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GABON ET HONGRIE : DEUX ALTERNANCES, DEUX TRAJECTOIRES QUI S'OPPOSENT
Après un coup d'État et une élection, le Gabon et la Hongrie affrontent la même question : rupture réelle ou nouveau visage du même pouvoir ? DB NEWS | Par la rédaction | 31 juillet 2026. Deux effondrements, deux calendriers Le 30 août 2023, un coup d'État militaire mettait fin à cinquante-six ans de pouvoir ininterrompu de la famille Bongo au Gabon, entamé par Omar Bongo en 1967 et poursuivi par son fils Ali Bongo jusqu'à sa chute. En Hongrie, Viktor Orbán a régné seize années consécutives, depuis 2010, avant de perdre les élections législatives du 12 avril 2026, laissant place au nouveau Premier ministre Péter Magyar, élu par l'Assemblée nationale hongroise le 9 mai suivant. À Budapest, la rupture s'est jouée en quelques mois seulement, entre le scrutin d'avril et l'adoption, en juillet, du premier grand texte de réforme des médias publics, une célérité qui tranche nettement avec le rythme observé en Afrique centrale. À Libreville, la bascule a suivi un chemin plus long et plus progressif. La transition militaire dirigée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, ancien commandant de la garde républicaine, a duré près de vingt mois, entre le coup d'État et l'élection présidentielle du 12 avril 2025, remportée avec 94,85 % des suffrages selon les résultats définitifs validés par la Cour constitutionnelle le 25 avril suivant. Ce score n'a d'équivalent dans l'histoire électorale gabonaise qu'aux scrutins à candidat unique d'Omar Bongo, en 1973, 1979 et 1986, un parallèle statistique que la Cour constitutionnelle elle-même a relevé. Deux effondrements de régimes de longue durée, deux calendriers de sortie radicalement différents, mais surtout deux méthodes de reconstruction qui s'opposent frontalement, l'une fondée sur la vitesse et la rupture institutionnelle immédiate, l'autre sur la lenteur et la validation électorale progressive d'un pouvoir déjà installé. Le Fidesz, la machine qu'il fallait démonter En fait, le pouvoir déchu en Hongrie n'était pas un individu isolé mais un parti structuré, le Fidesz, fondé en 1988 comme mouvement de jeunesse libérale avant de virer vers le national-conservatisme, et dirigé par Viktor Orbán depuis son retour au pouvoir en 2010. Durant sa domination, cette formation avait placé près de quatre-vingts pour cent des médias hongrois sous son influence directe ou indirecte, selon les chercheurs spécialisés dans le paysage médiatique d'Europe centrale. Le nouveau gouvernement de Péter Magyar s'attaque frontalement à cet appareil hérité. En juillet, le Parlement a adopté un amendement à la loi sur les médias de 2011 et lancé la restructuration de la MTVA, l'audiovisuel public longtemps qualifié d'usine à mensonges d'Orbán par ses détracteurs. "Le premier point, c'est que les mandats en cours des membres du Conseil des médias et de la MTVA prennent tout simplement fin dès maintenant", précise la chercheuse Ambre Bruneteau, doctorante à l'université Paris 1-Panthéon Sorbonne. À la place de ces structures naît un Conseil indépendant des médias hongrois, doublé d'un fonds de presse destiné à soutenir les titres jusqu'ici marginalisés par le système de financement public. Pavol Szalai, directeur du bureau Europe centrale de Reporters sans frontières, rappelle qu'Orbán "était le premier dirigeant de l'Union européenne à figurer sur la liste des prédateurs de la liberté de la presse", un contrôle exercé sans jamais emprisonner de journaliste, mais via l'accès sélectif à la publicité d'État, arme économique redoutablement efficace pour asphyxier financièrement toute rédaction critique du pouvoir en place. Libreville, une transition sans rupture des cadres À l'inverse, le Gabon post-coupd'État s'est d'abord construit sur la continuité institutionnelle plutôt que sur la substitution radicale des équipes en place. Le premier gouvernement de transition, formé le 9 septembre 2023 sous l'autorité du Premier ministre Raymond Ndong Sima, comptait dans ses vingt-six membres plusieurs anciens ministres et cadres du Parti démocratique gabonais, le parti historique d'Ali Bongo, aux côtés de militaires et de représentants de la société civile. Les principales figures de la coalition d'opposition Alternance 2023, Alexandre Barro Chambrier et Paulette Missambo en tête, en étaient initialement absentes, à l'image du candidat malheureux de cette plateforme, Albert Ondo Ossa. Mais cette mise à l'écart n'a été que temporaire. Dès le 11 septembre 2023, Oligui Nguema nommait Paulette Missambo à la présidence du Sénat de transition, l'intégrant directement dans l'architecture du nouveau pouvoir. Alexandre Barro Chambrier a suivi une trajectoire comparable, devenu vice-président du gouvernement en mai 2025 avant d'accéder à la vice-présidence de la République elle-même en janvier 2026. Deux des principaux visages de l'ex-opposition qui avait porté la contestation du régime Bongo se retrouvent ainsi aujourd'hui au cœur même de l'exécutif issu du coup d'État Le président Oligui Nguema lui-même n'est pas étranger à la dynastie renversée, étant apparenté par sa mère à la famille Bongo, un lien de parenté régulièrement rappelé par ses détracteurs pour interroger la sincérité de la rupture proclamée. Après les élections législatives et locales d'octobre 2025, le Parti démocratique gabonais a conservé seize sièges à l'Assemblée nationale, confirmant sa survie politique en tant que deuxième force du pays derrière l'Union démocratique des Bâtisseurs, le parti présidentiel désormais majoritaire. Cette persistance électorale d'une formation directement héritière de l'ancien régime illustre, mieux qu'aucun discours, la nature particulière de la transition gabonaise, où le changement de sommet ne s'est pas accompagné d'un effacement des réseaux partisans antérieurs. Trois ans après, le bilan des libertés se durcit Avec trois ans de recul, la trajectoire du régime gabonais dessine un constat préoccupant que la seule alternance à la tête de l'État ne suffit pas à masquer. Le 17 février 2026, les autorités ont suspendu l'ensemble des réseaux sociaux sur le territoire national jusqu'à nouvel ordre, officiellement pour lutter contre des contenus jugés diffamatoires et menaçant la stabilité des institutions, une mesure qui a provoqué une vague de protestations tant nationales qu'internationales. Deux mois plus tard, le 15 avril, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, arrivé deuxième à la présidentielle de 2025 avec 3,11 % des suffrages et principal opposant reconnu au régime, a été placé en détention préventive dans une affaire d'abus de confiance remontant à 2008, une procédure que son avocat, Arthur Vercken, qualifie d'horreur juridique dépourvue de fondement pénal identifiable en droit gabonais. La cour d'appel de Libreville a rejeté début juin la demande de nullité de procédure déposée par sa défense, maintenant l'ancien chef du gouvernement en détention. Pourtant, la presse gabonaise avait indéniablement gagné en liberté entre 2020 et 2025, le pays progressant de la cent vingt et unième à la quarante et unième place au classement mondial de Reporters sans frontières, une embellie que plusieurs observateurs