En ce 14 juillet, fĂȘte nationale de la France, voici une caricature d'Adolphe Willette, intitulĂ©e "FraternitĂ©", offrant une critique fĂ©roce et satirique de la violence commise au nom des idĂ©aux de la RĂ©volution française.
L'Ă©lĂ©ment central montre un sans-culotte, coiffĂ© du traditionnel bonnet phrygien rouge, en train d'Ă©crire le mot « FRATERNITà » sur un mur de pierre. Pour peindre ces lettres, l'homme utilise directement le sang qui s'Ă©coule de la tĂȘte dĂ©capitĂ©e qu'il tient dans son autre main.
La tĂȘte tranchĂ©e au sommet de la pique est celle de la princesse de Lamballe, amie intime de la reine Marie-Antoinette, sauvagement assassinĂ©e et mutilĂ©e lors des massacres de Septembre en 1792. Ă sa gauche, on distingue le corps dĂ©membrĂ© et dĂ©shonorĂ© de la princesse gisant au sol dans une mare de sang, tĂ©moignant de la brutalitĂ© de la scĂšne.
L'artiste met ainsi en Ă©vidence la contradiction absolue et l'ironie tragique de la Terreur rĂ©volutionnaire. Il dĂ©nonce le fait qu'un idĂ©al humaniste universel comme la fraternitĂ© ait pu ĂȘtre Ă©crit et proclamĂ© Ă travers la violence aveugle, l'exĂ©cution de masse et le sang d'autrui.
















