Titre: Cobrastar
Auteur: Thomas Bois
Commencé en décembre mais fini en janvier, c'est donc ma première lecture de 2025 ! Une épopée rocambolesque et rigolote dans un futur spatio-corporate, au cours de laquelle un équipage bigarré et déjanté essaie de décrypter de mystérieuses données tout en gardant la vie sauve face à des ennemis tantôt psycho, tantôt disco. Acheté sur la base de la magnifique couverture... As you can imagine.
Ambiance très comics un peu trash, qui ne se prive pas de s'amuser. Pas du tout, à aucun moment. En fait, ce livre est une grande parade de déconnades diverses et variées tout en suivant le fil conducteur d'une intrigue, certes, un peu téléphonée, mais en même temps c'est pas là -dessus qu'on attend le gros du travail.
Clairement, le but est le fun et les fameux shenanigans, qu'on pourrait même qualifier de zany. (Vu qu'on est sur tumblr je suppose que vous bitez un minimum d'anglais). C'est full déconne, du freestyle contrôlé, un espèce de machisme camp qui se serait délesté de ses penchants les plus sexistes pour ne garder que la bagarre, les gaziers cools parce qu'ils sont cools, l'amour des femmes canon, et une méchano excentrique en prime. Et le worldbuilding est pas à jeter non plus.
Ah, et plein de vocabulaire qui s'y prête aussi ! Si j'ai bien compris, l'auteur a mis autant de parlé de chez lui (Saint-Etienne si j'ai juste) que de parlé de chez lui, chez lui (son idiolecte. Coucou les linguistes, ça va ?)
Bon, vous avez compris : si vous voulez une grande glissade en technicolor avec tous les artifices disponibles, qui ne se prend surtout pas au sérieux, banco. Si vous voulez quelque chose de plus subtil, il vaut mieux chercher ailleurs.
Moi, j'ai bien kiffé. J'avoue, c'est beaufisant. Et j'avoue, ça m'a fait rire. Je pense juste qu'il faut bien viser dans son propre état émotionnel. Celui où décrire une poitrine selon les termes "des roberts d'anthologie" amuse, quoi.
Donc : un livre plein de mordant, de personnages qui ont du mordant, et de créatures qui mordent avec les dents.