attribuent au souci de l'ancien candidat de transition de se présenter sous son meilleur jour avant le scrutin. "Une fois qu'il a été élu, on a tous été étonnés de ce revirement répressif", observe Jean-Valentin Leyama, ancien député d'opposition sous Omar Bongo puis pendant la transition, cité par l'AFP. À cela s'ajoutent des soupçons persistants de détournements de fonds publics dans plusieurs secteurs de l'administration, dont celui du tourisme, révélant une continuité des pratiques de gouvernance qui dépasse largement le seul changement de dirigeant à la tête de l'État. Un test que d'autres pays ont déjà affronté Ailleurs dans le monde, plusieurs transitions post-autoritaires récentes offrent des repères utiles pour juger de la sincérité d'un changement de régime dans la durée. En Gambie, après vingt-deux années de dictature de Yahya Jammeh, marquées par des disparitions forcées et une répression systématique de toute voix dissidente, le président Adama Barrow avait engagé dès 2017 une réforme en profondeur de l'appareil sécuritaire hérité. La redoutable agence de renseignement NIA fut rebaptisée et restructurée, de nouveaux juges gambiens remplacèrent les magistrats étrangers nommés par Jammeh pour verrouiller le système judiciaire, et une commission vérité et réconciliation fut mise en place pour recueillir les témoignages des victimes de deux décennies de répression. Cette méthode, comparable dans son ambition institutionnelle à celle engagée aujourd'hui par Péter Magyar en Hongrie, tranchait nettement avec la simple alternance électorale dépourvue de réforme structurelle. Le cas gambien rappelle toutefois qu'une transition ambitieuse ne garantit jamais un résultat définitif ni irréversible, certaines réformes institutionnelles promises par Barrow, notamment la révision constitutionnelle censée limiter les mandats présidentiels, étant restées inabouties plusieurs années après le départ de Jammeh en exil. Le Gabon comme la Hongrie devront ainsi prouver, dans la durée et non dans l'instant du basculement électoral, que leur alternance dépasse le seul remplacement d'un visage à la tête de l'État. Pavol Szalai résume cet enjeu en rappelant que le véritable test viendra lorsque les médias publics hongrois "critiqueront aussi le nouveau gouvernement", une exigence de vérification tout aussi valable pour juger la trajectoire gabonaise dans les années qui viennent. DB News, votre source d'information fiable, libre et indépendante sur l'actualité africaine et du monde depuis 18 ans. DB News Sources : - Radio France, France Culture, « La Hongrie après Orban : l'effondrement d'une machine médiatique », podcast La Fabrique de l'information, 2026 - France 24, « Au Gabon, l'hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques », 29/06/2026 - Jeune Afrique, « Gabon : Bilie-By-Nze emprisonné, catalyseur de l'opposition à Oligui Nguema », 04/05/2026 - Franceinfo, « Rien ne peut le justifier : polémique au Gabon après la coupure des réseaux sociaux », 19/02/2026 - Afrik.com, « Gabon : un an après son élection, le bilan en demi-teinte d'Oligui Nguema », 19/05/2026 - Agence Anadolu, « Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema remporte la présidentielle avec 94,85% des voix », avril 2025 - World Vision / Jeune Afrique, « L'opposant gabonais Bilie-By-Nze maintenu en détention », 04/06/2026 - France 24, « Manganèse et base militaire au programme de la visite d'État du président gabonais à Paris », 20/07/2026 - Africa Center for Strategic Studies, « L'itinéraire de réformes démocratiques emprunté par la Gambie », mai 2018 - Jeune Afrique, « Suspension des réseaux sociaux au Gabon : Oligui Nguema hausse le ton », 06/03/2026 © DB News 2026 — Tous droits réservés Read the full article
GABON ET HONGRIE : DEUX ALTERNANCES, DEUX TRAJECTOIRES QUI S'OPPOSENT
Après un coup d'État et une élection, le Gabon et la Hongrie affrontent la même question : rupture réelle ou nouveau visage du même pouvoir ? DB NEWS | Par la rédaction | 31 juillet 2026. Deux effondrements, deux calendriers Le 30 août 2023, un coup d'État militaire mettait fin à cinquante-six ans de pouvoir ininterrompu de la famille Bongo au Gabon, entamé par Omar Bongo en 1967 et poursuivi par son fils Ali Bongo jusqu'à sa chute. En Hongrie, Viktor Orbán a régné seize années consécutives, depuis 2010, avant de perdre les élections législatives du 12 avril 2026, laissant place au nouveau Premier ministre Péter Magyar, élu par l'Assemblée nationale hongroise le 9 mai suivant. À Budapest, la rupture s'est jouée en quelques mois seulement, entre le scrutin d'avril et l'adoption, en juillet, du premier grand texte de réforme des médias publics, une célérité qui tranche nettement avec le rythme observé en Afrique centrale. À Libreville, la bascule a suivi un chemin plus long et plus progressif. La transition militaire dirigée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, ancien commandant de la garde républicaine, a duré près de vingt mois, entre le coup d'État et l'élection présidentielle du 12 avril 2025, remportée avec 94,85 % des suffrages selon les résultats définitifs validés par la Cour constitutionnelle le 25 avril suivant. Ce score n'a d'équivalent dans l'histoire électorale gabonaise qu'aux scrutins à candidat unique d'Omar Bongo, en 1973, 1979 et 1986, un parallèle statistique que la Cour constitutionnelle elle-même a relevé. Deux effondrements de régimes de longue durée, deux calendriers de sortie radicalement différents, mais surtout deux méthodes de reconstruction qui s'opposent frontalement, l'une fondée sur la vitesse et la rupture institutionnelle immédiate, l'autre sur la lenteur et la validation électorale progressive d'un pouvoir déjà installé. Le Fidesz, la machine qu'il fallait démonter En fait, le pouvoir déchu en Hongrie n'était pas un individu isolé mais un parti structuré, le Fidesz, fondé en 1988 comme mouvement de jeunesse libérale avant de virer vers le national-conservatisme, et dirigé par Viktor Orbán depuis son retour au pouvoir en 2010. Durant sa domination, cette formation avait placé près de quatre-vingts pour cent des médias hongrois sous son influence directe ou indirecte, selon les chercheurs spécialisés dans le paysage médiatique d'Europe centrale. Le nouveau gouvernement de Péter Magyar s'attaque frontalement à cet appareil hérité. En juillet, le Parlement a adopté un amendement à la loi sur les médias de 2011 et lancé la restructuration de la MTVA, l'audiovisuel public longtemps qualifié d'usine à mensonges d'Orbán par ses détracteurs. "Le premier point, c'est que les mandats en cours des membres du Conseil des médias et de la MTVA prennent tout simplement fin dès maintenant", précise la chercheuse Ambre Bruneteau, doctorante à l'université Paris 1-Panthéon Sorbonne. À la place de ces structures naît un Conseil indépendant des médias hongrois, doublé d'un fonds de presse destiné à soutenir les titres jusqu'ici marginalisés par le système de financement public. Pavol Szalai, directeur du bureau Europe centrale de Reporters sans frontières, rappelle qu'Orbán "était le premier dirigeant de l'Union européenne à figurer sur la liste des prédateurs de la liberté de la presse", un contrôle exercé sans jamais emprisonner de journaliste, mais