Celui, dont le regard contemple l'ùme d'autrui, possÚde la véritable connaissance de l'existence.
He whose gaze beholds the soul of another possesses the true knowledge of existence.
(Joëlle Laurencin)
Illustration Luis Royo
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Celui, dont le regard contemple l'ùme d'autrui, possÚde la véritable connaissance de l'existence.
He whose gaze beholds the soul of another possesses the true knowledge of existence.
(Joëlle Laurencin)
Illustration Luis Royo

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Une tradition sâil vous plaĂźt !
Ton sourire est l'une des clefs de mon bonheur,
Pour ta santé, je t'enchérirai en toute heure,
Je ne veux te faire croire en des simples rĂȘves,
Pour qu'aprÚs toutes ces promesses t'énervent ;
Si mes paroles sont aussi belles,
C'est parce que tu rayonnes dans ma vie comme le soleil,
Les rayons de tes yeux viennent mourir sur mon corps,
C'est magique ! Tu fais battre mon cĆur si fort !
Tu as su allumer en moi toutes les couleurs,
Et effacer tous mes moments de douleurs ;
Je t'aimerai jusqu'Ă ma derniĂšre heure,
Le modestie de ton corps relĂšve de la douceur,
Tu es la femme qui fait vaciller mon cĆur,
Tu embellies la vie ma belle petite fleur,
MĂȘme si parfois nos yeux pleurent,
Nous savourons au mieux notre bonheur,
Je t'aime comme je n'ai jamais aimé,
Je veux passer ma vie qu'à tes cÎtés.
Lettre aux cĆurs brisĂ©s
"Le vrai amour n'existe pas."
Ce sont les paroles d'une personne qui s'est fait briser le cĆur. Ă toi, l'ĂȘtre humain qui se sent vide, dĂ©laissĂ© et qui ne comprend pas pourquoi c'est arrivĂ©. Tu penses que c'est de ta faute, tu comprends juste pas pourquoi une personne en qui tu avais confiance, que tu aimais de tout ton cĆur, peut te faire souffrir comme ça. Cette mĂȘme personne qui t'as promis qu'elle ne te ferait jamais de mal, qu'elle ne te traiterait jamais comme les autres l'ont fait. Elle avait raison, au fond, elle t'as traitĂ© encore plus pire que les autres l'ont fait...
Tu as beau te dire que tu es mieux tout seul(e), que tu vas ĂȘtre capable de surmonter ça, que tu vas redevenir toi-mĂȘme avec le temps, mais on sait bien que la douleur va toujours rester, elle va juste ĂȘtre moins forte, moins intense, mais elle va toujours rester au fond de toi.
Tu n'as jamais rien demandĂ© Ă cette personne, la seule chose que tu voulais c'est qu'elle t'aime et te supporte de la mĂȘme façon de toi tu le faisais... Pourtant, quand tu as appris une nouvelle, quand tu as essayĂ© de la rejoindre, tu n'as eu que du froid en retour. Tu as dĂ» agir seul(e), avec tout le poids de cette dĂ©cision sur tes Ă©paules, pendant des semaines, alors qu'elle Ă©tait supposĂ©e ĂȘtre lĂ et te soutenir dans un moment pareil, elle te l'avait promis.
"Les gens sont tous pareils."
Non, ils ne sont pas. Mais comment toi, mon petit ange brisĂ©, vas-tu ĂȘtre capable de refaire confiance Ă quelqu'un aprĂšs que cette mĂȘme personne qui avait autant d'amour pour toi, t'as simplement dĂ©truit(e) comme ça? Cette personne en qui tu avais une confiance absolue, que tu aurais tout fait pour elle, qui t'as fait croire que vous aviez un futur ensemble, a simplement dĂ©truit le peu de confiance que tu avais envers les autres...
