Ah ? Bah non... Il va voir les passagers. Ceux qui n'étaient pas dans le cockpit. Qui n'ont rien vu de l'action. Ceux qui, par contre, ont eu peur. Ca vend, la peur..
Commençons par le témoignage de Sindy Roque. Sindy était assise d'après l'article:
 siège 16E, côté hublot
Alors... Sur un A320, il y a 6 sièges par rangé, de gauche à droite: A, B, C, D, E, F. Les sièges étant à l'intérieur du fuselage, il est assez raisonnable d'assumer que les sièges A et F sont à côté des hublots, et les C et D de part et d'autre de l'allée. Le siège E, est à côté de rien, en fait, si ce n'est d'autres sièges.
Le témoignage commence par:
Le bruit sourd que nous avons entendu cinq minutes après notre départ m’a interpellée
Oui, la passagère sait. Pardon Sindy, je suis sûr que vous êtes parfaitement sincère, mais sérieusement. Qu'est-ce que vous en savez ? Il est fréquent d'entendre la pompe de transfert de puissance booster un peu le circuit hydraulique vert lorsqu'on rentre les trains, sur A320. C'est son job, et 'est parfaitement normal.
l’avion n’arrêtait pas de monter
Pour monter au niveau de croisière, il faut entre 15 et 20 minutes, avec un A320, suivant le profil de monté choisi. C'est relativement long. Surtout quand on a cru remarquer quelque chose d'inquiétant...
et le voyant qui nous indique de rester attachés ne s’éteignait pas!
Le constructeur préconise de ne pas éteindre le voyant avant 10 000 pieds. Ca fait déjà 5 bonnes minutes que le train est rentré. Mais après, les pilotes peuvent le laisser allumé pour d'autres raisons... Les turbulences, par exemple... Et parfois, un simple oubli ! Quand on oublie de l'éteindre, c'est pas bien grave. C'est plus sûr d'avoir les passagers assis et attachés, de toute façon !
Au moins, il était réaliste et nous a informés.
Pardon, mais en quoi était-il réaliste ?
Moi, j’ai regardé par le hublot et j’ai remarqué que les ailes ne se déployaient pas. Ni ne se rétractaient.
On va supposer que vous parlez des volets. Oui, ils sont mus par la puissance hydraulique. Donc pas de puissance, pas de volets. Mais vous en faites pas, ça vole très bien. Ca implique juste de se poser plus rapidement qu'à la normale. D'où le choix de Lyon et sa piste de 4000 m, une des plus longue de France !
Il annonçait un compte à rebours, c'est hyper-stressant. "2 min: crispez-vous", "1 min: crispez-vous" comme cela jusqu'à l'atterissage.
C'est normal, ça aussi. Le pilote sait où il en est de la descente. Les passagers et les PNC, non. Il prévient, "attention, là , ça va taper". Sinon, les gens ne tiennent pas la position jusqu'au bon moment.
Mais il y avait encore le risque d’incendie
Les freins ont chauffé, du fait de la vitesse plus élevée. Mais c'est pour ça qu'on prépare les secours aussi. Les pompiers d'aéroport sont en contact avec le pilote, qui leur dit si les freins ont chauffé ou non. Et au pire, s'il y a des flammes, les pompiers arrose copieusement avant que cela ne se propage.
Sindy a du mal à tenir ses nerfs lorsqu’elle évoque la prise en charge d’Air France (...) "On devait repartir à 20 heures. Puis 21 heures. On est arrivé à Nice à 23h30. Sans explications"
Le temps pour Air France de réparer l'avion et/ou d'acheminer un autre avion... Bizarrement, les avions, à 70 millions de $ l'investissement, on en gare pas un dans chaque aéroport au cas où on ait un autre avion qui a une panne... Et quand bien même il n'y aurait pas eu de vol, AF aurait logé tout le monde à l'hotel (dans le genre 100€ la nuit, hein, pas le Formule 1 du coin... testé et approuvé par bibi !)
Bref.. un article qui ne sert à rien. Quand France 3 a fait l'effort de citer les déclarations d'Air France...
BFM TV, eux, doivent avoir des soucis.. haut, bas, gauche, droite.. Ca doit ĂŞtre confus.Â
L'avion aurait ensuit tangué un peu avant de se diriger vers Lyon.