via l'accès sélectif à la publicité d'État, arme économique redoutablement efficace pour asphyxier financièrement toute rédaction critique du pouvoir en place. Libreville, une transition sans rupture des cadres À l'inverse, le Gabon post-coup d'État s'est d'abord construit sur la continuité institutionnelle plutôt que sur la substitution radicale des équipes en place. Le premier gouvernement de transition, formé le 9 septembre 2023 sous l'autorité du Premier ministre Raymond Ndong Sima, comptait dans ses vingt-six membres plusieurs anciens ministres et cadres du Parti démocratique gabonais, le parti historique d'Ali Bongo, aux côtés de militaires et de représentants de la société civile. Aucun membre issu de la principale plateforme d'opposition, Alternance 2023, portée par le candidat malheureux Albert Ondo Ossa, n'y figurait pourtant, malgré le rôle que cette coalition avait joué dans la contestation du régime déchu. Le président Oligui Nguema lui-même n'est pas étranger à la dynastie renversée, étant apparenté par sa mère à la famille Bongo, un lien de parenté régulièrement rappelé par ses détracteurs pour interroger la sincérité de la rupture proclamée. Après les élections législatives et locales d'octobre 2025, le Parti démocratique gabonais a conservé seize sièges à l'Assemblée nationale, confirmant sa survie politique en tant que deuxième force du pays derrière l'Union démocratique des Bâtisseurs, le parti présidentiel désormais majoritaire. Cette persistance électorale d'une formation directement héritière de l'ancien régime illustre, mieux qu'aucun discours, la nature particulière de la transition gabonaise, où le changement de sommet ne s'est pas accompagné d'un effacement des réseaux partisans antérieurs. Trois ans après, le bilan des libertés se durcit Avec trois ans de recul, la trajectoire du régime gabonais dessine un constat préoccupant que la seule alternance à la tête de l'État ne suffit pas à masquer. Le 17 février 2026, les autorités ont suspendu l'ensemble des réseaux sociaux sur le territoire national jusqu'à nouvel ordre, officiellement pour lutter contre des contenus jugés diffamatoires et menaçant la stabilité des institutions, une mesure qui a provoqué une vague de protestations tant nationales qu'internationales. Deux mois plus tard, le 15 avril, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, arrivé deuxième à la présidentielle de 2025 avec 3,11 % des suffrages et principal opposant reconnu au régime, a été placé en détention préventive dans une affaire d'abus de confiance remontant à 2008, une procédure que son avocat, Arthur Vercken, qualifie d'horreur juridique dépourvue de fondement pénal identifiable en droit gabonais. La cour d'appel de Libreville a rejeté début juin la demande de nullité de procédure déposée par sa défense, maintenant l'ancien chef du gouvernement en détention. Pourtant, la presse gabonaise avait indéniablement gagné en liberté entre 2020 et 2025, le pays progressant de la cent vingt et unième à la quarante et unième place au classement mondial de Reporters sans frontières, une embellie que plusieurs observateurs attribuent au souci de l'ancien candidat de transition de se présenter sous son meilleur jour avant le scrutin. "Une fois qu'il a été élu, on a tous été étonnés de ce revirement répressif", observe Jean-Valentin Leyama, ancien député d'opposition sous Omar Bongo puis pendant la transition, cité par l'AFP. À cela s'ajoutent des soupçons persistants de détournements de fonds publics dans plusieurs secteurs de l'administration, dont celui du tourisme, révélant une continuité des pratiques de gouvernance qui dépasse largement le seul changement de dirigeant à la tête de l'État. Un test que d'autres pays ont déjà affronté Ailleurs dans le monde, plusieurs transitions post-autoritaires récentes offrent des repères utiles pour juger de la sincérité d'un changement de régime dans la durée. En Gambie, après vingt-deux années de dictature de Yahya Jammeh, marquées par des disparitions forcées et une répression systématique de toute voix dissidente, le président Adama Barrow avait engagé dès 2017 une réforme en profondeur de l'appareil sécuritaire hérité. La redoutable agence de renseignement NIA fut rebaptisée et restructurée, de nouveaux juges gambiens remplacèrent les magistrats étrangers nommés par Jammeh pour verrouiller le système judiciaire, et une commission vérité et réconciliation fut mise en place pour recueillir les témoignages des victimes de deux décennies de répression. Cette méthode, comparable dans son ambition institutionnelle à celle engagée aujourd'hui par Péter Magyar en Hongrie, tranchait nettement avec la simple alternance électorale dépourvue de réforme structurelle. Le cas gambien rappelle toutefois qu'une transition ambitieuse ne garantit jamais un résultat définitif ni irréversible, certaines réformes institutionnelles promises par Barrow, notamment la révision constitutionnelle censée limiter les mandats présidentiels, étant restées inabouties plusieurs années après le départ de Jammeh en exil. Le Gabon comme la Hongrie devront ainsi prouver, dans la durée et non dans l'instant du basculement électoral, que leur alternance dépasse le seul remplacement d'un visage à la tête de l'État. Pavol Szalai résume cet enjeu en rappelant que le véritable test viendra lorsque les médias publics hongrois "critiqueront aussi le nouveau gouvernement", une exigence de vérification tout aussi valable pour juger la trajectoire gabonaise dans les années qui viennent. DB News, votre source d'information fiable, libre et indépendante sur l'actualité africaine et du monde depuis 18 ans. DB News Sources : - Radio France, France Culture, « La Hongrie après Orban : l'effondrement d'une machine médiatique », podcast La Fabrique de l'information, 2026 - France 24, « Au Gabon, l'hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques », 29/06/2026 - Jeune Afrique, « Gabon : Bilie-By-Nze emprisonné, catalyseur de l'opposition à Oligui Nguema », 04/05/2026 - Franceinfo, « Rien ne peut le justifier : polémique au Gabon après la coupure des réseaux sociaux », 19/02/2026 - Afrik.com, « Gabon : un an après son élection, le bilan en demi-teinte d'Oligui Nguema », 19/05/2026 - Agence Anadolu, « Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema remporte la présidentielle avec 94,85% des voix », avril 2025 - World Vision / Jeune Afrique, « L'opposant gabonais Bilie-By-Nze maintenu en détention », 04/06/2026 - France 24, « Manganèse et base militaire au programme de la visite d'État du président gabonais à Paris », 20/07/2026 - Africa Center for Strategic Studies, « L'itinéraire de réformes démocratiques emprunté par la Gambie », mai 2018 - Jeune Afrique, « Suspension des réseaux sociaux au Gabon : Oligui Nguema hausse le ton », 06/03/2026 © DB News 2026 — Tous droits réservés Read the full article
VOYAGE : SQUAREMOUTH CLASSE LE GABON PAYS À RISQUE
