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Durarara!!SH vol.2 -Â Chapitre de connexion
Le Commentateur Les digressions dâun certain informateurÂ
Quelques années plus tÎt. Shinjuku.
« Salut, comment ça va ?
En fait, pour ĂȘtre honnĂȘte, ce nâest pas le plus important.
Je me fiche un peu de savoir si tu vis une vie épanouie ou si tu es envahi par le désespoir.
Mais je me demande pourquoi tu es venu me voir.
Quelquâun de ton Ăąge devrait le savoir maintenant pourtant, pas vrai ?
Contacter un homme de lâombre comme moi ne tâapportera rien de bon.
Ah, câest encore Ă propos du Motard sans tĂȘte.
Lâautre fois Ă Ikebukuro, on avait parlé⊠de comment les gens pouvaient rĂ©agir face au Motard sans tĂȘte, correct ?
Comment les humains arborent un large panel de réactions quand ils rencontrent quelque chose de différent.
Il peut sâagir dâun monstre ou dâun phĂ©nomĂšne surnaturel ; voire mĂȘme dâun autre ĂȘtre humain.
Mais quand les gens font face Ă un humain comme eux plutĂŽt quâĂ une chose inconnue, leur rĂ©action peut encore une fois ĂȘtre diffĂ©rente.
Tu ne vois pas de quoi je parle, mais il semblerait que ça existe.
Câest le genre de chose qui titille le plus lâimagination humaine.
Parle avec le Motard sans tĂȘte ne serait-ce quâune fois et il quittera le domaine de lâinconnu.
Tu ne dois pas savoir ce quâest le Motard sans tĂȘte exactement ; mais maintenant tu dois au moins avoir rĂ©alisĂ© que câest un ĂȘtre rationnel qui peut comprendre notre langage.
Rien quâen soulevant ce point, il cesse dâĂȘtre une chose inconnue.
Mais tu dois rencontrer le Motard sans tĂȘte pour savoir ça.
Prenons une personne qui nâa encore jamais rencontrĂ© le Motard sans tĂȘte ; si elle venait Ă croire quelquâun qui affirme que le Motard sans tĂȘte comprend le japonais aussi bien que nâimporte qui dâautre, ça serait la preuve quâelle a toute confiance en ce âquelquâunâ.
Et ici, le Motard sans tĂȘte met en Ă©vidence quelque chose dâincroyable.
Câest Ă©vident que le Motard sans tĂȘte est un ĂȘtre anormal, pas vrai ?
Juste un regard Ă ses ombres ondulantes ou Ă sa moto totalement silencieuse et il nây a plus de doutes ; cette existence dĂ©passe nos connaissances actuelles.
Il y a tout un tas de gens qui pensent que câest un canular, mais de la mĂȘme maniĂšre, il y a beaucoup de gens qui pensent ceci :
âAh⊠le monde devient de plus en plus Ă©trange.â
La moitiĂ© de ces gens est terrifiĂ©e ; lâautre moitiĂ© est ravie.
Les athĂ©es et ceux qui refusent les phĂ©nomĂšnes surnaturels paniquent peut-ĂȘtre.
Ah, mais ces deux groupes ne sont pas toujours équivalents.
Jâai connu des athĂ©es qui acceptaient le surnaturel, et des fervents croyants qui le rejetaient.
En mettant ça de cÎté⊠Il existe un monde au-delà des connaissances humaines, juste sous nos yeux.
Ăa peut faire naĂźtre certaines Ă©motions.
Par exemple⊠le désir.
Tu pensais que la peur viendrait en premier, pas vrai ?
Ce serait peut-ĂȘtre la rĂ©action la plus normale.
Mais ils existent.
Les gens qui Ă©prouvent du dĂ©sir quand ils voient, dans notre monde, des choses impossibles ; des choses qui ne peuvent ĂȘtre expliquĂ©es par la science⊠ils existent bien.
Par exemple, les gens complĂštement piĂ©gĂ©s dans la rĂ©alitĂ©, sans espoir dây Ă©chapper, et qui rĂȘvent de fuir cette rĂ©alitĂ©.
Ce monde est un mensonge.
Il doit exister un monde dans lequel ma vie nâa pas Ă ĂȘtre aussi dure.
Cependant, peu importe Ă quel point ils pensent ça, leur vie ne va pas changer pour autant, nâest-ce pas ?
Parce quâils nâont pas la capacitĂ© de se libĂ©rer par leurs propres moyens.
Donc ils cherchent.
Chercher quoi ?
Un déclencheur !
Un déclencheur, aussi petit soit-il, pour mettre le monde sans dessus-dessous !
Tu y as pensé aussi, pas vrai ?
Si seulement jâavais un pouvoir spĂ©cial.
Si seulement mes jambes pouvaient courir plus vite.
Si seulement mes bras étaient plus forts.
Si seulement mon esprit était plus affûté.
Si seulement mon visage était plus attirant.
Si seulement je savais chanter.
Si seulement je savais dessiner.
Si seulement je pouvais comprendre ce que les autres ressentent.
Si seulement jâavais des pouvoirs psychiques.
Ăa commence avec ces petits dĂ©sirs.
Le dĂ©sir dâune version de soi-mĂȘme avec quelque chose en plus.
Mais ce désir de transformation reflÚte aussi un ressentiment envers la réalité.
Câest lâaccumulation de la frustration que peu importe Ă quel point ils essayent, les gens restent impuissants et incapables de se surpasser.
Ce nâest pas des pouvoirs de fiction que les gens dĂ©sirent.
Ils ne veulent pas lancer des flammes avec leurs mains, ou des trucs du genre.
Ăa serait plutĂŽt le peu de courage en plus quâil faudrait Ă un Ă©lĂšve harcelĂ© par ses camarades pour prĂ©venir quelquâun de ce qui lui arrive.
Ăa serait la pulsion meurtriĂšre quâil faudrait Ă un enfant battu pour juste pousser lĂ©gĂšrement ses parents du haut des escaliers.
Ăa serait le niveau minimum de capacitĂ© dâĂ©criture nĂ©cessaire pour fantasmer la mort de son ennemi et la coucher sur son journal intime.
Bon, pour ĂȘtre franc, ça nâa pas Ă ĂȘtre quelque chose dâaussi dĂ©primant que ça.
Il y a probablement des gens qui dĂ©testent simplement leur vie de tous les jours, quâils trouvent trop ennuyeuse.
Dans tous les cas, ce que je veux dire, câest que tous ces gens, avec leurs diffĂ©rentes sources de mĂ©contentement envers la rĂ©alitĂ©, ont ce mĂȘme souhait en commun.
âSi je ne peux pas changer, alors câest le monde qui doit changer.â
Alors, que se passe-t-il si, à ce moment, un déclencheur signifiant un changement dans le monde apparaßt à la télévision ?
Quelque chose qui dĂ©passe les lois de la physique et du sens commun de la sociĂ©tĂ©, et qui Ă©branle les fondations du monde lui-mĂȘme.
Réfléchis à ça.
Imaginons que le Motard sans tĂȘte soit un fantĂŽme.
Si on pouvait le prouver, ce serait comme prouver quâil y a une vie aprĂšs la mort.
Si une telle chose arrivait, le monde en serait bouleversé.
Est-ce que le taux de suicide augmenterait, ou au contraire diminuerait ?
Est-ce que tu penses que les gens seraient capables de mettre fin Ă leurs jours, confortĂ©s par la certitude de lâexistence dâune vie aprĂšs la mort ?
Ou seraient-ils dĂ©sespĂ©rĂ©s dâapprendre que leur conscience continuera dâexciter aprĂšs la mort et abandonneraient le suicide ?
Tu dois trouver ça mĂ©prisable de ma part dâutiliser une thĂ©orie aussi simpliste comme exemple, mais en rĂ©alitĂ© quelque chose dâaussi insensĂ© pourrait avoir un vĂ©ritable impact sur la vie des gens.
Câest ce que signifie ĂȘtre Humain.
De toute façon, ceux qui idolĂątrent le Motard sans tĂȘte ne doivent pas ĂȘtre des gens qui lâont rencontrĂ© directement, mais plutĂŽt des gens qui lâobservent de loin, tu sais.
Pour une partie de la population, le Motard sans tĂȘte reprĂ©sente un espoir.
Il y a des rĂ©alitĂ©s que les gens ne peuvent quâaccepter.
Au final, ça dépend des individus.
MĂȘme en rencontrant le mĂȘme destin, certains vont vivre dans le dĂ©ni et rejeter la situation, et dâautres vont sây rĂ©signer et lâaccepter.
Bien sûr, il y a aussi ceux qui vont prendre les choses avec calme et penser positivement.
Une rĂ©alitĂ© inacceptable est quelque chose Ă laquelle tout le monde doit faire face, ne serait-ce quâun peu.
Câest pourquoi, peu importe la tournure des Ă©vĂ©nements, câest juste une autre forme dâhumanitĂ©.
Câest valide Ă mes yeux.
MĂȘme si le chemin empruntĂ© est ce que le monde pourrait qualifier de criminel.
Parce que jâaime les humains. »
 ââ
 Présent. Un matin. La maison des Tatsugami.
« Himeka. Tout va bien se passer, dâaccord ? »
dit la mĂšre de Himeka, dâune voix frĂȘle.
CâĂ©tait une femme qui faisait plus vieille que son Ăąge, et dont le visage semblait quelque peu creusĂ©.
« Tu ne vas⊠tu ne vas pas disparaĂźtre, dâaccord ? Himeka ? »
Tatsugami Himeka avait deux sĆurs, une grande et une petite.
Cependant, les deux avaient disparu, leurs derniers mots Ă©tant quâelles allaient peut-ĂȘtre pouvoir rencontrer le Motard sans tĂȘte.
Cela faisait plus de 15 jours quâon nâavait plus entendu parler dâelles, et bien que la police avait publiĂ© des avis de recherche, il nây avait de traces dâelles nulle part.
Sachant que deux des filles de cette femme avaient disparu en mĂȘme temps, il nây avait rien dâĂ©tonnant Ă la voir dans cette Ă©tat dâĂ©puisement.
Mais Himeka savait.
Elle savait que sa mÚre était dans cet état bien avant que les choses ne tournent comme ça.
Et elle savait trĂšs bien que mĂȘme si ses sĆurs revenaient saines et sauves, sa mĂšre ne changerait pas dâĂ©tat dâesprit.
PlutĂŽt quâĂ©puisĂ©e, il serait plus correct de la qualifier de âbrisĂ©eâ.
Bien quâelle ne lâait jamais mis sous forme de mots, Himeka lâavait toujours pensĂ©.
« Himeka, sâil te plaĂźt, ne me laisse pas toute seule avec lui. Ne me laisse pas seule avec quelquâun comme lui. »
Himeka savait, également, que la personne dont sa mÚre parlait était son pÚre.
Et elle avait grandi avec ce genre de scÚne pendant des années ; sa mÚre murmurant ce genre de mots, pas directement à Himeka, qui se tenait à ses cÎtés, mais au mur du couloir, sur lequel elle collait son front.
Sa mĂšre roulait son front contre le mur, et lui parlait.
Normalement, elle nâĂ©tait pas toujours comme ça ; en gĂ©nĂ©ral elle avait ce genre de crise une fois par jour environ.
AprĂšs la disparition de deux de ses filles, la frĂ©quence de ses crises nâavait pas tant empirĂ©e ; en fait, câest mĂȘme le fait que rien nâait changĂ© qui attristait Himeka.
Pourtant, lâĂ©motion nâĂ©tait pas forte au point dâavoir un impact sur son expression.
Avec son air froid habituel, elle posa sa main dans le dos de sa mĂšre et dit :
« Tout va bien, mÚre. Elles seront bientÎt de retour. Toutes les deux. »
Et sa mĂšre dit, calmement, mĂȘme sâil Ă©tait impossible de savoir sâil sâagissait dâune rĂ©ponse ou dâune simple coĂŻncidence :
« Câest la faute du Motard sans tĂȘte. »
« âŠÂ »
Himeka resta silencieuse ; sa mĂšre rĂ©pĂ©ta ces mots en marmonnant, comme pour sâassurer quâils aient bien Ă©tĂ© entendus.
« Aya, Ai, tout⊠Cette chose me vole tout, tout ! AAAaaAAaaaAAH ! »
Alors que sa mÚre commençait à crier hystériquement, Himeka la serra doucement dans ses bras, par derriÚre.
« Tout va bien. Tout va bien, mÚre. »
Insensible aux mots de sa fille, la femme continua Ă lancer des mots dans lâespace qui la sĂ©parait du mur.
« Je le savais, je le savais,⊠Jâaurais dĂ» les arrĂȘter, quitte Ă les tuer pour y parvenir⊠Jâaurais dĂ» les arrĂȘterâŠÂ »
« MĂšreâŠÂ »
« Je le savais⊠Jâai posĂ© la question sur internet, tu sais ? ⊠Tout le monde a dit des choses horribles, Himeka. Des choses incomprĂ©hensibles. Câest dĂ©finitivement de la faute du Motard sans tĂȘte, tout ça, nâest-ce pas ? Tu le sais, pas vrai ? Himeka. »
MĂȘme avec sa mĂšre appelant son nom face au mur Ă longueur de temps, les yeux de Himeka nâavaient jamais reflĂ©tĂ© ni colĂšre ni tristesse.
Elle sâĂ©tait simplement endurcie, sachant que ce serait son quotidien et quâelle nâaurait dâautre choix que de lâaccepter.
Cependant, le sentiment quâelle avait Ă©tait plus proche de la rĂ©signation que de la rĂ©solution.
Et ainsi, la jeune fille, vivant le quotidien quâelle sâĂ©tait rĂ©signĂ©e Ă vivre, rencontra une anomalie qui sâĂ©tait glissĂ©e dans la ville.
Ce nâĂ©tait pas quelque chose dâĂ©videment diffĂ©rent, comme le Motard sans tĂȘte.
CâĂ©tait le monstre qui avait pris la forme dâun garçon inoffensif ; Mizuchi Yahiro.
