The Hourglass Sanatorium (1973)
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The Hourglass Sanatorium (1973)

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Sais-tu, Vie, d'où l'âme est issue, Toi qui gardes tout en mémoire? Pourquoi sont coupés mes tissus En un fil perdu par mes Moires? De ces trois beautés métissées, Aucune n'entend: « Mais tissez! »
À deux mains sont tenues aiguilles, Mais seul demain les fait tourner. Dès l’aube, le pendule oscille Sans que je puisse le freiner.
Sais-tu, Temps, où il me conduit, L’étroit cours qu’avec toi je suis? Se cachent heures qui me fuient Dans les trois couches de la nuit.
Temps, ô Temps, autant de rivières Tu as que de flots, Temps avide! Mon regard vague, dans ta mer, Comme une clepsydre se vide. Ne connaître plus que l’abîme : Tel est l’aveuglement ultime.
Temps, ô Temps, au temple des morts, Tu tournes en rond, Temps abside! Comme sabliers, barque au port, L’on me retourne où tu résides. Ignorer la Source et prier : Tel est l’égarement premier.
Pourquoi, Vie, m’écouler quand coule L’encre aux traces indélébiles? Instants s’enroulent, se déroulent; Les toiles filantes défilent.
Ceux que Temps libère, il enchaîne. Ceux qu’il guérit, il blesse encore. Ah, Temps! Attends que je revienne! Dans l’envol, espoirs s’évaporent. Temps, ô Temps! Titan chronophage, Sais-tu où font tes crocs naufrage?
-Poésie: "Temps et ratures, temps oral", à lire dans "Genèse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: "Passage", Anna Sahlstén
une à une les étoiles tombent et le ciel se croit clepsydre
il n'est pourtant que vide ou presque et chaque astre laisse sa plaie en sillage
passe le temps comme une caresse ou parfois une lame goutte après goutte
connais-tu la douceur ? celle d'une main qui parcourt le grain d'une peau retenant son souffle
connais-tu ta douceur ? ta main qui me parcourt ta bouche qui me goûte et tes yeux qui me voient
je rêve que tu puisses la connaissant enfin le temps d'une plaie céleste savoir comment t'aimer
Nouvel article depuis le site littéraire Plume de Poète - Ma clepsydre... le temps ... - Jean Noel Beau
LA VIE AQUATIQUE
Marc A. Bertin / Laurent Le Deunff, Conch, 2011, papier mâché, ciment et socle en acier. - © Laurent Le Deunff, photo : Freddy Le Saux
Jusqu’au 15 septembre, le FRAC Poitou-Charentes présente en son site angoumoisin « Clepsydre », une exposition aussi mouvante que les méandres de la Charente, dont on sait apprécier le cours depuis le bâtiment de l’institution. Qu’a donc l’eau à dire, entre motifs d’inspiration et de réflexion, élément vital et constitutif de l’être humain ? Alexandre Bohn, directeur, était le Billy Budd plus que désigné.

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Le clepsydre
Wojciech Has (1974)
Un jeune homme rend visite à son père mourant. Il est logé dans un sanatorium où le temps ne fonctionne pas normalement. Ici son père est vivant alors qu'ailleurs il est mort. Le voyage s'engage alors dans un voyage à travers le temps et l'espace où se mêlent souvenirs et rêves.
Ambiance onirique bien rendue. Le films rappelle beaucoup Le manuscrit trouvé à Saragosse (film suivant du cinéaste). La photographie est sublime (grand angle, mouvement de caméra) et les décors fastueux venant contredire l'ambiance de putréfaction qui suinte du film. On pense également au Stalker (Tarkovski, 1979) et au roman Ubik de Philip K Dick (1969).
Le rythme est néanmoins un peu pesant et les références à la Kabbale et à la culture juive un peu opaques.
 La Clepsydre, Wojciech Has (1973)
#Marseille, les Docks - état des lieux... disparition du clepsydre de Générik Vapeur.#MP2013 devant le J1.