Une étude américaine classe le Gabon troisième pays le plus dangereux pour voyager seul, à rebours des efforts déployés depuis 2023. DB News | Par la rédaction | 31 juillet 2026 Un classement qui surprend Le comparateur américain d'assurances voyage Squaremouth attribue au Gabon un indice de risque de 8,51 sur 10, dans une étude relayée par la presse gabonaise le 27 juillet 2026. Ce score place le pays devant des nations réputées pour leur insécurité chronique comme le Pérou ou la Bolivie, et juste derrière le Venezuela et la Colombie. Ce positionnement, devant la Jamaïque, la Guyane, l'Équateur et l'Afrique du Sud, ne peut laisser indifférent tout voyageur envisageant un séjour au Gabon. Squaremouth construit son indice à partir de huit critères combinés, mêlant sécurité perçue, indices de paix et de criminalité, exposition aux catastrophes naturelles, qualité de la connexion mobile et accès aux soins de santé. C'est précisément sur ce dernier point que le Gabon affiche le score le plus faible de toute l'étude, soit 31,5 sur 100, pour une moyenne de deux lits d'hôpital pour mille habitants. Or, chez les voyageurs américains sondés par Squaremouth, quarante pour cent placent la criminalité en tête de leurs craintes avant de renoncer à une destination jugée risquée, loin devant l'instabilité politique à trente-sept pour cent et les questions sanitaires reléguées à douze pour cent seulement. Cette hiérarchie des peurs explique pourquoi un score dominé par la faiblesse hospitalière finit perçu, dans l'esprit du public, comme un signal de danger physique. Étrangement, cette étude paraît quelques jours seulement après le déploiement, par la ministre du Tourisme durable et de l'Artisanat, Pr Marcelle Ibinga Épse Itsitsa, d'une série d'outils stratégiques destinés à structurer le secteur et attirer investisseurs et visiteurs internationaux. Une stratégie récemment déployée Le ministère a lancé le 17 juillet 2026 la troisième édition de la Caravane touristique du Gabon, dispositif s'étirant jusqu'au 6 septembre et proposant des séjours immersifs organisés autour de neuf hubs et quatre grands circuits. En juin, la ministre présentait la Stratégie nationale du tourisme durable et de la dynamisation de l'artisanat, reposant sur trois axes : modernisation de l'économie touristique, renforcement de l'artisanat, réhabilitation des infrastructures. Le 13 mai, deux supports complémentaires étaient officiellement dévoilés, le Guide de l'investissement touristique, recensant vingt-deux sites prioritaires répartis dans les neuf provinces, et le Guide de voyage officiel du Gabon 2026, vitrine des parcs nationaux et du savoir-faire artisanal local. Ces initiatives s'inscrivent dans la feuille de route gouvernementale portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui érige tourisme et artisanat en leviers de diversification économique. Le Gabon dispose d'atouts naturels rarement égalés sur le continent, avec des forêts classées au patrimoine mondial, treize parcs nationaux préservés, environ huit cents à neuf cent cinquante kilomètres de côtes atlantiques et une biodiversité qui vaut au pays son surnom de dernier Éden, sa forêt équatoriale couvrant plus de quatre-vingts pour cent du territoire. Un secteur relancé depuis le coup d'État Ce travail de structuration ne date pas de l'arrivée de Pr Marcelle Ibinga. Dès les premiers mois suivant le coup d'État du 30 août 2023, les nouvelles autorités ont fait du tourisme un axe de diversification économique, avec l'ambition de créer des emplois et de générer des devises étrangères. Le premier ministre du Tourisme de la transition, Pascal Ogowé Siffon, avait lancé dès juillet 2024 la première Caravane touristique, mobilisant en quarante-cinq jours plus de mille cent caravaniers et près de deux mille six cents visiteurs, pour des retombées économiques estimées à environ cent quatre-vingts millions de FCFA. Cette dynamique initiale s'est toutefois heurtée à de sérieuses zones d'ombre. Ogowé Siffon a démissionné du gouvernement fin novembre 2025, avant d'être interpellé alors qu'il tentait de rejoindre le Sénat, où l'immunité parlementaire l'aurait mis hors d'atteinte des enquêteurs. Il a été écroué le 25 décembre 2025 à la prison centrale de Libreville, à l'issue d'une audition de plus de vingt heures, pour un détournement présumé dépassant dix milliards de FCFA initialement destinés à la relance du secteur. Le projet phare des six écolodges, censé incarner cette relance, ne présentait à ce jour ni fondations, ni bâtiments, ni site réellement aménagé, selon une source du secteur citée par la presse locale. Après plus de sept mois de détention préventive, l'ancien ministre a recouvré la liberté le 8 juillet 2026, sous la forme d'une liberté provisoire assortie de conditions, une mesure qui n'emporte ni abandon des poursuites ni remise en cause des accusations portées contre lui. C'est dans ce contexte de reconstruction, après un chantier interrompu par une affaire judiciaire toujours en cours, que s'inscrit l'action engagée par la nouvelle ministre. Une santé fragile, pas un pays dangereux Le déficit d'infrastructures médicales pèse à lui seul sur l'essentiel de la note attribuée au Gabon par Squaremouth, loin devant tout facteur lié à la violence ou à l'instabilité. Le système de santé gabonais repose sur trois piliers, le secteur public civil et militaire, le secteur parapublic et le secteur privé, organisés autour d'une pyramide sanitaire divisée en dix régions. Plusieurs réformes récentes visent à en corriger les faiblesses. Le nouveau Code de la santé instaure un cadre légal modernisé pour structurer les hôpitaux publics et sécuriser les parcours de soins. Une cargaison d'équipements biomédicaux d'une valeur de dix-huit milliards de FCFA a été acquise pour renforcer les structures sanitaires du pays. La gratuité des soins d'urgence est désormais garantie durant les premières vingt-quatre heures dans les établissements publics, tandis que des audits de performance ont été engagés dans les principaux centres hospitaliers universitaires afin de limiter le recours aux évacuations sanitaires à l'étranger. Le projet eGabon-SIS accompagne par ailleurs la digitalisation des données de santé, pendant que l'usine La Santé Pharmaceutique, à Nkok, ambitionne de consolider une production locale de médicaments génériques. Ces chantiers, engagés en parallèle du secteur touristique, dessinent une trajectoire de rattrapage plus qu'une situation d'urgence sanitaire généralisée. Une vigilance nécessaire, pas une alerte rouge Aucune destination au monde n'offre de risque zéro, et le Gabon n'échappe pas à cette règle universelle sans pour autant justifier la place qui lui est attribuée par Squaremouth. Voyager seul, sans préparation ni accompagnement, comporte des risques comparables partout ailleurs sur la planète. Le ministère a mis en place, dans le cadre de la Caravane touristique, une Brigade touristique chargée d'encadrer et de sécuriser les visiteurs sur les circuits officiels. Pour les voyageurs non accompagnés, le recours à des agences locales agréées pour les parcs nationaux ou à des guides certifiés reste la meilleure garantie d'un séjour sûr et adapté. Le moment choisi par le comparateur américain pour publier son étude, dix jours seulement après le lancement de la nouvelle caravane touristique, interroge légitimement sur la neutralité du calendrier, sans qu'aucun élément ne permette d'établir une intention délibérée de nuire. Reste que la confusion entre déficit sanitaire et insécurité généralisée dessert une destination qui, après