Suivant>>
Et voilĂ (aprĂšs seulement un demi siĂšcle dâattente) la traduction de Durarara!!SH vol.2. Je vais essayer de poster Ă peu prĂšs cette quantitĂ© de texte toutes les semaines, câest pas Ă©norme mais au moins je suis sĂ»re de pouvoir tenir le rythme ^^âÂ
Durarara!!SH vol.1 ici
Will Shizuo be back at it again in Durarara!! SH?. His Rage is something else to be tamed am i right? Lol. And i will be completely honest, the background is complete digital due to my low funds for an extra Copic refill.
Chapitre de connexion - Le Marginal
Le jour suivant. Lycée Raira.
Voyant Yahiro arriver au lycée avec le visage enflé, Himeka s'avança vers lui.
« Qu'est-ce qui est arrivé à ton visage... ?
Himeka posa la question sans expression.
Yahiro, à travers un large bandage, frotta les blessures sur son visage et répondit :
« Ah, je suis juste tombé dans les escaliers. »
« Tout va bien ? »
Elle ne montrait presque aucune expression, mais il semblait qu'elle était en réalité inquiÚte.
« Mes os vont bien et tout, donc oui. »
« ...Tu n'aurais pas... fini par faire quelque chose de dangereux en cherchant le Motard sans tĂȘte, pas vrai ? »
« Ah, non, ce n'est définitivement pas le cas. »
Il ne mentait pas.
La recherche du Motard sans tĂȘte n'Ă©tait pas totalement sans rapport avec cet incident, mais elle n'en Ă©tait certainement pas la cause non plus.
« TrÚs bien... Prends soin de toi. »
« Oui, merci. »
« ? »
Himeka fut surprise par l'optimisme de Yahiro, mais on aurait aussi dit qu'elle ne souhaitait pas creuser d'avantage ; elle ne posa pas plus de questions sur les blessures qu'il avait au visage.
« ... »
« ... »
Une étrange atmosphÚre s'installa entre eux, et pendant un moment, les deux restÚrent silencieux.
Kuon brisa cette atmosphĂšre Ă l'instant oĂč il entra dans la classe.
« Bon~jour ! Ăa va ? »
Le garçon aux cheveux verts dit ça avec un grand sourire, et sans attendre la rĂ©ponse, il continua la discussion lui-mĂȘme :
« Hey, vous avez entendu ? On dirait que le Motard sans tĂȘte est revenu Ă Ikebukuro la nuit derniĂšre, vous le saviez ? »
« ! »
« âŠÂ ! »
« Oh, non, c'est pas que j'ai enquĂȘtĂ© sur le Motard sans tĂȘte moi-mĂȘme, hein ? C'est juste que c'Ă©tait Ă©crit sur plusieurs sites d'information ; et maintenant on retrouve mĂȘme cette rumeur sut Twittia. »
Kuon se justifia d'avance, mais Himeka ne lui reprocha rien, et afficha juste une expression perplexe.
Se sentant obligĂ© de changer le sujet, Yahiro tenta de dĂ©vier la conversation loin du Motard sans tĂȘte.
« D, Dans tous les cas, je voudrais me trouver une télé ou une radio à mettre dans ma chambre. Vous savez si je peux en acheter une pas cher dans le coin ? »
« T'es pas en pension ? Il y en a pas déjà une dans ta chambre ? »
« Non... J'ai dit que c'était une pension, mais en fait j'emprunte juste une chambre dans une maison... »
Ă ce moment, Himeka releva la tĂȘte, comme si elle venait de penser Ă quelque chose.
« Si tu cherches un truc du genre, il y a le Sonohara Hall, c'est une boutique d'antiquités prÚs de chez moi... »
« Une boutique d'antiquités ? »
« C'était fermé avant, mais il y a eu des rénovations et il a rouvert le mois dernier. Le magasin était à vendre, mais personne ne l'a acheté, donc au final il a rouvert. Je crois qu'il y a une vieille radio qui a l'air faite en bois dans la vitrine. Mais les autres objets à vendre sont tous inhabituels ; vieux katanas, et étranges vases... Celle qui tient le magasin était au lycée ici, si je ne me trompe pas. »
« Wow... il n'y a peut-ĂȘtre pas de tĂ©lĂ©, mais ce magasin a l'air trĂšs intĂ©ressant. »
Et Kuon rajouta :
« Une ancienne d'ici ? Bien, bien. On va pouvoir lui poser des questions sur les légendes urbaines de l'école et les points faibles des profs et plein d'autres choses intéressantes, pas vrai ? C'est une chance rare, pourquoi on irait pas la voir tous les trois aujourd'hui, ensemble ? »
« Ne sois pas aussi pressant. »
Yahiro, soupirant, ne revint pas sur l'offre de Kuon, mais Himeka dit, sans expression :
« TrÚs bien. »
« Eh ? »
« Je veux parler avec vous deux plus en dĂ©tail du Motard sans tĂȘte, donc,... »
« Vraiment ? Bon bah c'est décidé ! »
Kuon joint ses mains ensemble, mais Yahiro dit, anxieusement :
« Ah, mais j'ai des trucs à faire avec le comité de la bibliothÚque aprÚs les cours aujourd'hui... »
Mis Ă part ça, Yahiro ne voulait pas embĂȘter Himeka, mais-
« C'est bon. J'attendrai jusqu'à ce que tu ais fini. »
Et sur cette courte réponse de Himeka, finalement, les trois prévirent de rentrer ensemble aprÚs les cours.
ââ
AprÚs les cours. Lycée Raira, 8Úme étage. La bibliothÚque.
« Mais, c'est vraiment bon comme ça... ? Je suppose que c'est bon si ça ne gÚne personne... »
Yahiro marmonnait alors qu'il rangeait les nouveaux livres, et un senpai l'appela :
« He~y, Mizuchi-kun. »
« Oui ? »
Le garçon se retourna, pensant qu'il s'agissait d'une nouvelle tùche qu'on venait lui confier, mais le senpai pointa la salle du bibliothécaire et dit :
« Le président du comité de la bibliothÚque t'appelle. Il veut te parler de quelque chose. »
ââ
30 minutes plus tard. Entrée du lycée.
« Désolé, je suis en retard. »
Alors que Yahiro arrivait en courant, Kuon et Himeka étaient en train d'attendre, et avaient déjà changé leurs chaussures.
« Yo, il y a eu un problÚme ? Ou juste beaucoup de choses à faire ? »
Kuon n'avait pas l'air particuliÚrement fùché, et demanda ça d'une voix claire.
« Ah, le boulot était fun, mais j'ai été appelé par le président du comité de la bibliothÚque. »
« Le président? »
Yahiro acquiesça légÚrement à la question de Himeka :
« Oui... On a parlé un peu. Il m'a donné son adresse e-mail et tout. »
« Oh ? Donc... il est en train de choisir le nouveau président ? »
« Pas possible. C'est seulement mon deuxiÚme jour au comité. »
Yahiro changea ses chaussures en disant ça, et Himeka ajouta :
« Mais honnĂȘtement, le prĂ©sident du comitĂ© de la bibliothĂšque, il a l'air vraiment mature, vous ne trouvez pas ? Il a comme un air philosophique tout le temps. »
« Oui. Il a vraiment l'aura d'un président de comité. »
Yahiro acquiesça avec enthousiasme, et Kuon dit, avec légÚreté :
« Ah, ce président du comité, c'est quasiment un adulte, vous savez. »
« Eh ? »
« ? »
Yahiro et Himeka semblÚrent confus, et Kuon répondit, comme si de rien n'était :
« Apparemment il a été méchamment blessé et hospitalisé pendant plusieurs mois ou un truc du genre, c'est un redoublant. »
ââ
Lycée Raira, 8Úme étage. La bibliothÚque.
« Ryugamine-senpai, oĂč est-ce que je peux poser ça ? C'est les rapports des membres du comitĂ© de la bibliothĂšque. »
Le jeune homme qui venait d'ĂȘtre interpellĂ© par son kohai se retourna, en rĂ©pondit calmement :
« Oh, je vais aller dans la salle du bibliothécaire. Bon travail. »
« Toi aussi ! »
Le kohai repartit aprĂšs avoir dit ça, et le regardant partir, le prĂ©sident du comitĂ© de la bibliothĂšque -Ryugamine Mikado- regarda par la fenĂȘtre le portail principal du lycĂ©e.
Il pouvait voir la silhouette du garçon avec lequel il venait d'avoir une certaine conversation, s'Ă©loigner vers la ville avec une fille et un garçon qui semblaient ĂȘtre ses amis.
En voyant ces silhouettes, un souvenir revint Ă Mikado.
Un souvenir de lui-mĂȘme il y a trois ans, marchant dans la rue exactement comme ça, avec un autre garçon et une autre fille.
Dans le passé, le jeune homme avait fait son chemin à travers tout Ikebukuro.
Il avait Ă©tĂ© entraĂźnĂ© dans toutes sortes dâĂ©vĂ©nements, qu'il avait parfois provoquĂ©s lui-mĂȘme, et avait Ă©tĂ© submergĂ© par l'extraordinaire de ce quartier.
« Mizuchi Yahiro-kun... huh. »
Avec son expérience, Mikado avait mis la main sur de nombreuses informations plus rapidement que la plupart de la ville.
« Ătre capable de se battre d'Ă©gal Ă Ă©gal avec Heiwajima-san, incroyable. »
Le garçon qui s'Ă©tait battu avec Heiwajima Shizuo, et qui avait dit ĂȘtre venu Ă Ikebukuro pour voir le Motard sans tĂȘte.
Et les disparitions en sĂ©ries du quartier, et le retour du Motard sans tĂȘte.
Il était revenu à l'ordinaire, seulement, les informations de ce genre arrivaient à ses oreilles plus rapidement que la plupart des gens.
De plus, il n'avait fait que donner des conseils Ă son kohai, et ne faisait rien pour s'impliquer lui-mĂȘme avec la lĂ©gende en puissance.
Parce qu'il avait compris que, lui, était déjà un marginal de l'extraordinaire de ce quartier.
Et le visage de la personne qu'il aimait, qui était déjà diplÎmée, et celui de son ami proche, qui avait laissé tombé l'école et commencé à travailler, lui virent à l'esprit.
Il tourna son regard, une fois encore, vers ses kohai qui cherchaient Ă se mĂȘler des affaires du Motard sans tĂȘte.
Alors qu'il souriait en voyant leur dos passer le portail, Mikado murmura doucement :
« Bienvenue à Ikebukuro. Je... vous souhaite le meilleur. »
Et ainsi le quartier d'Ikebukuro commença à frémir une fois de plus.
Des courants nouveaux et anciens bouillonnaient ensemble, pour invoquer un nouveau vent entre eux.
Et pourtant, ce qui allait naĂźtre une fois ce vent nouveau passĂ©, mĂȘme le quartier lui-mĂȘme n'en savait rien. FIN.
Synopsis PrĂ©lude Prologue A : Les Brutes Prologue B : L'Excentrique Chapitre 1 A : L'Investigatrice Chapitre 1 B : Le Visiteur (œ) Chapitre 1 B : Le Visiteur (2/2) Chapitre 2 A : Les Disparus Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (1/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (2/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (3/3) Chapitre 3 A : Le Destructeur Chapitre 3 B : Le Challenger (ÂŒ) Chapitre 3 B : Le Challenger (2/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (Ÿ) Chapitre 3 B : Le Challenger (4/4) Chapitre 4 A : Le Nouveau Venu Chapitre 4 B : Les Revenants Chapitre de connexion : Le Marginal
Durarara!!SH vol.1 - Chapitre 3B Â Le Challenger (4/4)
Et maintenant, retour au présent.
- Ahh, c'était ça.
Alors qu'il Ă©tait submergĂ© par la terrible pulsion meurtriĂšre Ă son Ă©gard, Yahiro se rappela, claire comme de l'eau de roche, ce qui lâavait menĂ© Ă cette situation.
- J'ai provoqué un combat.
- Moi... ?
- C'est pas possible, pas vrai ?
Lui, qui avait été entraßné dans des combats tant de fois que s'en était injuste, qui connaissait cette peur mieux que quiconque : qu'est-ce qu'il venait juste de faire ?
Alors qu'il réalisait, Yahiro prit peur.
L'aura meurtriĂšre de l'homme qui se tenait devant ses yeux, et son mĂ©pris de lui-mĂȘme.
Pris entre ces deux sources de peur, le cĆur de Yahiro allait bientĂŽt lĂącher.
La situation l'instant précédent, quand son camarade de classe Kuon avait été agressé par le monstre Heiwajima Shizuo.
Ce que Yahiro avait craint le plus au monde, jusqu'à il y a quelques secondes, était qu'un humain puisse rire en disant à quelqu'un comme lui de disparaßtre de ce monde.
Si la personne Ă©tendue aux pieds de Shizuo avait Ă©tĂ© Himeka, il aurait probablement fait la mĂȘme chose.
Et mĂȘme si ça ne serait sĂ»rement pas arrivĂ©, si ça avait Ă©tĂ© Awakusu Akane ou Orihara Mairu, ou mĂȘme le prĂ©sident du comitĂ© de la bibliothĂšque qu'il venait juste de rencontrer, Yahiro aurait quand mĂȘme provoquĂ© Heiwajima Shizuo.
Lui-mĂȘme comprenait qu'il risquait sa vie en faisant ça.
Mais il craignait quelque chose encore plus que ça.
Ce qu'il craignait le plus c'Ă©tait que lui, qui avait fui sa vie entiĂšre, abandonne la premiĂšre personne avec qui il avait tissĂ© des liens en tant qu'ĂȘtre humain Ă part entiĂšre, et s'enfuit tout seul.
En d'autres mots, il n'avait ni été courageux, ni agit avec dévouement.
Ce n'était pas de la logique, mais de l'instinct.
Il avait, par réflexe, choisi la voie de l'instinct, et fui ses peurs.
L'acte insensĂ© d'arrĂȘter Shizuo.
« ...Je vais poser une autre question. »
S'approchant lentement, Heiwajima Shizuo demanda :
« Est-ce que toi aussi tu penses que Ce-... Ahhh... que le âMotard sans tĂȘteâ est le kidnapper ? »
« ... »
Sa réponse déterminerait son destin.