Je sais, tu es fatiguĂ©(e). FatiguĂ©(e) d'essayer, fatiguĂ©(e) de te faire utiliser comme dans chaques relations que tu as eues, fatiguĂ©(e) d'ĂȘtre fatiguĂ©... Tu as peut-ĂȘtre le mal de vivre Ă cause de la mĂȘme personne qui te donnait le goĂ»t de vivre, ou tu es simplement en colĂšre parce que tu pensais qu'elle Ă©tait diffĂ©rente, mais elle t'as prouvĂ© le contraire. Peut-ĂȘtre que toi, tu es encore triste, tellement triste que tu n'es mĂȘme plus capable de trouver quelque chose qui te rend heureux/heureuse...
J'ai une phrase pour toi, toi qui se bats encore pour rester toi-mĂȘme : LĂąches prise.
Je sais, c'est plus facile Ă dire qu'Ă faire, mais s'en en vaut la peine. Tu n'as pas Ă ĂȘtre triste, en colĂšre ou simplement mort(e) Ă l'intĂ©rieur pour quelqu'un qui ne veut pas rester dans ta vie, pour quelqu'un qui ne te supporte et qui ne t'aime pas autant que toi tu l'aimes. Cette personne ne mĂ©rite pas l'attention que tu lui portes, les pensĂ©es qui lui sont destinĂ©es et les larmes versĂ©es, parce qu'elle a dĂ©cidĂ© de te faire mal, Ă toi, la mĂȘme personne avec qui il/elle Ă©tait "en amour".
Si cette personne ressentait vraiment de l'amour pour toi, elle aurait mis l'effort de te voir, de te parler, de t'appeler et d'ĂȘtre avec toi. Rappelle-toi de ça, quand tes cicatrices finiront par arrĂȘter de saigner. Tout va finir par bien aller, les personnes qui t'aiment vraiment, elles, vont toujours te supporter et tu finiras par guĂ©rir, lentement, mais sĂ»rement...

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âAveva paura di commettere di nuovo gli stessi errori, di infliggersi lo stesso dolore, perchĂ© sapeva che Ăš una delle trappole tese dal cuore umano.â
â Marie-Aude Murail; Lupa bianca lupo nero
Toutes les relations sont libres mais certaines se maquillent en prison au nom de la perfection. Et moi ? Je préfÚre la vie.
- LOUWKY -
Amour (de soi)
En regardant une vidĂ©o. En lisant un livre. Dans une conversation riche et intense qui bouge un peu les trĂ©fonds de lâesprit. Et de lâĂąme. Ou du coeur. Puis, au cours dâun Ă©change lĂ©ger et oisif. Bref, nâimporte quand. Au bar, ou dans lâintimitĂ© de lâappartement, en me promenant, avant de prendre une photo, aprĂšs avoir roulĂ© une clope, Ă lâinstant qui suit la premiĂšre gorgĂ©e de biĂšre.
Exactement Ă chaque fois que lâoeil tombe sur le petit indice visuel: un arc de cercle blanc, au bout de lâun des dix coupables potentiels, un arc encore timide mais qui mâannonce son retour avec une discrĂ©tion arrogante, qui exprime que rien nây fera, il reviendra toujours, jamais maĂźtrisĂ©, inaltĂ©rablement renouvelĂ©. Tant que le corps sera, lui, ne cessera de pousser, de repousser, de produire, inlassablement, sans discontinuer.
Exactement Ă chaque fois que lâoeil tombe dessus, la mĂ©canique des gestes, si bien huilĂ©e, intĂ©grĂ©e par lâesprit depuis tellement longtemps que tĂȘte et corps sont maintenant unis pour en faire une rĂ©ponse automatisĂ©e, le doigt coupable est portĂ© aux lĂšvres. Les dents, rongeurs ivoires, professionnelles et mĂ©thodiques, mordent, croquent, tirent, arrachent, jusquâĂ la goutte rouge, drapeau sang qui met fin au combat. Marrant comment chaque victoire a lâarriĂšre-goĂ»t de la dĂ©faite. Lâongle, enfin, est nettoyĂ© de sa blancheur. Aujourdâhui, encore, il nâira pas plus loin, restera contenu dans les limites que je lui choisis. Se suffira au triste minimum auquel je suis moi-mĂȘme contraint.
