Quelque part en gaule prÚs de Toulouse - Archéo village gaulois
Satios les Semailles
dit aussi Alban Eilir, Ostra
Altar - spring equinox - hoodwitch.com
LâĂ©quinoxe de printemps est aussi nommĂ© Alban Eilir, Eostar, Eostre, la FĂȘte des arbres, la FĂȘte de la Dame, NawRuz, No Ruz, Ostara, Ostra et Rites de Printemps. Les traditions de cette pĂ©riode ont souvent Ă©tĂ© associĂ©es Ă PĂąques avec la christianisation.
La flamme de Brigantia croĂźt en force. A lâĂquinoxe de Printemps le jour est Ă©gal Ă la nuit.
Dans certaines rĂ©gions, les maisonnĂ©es accomplissent un rituel de clĂŽture : la servante rend rituellement Ă sa maĂźtresse la chandelle qui a jusquâalors Ă©clairĂ© leurs soirĂ©es, et on met Ă sa place une bougie en bois sur la table, pour rappeler quâun Ă©clairage nâest plus nĂ©cessaire pendant le souper. A partir de ce moment, la maisonnĂ©e va au lit Ă la tombĂ©e de la nuit et se lĂšve Ă lâaube.
Les jours plus longs et le temps plus chaud signifient que lâĂ©poque des labourages et des semailles de printemps est venue. Toute la communautĂ© sâassemble dans lâun de ses champs pour le rituel du premier coup de bĂȘche, accompagnĂ© de priĂšres. Le labour peut alors commencer aussitĂŽt aprĂšs Satios.
Le laboureur conduit ses chevaux dans le sens des aiguilles dâune montre, pour invoquer la bĂ©nĂ©diction du soleil sur son travail. Quand il attelle ou dĂ©telle ses bĂȘtes de somme, il fait en sorte que leur tĂȘte soit orientĂ©e vers le sud. Le semeur commence sa tĂąche avec les mots solennels : âAu nom des dieux !â, et il donne dâabord Ă ses chevaux une poignĂ©e de grains et leur jette une motte de terre sur lâĂ©chine. Des cendres du foyer, ou, mieux encore, des cendres du feu de joie du solstice dâĂ©tĂ©, sont mĂ©langĂ©es aux grains pour obtenir la protection et la faveur du feu sacrĂ©.
PrimevĂšres des bois
En Bretagne, les jeunes filles vont cueillir des primevĂšres dĂšs leur apparition ; elles en font de grosses boules quâelles lancent en chantant âHeol meur ! Heol bihan ! â (Grand soleil, petit soleil)
Les hommes retrouvent la pratique des sports solaires : thÚque, truie, soule⊠Les archers reprennent leurs concours et leurs entraßnements.
Pic found on militar.org.ua
TrĂšfles - photographe inconnu
Teutates - Chaudron de Gundestrup
Satios, que lâon nomme Alban Eilir en celtique gallois, est une fĂȘte des trois classes et du cycle de TeutatĂšs, cette cĂ©lĂ©bration reprĂ©sente les « Semailles physiques, agricoles, astrales, cosmiques, spirituelles ». On y sĂšme le grain et on y plante le trĂšfle en signe de fĂ©conditĂ©. Ce sacrifice rend sa force vĂ©gĂ©tative Ă la terre.
« Les thĂšmes de Macha sont la victoire, le succĂšs, la protection, la fertilitĂ© et le feu. Ses symboles sont les objets rouges, le gland et le corbeau. Macha signifie « puissant ». Macha a utilisĂ© sa puissance pour dĂ©fricher la terre pour le blĂ©, lui donnant des associations avec la fertilitĂ©. Elle a Ă©galement utilisĂ© sa puissance pour protĂ©ger les terres des Celtes contre les envahisseurs, devenant ainsi une dĂ©esse de la guerre et une gardienne. L'art la montre vĂȘtue de rouge (couleur odieuse au mal) et avec des cheveux roux flamboyants, chassant Ă jamais toute malveillance qui menace la rĂ©ussite de ses enfants.
On rencontre dâautres traditions inhĂ©rentes Ă cette fĂȘte :
Câest lors de cette cĂ©rĂ©monie quâon promĂšne symboliquement le char de Magosia âla Plaineâ, âlâAutre Mondeâ (appelĂ©e Macha en irlandais). Elle est la femme de CrundicĆ«ns, âle Sommet en DĂŽmeâ (Crundchu en irlandais), lui-mĂȘme fils dâAgnomanos âle Coureur sur Charâ. Magosia, enfin, est la mĂšre des Jumeaux divins, garçon et fille, les Iemni Magosias du celtique ancien, les Emain Macha de lâirlandais. Elle place cette fĂȘte plus spĂ©cifiquement sous lâĂ©gide de la troisiĂšme fonction : elle est belle, Ă©pouse dâun paysan riche et dĂ©jĂ pourvu dâenfants, elle accroĂźt sa richesse, elle est fermiĂšre accomplie et maĂźtresse de maison modĂšle. Elle court plus vite que les plus rapides chevaux du roi ; fĂ©conde, elle meurt en donnant le jour Ă un garçon et Ă une fille tout en battant Ă la course les chevaux. Elle est le symbole de la maternitĂ© cosmique.
Toujours Ă cette Ă©poque, on fait des sacrifices de richesses par immersion ; et notamment, si lâon se trouve au bord de la mer ou en bateau, on offre Ă Lero, dieu de la mer, une assiette de hareng, en hommage Ă lâhomme de la mer, lâami des marins, le vieux roi. A lâintĂ©rieur des terres, au bord dâune riviĂšre ou dâun lac, on offre quelques poissons dâeau douce au dieu tutĂ©laire des fleuves.
Astérix et obélix - Herbert Geusgen Art - le poisson sacrificiel de la discorde, pas frais surement !
Enfin, le passage dâune saison Ă lâautre est cĂ©lĂ©brĂ© par des fĂȘtes guerriĂšres, les jeunes hommes revĂȘtent des peaux de bĂȘtes âbrebis, cerfs â et enfourchent les chevaux-jupons, et dansent ; on leur offre de lâavoine, des pommes, des chĂątaignes. Câest un rite liĂ© Ă une pratique magique et ayant pour but de favoriser la prospĂ©ritĂ© des rĂ©coltes ; il indique Ă lâĂ©poque de carnaval le caractĂšre agraire de la fĂȘte. Le caracolement du cheval a la mĂȘme valeur que les cavalcades de Mediosamonios.
Enfin, câest en cette saison que sâest Ă©panoui le mythe du lapin de la dĂ©esse anglo-saxonne Eostre (ou Ostara), symbole de la fĂ©conditĂ© de la nature.
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Druides OTHAS