Y croyant fermement, Yahiro rĂ©pondit honnĂȘtement :
« ⊠Je ne sais pas. Parce que je n'ai jamais rencontrĂ© le Motard sans tĂȘte. »
« à l'instant... tu disais que tu étais venu ici pour voir des monstres, ou une merde du genre... Tu crois qu'elle est une sorte de spectacle... ? »
S'il avait Ă©tĂ© capable de sortir un mensonge correct, il aurait probablement Ă©tĂ© capable d'Ă©chapper Ă ses peurs jusqu'ici par d'autres moyens, et n'aurait jamais Ă©tĂ© traitĂ© de âmonstreâ.
De plus, à partir de là , la logique de Yahiro commença à s'emballer.
Kuon était toujours étendu aux pieds de Shizuo.
Il fallait qu'il dirige l'entiÚreté de l'hostilité de Shizuo vers lui.
C'était la conclusion de la logique de Yahiro.
Le garçon qui, par instinct, avait déclenché une bagarre pour la premiÚre fois de sa vie -
Par logique, provoqua quelqu'un pour la premiĂšre fois de sa vie.
- Rappelle-toi, rappelle-toi.
Parmi tous les livres qu'il avait lu, tous les dramas qu'il avait vu dans sa vie, il essayait de tout son ĂȘtre de retrouver les mots qu'il pourrait utiliser dans cette situation.
« Oui, tu as raison. »
Fixant avec insistance Shizuo, Yahiro craqua ses poings fermement :
« J'ai... fait tout le chemin jusqu'Ă Ikebukuro pour observer des monstres comme toi ou le Motard sans tĂȘte. »
AprÚs avoir retourné sa mémoire de fond en comble, c'était la meilleure provocation qui lui était venue.
Mais c'était évident que ces mots étaient plus que suffisants pour diriger toute l'attention de Heiwajima Shizuo complÚtement vers lui.
« Je vois... Du coup je peux rien y faire... »
Shizuo avança, lentement â et quand il se tint devant Yahiro, il fit craquer lentement ses poings :
« Si tu fais de l'observation et qu'il n'y a pas de cage... mĂȘme si le monstre te frappe Ă mort... tu ne peux rien y redire, heaaaaraaaaAAaaAAARGH ! »
Un hurlement rappelant le rugissement d'une bĂȘte rĂ©sonna entre les immeubles d'Ikebukuro.
Et le poing de Shizuo, enveloppé par la pression tel un missile, fila vers le visage de Yahiro -
Et résultat, le garçon d'Akita goûta à la plus grande peur qu'il avait jamais expérimentée.
Quelque part dans la ville. Logement de Yahiro.
« Whoa, qu'est-ce qui est arrivé à ton visage ? »
Quand Yahiro arriva devant chez lui, le petit frÚre du propriétaire -Saburo- l'interpella.
Il avait un look complÚtement différent de Jiro, une personne libre d'esprit qui aimait profondément son van et une idole connue sous le nom de Hijiribe Ruri.
Il était visiblement sur le point de lustrer son van dans la cours de sa maison, située juste à cÎté, quand il remarqua Yahiro.
« Ah... C'est rien, je suis juste tombé dans les escaliers. »
« Non, non, non, ne me sors pas un mensonge aussi évident. »
Le visage que Saburo regardait était couvert de bleus et d'égratignures, et il commençait à gonfler par endroit.
En y regardant de plus prĂšs, ses vĂȘtements aussi Ă©taient en lambeaux, et il n'y avait pas moyen qu'il ce soit fait ça en tombant simplement dans les escaliers.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? Oi, me dis pas que tu t'es fait bizuter ? Je n'avais pas prévu d'intervenir pour de simple bagarres de lycéens, mais si tu t'es fait passer à tabac par un groupe, c'est complÚtement différent. Je ne peux pas rester les bras croisés alors qu'un précieux membre de ma famille a été tabassé. »
« Ah, non... »
S'il mentait maintenant, les choses allaient sans doutes aller de mal en pis.
RĂ©flĂ©chissant à ça, Yahiro rĂ©pondit honnĂȘtement :
« Je n'ai pas été bizuté... Je me suis battu avec quelqu'un, en un contre un. Je suis désolé. »
Yahiro baissa la tĂȘte immĂ©diatement, ce Ă quoi Saburo sourit et rĂ©pondit :
« Tu n'as pas à t'excuser pour ce genre de chose. Quand j'avais ton ùge tout ce que je savais faire c'était me battre. Tant que tu ne harcÚles pas les faibles et que tu ne mets pas les gens en danger, je n'ai rien à dire. Bon, je dirais à mon frÚre et aux autres que tu es tombé dans les escaliers. »
« ⊠Merci beaucoup. »
« Mais quand mĂȘme, ça a l'air assez impressionnant. Avec qui tu t'es battu ? Est-ce qu'il y a Ă Raira quelqu'un qui en vient aux mains si facilement ? Ou alors c'Ă©tait quelqu'un du lycĂ©e Kushinada ? »
Alors qu'il commençait à lustrer son van, Saburo continua cette conversation banale.
« Um... Je ne sais pas si tu le connais... C'est quelqu'un avec un uniforme de barman, il s'appelle Heiwajima-san... »
La main qui lustrait le van s'arrĂȘta brusquement Ă la rĂ©ponse de Yahiro.
Fronçant les sourcils, Saburo se retourna vers Yahiro lentement, et dit :
« Tu... Eh ? Sérieusement ? Pourquoi ? »
« Ah, non... Je l'ai mis en colÚre... C'était de ma faute. »
« Oi, oi, t'es sûr que ça va ? T'as pas besoin d'aller à l'hÎpital ou quoi que ce soit ? »
« Oui, c'est bon,... Heiwajima-san... m'a laissé partir aprÚs que je sois tombé par terre sans pouvoir me relever. »
Ne sachant pas ce que le garçon entendait par là exactement, Saburo soupira :
« Je vois, Dieu merci. Donc c'est bien vrai que Heiwajima-no-danna est devenu plus cool ces derniers temps... »
« Tu le connais ? »
« Oui, en quelque sorte. Si ça avait été le Heiwajima Shizuo d'avant, il ne t'aurait pas laissé partir comme ça, tu sais. Je n'aurais pas été surpris que tu ais eu à rester à l'hÎpital. »
« Je, Je vois... »
Togusa retourna à son van encore une fois, et continua par-dessus son épaule.
« Bon, si c'est un opposant normal, il n'est pas du genre Ă ĂȘtre rancunier. Si tu t'excuses correctement pour l'avoir mis en colĂšre la prochaine fois que tu le croises, il ne t'en voudra pas plus. »
« Je vois... Merci beaucoup. »
Yahiro acquiesça rapidement, et rentra chez lui.
Togusa, en le regardant partir, murmura Ă lui-mĂȘme en appliquant la cire :
« Mais huh... Pour quelqu'un qui vient juste de se faire battre par Shizuo, il est en forme⊠Tant que ça n'a pas semé le chaos quand il s'est battu, c'est bon, enfin, je suppose. »
ââ
Chambre de Yahiro.
En rejoignant son appartement dans la résidence dans laquelle il logeait, Yahiro, aprÚs avoir échappé un profond soupir, s'étala sur le sol.
Il roula pour se retourner, et murmura en regardant le plafond :
« âŠJ'ai perdu... »
Il avait perdu.
En le disant à haut voix, tout un tas d'émotions se mirent à tourbillonner dans la poitrine de Yahiro.
« Pour la premiÚre fois de ma vie... j'ai perdu un combat... moi... »
Les os de son corps craquĂšrent, et la douleur courra Ă travers sa chair.
Ne sachant pas comment gérer cette douleur et ces émotions qui se mélangeaient en lui, il continua à fixer le plafond le regard vide.
AprÚs environ dix secondes, Yahiro murmura :
« Je me sens en colÚre, content, qu'est-ce que c'est... »
Heiwajima Shizuo était vraiment trÚs fort.
Il ne pouvait pas cacher son étonnement qu'une personne comme ça puisse exister.
"Tu es normalâ, les mots de ce touriste rĂ©sonnaient dans sa tĂȘte.
« Je vois... Donc je suis normal... »
MĂȘme dans ses rĂȘves, il n'avait jamais imaginĂ© qu'il puisse ressentir cette amertume en perdant contre qui que ce soit.
En mĂȘme temps, il n'y pouvait rien mais Ă©tait heureux de sentir ce sentiment jaillir en lui.
« Je me demande si... c'est bon pour moi d'ĂȘtre humain. »
La douleur qui rĂ©sonnait dans tout son corps semblait ĂȘtre la preuve de son humanitĂ© et soulageait son cĆur.
« Ou... peut-ĂȘtre que Heiwajima-san et moi sommes tous les deux des monstres... ? »
Que ce soit l'un ou l'autre, Yahiro se sentait comme s'il venait d'ĂȘtre sauvĂ©.
Il n'était pas seul.
Le monde n'était pas une cage ennuyeuse, ou quoi que ce soit de la sorte.
Et simplement en sachant ça, il sentit qu'il y avait de lâintĂ©rĂȘt Ă vivre.
- Et... Dieu merci, ça s'est conclu sans que Kuon-kun ne se fasse tuer.
Kuon avait l'air d'aller bien ; aprÚs que Heiwajima Shizuo soit parti, il avait aidé Yahiro à se relever normalement.
Ils n'avaient quasiment pas parlé, tous les deux encore sous le choc, mais dans tous les cas ils étaient visiblement soulagés, rien que parce que l'un comme l'autre étaient encore en vie.
Repensant Ă ce quâil venait de se passer avec le premier ami qu'il avait eu dans sa vie, et Ă ce que Himeka pourrait dire en voyant ses blessures, Yahiro commença Ă s'endormir.
Et plus tard, en se rappelant des visages des gens qu'il avait rencontré ces derniers jours, il sourit sincÚrement, et à moitié endormi, il murmura :
« Je me demande si dans cette ville... Je pourrai réussir... »
ââ
Cependant-
Yahiro n'avait pas remarqué.
Le chaos quâil venait de semer.
ââ
La nuit. Un certain toit.
« Yo. C'est là que tu étais. »
En ouvrant la porte du toit, Tom vit le dos de Shizuo et l'interpella.
C'était le toit de leur bureau, et tous les membres de l'entreprise pouvaient y accéder.
Apparemment, Shizuo avait regardé la rue depuis le toit tout ce temps, aprÚs avoir fait son rapport du travail qu'ils avaient fait aujourd'hui.
« Est-ce que tu es agacé par ce qui s'est passé tout à l'heure ? »
« ⊠oué, quelque chose comme ça. »
« à propos du garçon aux cheveux noirs ? »
« OuĂ©... Maintenant que j'y repense, il n'est peut-ĂȘtre pas quelqu'un de si mauvais... »
Tom haussa les épaules et donna son opinion à Shizuo :
« Et bien, c'est probablement parce qu'il t'as provoqué dans le but d'aider ce gamin aux cheveux verts. »
« Tom-san, c'est ce que tu penses aussi ? »
Shizuo, tournant toujours le dos Ă Tom, murmura Ă lui-mĂȘme, alors qu'il faisait face au paysage nocturne :
« Il faudra que je m'excuse la prochaine fois qu'on se rencontrera... »
« Bon, tu n'es pas non plus obligĂ© d'ĂȘtre aussi enthousiaste, si tu veux mon avis. Te lancer cette cannette de jus Ă la tĂȘte Ă cette vitesse⊠ça aurait Ă©tait fatal pour quelqu'un de normal. Il veut peut-ĂȘtre s'excuser lui aussi, tu sais ? »
« ... »
« Plus important, j'ai vraiment été surpris. »
Se tenant à cÎté de Shizuo, Tom regarda le panorama de la ville lui aussi, et dit :
« Le monde est vraiment vaste. »
« ...Oui. »
« Au final, tu as gagné... »
Tom jeta un Ćil au visage de Shizuo, qui se tenait Ă cĂŽtĂ© de lui.
Il vit alors des bleus et des égratignures dépassant de derriÚre les lunettes de soleil cassées.
« C'est la premiĂšre fois que je te vois autant amochĂ©, ou que je vois quelqu'un te mettre Ă terre Ă mains nues... MĂȘme si je t'ai dĂ©jĂ vu avec le bras dĂ©boĂźtĂ© l'annĂ©e derniĂšre. »
Pour ĂȘtre prĂ©cis, le bras de Shizuo Ă©tait bandĂ© et en Ă©charpe.
AprÚs avoir regardé ce bandage qui semblait assez douloureux, Tom se remémora le visage du garçon qui s'était battu avec Shizuo, et, avec des sueurs froides, il dit :
« Et dire qu'il y a un lycéen aussi fort par ici... »
Interlude : Rumeurs sur Internet âą
Site d'information dâIkebukuro. IkeNEW~ ! Version Iă»KEBUă»KURă»O
Article populaire, âRecherche d'informationsâ : Il semblerait qu'un lycĂ©en Ă la hauteur de Heiwajima Shizuo soit apparu !
Salut, c'est l'admin.
Aujourd'hui, une nouvelle incroyable est sortie-nari.
Heiwajima Shizuo s'est battu avec un lycéen et a failli perdre-nari.
(omission)
â VidĂ©o de rĂ©fĂ©rence (lien)
Ăa a Ă©tĂ© filmĂ© avec un tĂ©lĂ©phone depuis trĂšs loin, donc on ne discerne pas bien son visage-nari, mais apparemment c'est l'uniforme du lycĂ©e Raira, pas de doute-nari.
Vous pouvez voir qu'ils sont vraiment en train de se battre-nari.
On ne connaissait personne d'aussi fort au lycĂ©e Raira avant, donc ça ne peut vouloir dire quâune chose-nari : c'est un nouveau Ă©lĂšve-nari.
...Non, non attendez-nari. Ăa veut dire qu'un garçon d'environ 15 ans s'est battu avec Shizuo-nari ?
Ă ce niveau, tout reste vague-nari.
Si quelqu'un a son profil détaillé, envoyez un message à l'admin via le formulaire-nari.
Le futur dâIkebukuro est entre vos mains-nari.
Ă part ça, il y a eu beaucoup de plaintes Ă propos de ça, mais cette terminaison ânariâ restera jusqu'Ă la fin du mois-nari.
Okay-nari ?
ââ
Extrait de tweets sur Twittia.
C'est vrai que Shizuo a perdu ?
Non. Il a gagné à la fin.
Sérieusement ? On m'a menti.
Mais il paraßt qu'il s'est retrouvé par terre beaucoup de fois.
Sérieusement ?