Je me ronge les ongles. Sans exactement le vouloir. Je les rĂ©duis, je les altĂšre un peu. Je me ronge les ongles mais, en rĂ©alitĂ©, ce nâest pas eux que je veux maĂźtriser, simples dommages collatĂ©raux d'une autre tension. Je me ronge les ongles, et, pour les ronger correctement, avec sĂ©rieux et dĂ©votion, je dois le faire souvent, je dois le faire tous les jours. Lorsque mes dents sâoccupent, ma bouche se tait. Je me ronge les ongles. Mains et tĂȘte ensemble, concentrĂ©es sur la mĂȘme tĂąche. Et, pendant que je me coupe, que je mâarrache, que je me mords et me croque, câest tous les mots que je ne sais pas sortir, que je ne peux pas prononcer, qui ne savent pas sâexprimer, câest les Ă©motions qui sont trop lourdes, câest les idĂ©es violentes, tous les poids de tous les mondes qui traversent mon esprit, mes faiblesses, mes angoisses, câest mes convictions et mes abysses que j'invoque au silence. AuprĂšs de qui? Des autres, Ă©videmment. De moi, par association. Je les conserve, pourtant, habitants malicieux, dissimulĂ©s un peu partout dans mes organes, fiel capable dâirriguer chaque partie de mon corps et susceptible de produire une septicĂ©mie Ă tout instant. Poison tranquille, en attente. Quand le corps est fragile, que le coeur est poreux, que les poumons sâessoufflent. Quand les muscles tirent et se tendent. Alors, le venin fait effet. Paralysie des membres, tĂȘte, corps, esprit, tout se fige, la peur, si puissante lorsquâelle nâest pas nommĂ©e, rĂšgne.
Se nourrit de moi. Me tait. M'Ă©trangle suffisamment pour presque m'immobiliser, laissant un filet dâair qui me maintient vaguement Ă la vie. Je ne marche plus, je rampe. Je bĂ©gaie mes idĂ©es, je vivote mes sensations.
Et si⊠et si au prochain ongle qui, arrogant de vie, ose montrer le blanc de son corps, et si⊠je lâignorais? Et si je ne l'empĂȘchais pas, ne l'empĂȘchais plus? Avec lui, ma main libre, ma voix claire, mon sourire, mes dents blanches. GrĂące Ă lui, les mots qui sortent. Les non dits qui sâaniment, les sons qui se rĂ©pandent, les terreurs qui sâĂ©chappent. Chaque fois, je vibre dâune onde nouvelle. La peur, plus douloureuse muette que bruyante, en passant par ma voix, semble me quitter un peu. PremiĂšre surprise, elle Ă©coute son propre chant, pas si puissant, finalement. Pas si sordide non plus. Un peu comme le flot tranquille des riviĂšres estivales oĂč le courant sait ĂȘtre doux, ma voix porte inquiĂ©tudes, fĂ©brilitĂ©s, promesses ambitieuses, rĂȘves inespĂ©rĂ©s enfouis, autant de radeaux de plus ou moins bonne facture, pensĂ©es grouillantes qui depuis trois dĂ©cennies sâamoncellent, se mĂȘlent, se nourrissent et sâimbriquent, nouĂ©s au coeur de mon ventre. Sans mes mains pour la stopper, la parole se dĂ©verse. Je lâĂ©coute, surpris de lâĂ©tendue de libertĂ© quâelle convoque avec elle, soudain allĂ©gĂ© par un poids que je ne savais mĂȘme pas que je portais.
Dix petits doigts. Soldats tĂȘtus et obstinĂ©s, en premiĂšre ligne dans mon combat entre moi et moi-mĂȘme. Je les contemple, extrĂ©mitĂ©s habiles que jâabĂźme sans mĂ©nagement. Et si jâen faisais mes alliĂ©s ?
Sâaimer entier, limitĂ©, sublime et monstrueux. Sâaimer humain, quoi.