Tanguer un peu ? Le tangage, c'est quand le nez d'un bateau ou d'un avion monte ou descend. Pencher de gauche à droite, c'est le roulis ! Quel est l'intérêt de cette remarque ? Un peu de turbulence, et ça bouge... C'est pas à cause d'un bruit sourd ! Mais ce n'est pas le premier truc bizarre de l'article:
(...) qu'il va devoir procéder à un atterrissage forcé à Lyon.
Un atterrissage d'urgence, à la limite.. Mais pas un atterrissage forcé !!! Un atterrissage forcé, c'est quand on se pose ailleurs que sur une piste. Sur une autoroute, dans un champ, dans une forêt.. Ca, c'est un atterrissage forcé... Cette erreur est tellement commune qu'on va appeler ça du journalisme forcé: le journaliste est obligé au moins une fois dans sa carrière, de dire "atterrissage forcé".
Contactée par BFMTV.com, Air France indique que l'aéroport de Lyon a été choisi car il était le plus proche. La procédure préconisée par Airbus pour ce genre d'avarie, celle en l'espèce, du train d'atterrissage, est de se dérouter vers l'aéroport "le plus proche".
La première ligne, c'est LAND ASAP. Ca veut dire "se poser sur la piste la plus proche où un atterrissage sûr peut être effectué". Sinon, ce qui est générallement le plus proche, ce sont des pistes en herbe pour ULM, de 500m de long... Pas glop pour les 60 tonnes de l'Airbus... Comme dit plus haut, Lyon était un choix logique ! Une belle piste de 4000m, quand on n'est pas sûr de freiner correctement et qu'on se pose un peu plus vite que prévu, c'est un joli cadeau !
BFM TV se base aussi sur les analyses des passagers :
 "On était vraiment sur un cas critique", analyse-t-il.
Alors... Ou pas. Un cas critique, c'est quand l'avion vole mal. LĂ , l'avion a encore un circuit, et se posera mĂŞme avec deux circuits. Il est parfaitement contrĂ´lable. Il a ses deux moteurs, il a encore du carburant... Bref, ce n'est pas un cas critique.Â
Le Parisien nous met une photo d'un avion d'US Airways. Au moins, c'est un Airbus... Et la photo est jolie, donc on pardonne.
TF1/LCI fait du traditionnel (vidéo):
En plein départs en vacances, 173 passagers (...) ont frôlé la catastrophe (...)
Non, ils n'ont rien frôlé du tout ! Et merci pour les 6 membres d'équipage... Ils étaient à bord, aussi...
C'est d'abords la gouverne qui ne répondait plus, avant que les circuits hydrauliques ne tombent en rade
Hmmm. Un A320 a deux gouvernes de profondeur, deux ailerons et une gouverne de direction. Toutes sont mues par plusieurs circuits hydraulique assurant ainsi une redondance. Et il y a 3 circuits hydrauliques indépendants. Monsieur le présentateur n'a aucune idée de ce dont il parle... Rappelons-le, la panne vient d'un circuit hydraulique. Au moins, l'essentiel du message du porte-parole d'AF n'a pas été coupé au montage:
C'est presque un non-évènement pour nous.
Bah oui. Au moins, on n'aura pas vu Feldzer !
Comment Hersant m'a (presque) tuer
(Photo AFP/Valéry Hache)
Trahis par Hersant et Tapie, les journaux du groupe Nice-Matin vivent désormais sous la menace d'un dépôt de bilan. Comment en est-on arrivé là ? Retour sur la tumultueuse "ère GHM", du rachat à crédit en 2008 à la crise d'aujourd'hui, malgré l'effacement magique de 166 millions d'euros de dettes.
>> Voir la chronologie interactiveÂ
Août 2008
Le groupe Hersant rachète Nice-Matin
Les quotidiens du Sud-Est, Nice-Matin et La Provence, font alors partie des journaux les plus rentables de France. La Provence dégage encore une marge brute de 8,5% pour 90 millions d’euros de chiffre d’affaires. La rentabilité de Nice-Matin n’est “que” de 3,5%, mais sur un volume d’activité annuelle de 135 millions ! De quoi dégager tout de même plus de 5 millions d’euros d’excédent. Les journaux du Sud-Est sont loin d’être dans le rouge. La preuve : le groupe Hersant doit débourser 160 millions d'euros pour les racheter à Lagardère. GHM semble alors avoir les moyens de ses ambitions. Hersant en 2008, c'est près de 900 millions d’euros de chiffre d’affaires et 8 600 emplois.
