Étincelle
Comme un aveu, ton petit sourire dérisoire
Vient se rasseoir, sur le bord de mon désespoir
Il est des choses qui déterminent l’intensité dans un regard
Chez toi, comme un tableau, le bonheur fait le guet
Sans faire exprès, chez toi l’amour est un chemin
Dont les contours sont tes deux mains,
Et offrent à ma joie son écrin
Tous les matins
J’accuse, les coups, les pages, je m’use
Je suis si sage que je m’excuse
Je sors en oubliant qu’il pleut dehors
Que j’ai la foi quand je m’endors
Comme un aveu, ton petit sourire m’incinère
Toujours sincère, je me déluge dans ton mystère
Mes pieds ne touchaient déjà plus terre,
Sous les effets de ta lumière,
Aujourd’hui, j’erre
Entre un hiver qui cherche sa moitié,
Et un été qui pleure ce qu’il était
Entre un hier qui cache la vérité,
Et un futur qui jure de me guider
Tu me dis, dans cet aveu, que nous irons tous les deux
Vers la vie et son néant, sans peurs et sans chagrins géants
Même s’il a plu, le ciel s’est tu, la pluie n’est plus
Qu’un souvenir délavé, une injure qui dure
Le temps n’est plus ce qu’il était, tu l’as dit sans faire exprès
Heureux, tu l’as dit comme un aveu,
Quand tu as fait de nous, nous deux
Et de nouveau, le soleil apparaît,
Il n’est plus de larmes ni de regrets
Tu me dis, sans faire exprès, que si la vie a ses secrets,
Toi et moi, on saura y faire,
Comme je ne touche déjà plus terre
Je change, la direction qui nous dérange,
Et je déploie enfin nos ailes
Tous nos objectifs s’entremêlent,
La vie est d’une évidence telle
Qu’en son aveu, elle nous dit, je vous fais exprès.