J'ai entendu dire que Heiwajima Shizuo s'est battu avec un lycéen, mais est-ce qu'il a lancé un distributeur ?
Il a essayé, mais juste avant qu'il le fasse, le garçon s'est faufilé devant lui et lui a donné un coup dans le genou.
C'est terrible !
De quoi ?
Si tu soulĂšves un distributeur et que quelqu'un te donne un coup de pied dans le genou, normalement ton genou va se tordre et casser.
Normalement personne ne peut soulever un distributeur pour commencer...
Mauvaise nouvelle pour le lycée Raira.
Le lycée Kushinada, pas trÚs loin, n'est pas encore pire ?
Le lycée Kushinada est déjà sans espoir de toute façon.
En parlant de ça, l'administrateur de IkeNEWS est clairement quelqu'un d'assez vieux, mais il continue avec ses nari-nari comme un débutant, c'est quoi son problÚme avec ça ?
C'est maintenant que tu te réveilles ?
Et puis d'abord, il a quel ùge cet admin ?
Aucune idée~. Il n'a jamais montré son visage.
Je pense qu'il devrait dire ânyanâ.
ânyanâ c'estâŠ
Synopsis PrĂ©lude Prologue A : Les Brutes Prologue B : L'Excentrique Chapitre 1 A : L'Investigatrice Chapitre 1 B : Le Visiteur (œ) Chapitre 1 B : Le Visiteur (2/2) Chapitre 2 A : Les Disparus Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (1/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (2/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (3/3) Chapitre 3 A : Le Destructeur Chapitre 3 B : Le Challenger (ÂŒ) Chapitre 3 B : Le Challenger (2/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (3/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (4/4) Chapitre 4 A : Le Nouveau Venu Chapitre 4 B : Les Revenants Chapitre de connexion : Le Marginal

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Durarara!!SH vol.1 - Chapitre 4A Â Le Nouveau Venu
Quelques années plus tÎt. Ikebukuro.
« Tu veux en savoir plus sur le Motard sans tĂȘte ? »
Un âinformateurâ habillĂ© d'un manteau bordĂ© de fourrure haussa les Ă©paules en parlant.
En rĂ©ponse, le âclientâ de l'informateur lui demanda combien il faudrait payer.
« Ah, le mĂȘme montant que pour les autres informations, ça me va. Ce que je peux dire Ă ce sujet est plus limitĂ© que pour le reste, de toute façon. Le Motard sans tĂȘte est l'une de mes sources d'informations en plus. »
L'informateur s'assied dans le fauteuil de son bureau, et, regardant le plafond, il commença à parler :
« Clarifions les choses d'entrĂ©e de jeu. Le Motard sans tĂȘte est, littĂ©ralement, un motard sans tĂȘte. Ce n'est pas un canular ou un dĂ©guisement. Elle est vĂ©ritablement un âmonstreâ. Alien, monstre, bĂȘte, fĂ©e, dĂ©mon, mononoke, phĂ©nomĂšne paranormal, lĂ©gende urbaine, UMA,... Bon, je suis sĂ»r que diffĂ©rentes personnes ont diffĂ©rents mots pour le dĂ©crire, et je n'ai pas l'intention de dĂ©battre des subtiles diffĂ©rences dans la dĂ©finition de chaque terme. »
Voyant que son client ne s'Ă©tait ni Ă©tonnĂ© ni posĂ© de questions en apprenant l'inhumanitĂ© du Motard sans tĂȘte, l'informateur sourit et continua :
« Je vois. On dirait que tu as dĂ©jĂ rencontrĂ© le Motard sans tĂȘte. Il est certain que, quand on la voit pour de vrai, il n'y a pas moyen de croire qu'elle appartient Ă ce monde. Si on voit Ă quel point sa moto ne fait pas de bruit de moteur, ou l'ombre qu'elle Ă©met avec son corps, je pense que c'est plus incroyable pour quelqu'un de continuer Ă penser que c'est un humain qui fait ça, tu sais ? Ah, mais le rythme auquel la technologie humaine Ă©volue est terriblement rapide d'un autre cĂŽtĂ©. Peut-ĂȘtre qu'il est possible de recrĂ©er ce genre de choses avec la technologie d'aujourd'hui. »
Arrivé là , l'informateur fit une petite digression :
« Ah, je trouve le potentiel des ĂȘtres humains vraiment incroyable, tu sais ? Les gens disent que ceux qui rĂȘvent finiront par rĂ©aliser leurs rĂȘves un jour ou l'autre, mais avec le dĂ©veloppement en neurotechnologie et en rĂ©alitĂ© virtuelle, peut-ĂȘtre qu'il n'y aura plus de diffĂ©rence entre nos rĂȘves et notre avenir. L'Ă©cart avec ce âun jour ou l'autreâ disparaĂźtra. Ă l'instant oĂč tu rĂȘves que tu voles, une machine pourrait lire dans ton esprit et projeter une vĂ©ritable image de toi en train de voler dans ton cerveau... Une Ăšre de ce genre pourrait bien arriver. Les humains pourraient atteindre le summum de la paresse et cesser d'Ă©voluer, mais j'accepterai mĂȘme un futur comme ça. »
Il quitta alors le plafond des yeux pour faire face Ă son client, et sourit joyeusement en continuant :
« Parce que j'aime les humains. »
Puis la conversation initiale reprit son cour sans transition.
« D'un autre cĂŽtĂ©, fondamentalement, je n'Ă©prouve pas d'amour pour tout ce qui n'est pas humain. Je trouve mĂȘme ça dĂ©testable. MĂȘme si c'est vrai que je n'Ă©prouve aucune haine ni hostilitĂ© envers le Motard sans tĂȘte en ce moment. »
Avec un rictus, l'informateur parla du Motard sans tĂȘte :
« Bon, en ce moment... c'est juste pour le moment ; si elle essaye dâaltĂ©rer la sociĂ©tĂ© humaine, je pense que je commencerais Ă la dĂ©tester. »
L'informateur dĂ©tourna le regard, lĂ©gĂšrement, et, se rappelant de certaines choses Ă propos du Motard sans tĂȘte, il continua :
« Le Motard sans tĂȘte se mĂ©lange aux humains, et a appris des humains. Pour certaines raisons, il a fini par vivre dans la sociĂ©tĂ© humaine. Ce monstre a appris ce qui est important pour les humains, et ce qui est contre les rĂšgles. Ironiquement, Ă cause de ça, elle a plus de valeurs que la racaille qui traĂźne dans les rues. HonnĂȘtement, je trouve qu'elle a rĂ©ussi une surprenante et remarquable imitation de ce que l'on appelle un humain. »
Le client demanda ce qu'il voulait dire par là , ce à quoi l'informateur répondit :
« La question est : que font les humains quand ils rencontrent quelque chose de différent d'eux ? »
Il se leva lentement de son fauteuil, et marcha vers une étagÚre remplie de livres variés.
« Vont-ils le rejeter ? Vont-ils simplement frissonner de peur ? Vont-ils en faire leur tremplin vers l'extraordinaire, leur outils pour Ă©chapper Ă la rĂ©alitĂ© ? Vont-ils essayer d'en tirer avantage ? Vont-ils essayer de le tuer ? Vont-ils l'Ă©liminer comme quelque chose dont ils ne supportent mĂȘme pas la vue ? Ou vont-ils prĂ©fĂ©rer le fuir ?... Quâest-ce que tu en penses ? N'importe quelle rĂ©ponse que tu donneras sera juste. »
L'informateur caressa la tranche des livres, et déclara une fois de plus à son client :
« Parce que j'aime les humains. »
Et, comme s'il venait soudainement de s'en rappeler, il mentionna un homme :
« Bon, je connais quand mĂȘme une personne qui, de maniĂšre complĂštement impensable, rĂ©pond qu'il aime le Motard sans tĂȘte d'un amour sincĂšre. Ce que, bien Ă©videment, je respecte en tant que choix de l'humanitĂ©. »
L'informateur prit quelques livres, et les réarrangea en disant :
« Les gens adoptent diffĂ©rents comportements quand ils font face Ă quelque chose de hors normes. MĂȘme si ce n'est pas un monstre ou une crĂ©ature surnaturelle ; ils le font aussi avec d'autres ĂȘtres humains quand ils sont diffĂ©rents d'eux. Un homme bien peut ĂȘtre un hĂ©ros de guerre, mais quand la paix revient, il risque d'ĂȘtre craint immĂ©diatement comme un monstre pour ĂȘtre ridiculement fort. Selon les gens, l'Ă©poque, et la sociĂ©tĂ© en question, c'est naturel d'avoir une variĂ©tĂ© de rĂ©ponses. »
Haussant légÚrement les épaules, l'informateur ajouta ironiquement :
« Dans ce sens, quand un monstre nĂ© dans une sociĂ©tĂ©, ce ne sont pas les humains qui auront des problĂšmes. C'est le âmonstreâ. C'est ce que je pense. »
« ⊠En d'autres mots, au delà des humains et de leur large spectre de réactions, c'est le problÚme de quelle main ils choisissent de saisir. »
ââ
Présent. Ikebukuro.
« Un lycéen... qui peut se battre contre Shizuo ? »
Les mots d'Aoba étaient clairement teintés de doute, mais également de pure surprise, en pensant à quel point c'était impressionnant si c'était vrai.
C'était en périphérie de la ville, et il était bientÎt minuit.
Bien qu'il y avait moins de monde, les bars le long de la rue se remplissaient d'employés de bureau, et dégageaient une atmosphÚre différente de celle de l'aprÚs-midi.
AprÚs que Horada soit parti, Aoba et ses compagnons étaient sortis en ville et erraient au hasard.
Il avait reçu un message de Mairu disant âOn est Ă la recherche d'une fille nommĂ©e Tatsugami Ai. Vois avec Kuon pour les dĂ©tails !â.
Mais comme Kuon, celui qu'il devait approcher, n'avait pas assisté à la réunion des Blue Squares, il n'avait encore rien fait à ce propos.
- Peut-ĂȘtre que je demanderai directement Ă Mairu-chan et Kururi-chan demain...
Il réfléchissait à ça en marchant, quand il entendit une rumeur dans la rue.
- âHeiwajima Shizuo Ă©tait bien amochĂ©.â
- âJ'ai entendu qu'il a failli perdre.â
Il pensa que c'Ă©tait insensĂ©, mais la curiositĂ© le piqua, et il s'arrĂȘta au coin de rue suivant pour vĂ©rifier sur son smartphone.
Et survolant les nombreux sites d'informations et les rĂ©seaux sociaux, il retombait toujours au mĂȘme point.
« Ah, donc c'est IkeNEW. »
MĂȘme en voyant les infos sur un site dâinformation d'Ikebukuro qu'il connaissait, Aoba n'y croyait toujours qu'Ă moitiĂ©.
Mais au moment oĂč il vit la vidĂ©o, il devint complĂštement silencieux.
- C'est pas possible... ce sont des effets spéciaux, pas vrai... ?
- Heiwajima Shizuo se retient ? Non, c'est pas ça non plus.
- Mais en tout cas... Ces mouvements...
Esquivant les poings de Shizuo avec un jeu de jambes inhumain, le âgarçon en uniforme de Rairaâ Ă©changeait clairement des coups avec Shizuo.
Aoba, choqué qu'il y ait quelqu'un parmi les élÚves de son lycée capable de bouger comme ça, vit quelque chose qui retint son attention dans un coin de la vidéo.
En plus d'ĂȘtre de mauvaise qualitĂ©, la vidĂ©o Ă©tait prise de loin en utilisant le zoom.
On ne pouvait pas reconnaĂźtre le visage des personnes qui se battaient.
Mais c'était différent pour la personne qui se relevait doucement dans le coin de la vidéo.
C'était un garçon en uniforme de Raira lui aussi, avec les cheveux verts.
« Kotonami, huh... »
Ce âgarçon qui se battait d'Ă©gal Ă Ă©gal avec Shizuoâ, et le kohai d'Aoba, un membre des Blue Squares, Ă©taient sur la mĂȘme vidĂ©o.
Alors qu'il digĂ©rait lâinformation, plusieurs Ă©motions montĂšrent en Aoba, et il sourit lĂ©gĂšrement.
« Ce type, qui... Non, qu'est-ce qu'il vient de trouver ? »
ââ
Quelque part dans la ville. Une usine abandonnée.
« Tu penses que Heiwajima Shizuo... n'était pas au top de sa forme ? Une grippe ou un truc du genre... »
Une voix, d'un ton clair, résonna dans l'usine.
Cette usine avait servi de point de rassemblement Ă la fois pour les Ăcharpes Jaunes et pour les Blue Squares dans le temps.
Maintenant que les Ăcharpes Jaunes ne traĂźnaient plus dans le coin, et que les Blue Squares avaient changĂ© de planque, l'usine avait Ă©tĂ© entiĂšrement rĂ©cupĂ©rĂ©e par un autre groupe.
Les Dragon Zombies.
C'était un gang de bosozoku aguerris basé à Ikebukuro, et avant l'apparition des gangs de couleur, il était connu comme l'un des deux gangs les plus puissants, aussi craint que le Jyan Jyaka Jyan.
Mais les bosozoku changÚrent avec le temps, et le Jyan Jyaka Jyan était devenu clandestin, en se subordonnant au Awakusu-kai.
Et les Dragon Zombies, depuis que leur leader Ei Li-pei avait quitté Ikebukuro pour certaines raisons, avaient perdu leur substance et n'étaient devenu rien de plus qu'un nom.
Les membres restant avaient travaillĂ© en tant que larbins pour un informateur et fait diverses choses pour maintenir pĂ©niblement le gang au cas oĂč. Mais avec la disparition de l'informateur, ils avaient failli se dissoudre.
Câest Ă ce moment que le gang arriva Ă un tournant.
L'homme qui l'avait dirigé fit son retour.
« Shizuo est un monstre, n'est-ce pas... Ăa n'a pas changĂ© aprĂšs tout ce temps, pas vrai ? »
Un homme, qui avait l'air d'avoir environ 20 ans, tournait le dos aux membres de son gang éparpillés dans l'usine, et regardait en l'air tout en parlant.
C'Ă©tait, bien sĂ»r, le leader âEi Li-pei-, et alors qu'il parlait Ă son gang, il faisait complĂštement autre chose en mĂȘme temps.