un chantier touristique compromis par une affaire de détournement présumé toujours en cours d'instruction, tente aujourd'hui de reconstruire sa crédibilité sur des bases plus solides. DB News, votre source d'information fiable, libre et indépendante sur l'actualité africaine et du monde depuis 18 ans. DB News Sources : - Squaremouth, étude sur l'indice de risque voyage, citée par la presse gabonaise, 27/07/2026 - Gabonreview, « Caravane touristique du Gabon : Ogowe Siffon dresse le bilan de la première édition », 18/09/2024 - Ministère du Tourisme durable et de l'Artisanat du Gabon, biographie officielle du ministre, tourisme.gouv.ga - Gabonreview, « Justice : Pascal Ogowé Sifon incarcéré après plus de vingt heures d'audition », 25/12/2025 - Gabon Media Time, « Tourisme : comment plus de 10 milliards ont été siphonnés via les comptes BGFI et CDC sous Pascal Ogowet Siffon », 24/12/2025 - Le Confidentiel du Gabon, « Affaire Ogowé Siffon : l'ancien ministre du Tourisme remis en liberté provisoire », 10/07/2026 - Gabonactu, « Pascal Ogowé Siffon retrouve la liberté sous surveillance judiciaire », 09/07/2026 - 7 Jours Info, « Caravane Touristique : le ministre Pascal Ogowe Siffon présente de nouvelles stratégies pour valoriser les sites du Gabon », 20/09/2024 © DB News 2026 — Tous droits réservés. 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VOYAGE : SQUAREMOUTH CLASSE LE GABON PAYS À RISQUE
Une étude américaine classe le Gabon troisième pays le plus dangereux pour voyager seul, à rebours des efforts déployés depuis 2023. DB News | Par la rédaction | 31 juillet 2026 Un classement qui surprend Le comparateur américain d'assurances voyage Squaremouth attribue au Gabon un indice de risque de 8,51 sur 10, dans une étude relayée par la presse gabonaise le 27 juillet 2026. Ce score place le pays devant des nations réputées pour leur insécurité chronique comme le Pérou ou la Bolivie, et juste derrière le Venezuela et la Colombie. Ce positionnement, devant la Jamaïque, la Guyane, l'Équateur et l'Afrique du Sud, ne peut laisser indifférent tout voyageur envisageant un séjour au Gabon. Squaremouth construit son indice à partir de huit critères combinés, mêlant sécurité perçue, indices de paix et de criminalité, exposition aux catastrophes naturelles, qualité de la connexion mobile et accès aux soins de santé. C'est précisément sur ce dernier point que le Gabon affiche le score le plus faible de toute l'étude, soit 31,5 sur 100, pour une moyenne de deux lits d'hôpital pour mille habitants. Or, chez les voyageurs américains sondés par Squaremouth, quarante pour cent placent la criminalité en tête de leurs craintes avant de renoncer à une destination jugée risquée, loin devant l'instabilité politique à trente-sept pour cent et les questions sanitaires reléguées à douze pour cent seulement. Cette hiérarchie des peurs explique pourquoi un score dominé par la faiblesse hospitalière finit perçu, dans l'esprit du public, comme un signal de danger physique. Étrangement, cette étude paraît quelques jours seulement après le déploiement, par la ministre du Tourisme durable et de l'Artisanat, Pr Marcelle Ibinga Épse Itsitsa, d'une série d'outils stratégiques destinés à structurer le secteur et attirer investisseurs et visiteurs internationaux. Une stratégie récemment déployée Le ministère a lancé le 17 juillet 2026 la troisième édition de la Caravane touristique du Gabon, dispositif s'étirant jusqu'au 6 septembre et proposant des séjours immersifs organisés autour de neuf hubs et quatre grands circuits. En juin, la ministre présentait la Stratégie nationale du tourisme durable et de la dynamisation de l'artisanat, reposant sur trois axes : modernisation de l'économie touristique, renforcement de l'artisanat, réhabilitation des infrastructures. Le 13 mai, deux supports complémentaires étaient officiellement dévoilés, le Guide de l'investissement touristique, recensant vingt-deux sites prioritaires répartis dans les neuf provinces, et le Guide de voyage officiel du Gabon 2026, vitrine des parcs nationaux et du savoir-faire artisanal local. Ces initiatives s'inscrivent dans la feuille de route gouvernementale portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui érige tourisme et artisanat en leviers de diversification économique. Le Gabon dispose d'atouts naturels rarement égalés sur le continent, avec des forêts classées au patrimoine mondial, treize parcs nationaux préservés, environ huit cents à neuf cent cinquante kilomètres de côtes atlantiques et une biodiversité qui vaut au pays son surnom de dernier Éden, sa forêt équatoriale couvrant plus de quatre-vingts pour cent du territoire. Un secteur relancé depuis le coup d'État Ce travail de structuration ne date pas de l'arrivée de Pr Marcelle Ibinga. Dès les premiers mois suivant le coup d'État du 30 août 2023, les nouvelles autorités ont fait du tourisme un axe de diversification économique, avec l'ambition de créer des emplois et de générer des devises étrangères. Le premier ministre du Tourisme de la transition, Pascal Ogowé Siffon, avait lancé dès juillet 2024 la première Caravane touristique, mobilisant en quarante-cinq jours plus de mille cent caravaniers et près de deux mille six cents visiteurs, pour des retombées économiques estimées à environ cent quatre-vingts millions de FCFA. Cette dynamique initiale s'est toutefois heurtée à de sérieuses zones d'ombre. Ogowé Siffon a démissionné du gouvernement fin novembre 2025, avant d'être interpellé alors qu'il tentait de rejoindre le Sénat, où l'immunité parlementaire l'aurait mis hors d'atteinte des enquêteurs. Il a été écroué le 25 décembre 2025 à la prison centrale de Libreville, à l'issue d'une audition de plus de vingt heures, pour un détournement présumé dépassant dix milliards de FCFA initialement destinés à la relance du secteur. Le projet phare des six écolodges, censé incarner cette relance, ne présentait à ce jour ni fondations, ni bâtiments, ni site réellement aménagé, selon une source du secteur citée par la presse locale. Après plus de sept mois de détention préventive, l'ancien ministre a recouvré la liberté le 8 juillet 2026, sous la forme d'une liberté provisoire assortie de conditions, une mesure qui n'emporte ni abandon des poursuites ni remise en cause des accusations portées contre lui. C'est dans ce contexte de reconstruction, après un chantier interrompu par une affaire judiciaire toujours en cours, que s'inscrit l'action engagée par la nouvelle ministre. Une santé fragile, pas un pays dangereux Le déficit d'infrastructures médicales pèse à lui seul sur l'essentiel de la note attribuée au Gabon par Squaremouth, loin devant tout facteur lié à la violence ou à l'instabilité. Le système de santé gabonais repose sur trois piliers, le secteur public civil et militaire, le secteur parapublic et le secteur privé, organisés autour d'une pyramide sanitaire divisée en dix régions. Plusieurs réformes récentes visent à en corriger les faiblesses. Le nouveau Code de la santé instaure un cadre légal modernisé pour structurer les hôpitaux publics et sécuriser les parcours de soins. Une cargaison d'équipements biomédicaux d'une valeur de dix-huit milliards de FCFA a été acquise pour renforcer les structures sanitaires du pays. La