Les droits de l'Homme, tout comme les droits de la dĂ©fense dans nos cours de justice, n'autorisent aucune discrimination de principe. C'est lĂ quelque chose de dĂ©terminant dans le credo des universalistes de tout crin, du gentil catho miĂšvre au franc-mac dĂ©tenteur de la vĂ©ritĂ© ultime. Ils se rejoignent dans les âprincipesâ, qu'ils Ă©difient comme autant de barriĂšres dressĂ©es contre le simple discernement, contre la nĂ©cessaire reconnaissance de la portĂ©e morale de tout acte. Principe d'Ă©galitĂ© d'abord : une victime en vaut une autre, un bourreau Ă©galement. Mieux : les victimes valent les bourreaux car tous sont hommes. Encore plus fort : mais qui suis-je pour juger en qualitĂ© les actes des hommes (de mon prochain) ? La volontĂ© d'apaiser, la recherche d'un Ă©quilibre factice entre le prĂ©judice et la rĂ©paration que l'on trouve en justice, est Ă©galement appliquĂ©e en matiĂšre de droits de l'homme, le bourreau d'hier Ă©tant devenue la âvictimeâ d'aujourd'hui. Il faut ĂȘtre salement vrillĂ© dans sa tĂȘte pour se laisser perdre dans les mĂ©andres nausĂ©abonds de cette lĂąchetĂ© intellectuelle et du dĂ©ni de soi. Le gauchisme est vraiment une maladie mentale.
J.-M. M.