Bougeant ses mains avec agilité, il lançait de multiples objets dans les airs et les rattrapait avec la main opposée (en d'autre mots ils jonglait) joyeusement.
En voyant la scÚne, on pouvait facilement penser qu'il n'était pas sérieux dans ce qu'il disait, mais aucun des membres ne souriait.
Parce que les objets qu'il faisait voler étaient des ryuyoto ; des armes chinoises avec de larges lames.
Les armes ressemblaient à ce que de nombreux japonais appellent des seiryuto, mais en réalité les seiryuto, comme les naginata, ont un long manche.
Dans tous les cas, il n'en restait pas moins qu'il sâagissait d'armes mortellement dangereuses, et les nombreuses lames reflĂ©taient la lumiĂšre alors qu'elles tournaient au-dessus de la tĂȘte de Li-pei sans jamais ralentir.
Deux jeunes filles étaient assises sur des bidons d'huile de chaque cÎté de Li-pei.
Peut-ĂȘtre avaient-elles confiance en sa technique, car malgrĂ© que de leur position, la moindre erreur pouvait faire d'elles les victimes des couteaux, leur visage Ă©tait calme, et elles lui rĂ©pondirent :
« Nous l'avons vu aussi, par chance. »
« C'était vraiment incroyable ; ce gamin est comme Shizuo. »
Entendant ces réponses l'une aprÚs l'autre, l'homme, toujours en jonglant, sourit joyeusement, et dit aux membres de son gang devant lui :
« Vraiment étrange... On dirait que ça va devenir intéressant. »
L'instant d'aprÚs, le mouvement de ses mains changea, et agitant ses bras autour de lui, il récupéra tous les couteaux.
Quand tous ses couteaux furent dans ses mains, il tourna rapidement sur ses talons, et écarta les bras d'un geste dramatique.
« Il faut que j'aille le rencontrer, sans faute ! »
ââ
Quelque part dans la ville. Une ruelle.
« Q, Quelqu'un s'est battu normalement avec Shizuo ?! Sérieusement ?! »
Lùchant la cannette de biÚre qu'il avait dans la main, Horada poussa ses camarades délinquants à répondre :
« Oi, oi, vous ne mentez pas, pas vrai ?! »
« C, C'est la vérité ! J'y étais aussi ! C'était loin donc je n'ai pas pu voir son visage, mais ce type était assurément un lycéen de Raira. »
En entendant ça, Horada craqua ses poings sans réfléchir.
« Oi, oi... S'il vient du mĂȘme lycĂ©e que Shizuo c'est dĂ©finitivement un monstre ! S'il y a un gamin comme ça dans le coin, il faut qu'on le recrute Ă tout prix... ! »
« Sérieusement ? »
« Comme ça je pourrais devenir le boss de ces lycéens de Blue Squares, et les Dragon Zombies ne seraient plus un problÚme ! Est-ce que ça ne voudrait pas juste dire que c'est l'heure de mon rÚgne sur Ikebukuro ?! »
Au final, est-ce que l'Úre d'Horada était vraiment arrivée ?
Cette pensée traversa l'esprit de ses amis, mais personne ne le dit.
Parce que eux aussi reconnaissaient que, si un tel pion venait Ă tomber entre ses mains, sa position pourrait changer complĂštement.
ââ
Ikebukuro. Un certain toit.
Alors qu'une bourrasque de vent balayait le toit, Tom réprimanda Shizuo :
« Mais vraiment... Tu as Ă©tĂ© un peu trop loin aujourd'hui, Shizuo. Ăa ne te ressemble pas de t'acharner Ă coup de pied sur un enfant qui est dĂ©jĂ Ă terre. »
Et Shizuo fronça les sourcils en répondant :
« Ah... Désolé. Mais c'est parce que ce gamin aux cheveux verts... était à peine blessé. »
« Huh ? Oi, il y a pas moyen qu'il aille bien aprÚs que tu l'ais frappé... »
« Au moment oĂč je l'ai frappĂ©, il a bloquĂ© mon poing avec ses mains. Et aprĂšs ça, il s'est projetĂ© en arriĂšre avec Ă la force de mon coup. »
« ... »
Tom savait trÚs bien que Shizuo n'était pas du genre à se chercher des excuses.
Et alors il remarqua.
Qu'une certaine colÚre était en train de monter en Shizuo ; pas en surface, mais profondément en lui.
« Peut-ĂȘtre... qu'il avait planifiĂ© de me piĂ©ger. »
« Ce gamin vert est... le mĂȘme type de personne que l'autre vermine. »
ââ
Takadanobaba. Appartement de Kuon.
âHey, j'ai respectĂ© le contrat, pas vrai ? J'ai lancĂ© cette rumeur sur Heiwajima Shizuo au boulot aujourd'hui... Ah, pour ĂȘtre honnĂȘte, j'ai cru qu'il allait me tuer... Tu dois vraiment me payer pour ça...â
Kuon grimaça en répondant à la voix du jeune homme au bout du fil :
« Non, non, j'ai dit que ça irait. S'il y a quoi que ce soit, je peux le dire Ă Shizuo, tu sais ? Toi, un nouvel employĂ©, qui a rĂ©pandu une rumeur sur le Motard sans tĂȘte et provoquĂ© Shizuo pour un peu d'argent... juste comme ça. »
â...C'est, c'est... bon, c'est bon ! Je ne parlerais plus d'argent, content ? Content ?â
AprÚs avoir raccroché, Kuon appela une autre personne.
Il renifla alors qu'il marchait Ă travers la piĂšce ; il n'y avait aucun dommage visible sur son corps.
« Oué... Désolé, désolé. Ce gars que j'ai engagé commençait à devenir trop gourmand. »
â_ _ _ _â
« Oué... J'ai été surpris aussi, aujourd'hui. Je ne m'attendais pas à ça. »
Kuon parlait normalement, alors qu'il s'asseyait sur le sofa et amenait le smartphone Ă son oreille.
« En fait je prĂ©voyais d'ĂȘtre tabassĂ© par Heiwajima Shizuo pour m'assurer de l'envoyer en prison. »
â_ _ _ _ ? _ _ . _ _ !â
« ⊠Et bien, mĂȘme les gens du quartier sont soĂ»lĂ©s par les frasques de Shizuo. Donc j'ai pensĂ© que je pouvais leur offrir une pause. S'il refait une scĂšne aprĂšs ĂȘtre sorti de prison, ça n'en sera que plus rafraĂźchissant, n'est-ce pas ? »
AprÚs ces mots déconcertants, il continua, arborant un sourire complÚtement différent de celui d'un garçon de son ùge, et rempli d'une joie découlant de son mépris pour autrui.
« Une nouvelle star entre en scÚne. Il faut bien qu'on lui fasse un peu de pub, non ? »
ââ
« Quelqu'un du niveau de Shizuo ?! »
« Ăa veut dire que personne ne fait le poids contre lui Ă part Shizuo, câest ça ?! »
« De quel lycée il vient ? »
« Ah, je suis pas sûr. »
« C'était pas une vidéo de bonne qualité ?! »
« Il est sérieusement plus fort que Shizuo? »
« Un gars d'ici ? J'ai jamais entendu parlé de lui. »
« Peut-ĂȘtre qu'il vient d'arriver ? »
« Trouvez-le. »
« Trouvez-le. »
« Trouvez-le à tout prix ! »
En l'espace d'une nuit, la nouvelle avait traversé tout Ikebukuro.
Il n'avait pas vaincu Heiwajima Shizuo.
Il l'avait seulement combattu d'égal à égal.
Cependant, ce simple fait était déjà inhabituel.
Il y avait un homme qui, par le passé, s'était battu avec Shizuo en utilisant des couteaux ou en le faisant percuter par des véhicules.
Mais personne n'avait jamais entendu parlé de quelqu'un capable de causer de réels dommages à Shizuo à mains nues.
Simon, du restaurant de sushis, apparaissait dans les conversations ça et lĂ , mais bien qu'il puisse maĂźtriser Shizuo quand ce dernier se dĂ©chaĂźne, ils ne sâĂ©taient jamais battu directement, et du coup les choses n'avaient jamais quittĂ© le domaine de la spĂ©culation.
La plupart des gens Ă©taient de cet avis, et du coup lâĂ©vĂ©nement eu un immense impact sur le quartier ; et provoqua un grand intĂ©rĂȘt de la masse.
Il était certain que Heiwajima Shizuo s'était fait un nom auprÚs des jeunes gens d'Ikebukuro.
C'était pourquoi le simple fait de se battre avec lui sur un pied d'égalité pouvait devenir une grosse info.
Mais la personne en question, Mizuchi Yahiro, ne sachant pas ce quâil Ă©tait en train de se passer, Ă©tait profondĂ©ment endormi.
PlongĂ© dans un profond sommeil, le garçon rĂȘvait.
RĂȘvait de lui-mĂȘme, vivant une vie normale entourĂ© de beaucoup de gens.
Le rĂȘve d'un monde que la plupart des gens qualifieraient de âvie ordinaireâ.
Le rĂȘve qui reprĂ©sentait Ă lui seul les espoirs de Yahiro pour l'avenir.
Il oublierait peut-ĂȘtre le contenu de ce rĂȘve juste aprĂšs, mais quand bien mĂȘme, le garçon voudrait sĂ»rement conserver le mĂȘme espoir.
Alors qu'il restait ignorant du fait qu'il commençait à devenir une légende urbaine.
Alors qu'il restait inconscient du fait que cette nouvelle âlĂ©gende urbaineâ avait balayĂ© Ikebukuro d'un vent nouveau ; il dormait simplement.
Tranquillement, profondément.
Synopsis PrĂ©lude Prologue A : Les Brutes Prologue B : L'Excentrique Chapitre 1 A : L'Investigatrice Chapitre 1 B : Le Visiteur (œ) Chapitre 1 B : Le Visiteur (2/2) Chapitre 2 A : Les Disparus Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (1/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (2/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (3/3) Chapitre 3 A : Le Destructeur Chapitre 3 B : Le Challenger (ÂŒ) Chapitre 3 B : Le Challenger (2/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (Ÿ) Chapitre 3 B : Le Challenger (4/4) Chapitre 4 A : Le Nouveau Venu Chapitre 4 B : Les Revenants Chapitre de connexion : Le Marginal
Durarara!!SH vol.1 - Chapitre 3A Le Destructeur
Il y avait un démon à Ikebukuro.
N'importe qui ayant vécu dans la ville pendant un certain temps était familier avec cette rumeur.
Ceux qui parcouraient quotidiennement le quartier commerçant prÚs de la gare savaient que ce n'était pas qu'une rumeur.
Des barriÚres de sécurité arrachées du trottoir.
Des lampadaires déracinés.
Des panneaux de signalisation cassés.
Des distributeurs automatiques défoncés.
En voyant le mobilier urbain dans cet Ă©tat dĂ©concertant, on ne pouvait penser qu'Ă un seul ĂȘtre humain.
Heiwajima Shizuo.
C'était un homme dont les caractéristiques les plus notables étaient l'uniforme de barman qu'il portait réguliÚrement, ses remarquables cheveux teints en blond et ses lunettes de soleil.
Son travail consistait à récolter les dettes impayées des clients de telekura, de sites de rencontre en ligne, de cabarets et autres, et il était souvent aperçu dans le quartier commerçant d'Ikebukuro, spécialement autour de la Sunshine Street et de la 60-Storey Street.
(Telekura : euh... je vous laisse aller voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Telekura)
Si ça n'avait Ă©tĂ© que ça, Heiwajima Shizuo n'aurait rien Ă©tĂ© de plus qu'un homme ayant un travail juridiquement un peu flou ; seulement il Ă©tait sans doute le meilleur prĂ©tendant au titre d'âHomme le plus fort d'Ikebukuroâ, aussi immature le terme soit-il.
Si l'on devait citer toutes les rumeurs qui entourent Heiwajima Shizuo, il y en aurait trop pour les compter :
On disait qu'il avait envoyé valser un distributeur automatique avec une seule main.
On disait qu'il avait arraché une barriÚre de sécurité du trottoir avec une seule main.
On disait qu'il avait scié une voiture en deux avec un panneau de signalisation.
On disait qu'il allait parfaitement bien aprĂšs s'ĂȘtre fait renverser par un camion-poubelle.
On disait qu'il avait soulevé un réfrigérateur quand il était encore à l'école primaire.
On disait qu'il avait apprivoisé un tigre une fois.
On disait qu'il aimait les milk-shakes Ă la vanille.
On disait qu'il avait fait d'un assassin Russe son laquais.
On disait qu'un couteau ne pouvait pas s'enfoncer de plus d'un millimĂštre dans sa peau.
On disait qu'une balle n'avait pas pu percer son muscle.
On disait qu'il aimait la crĂšme anmitsu.
On disait qu'une fois il avait détruit un building.
On disait qu'il avait chassé des bosozoku en agitant un lampadaire.
On disait qu'il avait été frappé avec une barre en métal et que c'est la barre qui s'était tordue.
On disait que seul un stylo-bille de Nebula pouvait percer ses muscles.
On disait qu'il avait shooté dans une voiture comme si c'était un ballon de foot.
On disait qu'il avait serré un morceau de charbon si fort dans sa main qu'il l'avait transformé en diamant.
On disait qu'il aimait la crĂšme au caramel.
On disait qu'apparemment le célÚbre acteur Hanejima Yuuhei était son petit frÚre.
On disait qu'il avait lancé quelqu'un plus haut qu'un building.
On disait qu'il aimait les pancakes au sirop.
On disait qu'il aimait tout simplement les trucs sucrés.
C'était impossible de dire lesquelles de ces rumeurs étaient vraies et lesquelles étaient exagérées, mais ceux qui connaissaient Shizuo pouvaient en avoir une idée.
Une théorie émise par certains disait que la soudaine cessation d'activité de l'éventreur en série, qui avait à une époque plongé Ikebukuro dans une profonde terreur, était due à la riposte de Shizuo quand il avait été attaqué.
Des vidéos de lui le montrant balancer des distributeurs automatiques et agiter des lampadaires tournaient sur internet, mais la plupart de ceux qui ne l'avaient jamais vu en vrai commentaient simplement que les effets spéciaux étaient de trÚs bonne qualité.