Fin 2008
Hersant s’engage à investir 40 millions d’euros
A peine installé aux commandes de Nice-Matin, le groupe Hersant veut améliorer la rentabilité de sa nouvelle acquisition. C’est l’objectif du plan “Horizon 2011” qui prévoit l’achat de rotatives. Pour mener à bien  cette modernisation, GHM annonce qu’il va investir 40 millions d’euros ! En contrepartie, les salariés acceptent un plan de 140 départs. Pour permettre à leur actionnaire de se rembourser, les salariés, qui sont aussi coopérateurs de leur entreprise, renoncent à leurs droits à dividendes (soit la moitié des bénéfices dégagés par Nice-Matin) pour les 12 années à venir !
2009
Un “truc” qui s’appelle Internet
Un an à peine après l’acquisition pour 160 millions d’euros des quotidiens du Sud-Est, rien ne va plus pour GHM. Certes, il y a la crise qui fait chuter les recettes publicitaires et l’érosion des ventes de journaux, mais qui n’est pas propre au groupe Hersant. En fait, il y a surtout un “truc” qui s’appelle Internet ! L’empire Hersant repose en partie sur Paru-Vendu : ses journaux d’annonces gratuites au travers de sa filiale Comareg. Le "cash flow" dégagé par la Comareg a longtemps fait la fortune du groupe. Une vache à lait qui rend aveugle. GHM ne voit pas venir ce que tout le monde vit au quotidien : les sites d’annonces en ligne viennent bouleverser cette donne financière. GHM s'y est si peu préparé que le groupe clôture l'année 2009 sur une chute vertigineuse de son chiffre d’affaires, qui passe de 900 à 750 millions d'euros. On découvre alors que le groupe Hersant, c’est aussi une dette bancaire de plus de 220 millions d'euros. En gros, que les quotidiens du Sud-Est ont été achetés à crédit, sur le mode surendettement.
Avril 2010
Hersant veut vendre les bijoux de famille
Acculé par les banques, le groupe Hersant tente par tous les moyens de sauver son empire. Quitte à brader les actifs de ses sociétés. GHM vend ses parts dans L’Est républicain ou encore Mediapost. Mais cela ne suffit pas à honorer les échéances bancaires qu’il n’a plus les moyens de payer. Que reste-t-il ? Le patrimoine immobilier. Non pas celui de GHM - encore moins celui, personnel, de ses actionnaires -, mais celui de ses filiales. Hersant tente de faire main basse sur les bijoux de famille des entreprises de presse qu’il a achetées deux ans plus tôt. Pour les salariés de Nice-Matin, une telle dépossession mettrait en danger la pérennité de leur entreprise. Ils s’y opposent fermement dans la joie et la bonne humeur. Et font plier leur actionnaire.
Novembre 2010
GHM signe le plus gros plan social de France
La Comareg, dont le chiffre d’affaires est passé de 348 millions d’euros à moins de 150 en l’espace de 3 ans, est placée en redressement judiciaire. Les jours de la “vache à lait” du groupe sont comptés. Ceux de ses derniers salariés aussi. Avec 3 100 emplois à la casse, GHM signe, avec Paru-Vendu et la Comareg, le plus gros plan social de France. Loin devant ArcelorMittal, PSA ou Goodyear. Indifférence générale.
Juillet 2011
Cherche partenaire particulier
Acculé par ses 19 banques, GHM doit très vite trouver un partenaire financier pour ne pas subir le même sort que sa filiale la Comareg : à savoir la liquidation pure et simple du groupe. Les banques menacent de faire jouer leur nantissement... à  moins qu’un repreneur, solvable celui-là , ne vienne les rassurer. Mais Hersant n’entend pas se laisser croquer. Si la famille Hersant accepte qu’un investisseur extérieur vienne colmater les fuites, elle veut néanmoins rester seule maître à bord.
Octobre 2011
Fiançailles franco-belges de courte durée
Le belge Rossel, propriétaire notamment du journal Le Soir et, en France, de La Voix du Nord, se déclare prêt à recapitaliser GHM sans pour autant “porter la culotte”. Le principe d’une association à 50/50 est acté, chacun amenant dans sa dot ses propres titres de presse. Rossel, s’il est loin de vivre la même débâcle financière que GHM, n’a pas, pour autant, de cash pour éponger la dette d’Hersant. Les futurs mariés vont donc faire une proposition indécente aux banques : effacer d’un trait de plume l’essentiel de la dette de 220 millions d'euros ! Les négociations durent et laissent le temps à Rossel de se rendre compte que la mariée n’est pas si belle. Les fiançailles sont rompues en juillet 2012.
