S'égarer sur le chemin
Je me sens dépassée, comme si je n'étais plus le capitaine de ma vie, comme si j'étais ballottée, soumise au vent, aux tempêtes et aux envies des autres. Déjà mon corps n'est plus totalement à moi, je le partage avec un autre auquel je tiens plus qu'il n'y a de mot pour le décrire. Je ferai tout pour lui permettre de vivre et de grandir, mais dans le même temps, mon corps n'est plus le mien, ma personnalité aussi est affectée par ces chamboulements (pleurer, ne plus supporter la chaleur, avoir des allergies, être fatiguée en permanence, etc...). Et puis il y a le reste : le monde professionnel où il faut se dépasser, se surpasser, être multitâche, productif et donner l'impression de gérer ; la vie personnelle, où il faut être tout et tout gérer. Personne ne l'impose si ce n'est moi. C'est vrai mais c'est faux aussi. En couple, on est deux (il faut aussi être là pour l'autre). En famille, il faut parfois prendre sur soi la maladie des proches, les accompagner et les soutenir. Le tout n'est pas nécessairement trop, il déboussole. Me donne l'impression de n'être pas être à la hauteur de la personne que je voudrais être. De là , nait la frustration, celle qui mêne à des sentiments encore plus confus, plus douteux, plus complexes, principalement négatifs.
Le plus simple serait sûrement de limiter ses attentes ? de vouloir moins pour soi ?