Et comme il Ă©tait le grand frĂšre du populaire acteur Hanejima Yuuhei, mĂȘme s'il y avait des preuves vidĂ©os, peut-ĂȘtre Ă©tait-ce plus facile de croire quâune chose aussi incroyable avait Ă©tĂ© montĂ©e de toute piĂšce par une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision.
Mais mĂȘme parmi ce genre de rumeurs, ces derniers temps, lâune dâentre elles avait particuliĂšrement retenu l'intĂ©rĂȘt et ressortait au milieu des ragots.
On disait que Heiwajima Shizuo Ă©tait ami avec le Motard sans tĂȘte.
Ce n'était pas une rumeur sans fondement, reliant les deux individus simplement parce qu'ils étaient des légendes urbaines.
Heiwajima Shizuo avait Ă©tĂ© vu en compagnie du Motard sans tĂȘte un nombre incalculable de fois.
CâĂ©tait comme quand on voit un footballeur et un joueur de base-ball connus rigoler ensemble dans la rue ; pour ceux qui connaissaient les histoires qui les entouraient l'un et l'autre, ce lien d'amitiĂ© entre lĂ©gendes urbaines Ă©tait une image marquante gravĂ©e dans leur mĂ©moire.
Et Ă prĂ©sent, le Motard sans tĂȘte avait disparu de la ville -
Un tournant dans la vie de cette autre âlĂ©gende vivanteâ.
ââ
Dans la soirée. Dans un certain salon de thé à Ikebukuro.
Il y avait un salon de thé spécialisé dans les desserts aux fruits dans un grand magasin d'Ikebukuro.
La clientÚle était essentiellement féminine, mais il y avait aussi des hommes qui semblaient tout juste sortir du travail.
Parmi eux, deux ne semblaient pas ĂȘtre des employĂ©s de bureau.
L'un était habillé en uniforme de barman, et mangeait un magnifique parfait avec des tranches de mangues en rosette ; l'autre avait des dreadlocks, et tenait un panini accompagné de légumes de saison.
« Donc, tu disais que tu voulais un diplÎme ? »
Dit l'homme aux dreadlocks âTanaka Tom-, en reposant la main avec laquelle il mangeait son panini.
Alors, l'homme en uniforme de barman âHeiwajima Shizuoâ continua sur le sujet :
« Oui ; Tom-san, tu as beaucoup de diplÎmes, non ? Du genre... »
« Ahhh... J'ai... Le premier doit ĂȘtre mon certificat d'agent immobilier, et aussi, euh, j'ai seulement atteint le 2Ăšme niveau pour chacun, mais j'ai mes tests d'aptitudes en kanji et en anglais. Et j'ai aussi mon certificat de relevĂ© topographique, de journalisme, et j'ai un niveau 3 au test de compĂ©tences administratives... »
Tom continua Ă lister ses nombreux diplĂŽmes, tandis que Shizuo le regardait avec respect.
« Wow⊠c'est incroyable. »
Ils venaient juste d'atteindre leur quota de travail de la journée ; le soleil était déjà couché.
Normalement, ils auraient dû retourner au bureau pour faire leur rapport et rentrer chacun de leur cÎté, mais Shizuo avait dit qu'il voulait discuter de quelque chose, et voyant qu'ils commençaient à avoir faim, ils avaient fini dans ce magasin.
« Non, c'est pas grand chose⊠J'ai juste pensĂ© qu'avoir quelques compĂ©tences pourrait m'Ă©viter de finir au chĂŽmage⊠Sans ce job, j'en aurais peut-ĂȘtre eu plus. »
« Est-ce quâil y aurait des compĂ©tences utiles que je pourrais avoir ? »
« Je ne m'attendais pas à ça de ta part. Tu songes à changer de boulot ? »
Comme Shizuo nâen avait jamais parlĂ© jusquâĂ prĂ©sent, Tom Ă©tait confus.
« Ah, non ; Je suis satisfait de mon travail, et je ne pense pas Ă en changer... Mais je me pose des questions. Je voudrais juste mâamĂ©liorer dans un domaine qui pourrait me rendre plus sĂ»r de moi, un truc comme ça... »
« ... »
Heiwajima Shizuo possédait une force et une endurance monstrueuses dépassant les limites humaines.
Son supérieur, Tom, savait ça mieux que quiconque.
Mais il ne dit pas, âTa force surhumaine n'est-elle pas plus que suffisante ?â, parce qu'il savait qu'il n'y avait pas moyen que Shizuo puisse apprĂ©cier une telle force destructrice.
« Mm, je vois. C'est pas comme si notre compagnie était trÚs légale, non plus, donc ça ne me surprendrait pas qu'elle disparaisse du jour au lendemain. »
Alors Tom commença Ă chercher des idĂ©es dans sa tĂȘte.
« Hmm... Il y a plein de compétences possibles, mais beaucoup demandent une expérience professionnelle... attends une minute. »
Tom sortit son smartphone et commença à chercher des informations sur internet.
« Il y a quelques formations que tu peux suivre ; gĂ©rant de bijouterie, gardien de parc, toutes sortes de... Oh, il y a mĂȘme un test pour le patrimoine mondial ? »
« Je ne suis pas trÚs familier avec le patrimoine mondial... »
« Bon, avant de commencer une formation, câest normal de rĂ©flĂ©chir Ă ce que tu veux faire. Est-ce qu'il y a un truc que tu veux faire en dehors de ton boulot actuel ? »
Tom demanda franchement, et Shizuo réfléchit un moment avant de répondre.
« Si j'avais une idée claire, ça aiderait à réduire les possibilités, n'est-ce pas ? Mais je ne vois toujours pas quoi faire dans le futur. »
« Bon, ne parlons pas du présent dans ce cas ; et quand tu étais petit alors ? »
« Eh ? »
« Dans un moment comme celui-lĂ , c'est aussi important de revenir aux racines, tu sais. Tu devais sĂ»rement avoir un ou deux rĂȘves d'avenir quand tu Ă©tais petit. »
Alors que Tom lui disait ça, Shizuo commença à réfléchir à nouveau.
- Un rĂȘve⊠mon rĂȘve ?
- C'est vrai, j'avais quelque chose comme ça.
AprÚs quelques instants de réflexion supplémentaires, Shizuo se rappela de ce qu'il avait écrit dans son recueil de fin d'école.
« Oui... C'est vrai, c'était ça. »
« Tu te souviens ? »
Shizuo, nostalgique, acquiesça fiÚrement alors qu'il répondait :
« Je crois que je voulais ĂȘtre dĂ©tective. »
« ⊠Je vois. »
Détective.
Imaginer Shizuo comme ça était assez difficile.
Tom réfléchit.
Ce rĂȘve, datant de l'Ă©cole primaire, suggĂ©rait que les aspirations de Shizuo n'Ă©taient pas dâenquĂȘter sur des affaires extraconjugales et autres choses que font les vrais dĂ©tectives, mais plutĂŽt dâĂȘtre un dĂ©tective comme dans les films et les BD.
Mais mĂȘme parmi les dĂ©tectives de fictions, il en existe de toutes sortes.
Ceux qui utilisent la logique et la raison pour traquer les meurtriers et autres criminels ; le type futé.
Et ceux qui font leur travail scrupuleusement et collectent des preuves, se battant occasionnellement contre les ennemis ; le type bagarreur.
Il y avait aussi le type hybride, comme Sherlock Holmes.
Peu importe les dĂ©tectives qui lui venaient Ă lâesprit, il nâarrivait pas Ă tous les compiler en une image unique.
S'il existait dans la vraie vie des détectives bagarreurs comme dans les films, il n'y aurait pas eu de profession plus parfaite pour Shizuo, mais malheureusement il ne vivait pas dans le monde des films.
Tom ne pouvait pas imaginer un Shizuo faisant des rondes, vérifiant des antécédents judiciaires et effectuant des fouilles au corps.
- Ăa serait plus intĂ©ressant s'il avait un compagnon du type futĂ©...
- Le type futé, huh.
Tom passa en revue tous les gens qu'il connaissait et qui semblaient malins.
Faisant ça, le visage d'un certain informateur lui vint à l'esprit, et il effaça rapidement cette image.
- ...Y a pas moyen, c'est le seul gars qui ne peut pas correspondre.
- Je ne peux mĂȘme pas les imaginer se tenir l'un Ă cĂŽtĂ© de l'autre tranquillement.
- Ils ne sont plus au niveau oĂč chacun dĂ©joue les plans de l'autre comme dans les films, mais plutĂŽt Ă celui oĂč quand l'un voit le visage de l'autre, il ne pense plus qu'Ă le tuer...
- En parlant de ça, ce gars a vraiment disparu de la ville.
Alors que Tom était en train de penser à ce genre de choses, Shizuo, comme s'il avait fini son propre raisonnement, commença à acquiescer :
« Oui... Je vois. C'est ça, Tom-san. Si je suis restĂ© dans ce boulot si longtemps, quelque part, c'est peut-ĂȘtre parce que ça correspond Ă l'image du dĂ©tective que j'avais quand j'Ă©tais petit. »
« Eh ? »
Ă ces mots, Tom repensa Ă Shizuo et au travail qu'ils avaient fait jusque-lĂ .
Rechercher les gens qui avaient disparu alors qu'ils étaient endettés, occasionnellement se battre avec les endettés qui se retournaient contre eux et les attaquaient.
Alors qu'il se remĂ©morait ce cycle d'Ă©vĂ©nements, Tom sourit amĂšrement et secoua la tĂȘte :
« Je n'ai pas besoin de me rappeler à quel point ce boulot est hasardeux... »
ââ
30 minutes plus tard. Parc West Gate, Ikebukuro.
Alors que nos deux hommes étaient sur le chemin du bureau pour faire leur rapport, Tom reprit la parole :
« C'est assez rare de tâentendre parler de trucs comme ça. »
Shizuo, avec une expression plus calme que d'habitude, répondit :
« Je suppose... Je me disais aussi que c'était le moment pour moi de changer... »
« Huh ? »
« Ăa devait ĂȘtre la cĂ©rĂ©monie d'entrĂ©e du lycĂ©e Raira aujourd'hui. J'ai vu beaucoup de nouveaux Ă©lĂšves, avec cette lumiĂšre dans les yeux. »
« Oui, ils étaient beaucoup en uniforme aujourd'hui. »
Tom dit ça, en jetant un Ćil dans le parc.
Il y avait toutes sortes de gens, allant des plus honnĂȘtes Ă ceux qui, vu leur air, ne pouvaient ĂȘtre que des dĂ©linquants.
Mais, contrairement à quelques années auparavant, quand les gangs de couleur étaient toujours répandus, à présent il n'y avait plus aucune trace d'eux.
Shizuo observa la scĂšne lui-mĂȘme, et dit, avec Ă©motion :
« Maintenant que l'autre vermine est partie, j'ai l'impression que la ville est vraiment plus calme. Quand je pense que c'est comme ça depuis plus d'un an, j'ai le sentiment que je dois m'améliorer, moi aussi... »
« Oui. Et pourtant, les jumelles sont toujours aussi bruyantes. »
« Mais bon, elles ne posent de problÚmes à personne. »
Juste au moment oĂč ils disaient ça, ils remarquĂšrent l'une des jumelles dont ils parlaient.
« Oh, quand on parle du loup. La plus jeune est toujours au gymnase Rakuei ? »
Tom dit ça, et en regardant en direction de la fille en question, Orihara Kururi, il remarqua que quelque chose n'allait pas.
Un groupe de délinquants était en train de se rassembler devant elle et semblait préparer quelque chose de mauvais ; plus que flirter, ces derniers semblaient plutÎt la forcer à les suivre.
« Hey, je pensais qu'ils étaient devenu moins idiots que ça ces derniers temps. »
Ignorant Tom, qui disait ça dâun ton blasĂ©, Shizuo avait dĂ©jĂ commencĂ© Ă avancer vers eux.
« Ah, attends, Shizuo... »
« C'est câque jâte dis, viens âŠ. avec nous tous. »
« On cĂ©lĂšbre la sortie de prison de notre senpai, tu vois ? Une fĂȘte n'est pas complĂšte sans une jolie fille, pas vrai ? »
« Tu as l'air d'ĂȘtre tout Ă fait le type de notre senpai. »
Les yankees disaient ça en encerclant Kururi.
Kururi échappa un léger soupir, et bien que sa voix était douce, elle s'exprima fermement :
« ...non... » (Je ne préfÚre pas)
« Comme jâte lâdisais, tu peux pas dire non. »
« On peut te forcer à rentrer dans la voiture et te blesser, ou on peut s'amuser tous ensemble. Tu sais ce qui est le mieux pour toi, pas vrai ? Pas vrai ? »
DerriĂšre eux se tenait un homme, de dos, assis sur une borne.
Il s'agissait probablement de leur âsenpaiâ qui venait juste de sortir de prison.
à cet instant, une autre voix d'homme s'adressa à eux :
« Oi, arrĂȘtez ça. »
« Huh ? C'est quoi ton problĂšme ? D'oĂč tu sors le barman ? »
Ils lancĂšrent un regard de pur dĂ©goĂ»t Ă l'homme en costume de barman qui venait soudainement dâapparaĂźtre.
« Je connais cette fille. Vous voulez pas la laisser tranquille ? »
Les délinquants, dont les regards d'intimidation avaient échoué, agirent sans réfléchir, emportés dans leur colÚre.
« Jouer les héros c'est pas cool, abruti. »
L'un d'eux arrosa l'homme en costume de barman avec la bouteille en plastique qu'il avait dans la main.
Et c'est comme ça que tout le monde comprit que ces punks n'étaient pas du coin.
Parce que si l'un d'eux avait vĂ©cu Ă Ikebukuro, il aurait su Ă quel point un acte comme celui-lĂ pouvait ĂȘtre dangereux.
Le jus d'orange qui gouttait de la bouteille en plastique, dĂ©goulinait le long des cheveux et des vĂȘtements de l'homme qui s'Ă©tait interposĂ©.
En voyant ça, Kururi recula calmement, et l'homme aux dreadlocks qui regardait la scÚne de loin, aprÚs avoir foncé les sourcils, joignit ses mains ensemble, les yeux pleins de pitié.
Toujours inconscient de ce qu'ils venaient de faire, l'un des délinquants appela le senpai qui venait juste de sortir de prison, et qui se tenait derriÚre lui.