Décembre 2012
Tapie en scène, les banques effacent 166 millions de dette
Exit Rossel, c’est Tapie qui dĂ©boule. Le deal est Ă peu près le mĂŞme, si ce n’est qu’entre temps GHM a dĂ» tout de mĂŞme se sĂ©parer du pĂ´le Champagne-Ardennes (L'Union de Reims, L'Est Ă©clair, L'Aisne nouvelle, L'Ardennais, ÂLibĂ©ration Champagne). Restent les quotidiens du Sud-Est… Et la grosse dette de GHM. Une dette ? Quelle dette ? En entĂ©rinant le deal Hersant/Tapie, les banques acceptent de s’asseoir sur 166 millions d'euros de crĂ©ances impayĂ©es. MĂŞme Bercy n’y trouve rien Ă redire et met son coup de tampon. Le tribunal de commerce introduit tout de mĂŞme une petite clause de sauvegarde, obligeant Tapie et Hersant, les nouveaux co-actionnaires de Nice-Matin et La Provence, Ă soutenir la trĂ©sorerie de ces entreprises et Ă financer les investissements nĂ©cessaires.
Juillet 2013
Divorce et retour Ă la cas(s) GHM
Il aura suffi de six mois pour que le couple Hersant-Tapie explose. Un divorce à l’amiable est négocié en douce. Marseille et La Provence à Tapie. Nice-Matin pour Hersant. Et Corse-Matin à 50/50 en garde partagée. Dont acte ! Sauf que ces trois années de tergiversations actionnariales n’auront pas été sans séquelles pour les deux quotidiens du Sud-Est. Rien ou presque n’a été entrepris pour tenter d’endiguer la baisse des ventes et de la pub, rien n'a été fait pour développer et restructurer. GHM était en effet bien trop occupé à essayer de se sauver lui-même. Faute d’être allé chercher les relais de croissance nécessaires, Nice-Matin enregistre les premières pertes d’exploitation de son histoire (60 ans d’existence tout de même).
Automne 2013
Le coup du nouvel-nouvel-nouvel-investisseur
Au début de l'été, lors du conseil d'administration le 3 juillet, GHM convient que pour redresser la barre, il va falloir investir à Nice-Matin. Dominique Bernard fixe même l'enveloppe nécessaire à 25 millions d'euros : 15 que l'actionnaire s'engage d'une manière ou d'une autre à apporter, 10 que Nice-Matin peut générer, notamment grâce à ses actifs immobiliers. Hersant promet alors qu'il va revenir dès septembre avec un nouvel-nouvel-nouvel-investisseur. Et rappelle qu'en contrepartie, il faudra restructurer l'entreprise, autrement dit réduire une fois encore les effectifs (180 départs avaient été négocié en 2008). Les salariés de Nice-Matin étaient prêts à l’entendre, à condition que leur actionnaire leur soumette un vrai projet de développement. Mais GHM semble avoir bien du mal à dénicher l’investisseur promis. Or, sans apport de cash avant la fin de l’année, le grand quotidien du Sud-Est risque fort d’en passer à son tour par un redressement judiciaire et un plan social. Comme la Comareg ? comme Paru-Vendu ?
2014
Et s’il n’y avait pas le feu au lac (Léman)?
On n’y est pas encore, mais on peut espérer que demain tout ira mieux pour Nice-Matin. Espérer qu’un si beau journal (qui continue de générer 95 millions d'euros de chiffre d'affaires), dans une si jolie région puisse croiser un jour un actionnaire responsable. Espérer, oui, que l’on s’était trompé ; que, non, GHM n’était pas un fossoyeur d’entreprises et d’emplois. Espérer, oui, qu’Hersant était juste un brin oublieux ou lent à la détente. Espérer qu’il se souviendrait enfin que de l’argent, mais c’est bien sûr !, il en a. Puisque qu’il vient de rénover entièrement son golf en Eure-et-Loire : l’un des plus beaux d’Europe, dit-on. Espérer qu'étant tricard auprès des banques, il finira par mettre la main à la poche, en mode "investir plus pour gagner plus". Quoi de plus normal, après tout, pour l’une des familles les plus fortunées de France… enfin, de Suisse. Il n’y aurait alors pas de quoi mettre le feu au lac Léman !