Les pères jésuites vus comme responsables des épidémies.
« En effect ils n’approchoient pas plus tost d’un bourg, qu’on crioit de tous costez : Voicy les Ag8a qui viennent (c’est le nom qu’ils donnent à leurs plus grands ennemis), barrez vos portes. De sorte que les Peres se presentans aux cabanes pour y entrer selon l’ordre et la coustume du pays, n’y trouvoient pour l’ordinaire que visage de bois, n’estans regardez que comme des sorciers qui portoient la mort et le malheur par tout ; (…).
La seule veuë des Peres, faits et vestus d’une façon si esloignée de la leur, leurs démarches, leurs gestes et tous leurs deportemens leur sembloient autant de conviction et de confirmation de ce qu’on leur avoit dit. Les Breviaires, escritoires et escritures estoient censez par eux, instrumens de magie ; s’ils se mettoient à prier Dieu, c’estoit justement dans leur idée, exercice de sorciers, On disoit qu’allans laver leurs plats, ils empoisonnoient les eaux ; que par toutes les cabanes par tout où ils passoient, les enfans estoient saisis d’une toux et d’unflux de sang, que les femmes devenoient stériles. »
— Relations des Jésuites, 1641.