« Horada-san ! Horada-san ! On peut s'occuper de ce sale bùtard, n'est-ce pas ! »
Et alors, l'homme nommé Horada se leva lentement et dit :
Ah, on nây peut rien, je ne veux pas retourner en prison juste aprĂšs en ĂȘtre sorti. Cassez-lui juste les bras et les jambes, ne faites rien de fatal... »
Ă ce moment, Horada se retourna vers eux, et vit le visage de l'homme qui ce tenait lĂ .
Au mĂȘme moment, le temps s'arrĂȘta complĂštement pour lui.
« ________ »
« Horada-san ? »
Horada était bouche bée, le visage blanc comme un linge.
Juste aprÚs que les délinquants l'aient appelé, l'homme en costume de barman agrippa le visage de l'un d'eux dans une main avec un bruit de craquement.
« Hey... Vous savez ? »
En réponse à la douleur et à cette soudaine entrave, le délinquant agita ses membres dans tous les sens.
C'était comme si un étau géant s'était resserré sur son visage.
Aux délinquants, qui ne comprenaient toujours pas ce qu'il était en train de se passer, l'homme en costume de barman dit :
« Les ĂȘtres humains... meurent facilement, vous savez... c'est possible que, choquĂ© par l'Ă©claboussure d'une bouteille en plastique, quelqu'un fasse un infarctus du myocarde et meurt, pas vrai ? »
« Gah... Gogah... »
« T, toi ! Hey, bon sang mais qu'est-ce que tu fais ! »
Les autres délinquants commencÚrent à tirer l'homme, mais tel un arbre géant aux racines profondément enfoncées dans le sol, il restait inébranlable.
« En d'autres mots, tu viens juste d'essayer de me tuer, pas vrai... ? »
« C, ce gars, qu'est-ce qu'il raconteâŠÂ ? »
Les dĂ©linquants paniquĂ©s se retournĂšrent tous vers Horada dans un mĂȘme mouvement ; ses jambes tremblaient, et pris de spasmes violents, il essayait de s'enfuir.
« H...H... Heiwajima... »
DerriÚre lui résonna le hurlement de l'homme en costume de barman, Heiwajima Shizuo.
« En d'autres mots... MĂȘme si je te tue tu ne pourras pas te plaindre, haaaaaaargh ! »
Puis le dĂ©linquant, dont la tĂȘte Ă©tait dans la main de Shizuo, fut jetĂ© violemment, et vola jusque dans le dos d'Horada.
« Gohii ?! »
En voyant la scĂšne tragique qui suivit, Tom soupira et se murmura Ă lui-mĂȘme :
« Bien, si ça avait été le Shizuo du passé, il les aurait tabassés juste parce ce que Kururi était impliquée... »
Alors qu'il regardait les délinquants se faire frapper les uns aprÚs les autres, et l'homme fraßchement sorti de prison essayer de fuir en rampant, Tom haussa les épaules et continua :
« Peut-ĂȘtre qu'il a grandi, juste un peu. »
Synopsis PrĂ©lude Prologue A : Les Brutes Prologue B : L'Excentrique Chapitre 1 A : L'Investigatrice Chapitre 1 B : Le Visiteur (œ) Chapitre 1 B : Le Visiteur (2/2) Chapitre 2 A : Les Disparus Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (1/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (2/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (3/3) Chapitre 3 A : Le Destructeur Chapitre 3 B : Le Challenger (1/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (2/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (3/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (4/4) Chapitre 4 A : Le Nouveau Venu Chapitre 4 B : Les Revenants Chapitre de connexion : Le Marginal
Durarara!!SH vol.1 - Chapitre 3B Â Le Challenger (2/4)
Route de Kawagoe. Un certain appartement.
L'arrivée de Awakusu Akane à cet appartement n'était pas une coïncidence.
C'Ă©tait l'appartement dans lequel le Motard sans tĂȘte l'avait dĂ©jĂ amenĂ©e une fois.
C'Ă©tait aussi lĂ qu'elle sâĂ©tait retrouvĂ©e un peu avant ça.
Comme elle se rappelait clairement que lâappartement se situait le long de la route de Kawagoe, elle avait utilisĂ© une carte en ligne qui montrait des photos de la rue, et aprĂšs avoir tout minutieusement ratissĂ©, elle avait pu trouver l'entrĂ©e de cet immeuble aux airs familiers.
C'Ă©tait le lendemain de la cĂ©rĂ©monie d'entrĂ©e du collĂšge, et en cette fin d'aprĂšs-midi, Akane arriva devant l'appartement du Motard sans tĂȘte.
« Um... Kishitani-sensei... »
Elle se rappelait que le nom du mĂ©decin qu'elle avait rencontrĂ© chez le Motard sans tĂȘte Ă©tait âKishitaniâ.
Comme une de ses connaissances, Heiwajima Shizuo, l'avait aussi mentionnĂ©, il n'y avait pas de doute possible sur le fait qu'il cohabitait avec le Motard sans tĂȘte.
Peut-ĂȘtre parce que les lieux Ă©taient assez anciens, en dĂ©pit du fait que le loyer avait l'air Ă©levĂ©, il n'y avait pas d'agent de sĂ©curitĂ© dans le coin et n'importe qui pouvait entrer et accĂ©der aux appartements.
Presser la sonnette ne déclencha aucune réaction.
AprÚs dix secondes, elle essaya à nouveau, mais il n'y eut toujours aucune réponse à l'intérieur.
Le compteur électrique à cÎté de la porte bougea légÚrement.
Apparemment, seuls quelques équipements comme le frigo ou l'horloge du lecteur DVD étaient en marche.
Concluant que le niveau d'inactivité était trop faible pour que les résidents soient simplement sortis faire les courses ou partis travailler, Akane se sentit submergée par une vague de malaise alors qu'elle laissait l'appartement derriÚre elle.
Ses pas la portĂšrent jusqu'au parking sous-terrain.
Mais ici aussi il n'y avait qu'un certain nombre de voitures appartenant sĂ»rement aux rĂ©sidents, et pas la moindre trace du Motard sans tĂȘte.
« ... »
Pas mĂȘme une trace du cheval sans tĂȘte qui l'avait amenĂ© ici la derniĂšre fois.
Comme si tout ce qui Ă©tait arrivĂ© avant aujourdâhui n'Ă©tait en fait qu'un rĂȘve.
Ressentant une tristesse irrationnelle, Akane continua Ă marcher dans le parking sous-terrain.
Comme poussée par l'espoir que quelque chose apparaisse.
Aussi petit soit-il.
Quelques minutes passÚrent comme ça -
Et soudain, une voix familiĂšre sâĂ©leva derriĂšre Akane.
« Akane ojou-san, qu'est-ce qui ne va pas ? »
Quand elle se retourna, un homme légÚrement plus jeune que son pÚre se tenait là .
« ! Shiki-san... »
De plus, deux autres hommes plus jeunes se tenaient derriĂšre lui.
Leur visage inspirait la confiance, mais l'aura autour d'eux annonçait qu'ils n'Ă©taient pas dâhonnĂȘtes citoyens.
Akane savait qu'il s'agissait d'hommes de l'organisation de son pĂšre â des hommes d'une organisation qui traitait d'activitĂ©s illĂ©gales.
Malgré ça, Akane avait croisé l'homme qui se tenait entre eux deux, Shiki, de nombreuses fois avant qu'elle sache pour le travail de ses parents et de son grand pÚre ; ses occupations mises à part, elle avait compris qu'il était une connaissance de son pÚre et avait confiance en ses capacités.
« Shiki-san... Est-ce que vous ĂȘtes venu chercher le Motard sans tĂȘte vous aussi ? »
à ces mots, Shiki échappa un léger soupir.
« Donc tu es venue aussi, aprÚs tout. »
« ... »
« Il vaudrait mieux que tu ne t'impliques pas trop dans les affaires du Motard sans tĂȘte, ce coursier du monde clandestin que tu dĂ©testes tant, aprĂšs tout, Akane ojou-san. »
Shiki demanda gentiment à Akane de ne pas interférer, ce à quoi elle répondit :
« Mais... ce n'est pas le genre de personne à kidnapper qui que ce soit. »
« C'est ce que je pense aussi. Cependant, tu vois, si le Motard sans tĂȘte est innocent, ça veut dire que quelqu'un d'autre, quelquâun que nous ne connaissons absolument pas, est derriĂšre ces kidnappings. »
« âŠÂ ! »
« Tu dois savoir ce quâil risque d'arriver si tu rencontres un kidnapper comme ça, non ? »
Akane, en entendant Shiki, sentit que ses mots étaient parfaitement logiques.
Mais accepter ça et laisser tomber étaient pour elle deux choses différentes.
Ayant probablement remarqué que Akane n'était pas convaincue, Shiki évoqua alors le nom de son pÚre.
« Mikiya-san aussi est inquiet que tu te mettes en danger comme ça. »
« ⊠C'est bon. Je suis au collÚge maintenant... »
C'était une affirmation sincÚre, mais Akane détourna les yeux.
Shiki secoua lentement la tĂȘte.
« Que tu sois une collĂ©gienne, une lycĂ©enne, ou mĂȘme une adulte de plus de 20 ans, un danger est un danger. Et encore plus quand il est liĂ© Ă des kidnappings. »
Shiki ne faisait pas pression sur elle ; il parlait simplement sur un ton sévÚre.
« Chacun à son propre rÎle. Pourquoi tu n'en as pas parlé à la police pour leur confier l'affaire ? »
AprÚs un bref silence, Akane acquiesça lentement :
« TrĂšs bien. S'il vous plaĂźt, prenez soin du Motard sans tĂȘte et du mĂ©decin dans cette affaire. »
« Bien sûr. »
« Si chacun a un rĂŽle, il vaudrait mieux que je pose des questions sur ma senpai au collĂšge, pas vrai ? Elle a peut-ĂȘtre juste fuguĂ©. Je veux approfondir mes recherches dans cette direction. »
« ...C'est... »
Alors que Shiki affichait une expression perplexe, Akane continua :
« Je ne veux aller au devant d'aucun danger. Et il y a des senpai qui m'ont proposé leur aide pour les recherches. Si je suis avec eux, c'est bon, pas vrai ? »
AprĂšs avoir regardĂ© les yeux d'Akane pendant un moment, Shiki secoua la tĂȘte, fatiguĂ©.
« ...S'il te plaßt, demande à ces jeunes de ne pas se mettre en danger, au moins. »
« ! Merci beaucoup ! Shiki-san ! Je vous contacterai si je trouve quoi que ce soit ! »
Akane acquiesça briÚvement, et commença à s'en aller.
AprÚs l'avoir regardé partir, Shiki interpella un des jeunes hommes derriÚre lui :
« Hey, raccompagne la demoiselle. »
« Oui. »
Le jeune homme s'inclina, et partit rapidement Ă la suite d'Akane.
Finalement, quand il eut la confirmation quâAkane avait complĂštement quittĂ© le parking sous-terrain, il craqua son cou, et â d'une voix suffisamment basse pour que ces subordonnĂ©s n'entendent pas, Shiki murmura amĂšrement :
« Bon sang, c'est peut-ĂȘtre l'influence du gymnase Rakuei. »
Se rappelant le passé d'Akane, il afficha un rictus et continua :
« à l'Ă©poque oĂč elle s'Ă©tait faite kidnapper, elle faisait plus jeune que son Ăąge, mais elle a beaucoup changĂ© en un an et demi. »
ââ
Russia Sushi.
Le Russia Sushi était un restaurant unique dans le centre d'Ikebukuro.
Il se situait un peu aprÚs le Tokyu Hands sur la 60-Storey Street, et comme il y avait un bowling juste en face, les gens de tous ùges, des étudiants aux employés de bureau, passaient par le restaurant.
La devanture faisait tellement âRusseâ que ça en semblait presque forcĂ©.
Mais le mobilier à l'intérieur, le comptoir et les siÚges dans un style traditionnel, étaient tout à fait dans l'esprit d'un restaurant de sushis.
Assis au comptoir, Yahiro observait autour de lui nerveusement.
En gĂ©nĂ©ral, les lieux ressemblaient aux restaurants de sushis qu'il connaissait, mais la dĂ©coration Ă©tait Ă©trangĂšre, et il y avait des plats et des menus qu'il n'avait jamais vu avant, comme le âBorscht Warshipâ ou le âKremlin Peakâ.
Avec l'homme caucasien au regard aiguisé au comptoir, et l'imposant homme noir à la réception des clients, l'intérieur faisait plus penser à un restaurant Japonais en Russie.
« Hey~, une dĂ©licieuse fĂȘte de sushis pour les scintillants nouveaux 1Ăšre annĂ©e. Des Ă©tudiants scintillants et du riz scintillant, mangez avant que la garniture ne sĂšche. »
(*scintillant â pika-pika. SĂ©cher â kapi-kapi.)
Il Ă©tait difficile de savoir si sa maniĂšre de parler Japonais Ă©tait maĂźtrisĂ©e ou juste mauvaise, alors que ce grand homme Ă la peau noir, avec un badge marquĂ© âSimonâ sur la poitrine, apportait les sushis Ă Yahiro et Kuon.
Il y avait facilement plus de dix sushis sur l'assiette, et c'était impossible de croire que ça ne coûtait que 380 yens par personne.
- Et maintenant ?
- Il n'auraient pas... mis un truc bizarre dedans...
Yahiro, qui était timide de nature, hésita un moment avant de se saisir du premier sushi avec ses baguettes.
« ...B, bon appétit. »
Yahiro avait dit ça nerveusement, mais -
« ⊠c'est délicieux. »
Ăcarquillant les yeux, il murmura ça sans rĂ©flĂ©chir.
« N'est-ce pas ? On peut critiquer beaucoup de choses dans ce restaurant, mais la nourriture est bonne, c'est un fait. »
« Oui, c'est vraiment bon. C'est comme les sushis de la ville de Minato. »
Entendant la conversation des deux lycéens, Simon sourit et leva son pouce en l'air.