gratuité des soins d'urgence est désormais garantie durant les premières vingt-quatre heures dans les établissements publics, tandis que des audits de performance ont été engagés dans les principaux centres hospitaliers universitaires afin de limiter le recours aux évacuations sanitaires à l'étranger. Le projet eGabon-SIS accompagne par ailleurs la digitalisation des données de santé, pendant que l'usine La Santé Pharmaceutique, à Nkok, ambitionne de consolider une production locale de médicaments génériques. Ces chantiers, engagés en parallèle du secteur touristique, dessinent une trajectoire de rattrapage plus qu'une situation d'urgence sanitaire généralisée. Une vigilance nécessaire, pas une alerte rouge Aucune destination au monde n'offre de risque zéro, et le Gabon n'échappe pas à cette règle universelle sans pour autant justifier la place qui lui est attribuée par Squaremouth. Voyager seul, sans préparation ni accompagnement, comporte des risques comparables partout ailleurs sur la planète. Le ministère a mis en place, dans le cadre de la Caravane touristique, une Brigade touristique chargée d'encadrer et de sécuriser les visiteurs sur les circuits officiels. Pour les voyageurs non accompagnés, le recours à des agences locales agréées pour les parcs nationaux ou à des guides certifiés reste la meilleure garantie d'un séjour sûr et adapté. Le moment choisi par le comparateur américain pour publier son étude, dix jours seulement après le lancement de la nouvelle caravane touristique, interroge légitimement sur la neutralité du calendrier, sans qu'aucun élément ne permette d'établir une intention délibérée de nuire. Reste que la confusion entre déficit sanitaire et insécurité généralisée dessert une destination qui, après un chantier touristique compromis par une affaire de détournement présumé toujours en cours d'instruction, tente aujourd'hui de reconstruire sa crédibilité sur des bases plus solides. DB News, votre source d'information fiable, libre et indépendante sur l'actualité africaine et du monde depuis 18 ans. DB News Sources : - Squaremouth, étude sur l'indice de risque voyage, citée par la presse gabonaise, 27/07/2026 - Gabonreview, « Tourisme : le Gabon classé 3e pays le plus dangereux au monde pour voyager seul », par Dimitri Mimongo, 27/07/2026 - Gabonreview, « Caravane touristique du Gabon : Ogowe Siffon dresse le bilan de la première édition », 18/09/2024 - Ministère du Tourisme durable et de l'Artisanat du Gabon, biographie officielle du ministre, tourisme.gouv.ga - Gabonreview, « Justice : Pascal Ogowé Sifon incarcéré après plus de vingt heures d'audition », 25/12/2025 - Gabon Media Time, « Tourisme : comment plus de 10 milliards ont été siphonnés via les comptes BGFI et CDC sous Pascal Ogowet Siffon », 24/12/2025 - Gabonreview, « Pascal Ogowé Siffon recouvre la liberté conditionnée », 09/07/2026 - Le Confidentiel du Gabon, « Affaire Ogowé Siffon : l'ancien ministre du Tourisme remis en liberté provisoire », 10/07/2026 - Gabonactu, « Pascal Ogowé Siffon retrouve la liberté sous surveillance judiciaire », 09/07/2026 - 7 Jours Info, « Caravane Touristique : le ministre Pascal Ogowe Siffon présente de nouvelles stratégies pour valoriser les sites du Gabon », 20/09/2024 © DB News 2026 — Tous droits réservés. 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VOYAGE : SQUAREMOUTH CLASSE LE GABON PAYS À RISQUE
Une étude américaine classe le Gabon troisième pays le plus dangereux pour voyager seul, à rebours des efforts déployés depuis 2023. DB News | Par la rédaction | 31 juillet 2026 Un classement qui surprend Le comparateur américain d'assurances voyage Squaremouth attribue au Gabon un indice de risque de 8,51 sur 10, dans une étude relayée par la presse gabonaise le 27 juillet 2026. Ce score place le pays devant des nations réputées pour leur insécurité chronique comme le Pérou ou la Bolivie, et juste derrière le Venezuela et la Colombie. Ce positionnement, devant la Jamaïque, la Guyane, l'Équateur et l'Afrique du Sud, ne peut laisser indifférent tout voyageur envisageant un séjour au Gabon. Squaremouth construit son indice à partir de huit critères combinés, mêlant sécurité perçue, indices de paix et de criminalité, exposition aux catastrophes naturelles, qualité de la connexion mobile et accès aux soins de santé. C'est précisément sur ce dernier point que le Gabon affiche le score le plus faible de toute l'étude, soit 31,5 sur 100, pour une moyenne de deux lits d'hôpital pour mille habitants. Or, chez les voyageurs américains sondés par Squaremouth, quarante pour cent placent la criminalité en tête de leurs craintes avant de renoncer à une destination jugée risquée, loin devant l'instabilité politique à trente-sept pour cent et les questions sanitaires reléguées à douze pour cent seulement. Cette hiérarchie des peurs explique pourquoi un score dominé par la faiblesse hospitalière finit perçu, dans l'esprit du public, comme un signal de danger physique. Étrangement, cette étude paraît quelques jours seulement après le déploiement, par la ministre du Tourisme durable et de l'Artisanat, Pr Marcelle Ibinga Épse Itsitsa, d'une série d'outils stratégiques destinés à structurer le secteur et attirer investisseurs et visiteurs internationaux. Une stratégie récemment déployée Le ministère a lancé le 17 juillet 2026 la troisième édition de la Caravane touristique du Gabon, dispositif s'étirant jusqu'au 6 septembre et proposant des séjours immersifs organisés autour de neuf hubs et quatre grands circuits. En juin, la ministre présentait la Stratégie nationale du tourisme durable et de la dynamisation de l'artisanat, reposant sur trois axes : modernisation de l'économie touristique, renforcement de l'artisanat, réhabilitation des infrastructures. Le 13 mai, deux supports complémentaires étaient officiellement dévoilés, le Guide de l'investissement touristique, recensant vingt-deux sites prioritaires répartis dans les neuf provinces, et le Guide de voyage officiel du Gabon 2026, vitrine des parcs nationaux et du savoir-faire artisanal local. Ces initiatives s'inscrivent dans la feuille de route gouvernementale portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui érige tourisme et artisanat en leviers de diversification économique. Le Gabon dispose d'atouts naturels rarement égalés sur le continent, avec des forêts classées au patrimoine mondial, treize parcs nationaux préservés, environ huit cents à neuf cent cinquante kilomètres de côtes atlantiques et une biodiversité qui vaut au pays son surnom de dernier Éden, sa forêt équatoriale couvrant plus de quatre-vingts pour cent du territoire. Un secteur relancé depuis le coup d'État Ce travail de structuration ne date pas de l'arrivée de Pr Marcelle Ibinga. Dès les premiers mois suivant le coup d'État du 30 août 2023, les nouvelles autorités ont fait du tourisme un axe de diversification économique, avec l'ambition de créer des emplois et de générer des devises étrangères. Le premier ministre du Tourisme de la transition, Pascal Ogowé Siffon, avait lancé dès juillet 2024 la première Caravane touristique, mobilisant en quarante-cinq jours plus de mille cent caravaniers et près de deux mille six cents visiteurs, pour des retombées économiques estimées à environ cent