"Amour Fou" mini-série de Mathias Gokalp avec Clotilde Hesme, Jérémie Renier, Majda Abdelmalek et Finnegan Oldfield, février 2020.
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"Amour Fou" mini-série de Mathias Gokalp avec Clotilde Hesme, Jérémie Renier, Majda Abdelmalek et Finnegan Oldfield, février 2020.

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"L'Indomptée" de Caroline Deruas avec Clotilde Hesme, Jenna Thiam et Tchéky Karyo, février 2017.
a dog of a man dedicating Majesty by Ghost to his lover
Ludivine Sagnier, Clotilde Hesme et Louis Garrel dans "Les Chansons d'Amour" de Christophe Honoré (2007), décembre 2023.
Clotilde Hesme dans "Mystères de Lisbonne" mini-série de Raoul Ruiz (2010) - inspirée du roman éponyme de Camilo Castelo Branco (1854) - décembre 2021.

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HAVE YOU SEEN THIS MAN?? ACTUAL SECURITY CAM FOOTAGE Of the man who stole my clothes from the laundromat.. clearly a fat fuck with a big nose .. Mark the owner kept a level head, and kept me level while he graciously reviewed hours of tapes .. and determined... #hesme I am the #karen.. no one had stolen my clothes.. I had merely.. left them behind! I'm the big nosed fat fuck!! I was chasing myself!!! #keepthefaith #goodpeoplewhereveryougo #dontbeakaren #kindnessisthebestpolicy #lol #thanksmark #tellemdicknoseysentya #unclebobbystwistedtoystore (at Tonys Tubs) https://www.instagram.com/p/CRChI-TA7f1/?utm_medium=tumblr
The older brother #me #selfie #party #brother #badman #drinking #paniniswaghat #hesme #imhim
Trois mondes : étriqué pour le scénario, brillant pour les acteurs
Al conduit au-dessus du taux d’alcoolémie autorisé lorsqu’il percute violemment un passant en plein Paris. Abasourdi, il vient timidement constater l’ampleur du drame. Vite rappelé à l’ordre par ses compagnons de beuverie, il reprend la route et s’enfuit, pneus hurlants dans la nuit. Juliette a tout vu de son balcon, appelle les secours et puis ne s’arrête pas là. Elle s’investit dans le devenir incertain de cet homme, retrouve sa femme, moldave sans papiers comme lui et met sans le savoir, n’est pas drama queen qui veut, le doigt dans un engrenage périlleux. Ça marche bien au début, le rythme du film est trouvé, les scènes sont fluides, la tension présente, les silhouettes s’incarnent, on se cale dans son fauteuil.
Bon et puis quand même, ce Paris livide, ça devient gênant, les plans ne sont pas jolis, les points de vue non plus, les personnages pataugent dans leur culpabilité/mal-être/tristesse mais personne ne se demande pourquoi il agit ainsi et les pistes proposées ne sont pas franchement convaincantes. Pourquoi Juliette se perd dans une vie qui n’est pas la sienne ? Parce qu’elle est enceinte dans un contexte amoureux instable (lectrice, prends bien la peine d’enfanter dans la joie et la bonne humeur, tes hormones pourraient te mener vers des mélos glauques et insolubles). Pourquoi Al retourne sur les lieux de l’accident ? En situation d’imposture à l’aube de sa vie d’adulte, il est pour la première fois confronté à la responsabilité et incarne enfin son existence. C’est maigre comme structure mentale, ça manque d’implication, plutôt que de la laisser de côté, Corsini pose à tâtons les jalons d’une explication psychologisante sans jamais l’approfondir et perd ainsi toutes ses intentions cinématographiques.
Vient la scène d’amour entre Al et Juliette : après les organes, le cul devient aussi une monnaie d’échange et c’est très dommage parce que jusque ici la relation contrainte entre les deux était plutôt sensible et délicatement introduite : non, Al n’est pas un irrécupérable connard, on comprend l’incapacité de Juliette à le dénoncer, pas besoin de concrétiser la tension sexuelle, la savoir naissante était bien suffisant.
Après cette scène, on sait que le film termine sa course dans les écueils du sur-signifié : les personnages secondaires sont quasi inexistants ou mal exploités, tant pis pour le rôle de l’ami de Juliette qui tente de freiner sa dérobée prétentieuse et narcissique déguisée en élan altruiste, le couplet sur Heidegger usant (l’homme contraint d’incarner sa propre mort… au cas où on n’aurait pas bien compris qu’il y avait des responsabilités devant lesquelles on ne pouvait pas fuir), la scène expéditive devant le commissariat : bah ! Comme il est mort, la rédemption n’a plus lieu d’être… déroutante façon de traiter le deuil familial. Ce film agit sur le spectateur comme un piège : un début encourageant, des thématiques malines et puis l’étau se resserre, Corsini se bat à contre courant pour donner de l’envergure à un film qui n’arrive pas à s’élever, un peu comme Juliette, finalement contrainte de constater qu’elle n’avait pas les épaules pour confronter ces trois mondes entre eux.