« Oh~, Patron voilĂ un client exigeant. Tu ne peux pas te battre avec le ventre vide, tu sais ? Si tu gagnes, resserre ton casque* ; si tu perds, desserre ta ceinture et dors en ne rĂȘvant que d'un estomac plein. Tu veux une assiette de sushis oniriques ? »
(*précepte : si tu gagnes, soit encore plus sur tes gardes)
Simon pointa le menu en disant ça, mais voyant qu'il Ă©tait Ă©crit âPrix rĂ©duits ! Tout au prix du marché !â Yahiro dĂ©clina poliment la proposition d'en commander plus.
AprÚs avoir goûté à tous les sushis, il parla avec Kuon à nouveau :
« Bon, Ă propos de ce Heiwajima Shizuo... OĂč je dois aller si je veux le rencontrer ? »
« OĂč... Il traĂźne toujours dans les environs, je suppose qu'il se montre par ici tous les 3 jours ? On peut pas le rater, avec son uniforme de barman et ses cheveux teints en blond, donc tu le sauras quand tu le verras. Tu dis que tu veux le rencontrer, mais qu'est-ce que tu comptes faire quand ça arrivera, d'abord ? C'est vraiment dangereux, tu t'en rends compte ? Si tu dis que tu fais juste du tourisme tu vas te faire tuer, tu sais ? »
« Je vois... »
« Bon, on dit qu'il s'est adouci juste un peu maintenant, mais jusqu'à l'année derniÚre, c'était vraiment quelque chose, tu sais ? Apparemment quand il cogne des délinquants, ils volent dix mÚtres plus loin. »
à ce moment, le patron du restaurant, qui était en train d'écouter leur conversation depuis son cÎté du comptoir, parla tout en lavant ses couteaux :
« Les garçons, vous vous intéressez à Heiwajima Shizuo ? »
« Eh ? Ah... oui. »
« Je ne dirais rien de mal. Mais si vous n'avez rien de mieux à faire, il vaudrait mieux pour les deux partis que vous le laissiez tranquille. »
Disant ça, le patron fixa Yahiro et Kuon droit dans les yeux.
Contrairement Ă Simon, le patron parlait dans un Japonais fluide.
Sentant le poids de ses mots, Yahiro et Kuon gardÚrent le silence et l'écoutÚrent.
« Il n'est qu'un simple humain. Ce n'est pas un animal dans un zoo qui aime qu'on le regarde, et vous ne voulez pas ĂȘtre blessĂ©s inutilement non plus, pas vrai ? »
« C'est que... »
La voix de Yahiro devient inaudible, et Kuon regarda au loin en haussant les épaules.
En entendant ce que le patron du restaurant avait à dire, des sentiments négatifs envahirent Yahiro de plus en plus.
- Oui, c'est exactement comme il l'a dit.
- Je ne prĂ©vois pas de me battre avec lui, mais... ne suis-je pas en train de regarder Shizuo de la mĂȘme maniĂšre que ceux qui me traitaient de monstre me regardaient ?
Alors que Yahiro baissait la tĂȘte d'un air triste, le patron du restaurant observa les mains du garçon un moment, et tout en continuant sa tĂąche, il dit :
« D'aprÚs ce que je vois, vous avez quelques problÚmes de votre cÎté aussi... »
« Eh ? »
« Peu importe ce que vous choisissez de faire, vivez simplement. C'est la clĂ© pour ne pas perdre foi en vous-mĂȘme. »
« ... »
Qu'est-ce que le patron du restaurant avez deviné sur eux exactement ?
Sentant comme si la bassesse qui se cachait en lui avait était complÚtement découverte, Yahiro devint soudainement craintif.
« Um... Merci beaucoup. Je ferai attention. »
« ... »
Le patron du restaurant ne dit plus rien aprÚs ça, et coupa son poisson en silence.
AprÚs un long silence, Kuon donna un coup de coude dans le bras de Yahiro, et chuchota :
« VoilĂ , tu vois, pas vrai ? C'est pas le genre de personne que tu vas chercher juste pour satisfaire ton propre intĂ©rĂȘt, ce Heiwajima Shizuo. »
« Ah, oui... »
Yahiro répondit d'une voix monotone, et comme pour le sortir de sa torpeur, Kuon amena un nouveau sujet.
« Plus important, la petite sĆur de Tatsugami-san ? On doit rĂ©flĂ©chir Ă comment on va la retrouver. »
« C'est vrai, comment on va faire ça... »
« Si c'était arrivé avant, on aurait pu juste utiliser les Dollars,... »
« Dollars ? »
à la soudaine apparition de cet étrange terme, Yahiro fronça les sourcils tout en sirotant son thé.
« Ah, les Dollars, c'Ă©tait un gang de couleur Ă Ikebukuro jusqu'Ă l'annĂ©e derniĂšre... Mais bon, des choses sont arrivĂ©es et ils se sont dissous. On disait que c'Ă©tait un gang de couleur, mais il Ă©tait basĂ© sur internet... Il y avait des collĂ©giens, puis des employĂ©s de bureaux et des femmes au foyer ont rejoint le gang par intĂ©rĂȘts communs. »
« Wow... »
En y repensant, il se rappela vaguement avoir rencontrĂ© ce terme quand il avait lu des articles sur le Motard sans tĂȘte sur internet.
De plus, comme on en parlait comme d'un gang de plus de cent membres, il se rappela avoir pris peur et n'avoir pas cherché à en savoir plus.
« La communautĂ© des Dollars avait beaucoup d'informations sur Ikebukuro, donc c'Ă©tait pratique... Si tu Ă©tais Ă la recherche de quelqu'un tu pouvais le retrouver en un clin dâĆil ! »
« Je vois... Tokyo est incroyable, aprÚs tout. »
« Les Dollars Ă©taient dĂ©finitivement un groupe pas comme les autres, mĂȘme pour Tokyo. MĂȘme si je doute que les gens qui Ă©taient dedans souhaiteraient rĂ©vĂ©ler qu'ils Ă©taient des Dollars. »
Amenant le dernier sushi de son assiette à sa bouche, Kuon avala et continua, d'un ton sarcastique :
« Tout ça c'est du passĂ©, maintenant ce n'est plus qu'une relique ; il nâen reste plus que le nom et les rumeurs. C'est tout ce qu'il reste aujourdâhui, des Dollars comme des Ăcharpes jaunes. »
Et son sourire disparu soudainement de son visage, quand il ajouta, comme s'il se parlait Ă lui-mĂȘme :
« Les Blue Squares... peuvent peut-ĂȘtre toujours le faire. »
ââ
Quelque part dans la ville. Un immeuble abandonné.
C'Ă©tait un immeuble Ă©loignĂ© du cĆur de la ville.
Il semblait avoir été abandonné au milieu de sa construction ; c'était un immeuble normal jusqu'au deuxiÚme étage, mais tout ce qui était au dessus avait été laissé en l'état, et les barres de métal à nu projetaient des ombres déconcertantes dans la rue.
Dans cet immeuble résonna la voix d'un homme :
« Oi, oi... J'étais un gars important parmi les Blue Squares, tu sais ? Tu comprends, oi ? »
Un homme avec le visage et un bras enroulĂ©s dans des bandages, qui donnait l'impression d'ĂȘtre un dĂ©linquant âHoradaâ provoquait des garçons clairement plus jeunes que lui.
« SĂ©rieusement â J'ai eu de l'espoir quand  j'ai entendu que les Blue Squares Ă©taient de retour, mais vous tous les enfants, vous ĂȘtes soit stupides soit toujours en train de pisser dans vos frocs. »
Face Ă Horada, qui Ă©tait assis sur un sofa qui avait dĂ» ĂȘtre amenĂ© jusqu'ici, s'Ă©taient rĂ©unis les membres actuels de l'organisation Ă laquelle il avait appartenu autrefois â les Blue Squares.
Kuronuma Aoba, au centre du groupe, écoutait Horada silencieusement.
Yoshikiri, qui se tenait juste Ă cĂŽtĂ© de lui, le fixait depuis un moment maintenant, comme pour dire âEst-ce que je peux juste buter ce type ?â, mais aprĂšs l'avoir rĂ©primĂ© d'un regard, Aoba sourit agrĂ©ablement en rĂ©pondant :
« Non, on est vraiment désolés. J'ai trop entendu parlé de ta légende de la part de mes senpai, Horada-san. »
« Oh ? V, vraiment ? »
« Ils disaient que, que ce soit quand tu avais infiltrĂ© les Ăcharpes Jaunes et semĂ© le chaos, ou quand on a tirĂ© sur Heiwajima Shizuo, sans ta prĂ©sence, les Blue Squares ne pourraient pas ĂȘtre lĂ aujourd'hui. »
« Ah, non... oui ! Oui, exactement. En fait, dire que j'étais le pilier des Blue Squares à l'époque ne serait pas une exagération tous comptes faits. »
Ă prĂ©sent, les yeux de Yoshikiri semblaient dire âQu'est-ce qu'il veux dire par exagĂ©ration ?â, mais l'ignorant, Aoba continua :
« Oui, j'ai toujours entendu parlé de toi par Aniki, Horada-san. »
« Aniki... ? Huh ? Tu t'appelles pas Kuronuma, ou un truc du genre ? »
« Si. »
« Est-ce que je connais un Kuronuma... »
Horada se creusait la tĂȘte alors qu'il ouvrait une cannette de biĂšre, et Aoba sourit en disant :
« Ah, nos parents sont divorcés, donc nos noms sont différents. Horada-san, tu dois connaßtre mon frÚre je pense. »
« Huh~, et c'est quoi son nom ? »
« Il s'appelle... Izumii Ran. »
Horada recracha la biÚre qu'il était en train de boire.
« I, Iii, Izumii... -san ? »
Le visage de Horada vira au vert alors qu'il posait la question, ce à quoi Aoba répondit, toujours souriant :
« Oui, Aniki est maintenant dans le Awakusu-kai, mais il a entendu dire que tu sortais de prison, Horada-san, je pense qu'il va essayé de te rencontrer dÚs qu'il pourra, tu sais ? »
« J, je vois. C'est bien Izumii-san ça. Haha. »
La nature de son regard envers Aoba changeant dramatiquement, Horada se leva lentement du sofa.
« B, bon, passe le bonjour Ă Izumii-san. Ăa doit ĂȘtre dur d'ĂȘtre si jeune et tout, ouais. »
Sa peur d'Izumii fluctuant dans sa voix, Horada commença à marcher.
« Oui, depuis que Ei Li-pei est revenu chez les Dragon Zombies, on a des bagarres tout le temps. »
à ces mots, les épaules de Horada frissonnÚrent.
« ...Oui, ce Ei, je vois. »
« Mais si tu pouvais ĂȘtre assez bon pour nous venir en renfort, Horada-san, on pourrait gagner suffisamment de confiance pour transformer nos combats en une vĂ©ritable guerre. »
« Ha...Haha. Bien~, j'aurais vraiment aimĂ© faire ça, mais je suis dĂ©jĂ trĂšs occupĂ© par mes propres affaires, et de toute façon, c'est pas trĂšs bon pour un gang si un ancien s'en mĂȘle, pas vrai ? »
Trempé de sueur froide, Horada s'en alla rapidement.
« Bon, travaillez dur, ça marche ? Je vous soutiendrai dans l'ombre ! âkay ? Bye ! »
Avec ça, Horada s'échappa de l'immeuble.
AprÚs qu'il ait disparu, Aoba et les autres commencÚrent à parler :
« Eh, c'est l'une des raisons pour lesquelles les Blue Squares sont morts cette fois-là , je dirais. »
Aoba haussa les épaules et répondit :
« Bon, c'était complÚtement au-dessus de mes espérances, de toute façon. Vous ne trouvez pas qu'il a vraiment essayé du mieux qu'il a pu ? »
« Dans tous les cas, mĂȘme s'il Ă©tait en prison... S'il n'est mĂȘme pas au courant pour Ei Li-pei, il est dĂ©jĂ plus dans le coup. »
« Oui, c'est vrai. Les Blue Squares n'ont pas vraiment besoin de lui. Je pensais qu'il aurait pu changer aprĂšs ĂȘtre allĂ© en prison, comme Aniki. »
Aoba renifla, et sâassit dan le sofa oĂč Horada Ă©tait avant.
« En parlant de ça, ces blessures... elles étaient de Heiwajima Shizuo, non ? »
« Oui, il les a reçu alors qu'il était avec ses kohai du lycée pour choper des filles. Et apparemment ils ont essayer d'embarquer Kururi-chan, la blague. »
« ... »
Aoba garda le silence un moment, et les autres commencÚrent à le presser :
« Oh, hey, ta tĂȘte dit que c'est pas une blague, Aoba-kun. »
« Bon, si ce vieux l'avait touchée, il nagerait dans une mer de sang maintenant. »
« Et tu dis toujours que c'est pas ta copine. Mais tu es si passionné... »
« ⊠Je vais te buter ! »
S'enflammant irraisonnablement, Yoshikiri tendit les bras ; esquivant ses mains avec souplesse, Aoba se releva et changea de sujet :
« Mais bon... Heiwajima Shizuo s'est adouci, aussi. Le laisser s'en sortir avec seulement ça. »
« V, Vraiment... ? »
Au froncement de sourcils de ses camarades, Aoba dit :
« Bon, il s'est adouci, mais ça ne veut pas dire qu'il est plus faible... Maintenant que l'autre informateur pĂ©nible est parti, c'est peut-ĂȘtre enfin le moment pour ce gars de disparaĂźtre du monde des combats de gangs. »
Oubliant qu'il Ă©tait lui-mĂȘme lycĂ©en, Aoba parla avec des mots pleins de sagesse :
« Tout est en train de passer à la nouvelle génération finalement. On ne fait pas exception. »
Et aprÚs réflexion, il soupira, un peu ennuyé :
« Ah, il n'y a personne pour succéder à Shizuo, par contre. »
ââ
Synopsis PrĂ©lude Prologue A : Les Brutes Prologue B : L'Excentrique Chapitre 1 A : L'Investigatrice Chapitre 1 B : Le Visiteur (œ) Chapitre 1 B : Le Visiteur (2/2) Chapitre 2 A : Les Disparus Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (1/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (2/3) Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (3/3) Chapitre 3 A : Le Destructeur Chapitre 3 B : Le Challenger (1/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (2/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (3/4) Chapitre 3 B : Le Challenger (4/4) Chapitre 4 A : Le Nouveau Venu Chapitre 4 B : Les Revenants Chapitre de connexion : Le Marginal