quatre-vingts millions de FCFA. Cette dynamique initiale s'est toutefois heurtée à de sérieuses zones d'ombre. Ogowé Siffon a démissionné du gouvernement fin novembre 2025, avant d'être interpellé alors qu'il tentait de rejoindre le Sénat, où l'immunité parlementaire l'aurait mis hors d'atteinte des enquêteurs. Il a été écroué le 25 décembre 2025 à la prison centrale de Libreville, à l'issue d'une audition de plus de vingt heures, pour un détournement présumé dépassant dix milliards de FCFA initialement destinés à la relance du secteur. Le projet phare des six écolodges, censé incarner cette relance, ne présentait à ce jour ni fondations, ni bâtiments, ni site réellement aménagé, selon une source du secteur citée par la presse locale. Après plus de sept mois de détention préventive, l'ancien ministre a recouvré la liberté le 8 juillet 2026, sous la forme d'une liberté provisoire assortie de conditions, une mesure qui n'emporte ni abandon des poursuites ni remise en cause des accusations portées contre lui. C'est dans ce contexte de reconstruction, après un chantier interrompu par une affaire judiciaire toujours en cours, que s'inscrit l'action engagée par la nouvelle ministre. Une santé fragile, pas un pays dangereux Le déficit d'infrastructures médicales pèse à lui seul sur l'essentiel de la note attribuée au Gabon par Squaremouth, loin devant tout facteur lié à la violence ou à l'instabilité. Le système de santé gabonais repose sur trois piliers, le secteur public civil et militaire, le secteur parapublic et le secteur privé, organisés autour d'une pyramide sanitaire divisée en dix régions. Plusieurs réformes récentes visent à en corriger les faiblesses. Le nouveau Code de la santé instaure un cadre légal modernisé pour structurer les hôpitaux publics et sécuriser les parcours de soins. Une cargaison d'équipements biomédicaux d'une valeur de dix-huit milliards de FCFA a été acquise pour renforcer les structures sanitaires du pays. La gratuité des soins d'urgence est désormais garantie durant les premières vingt-quatre heures dans les établissements publics, tandis que des audits de performance ont été engagés dans les principaux centres hospitaliers universitaires afin de limiter le recours aux évacuations sanitaires à l'étranger. Le projet eGabon-SIS accompagne par ailleurs la digitalisation des données de santé, pendant que l'usine La Santé Pharmaceutique, à Nkok, ambitionne de consolider une production locale de médicaments génériques. Ces chantiers, engagés en parallèle du secteur touristique, dessinent une trajectoire de rattrapage plus qu'une situation d'urgence sanitaire généralisée. Une vigilance nécessaire, pas une alerte rouge Aucune destination au monde n'offre de risque zéro, et le Gabon n'échappe pas à cette règle universelle sans pour autant justifier la place qui lui est attribuée par Squaremouth. Voyager seul, sans préparation ni accompagnement, comporte des risques comparables partout ailleurs sur la planète. Le ministère a mis en place, dans le cadre de la Caravane touristique, une Brigade touristique chargée d'encadrer et de sécuriser les visiteurs sur les circuits officiels. Pour les voyageurs non accompagnés, le recours à des agences locales agréées pour les parcs nationaux ou à des guides certifiés reste la meilleure garantie d'un séjour sûr et adapté. Le moment choisi par le comparateur américain pour publier son étude, dix jours seulement après le lancement de la nouvelle caravane touristique, interroge légitimement sur la neutralité du calendrier, sans qu'aucun élément ne permette d'établir une intention délibérée de nuire. Reste que la confusion entre déficit sanitaire et insécurité généralisée dessert une destination qui, après un chantier touristique compromis par une affaire de détournement présumé toujours en cours d'instruction, tente aujourd'hui de reconstruire sa crédibilité sur des bases plus solides. DB News, votre source d'information fiable, libre et indépendante sur l'actualité africaine et du monde depuis 18 ans. DB News Sources : - Squaremouth, étude sur l'indice de risque voyage, citée par la presse gabonaise, 27/07/2026 - Gabonreview, « Tourisme : le Gabon classé 3e pays le plus dangereux au monde pour voyager seul », par Dimitri Mimongo, 27/07/2026 - Gabonreview, « Caravane touristique du Gabon : Ogowe Siffon dresse le bilan de la première édition », 18/09/2024 - Ministère du Tourisme durable et de l'Artisanat du Gabon, biographie officielle du ministre, tourisme.gouv.ga - Gabonreview, « Justice : Pascal Ogowé Sifon incarcéré après plus de vingt heures d'audition », 25/12/2025 - Gabon Media Time, « Tourisme : comment plus de 10 milliards ont été siphonnés via les comptes BGFI et CDC sous Pascal Ogowet Siffon », 24/12/2025 - Gabonreview, « Pascal Ogowé Siffon recouvre la liberté conditionnée », 09/07/2026 - Le Confidentiel du Gabon, « Affaire Ogowé Siffon : l'ancien ministre du Tourisme remis en liberté provisoire », 10/07/2026 - Gabonactu, « Pascal Ogowé Siffon retrouve la liberté sous surveillance judiciaire », 09/07/2026 - 7 Jours Info, « Caravane Touristique : le ministre Pascal Ogowe Siffon présente de nouvelles stratégies pour valoriser les sites du Gabon », 20/09/2024 © DB News 2026 — Tous droits réservés. 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VOYAGE : SQUAREMOUTH CLASSE LE GABON PAYS À RISQUE
Une étude américaine classe le Gabon troisième pays le plus dangereux pour voyager seul, à rebours des efforts déployés depuis 2023. DB News | Par la rédaction | 31 juillet 2026 Un classement qui surprend Le comparateur américain d'assurances voyage Squaremouth attribue au Gabon un indice de risque de 8,51 sur 10, dans une étude relayée par la presse gabonaise le 27 juillet 2026. Ce score place le pays devant des nations réputées pour leur insécurité chronique comme le Pérou ou la Bolivie, et juste derrière le Venezuela et la Colombie. Ce positionnement, devant la Jamaïque, la Guyane, l'Équateur et l'Afrique du Sud, ne peut laisser indifférent tout voyageur envisageant un séjour au Gabon. Squaremouth construit son indice à partir de huit critères combinés, mêlant sécurité perçue, indices de paix et de criminalité, exposition aux catastrophes naturelles, qualité de la connexion mobile et accès aux soins de santé. C'est précisément sur ce dernier point que le Gabon affiche le score le plus faible de toute l'étude, soit 31,5 sur 100, pour une moyenne de deux lits d'hôpital pour mille habitants. Or, chez les voyageurs américains sondés par Squaremouth, quarante pour cent placent la criminalité en tête de leurs craintes avant de renoncer à une destination jugée risquée, loin devant l'instabilité politique à trente-sept pour cent et les questions sanitaires reléguées à douze pour cent seulement. Cette hiérarchie des peurs explique pourquoi un score dominé par la faiblesse hospitalière finit perçu, dans l'esprit du public, comme un signal de danger physique. Étrangement, cette étude paraît quelques jours seulement après le déploiement, par la ministre du Tourisme durable et de l'Artisanat, Pr Marcelle Ibinga Épse Itsitsa, d'une série d'outils stratégiques destinés à structurer le secteur et attirer investisseurs et visiteurs internationaux. Une stratégie récemment déployée Le ministère a