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Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
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Je me demande si c'est moi qui n'y comprends rien, si le style d'écriture est démodé, ou si les classiques ne sont pas mon style de lecture mais seulement un chapitre et demi aprÚs le début, je m'ennuie⊠#lecture #lectrice #colette #monopinion #classique #livre #lire https://www.instagram.com/p/CLoaMQLjVjk/?igshid=1xn4c1yz7ibi7
#follow @christ_writer #hello ! Bonne #lecture †Prends ma main, Tu verras que ça ira, CrĂ©ons ce lien, Juste pour une fois, N'aie pas peur, Aie confiance en nous, Il est lâheure De vivre une vie de fou. Je te promets, D'ĂȘtre lĂ pour toi, Dans ton reflet, Je m'y revois. christ_writer ⥠⥠⥠⥠⥠⥠⥠#10k #amour #amitiĂ© #love #friendly #amis #friends #ecriture #ecrire #Ă©crire #lecteur #lectrice #citationsdujour #citation #citationamour #poesie #ecrivain #poĂšte #poĂšme #citationamitiĂ© #followformore #ecritureaddict #followfollow #haiti #proverbes #proverbefrançais #poesiefrançaiseb (at Juvenat PĂ©tion Ville) https://www.instagram.com/p/CLPLjakhMZa/?igshid=foxetknfyqa8
Anonyme, Lectrice, Chicago, USA, c.1925
source : Lâamour qui bouquine

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Un de mes endroits préférés pour lire: un café à 5 minutes de chez moi ^^ j'aime surtout l'étage avec son long canapé, bien plus calme. Seul petit inconvénient: tous les livres de l'étage sont des histoires dramatiques ou romantiques ^^' J'imagine que tous les autres styles sont en bas mais je n'ai jamais osé me balader tranquillement dans le café comme dans une librairie...
J'adore y déjeuner, avec un bon chocolat chaud et de la tarte ou des pùtisseries et un bon livre pour rester des heures !
La vie est lĂ
Je rĂ©apprends la lourdeur du silence. Le sommeil pĂšse sur mes yeux, câest comme si jâavais dormi, et nâavais pas dormi depuis mille ans. Jâai quarante-huit yeux sous les miens, ils ne me quittent plus, je suis sans cesse Ă les mater, Ă les fixer, mĂ©lange de colĂšre et dâamour, une passion violente, indĂ©mĂȘlable. Jâentends leurs voix dans mon sommeil, et je leur dis de se taire.
Je rĂ©apprends les interminables tours et dĂ©tours des autobus, je rĂ©apprends Ă lire, et seule la poĂ©sie accroche aujourdâhui mon attention. AprĂšs des mois de dĂ©goĂ»t, refus du romanesque, dĂ©sir dâun plus, dâun mieux, refus du toc et du tac au tac, je cherchais quelque chose qui me redonne la foi dans les mots. Jâavais perdu la foi dans les mots.
Dans ces vagues de responsabilitĂ©s nouvelles, de problĂšmes nouveaux, de coups de tĂ©lĂ©phones de plus en plus inconnus, dâurgences et de rendez-vous manquĂ©s, je glisse les doigts sur les rayons de la bibliothĂšque de mon nouveau quartier. Jâai soif, soif de lire et dâĂ©crire aprĂšs ce dĂ©sert de silence. Je rĂ©apprends sa lourdeur, jâai un salon pour ça, maintenant. Un salon Ă soi. Un canapĂ© pour dĂ©poser sa tĂȘte, et simplement se bercer de silence, sans personne pour crever lâinstant. Mais vos voix, vos actes, vos questions, madame, madame, madame, ça rĂ©sonne et ça me crĂšve les yeux. Mais la poĂ©sie.
Les voyages dans les bus sont des voyages dans les mots de Cendrars, Michaux Ă ma droite, MĂ©tellus Ă ma gauche. Je dĂ©couvre des songes nouveaux. Je ne vois pas le temps passer. Je lis de la beautĂ©, et jâai lâimpression dâavoir quinze ans, quand je lisais pour la premiĂšre fois Arthur Rimbaud, ou bien Baudelaire, MallarmĂ© cachait encore ses charmes. Quinze ans, puis seize, puis dix-neuf, et le plaisir des mots comme une Ă©paisse couverture chaude et apaisante. Lâimpression que la vie est lĂ , je lâai trouvĂ©e, je nâai plus besoin de rien. Et puis, plus tard, jâen ai fait un mĂ©tier. Ainsi le silence fut, lourdeur dĂ©sapprise.
La vie est lĂ , je lâai trouvĂ©, je nâai plus besoin de rien. Pourtant ils ne voient pas. Ils ne caressent jamais les rayons des yeux, ni des doigts. Ils ne savent pas tous Ă©crire, et pas tous lire. Je pense Ă eux quand je dors, quand je me promĂšne dans la rue, quand le bus roule prĂšs du lac. Je pense Ă eux et jâai soif. La littĂ©rature Ă quinze ans, quand le monde est encore Ă venir, câest lĂ quâest la vie. Jâen ai fait mon mĂ©tier, et je voudrais quâils nâaient plus besoin de rien. Et la poĂ©sie derriĂšre mes yeux sera leurs beautĂ©s Ă venir.