lancé le 17 juillet 2026 la troisième édition de la Caravane touristique du Gabon, dispositif s'étirant jusqu'au 6 septembre et proposant des séjours immersifs organisés autour de neuf hubs et quatre grands circuits. En juin, la ministre présentait la Stratégie nationale du tourisme durable et de la dynamisation de l'artisanat, reposant sur trois axes : modernisation de l'économie touristique, renforcement de l'artisanat, réhabilitation des infrastructures. Le 13 mai, deux supports complémentaires étaient officiellement dévoilés, le Guide de l'investissement touristique, recensant vingt-deux sites prioritaires répartis dans les neuf provinces, et le Guide de voyage officiel du Gabon 2026, vitrine des parcs nationaux et du savoir-faire artisanal local. Ces initiatives s'inscrivent dans la feuille de route gouvernementale portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui érige tourisme et artisanat en leviers de diversification économique. Le Gabon dispose d'atouts naturels rarement égalés sur le continent, avec des forêts classées au patrimoine mondial, treize parcs nationaux préservés, environ huit cents à neuf cent cinquante kilomètres de côtes atlantiques et une biodiversité qui vaut au pays son surnom de dernier Éden, sa forêt équatoriale couvrant plus de quatre-vingts pour cent du territoire. Un secteur relancé depuis le coup d'État Ce travail de structuration ne date pas de l'arrivée de Pr Marcelle Ibinga. Dès les premiers mois suivant le coup d'État du 30 août 2023, les nouvelles autorités ont fait du tourisme un axe de diversification économique, avec l'ambition de créer des emplois et de générer des devises étrangères. Le premier ministre du Tourisme de la transition, Pascal Ogowé Siffon, avait lancé dès juillet 2024 la première Caravane touristique, mobilisant en quarante-cinq jours plus de mille cent caravaniers et près de deux mille six cents visiteurs, pour des retombées économiques estimées à environ cent quatre-vingts millions de FCFA. Cette dynamique initiale s'est toutefois heurtée à de sérieuses zones d'ombre. Ogowé Siffon a démissionné du gouvernement fin novembre 2025, avant d'être interpellé alors qu'il tentait de rejoindre le Sénat, où l'immunité parlementaire l'aurait mis hors d'atteinte des enquêteurs. Il a été écroué le 25 décembre 2025 à la prison centrale de Libreville, à l'issue d'une audition de plus de vingt heures, pour un détournement présumé dépassant dix milliards de FCFA initialement destinés à la relance du secteur. Le projet phare des six écolodges, censé incarner cette relance, ne présentait à ce jour ni fondations, ni bâtiments, ni site réellement aménagé, selon une source du secteur citée par la presse locale. Après plus de sept mois de détention préventive, l'ancien ministre a recouvré la liberté le 8 juillet 2026, sous la forme d'une liberté provisoire assortie de conditions, une mesure qui n'emporte ni abandon des poursuites ni remise en cause des accusations portées contre lui. C'est dans ce contexte de reconstruction, après un chantier interrompu par une affaire judiciaire toujours en cours, que s'inscrit l'action engagée par la nouvelle ministre. Une santé fragile, pas un pays dangereux Le déficit d'infrastructures médicales pèse à lui seul sur l'essentiel de la note attribuée au Gabon par Squaremouth, loin devant tout facteur lié à la violence ou à l'instabilité. Le système de santé gabonais repose sur trois piliers, le secteur public civil et militaire, le secteur parapublic et le secteur privé, organisés autour d'une pyramide sanitaire divisée en dix régions. Plusieurs réformes récentes visent à en corriger les faiblesses. Le nouveau Code de la santé instaure un cadre légal modernisé pour structurer les hôpitaux publics et sécuriser les parcours de soins. Une cargaison d'équipements biomédicaux d'une valeur de dix-huit milliards de FCFA a été acquise pour renforcer les structures sanitaires du pays. La gratuité des soins d'urgence est désormais garantie durant les premières vingt-quatre heures dans les établissements publics, tandis que des audits de performance ont été engagés dans les principaux centres hospitaliers universitaires afin de limiter le recours aux évacuations sanitaires à l'étranger. Le projet eGabon-SIS accompagne par ailleurs la digitalisation des données de santé, pendant que l'usine La Santé Pharmaceutique, à Nkok, ambitionne de consolider une production locale de médicaments génériques. Ces chantiers, engagés en parallèle du secteur touristique, dessinent une trajectoire de rattrapage plus qu'une situation d'urgence sanitaire généralisée. Une vigilance nécessaire, pas une alerte rouge Aucune destination au monde n'offre de risque zéro, et le Gabon n'échappe pas à cette règle universelle sans pour autant justifier la place qui lui est attribuée par Squaremouth. Voyager seul, sans préparation ni accompagnement, comporte des risques comparables partout ailleurs sur la planète. Le ministère a mis en place, dans le cadre de la Caravane touristique, une Brigade touristique chargée d'encadrer et de sécuriser les visiteurs sur les circuits officiels. Pour les voyageurs non accompagnés, le recours à des agences locales agréées pour les parcs nationaux ou à des guides certifiés reste la meilleure garantie d'un séjour sûr et adapté. Le moment choisi par le comparateur américain pour publier son étude, dix jours seulement après le lancement de la nouvelle caravane touristique, interroge légitimement sur la neutralité du calendrier, sans qu'aucun élément ne permette d'établir une intention délibérée de nuire. Reste que la confusion entre déficit sanitaire et insécurité généralisée dessert une destination qui, après un chantier touristique compromis par une affaire de détournement présumé toujours en cours d'instruction, tente aujourd'hui de reconstruire sa crédibilité sur des bases plus solides. DB News, votre source d'information fiable, libre et indépendante sur l'actualité africaine et du monde depuis 18 ans. DB News Sources : - Squaremouth, étude sur l'indice de risque voyage, citée par la presse gabonaise, 27/07/2026 - Gabonreview, « Tourisme : le Gabon classé 3e pays le plus dangereux au monde pour voyager seul », par Dimitri Mimongo, 27/07/2026 - Gabonreview, « Caravane touristique du Gabon : Ogowe Siffon dresse le bilan de la première édition », 18/09/2024 - Ministère du Tourisme durable et de l'Artisanat du Gabon, biographie officielle du ministre, tourisme.gouv.ga - Gabonreview, « Justice : Pascal Ogowé Sifon incarcéré après plus de vingt heures d'audition », 25/12/2025 - Gabon Media Time, « Tourisme : comment plus de 10 milliards ont été siphonnés via les comptes BGFI et CDC sous Pascal Ogowet Siffon », 24/12/2025 - Gabonreview, « Pascal Ogowé Siffon recouvre la liberté conditionnée », 09/07/2026 - Le Confidentiel du Gabon, « Affaire Ogowé Siffon : l'ancien ministre du Tourisme remis en liberté provisoire », 10/07/2026 - Gabonactu, « Pascal Ogowé Siffon retrouve la liberté sous surveillance judiciaire », 09/07/2026 - 7 Jours Info, « Caravane Touristique : le ministre Pascal Ogowe Siffon présente de nouvelles stratégies pour valoriser les sites du Gabon », 20/09/2024 © DB News 2026 — Tous droits réservés. 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